Archives quotidiennes : 10 octobre 2012

Brèves du mercredi 10

– Je viens d’avoir une idée pour faire fortune, je vais créer une race de koala angora nain. Ce sera l’animal le plus mignon du monde !- 12 millions d’immigrés et d’enfants d’immigrés en France. J’espère que vous la sentez bien leur grosse richesse là ? Je suis sûr que c’est proche de ce qu’a ressenti Edouard II d’Angleterre quand on lui a proposé de jouer à "cacher le tison magique qui rend riche"..
– Pour la dernière fois, les homos ont déjà les mêmes droits que les hétéros. Moi non plus je ne peux pas me marier avec un autre homme, ou deux douzaines d’autres hommes, ou une chèvre soyeuse, ou en enfant afghan, ou un tabouret. Dire le contraire est tout simplement un mensonge.
– Finalement, après avoir bien commencé, Tristes Tropiques m’est tombé des mains.
– Donc Valls veut que l’on dénonce les barbus ? Est-ce que ce n’est pas pousser la pogonophobie un peu loin quand même ?
– Plus ça va, plus ce gouvernement donne l’impression qu’il serait incapable d’organiser une tournante dans une cave de cité du 93.

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Keynes, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Keynes

La débilité, profonde comme le trou que nous creusent les différents gouvernements qui se succèdent depuis 40 ans, et la malfaisance de Keynes pourraient être résumé en une seule de ses expressions fameuses :
« A long terme, nous sommes tous morts ».

C’est typiquement le genre d’imbécilités qui passent pour une réflexion d’une grande profondeur aux oreilles du crétin moderne moyen. Seulement le petit souci c’est que traditionnellement, l’humanité n’a jamais pensé comme ça. Pourquoi sinon aurait-elle entreprit l’édification de monuments, parfois sur plusieurs générations ? Pourquoi sinon planterait-on des arbres fruitiers dont on sait que seuls nos enfants et petits-enfants profiteront ? Pourquoi se fatiguer à faire quoi que ce soit si, de toute façon, à long terme nous sommes tous morts ? C’est ce relativement nouveau dédain pour la postérité qui explique que nous osons dépenser le blé de nos arrières-arrières petits enfants pour avoir le bonheur de nous vautrer dans un luxe relatif et très clairement supérieur à ce que nous pourrions nous offrir sans le coup de pouce perpétuel de l’état-mama.

Cette fausse pensée est un poison mortel qui est en train de nous faire pourrir de l’intérieur en nous faisant adorer l’Autre et mépriser le fruit de nos coups de reins.

L’homme traditionnel se voyait comme faisant partie du grand courant de l’humanité. L’ersatz d’homme moderne se croit dégagé de tout devoir envers ses ancêtres et sa descendance. Il vit dans un présent éternel, prolongeant son adolescence, sans jamais vouloir devenir responsable. Le « Arrête-toi ! Tu es si beau ! » du Faust de Goethe semble être devenu le leitmotiv des occidentaux. Ce qu’ils ont oublié, c’est qu’à force de ne plus bouger et de goinfrer tout ce qu’ils croient leur revenir de droit, c’est qu’ils sont de moins en moins beaux et de plus en plus immobiles.