Les femmes luttent pour leur malheur

Hier j’étais invité aux 30 ans d’un excellent ami de type bobo-libanais ou libano-boboïsant, je ne suis pas sûr. Toujours est-il que cette petite fête avait été organisée l’après-midi exprès pour que les heureux parents de délicieux bambins puissent les amener et les laisser s’ébattre dans le jardin à l’anglaise de la propriété tout en se bourrant copieusement la gueule. Remarquez, les géniteurs maudits de petites horreurs braillardes et morveuses étaient invités à en faire de même.

A un moment donné, l’ami néo-trentenaire, et violoncelliste de haut niveau, nous a tous regroupés en un endroit relativement exigu afin de nous faire jouir d’un petit concert qu’il avait décidé de nous donner en son honneur. N’étant que très modérément mélomane par nature, j’en ai profité pour me trouver un endroit qui n’était pas éloigné de plus d’une longueur de bras des rafraichissements. Une fois installé le moins inconfortablement possible vu la configuration des lieux, j’ai pu observer tout à loisir ce qui vivait autour de moi. Au bout d’un certain temps, je réussi à mettre le doigt sur le vague sentiment de malaise qui s’emparait doucement de moi malgré les propos joyeux et les sourires de tous. Pour faire simple, d’un côté nous avions les femmes en couple et munies de chiards qui avaient l’air épuisées mais profondément heureuses. De l’autre, les femmes dont les mauvais choix de vie les ont condamné jusque-là à trainer une solitude infertile et dégradante regardaient les mères et les enfants avec des yeux fixes et sans vie et avec un sourire plaqué maquillant mal la malveillance.

Cela m’a remis en mémoire la monstrueuse Andrea Dworkin. Selon cette idole des féministes « les relations sexuelles sont l’expression pure, stérile et formelle du mépris des hommes pour les femmes ». Alors d’une, a priori, elle devait trouver assez peu de volontaires pour la mépriser, et de deux, plus j’avance en âge et plus je me rends compte empiriquement du piège représenté par la « libération sexuelle » pour les femmes. La recherche de la jouissance sans responsabilité laisse sur le carreau la moitié d’une génération de femmes qui va finir par se concentrer uniquement sur le nombre de chats pouvant tenir dans leurs minuscules appartements.

Tout cela est vraiment d’une grande tristesse.

Les femmes sont clairement les grandes perdantes de la disparition de la famille alors que les hommes sont pour la plupart parfaitement heureux de se laisser castrer par des femelles hargneuses à qui ils pourront fêler la couscoussière et abandonner en toute bonne conscience.

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18 réponses à “Les femmes luttent pour leur malheur

  1. Etant à la recherche d’une femme ou d’une jeune fille (pas trop jeune quand même…) je suis parfaitement ouvert au fait de rendre le sourire (et bien plus que cela) aux « femmes dont les mauvais choix de vie les ont condamné jusque-là à trainer une solitude infertile et dégradante »…

    C’est mon coté Abbé Pierre…

  2. Oui, à ceci près que, pour les hommes, vivre comme d’éternels adolescents peut être temporairement plaisant mais n’est ultimement pas satisfaisant.
    Au final tout le monde y perd.

    • De là est venu mon pb : j’étais prête à enfanter (à 20 ans) mais eux(ceux de ma génération) voulaient « vivre leur vie »…. et quand ils se réveillent et décident d’enfanter…. moi, je suis trop vieille !

  3. D’accord avec le commentaire d’Aristide… qui rejoint parfaitement ce que ne cesse de constater Houellebecq depuis presque vingt ans maintenant.

  4. Beaucoup, dont je suis, pensent (thèse popularisée par Zemmour dans Le premier sexe) que la « libération de la femme » a surtout consisté à autoriser les hommes à larguer les femmes, avec ou sans leurs gnards.

    C’est la conséquence logique de deux affirmations : « Ce n’est pas grave qu’une femme ‘fasse un bébé toute seule’  » et « les femmes sont libres et les égales des hommes ».

    Les hommes en ont intelligemment conclu : « Bien, je le note. Alors, allez-y, mesdames, puisque vous êtes si fortes, démerdez vous toutes seules. On vous regarde ».

    Bien sûr, la société y perd gravement puisque la famille (sous-entendue « traditionnelle », puisque c’est la seule vraie famille) est la base de notre société.

    Cependant si on devait compter les points, les grandes perdantes sont les femmes et certaines s’en aperçoivent. D’autres ont la tête trop farcie de conneries pour s’en apercevoir.

    • Je confirme ce que vous écrivez ! Moi, je me le suis prit comme une sacré mandale dans la figure alors que j’ai toujours voulu une vie de famille ! Je commence tout juste, cette année à bientôt 45 ans, à faire le deuil des 6 enfants que je rêvais d’avoir !

  5. Anatole France – Le jardin d’Epicure

    Enfin si j’étais vous, j’aurais en aversion tous les émancipateurs qui veulent faire de vous les égales de l’homme. Ils vous poussent à déchoir. La belle affaire pour vous d’égaler un avocat ou un pharmacien ! Prenez garde : déjà vous avez dépouillé quelques parcelles de votre mystère et de votre charme. Tout n’est pas perdu : on se bat, on se ruine, on se suicide encore pour vous; mais les jeunes gens assis dans les tramways vous laissent debout sur la plate-forme. Votre culte se meurt avec les vieux cultes.

  6. les grands perdants, c’est nous…et surtout nos enfants. On ne veut plus les éduquer, nombre se contentent de les alimenter et les laver à intervalles réguliers.

  7.  » les femmes dont les mauvais choix de vie les ont condamné jusque-là à trainer une solitude infertile et dégradante regardaient les mères et les enfants avec des yeux fixes et sans vie et avec un sourire plaqué maquillant mal la malveillance »
    Oui, mais pas seulement, il y a aussi les femmes, comme moi, qui ont cru à ces conneries « féministes » selon lesquelles un enfant c’est « si je veux quand je veux ». Tu parles ! Croyez-moi, cher Amiral, avoir laissé croire aux femmes qu’elles pouvaient avoir des enfants quand elles le voulaient, ça, c’est un mensonge des féministes que je ne leur pardonnerai jamais ! Ben oui, l’infertilité, elles n’en parlent jamais !
    Ah oui, non seulement, elles ont menti pour les enfants, mais elles ont aussi largement contribué à fabriquer une génération d’hommes qui restent d’éternels adolescents et sur lesquels on ne peut pas compter ! Tiens, d’ailleurs mon tendre époux s’est barré….
    Désolée. C’était la minute aigrie. J’espère que vous ne m’en voudrez pas.
    Quoiqu’il en soit, j’adore votre blog, même si c’est la première fois que j’ose poster un commentaire.

    • Bienvenue Marie. Ca manque de femmes par ici.

    • Vous avez terriblement raison. Femmes (et hommes, d’ailleurs) attendent désormais tranquillement que « la maturité vienne-t-à eux » et s’occupent d’avoir une progéniture à des âges désormais très avancés. Et découvrent souvent trop tard qu’avoir des enfants c’est « trop » facile à 18 ans, mais « assez » difficile à 35 ans. Dans le groupe de préparation à la naissance de mon premier, sur une dizaine de couples 8 avait eu recours à une « assistance » quelconque pour y arriver, après moult échecs.
      Et dire qu’on se fait traiter de vieux réac débile quand on rappelle que le pic de fertilité est autour de 20 ans… pas de 35 !

  8. Hélas, dès la sortie de l’école, à 20 ans, mes objectifs de vie n’étaient pas le travail et l’indépendance mais…. Un Mari, des Enfants (j’en voulais 6) et une Maison ! Ma seule vocation était d’avoir une vie de famille !!!
    Las, à plus de 40 ans, je n’ai rien de tout cela et pourtant on me trouvait sexy et intelligente (ce dont je n’étais pas sûre puisqu’il m’a fallut attendre la trentaine pour y croire) !
    Ce qui me fait rager c’est qu’alors qu’on me repoussait car je désirais le mariage, ces hommes de ma génération se recherchent aujourd’hui des nénettes des pays de l’est ou de l’asie et veulent, enfin, des enfants !!! Mais pas avec moi et de toute façon c’est trop tard pour moi !

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