Archives quotidiennes : 12 octobre 2012

Afin de gagner du temps, merci de bien vouloir trier vos prénoms

Tiens, je vais rebondir très mollement sur un vieux billet de Didier Goux au sujet des prénoms grotesques dont les parents modernes affublent des rejetons qui n’avaient pourtant rien demandé à personne et surtout pas d’être aussi scarifié qu’un crétin décidant de se faire tatouer un svastika au milieu du front (national bien entendu).

Au-delà du côté bien évidemment ridicule et gratuitement stigmatisant des néo-prénoms, il faut aussi déplorer le fait que cela participe du grand mélange qui nous est imposé. Avant, en fonction du prénom de quelqu’un on pouvait connaitre son origine, sa religion, le niveau social de sa famille etc. Aujourd’hui les prénoms ne veulent littéralement plus rien dire, à part que l’individu est issu de la fornication d’un couple particulièrement con, et ils ne s’ancrent plus dans rien d’autre que la joliesse supposée de sonorités aux oreilles de parents aux goûts de toute façon douteux.

Et pour aller encore un chouïa plus loin, maintenant que des grands bourgeois parisiens appellent leurs lardons Noah, Matteo ou je ne sais quoi, est-ce que vous réalisez à quel point il va être plus long et difficile de savoir qui doit monter dans le train, ou la catapulte, ou pas ?

Les parents modernes ne pensent pas assez au boulot supplémentaire qu’ils donnent aux futurs porteurs de chemises noires ou équivalent, ce qui les met encore plus en colère. Et ça c’est mal.

Et allez lire mon édito chez Mediavox ou je tue un chaton tous les quart d’heure jusqu’à ce que vous le fassiez.

Deuxième édito pour Mediavox

Cher lecteur (et vous aussi qui avez été saisi d’effroi en réalisant ce matin que vous étiez en train de lire un édito réactionnaire alors que vous pensiez être sur un site de rencontres pour politiciens),

M. Copé me drague ouvertement. Pas dans le sens où il me demande mon 06 avant de m’emmener à un dîner aux chandelles au cours duquel il mettrait de l’acide gamma-hydroxybutyrique dans mon verre de rouquin afin que la soirée se finisse en feuille de rose sans que j’en fasse tout un foin plutôt qu’en violences dignes de « Délivrance ».

La suite est là.