Archives quotidiennes : 16 octobre 2012

Brèves foutraques du mardi 16

Voilà exactement pourquoi les media ne sont plus considérés comme autre chose que des torche-fions ou des pansements à hémorroides en papier mâché. Ils ont vraiment la superficialité d’une flaque de foutre. Il se passe des tas de choses un tantinet importantes dans le monde comme les élections ricaines, les risques de guerre entre bronzés et moins bronzés du désert, les horreurs africaines quotidiennes et ainsi de suite, et le Monde décide ce matin de faire sa une internétique avec le cas d’un type qui veut absolument que la France reconnaisse que ses problèmes psychologiques n’en sont pas. Demain matin je leur propose, pour maintenir un niveau aussi élevé, de titrer sur ma colère petit-déjeunesque en découvrant que j’ai oublié d’acheter du lait et ma demande de réparations colossales à l’état français.

– Ce serait sans doute pas mal que le gouvernement décide de redistribuer l’éthique de travail des gens qui bossent dur plutôt que le fruit de leur labeur.

– Les ministres sont comme les enfants, ils ne fonctionnent plus après avoir été poussé du toit.

– Donc si j’ai bien tout suivi, avant on pouvait aller sur la lune et en revenir et maintenant le seul moyen de descendre de l’espace est de sauter dans le vide ? C’est dur la crise quand même.

– Sinon, j’ai commencé « frère gaucher ou le voyage en Chine » de Gripari sur les conseils de vénéneux Stag. Je vous en toucherai un moment quand je l’aurai fini, ce qui devrait aller assez vite.

– Aussi, j’envisage de commenter en direct les primaires UMPistes du 25. Y’en a que ça fait frétiller une bonne marrade à picoler devant son ordinateur et la boîte à images en même temps ?

Ceci n’est pas un gouvernement, c’est un sketch des Monty Python

C’est étrange ce sentiment que ce gouvernement est déjà mort au bout de quelques mois seulement et qu’il va rester en place uniquement parce qu’il est cloué à son poste par les institutions. Au mieux il va se momifier doucement, au pire il va se faisander et finir par tomber car ses pattes de charogne seront trop pourries pour le maintenir en place.

Ce qui me fait penser que ce gouvernement ressemble à un certain perroquet bleu norvégien lui aussi acquis déjà crevé.

Ce n’est pas qu’il se ménage pour aller loin, c’est qu’il n’est plus. Il nous a quitté. Il est trépassé. Il a cessé d’être. Comme Marie-France Pisier il flotte inanimé à la surface. Il est privé de vie. Il bouffe les pissenlits par la racine. L’Ankou, la Camarde et la Grande Faucheuse se sont occupés de lui personnellement. C’est un macchabé. Il est défunt. Il a rendu son dernier souffle. Sa dernière heure est passée. Ila fait le grand saut. Il est totalement décédé. Il va nourrir les vers. Il commence à sentir. Ceci est un ex-gouvernement.

En tous cas, c’est plaisant de le dire et encore plus de le croire.