Archives quotidiennes : 22 novembre 2012

Tout s’explique, en fait vous voulez perdre bis

Ce matin j’ai oublié d’ajouter à mon billet ce petit quelque chose de Maurras:
« Tout désespoir en politique est une sottise absolue. »

Et en plus, c’est mauvais pour le teint, alors…

Tout s’explique, en fait vous voulez perdre.

Mon billet d’hier sur les Femen et Civitas a, semble-t-il, fortement déplut. Au-delà des commentaires négatifs de gens fort estimables, c’est surtout grâce au système de notation (les petites étoiles sous le titre des billets) que je m’en suis aperçu. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu autant de mauvaises notes depuis l’époque où je ne travaillais que pour mes examens de septembre quand je pensais que 10 mois de vacances pour 2 mois de boulot est un excellent ratio.

Alors d’une, pour que ce soit bien clair, je n’en ai vraiment rien à foutre (oui je sais que c’est ironique de dire qu’on en a rien à foutre quand on n’en a rien à foutre mais parfois il faut quand même dire les choses clairement), l’internet est vaste et vous pouvez donc très facilement allez vous faire voir ailleurs si le cœur vous en dit. Accessoirement, la bataille de la famille a été perdue quand les bâtards ont obtenu les mêmes droits que les enfants légitimes, mais ça mérite un billet à part entière.

De deux, ceux qui pensent que Civitas applique les bonnes méthodes ne sont pas autre chose que des adolescents attardés qui aiment à se tripatouiller la nouille en rêvant du jour où il pourront coincer la pornstar pop du moment sans pour autant prendre la peine de laver leurs cheveux gras et de soigner leurs vilaines peaux.

Quand on veut que des gens vous rejoignent, la première des choses à faire est de ne pas se comporter comme le taré du fond de la classe qui semble toujours prêt à fondre les plombs et qui, selon la rumeur, collectionne des crânes de chats.

Alors oui, cela demande certains compromis avec la réalité. On ne peut pas vivre que dans le monde merveilleux de notre tête. Il faut un peu se salir, un peu descendre de son fier cheval blanc pour réussir à convaincre les gens. Ca suppose de comprendre comment notre société fonctionne, quels sont ses symboles et comment les utiliser.

Cela demande de nous départir de notre vision ultra-romantique du combat politique qui, bien qu’esthétiquement réjouissants, nous mène de défaites en reculs depuis des décennies.

Tant que nous ne saurons pas faire ça et surtout que nous ne voudrons pas le faire, nous serons condamnés à la défaite. Et ce sera de notre faute.