Pâté Gaumais

Rien que pour Ygor, qui pourra le partager avec Carine si le cœur lui en dit parce qu’elle semble crever la dalle, même s’il devrait y en avoir assez pour toute une troupe de Khâgneux Sauvages.

Le Pâté Gaumais :
Comme je ne connaissais pas ce met alors j’ai fait une recherche extensive des recettes disponibles et je les ai mélangées pour en tirer la substantifique moelle même s’il n’y en malheureusement pas dans cette recette.
Donc pour 3 pâtés moyens ou un énorme ou une ribambelle de tout petits, c’est vous qui voyez :
Pour  la marinade :
– Grosso merdo 2 kg de spiering, qui est du collier de porc, qu’on va désosser au scalpel ou au petit couteau bien aiguisé pour en faire des petits morceaux (mais on garde les os pour les mettre dans la marinade)

– 5 cuillères à café de sel fin et du poivre en fonction de votre goût et même éventuellement une cuillère à soupe de moutarde
– 2 grands verres de vin blanc bien sec, 10 cuillères à soupe de vinaigre de vin, 2 cuillères d’huile
– une douzaine d’échalotes mais de la vraie hein, pas ces saloperies d’oignons qu’ils nous vendent comme étant de l’échalote, hachées grossièrement
– 6 gousses d’ail hachées comme les échalotes
– trois feuilles de laurier, quelques branches de thym et un gros bouquet de persil
Pour la pâte :
– 1 kg de farine
– 3 oeufs
– 300 gr de beurre
– une cuillèrée à soupe de saindoux
– une grande tasse de lait entier
– une cuillèrée à café de sel
– 60 gr de levure
– un peu de sucre en poudre genre une cuillère à soupe quoi
Comment faire :
La viande doit mariner 2 jours et 2 nuits. Je recommande de tout mettre dans un sac congélation pour que la viande s’imprègne bien facilement et hop au frais. Retourner le sac de temps en temps au cours des 48 h. Au moment de faire votre pâte levée sortez la viande du sac et égouttez-la en retirant au passage le thym, le laurier et les os.
Comme d’habitude quand on fait une pâte, on utilise des ingrédients à température ambiante, donc si vous venez de les sortir du frigo, prenez l’apéro en attendant que ça réchauffe. Quand c’est à la bonne température, resservez-vous puis  délayez la levure et le sucre dans un peu de lait et laisser gonfler le temps de faire descendre le godet susmentionné.
Ensuite, vous me verser la farine (le truc blanc en poudre qui fait des nuages quand on tape dessus) dans un grand cul de poule, puis le beurre, le saindoux, les œufs. Commencer à pétrir en ajoutant petit à petit la levure puis le lait. On ajoute le sel quand toute la levure est mélangée à la pâte.
Travaillez la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse comme la peau de votre belle-mère après des injections massives de botox. Laissez-la tranquillement lever en couvrant le cul de poule d’un torchon et en mettant le tout à l’abri des courants d’air.
Vous venez de gagner 2 heures et demi d’apéro de plus.
Une fois ce temps écoulé, retravaillez la pâte et la diviser en 2 pâtons par pâté que vous comptez faire. Étalez-les puis mettez-les sur une plaque de four ou dans un plat à tourte (ce sera plus joli mais je ne sais pas de quel équipement vous disposez…). Garnissez avec la viande marinée, recouvrez de l’autre morceau de pâte, dorer le tout au jaune d’œuf et mettez moi ça à cuire une petite heure à 200°.
Oui, vous voilà avec encore une heure à attendre. Je vous laisse la remplir avec le passe-temps de votre choix.
Au bout d’une heure c’est prêt mais moi je préfère ce genre de truc froid… Donc il vous reste encore du temps pour remplir une bouteille de vide, voire même d’en ouvrir une autre.
Et voilà !
Advertisements

42 réponses à “Pâté Gaumais

  1. Amiral, Amiral… ! Ne chercheriez-vous pas, sous le prétexte gastronomique du succulent pâté gaumais, à obtenir un passeport gaumais dûment estampillé, comme l’est notre pâté, désormais protégé et labellisé ? Vous avez fait tout ce qu’il fallait pour y parvenir, et je cours de ce pas prévenir le maïeur de Virton.

    Le pâté gaumais peut se déguster froid, mais je le préfère non chaud, mais tiède, avec une authentique salade de pissenlits fortement aillée.

  2. Merci de m’avoir fait découvrir Fatalis Lux. Comment êtes-vous tombé sur ce blog ? Recherche Google foireuse, faute de frappe, autre ?

  3. Mais où je vais trouver un cul de poule, moi ?
    Merci quand même pour la recette, Amiral.

    • En plus « rien que pour… qui pourra partager avec », n’y a -t-il pas là une petite contradiction, si je peux me permettre ?
      Rien que pour, c’est rien que pour. C’est tout.

  4. Ah ouais ! Mais là joker ! Une recette aussi longue qu’une justification de Noumebeurre ouanne, c’en est trop pour mes capacités cognitives du dimanche.

  5. Cuisiner une blanquette de veau, une poule au pot sauce poulette, une daube aux pates fraîches, un pâté, sont des actes de résistance à ceux qui souhaitent nous faire manger de la merde:
    http://www.atlantico.fr/decryptage/food-trucks-nouvelle-cuisine-tendances-culinaires-cette-arnaque-qui-va-continuer-en-2013-perico-legasse-597187.html

  6. Mon Dieu, quel ramassis de conneries poujadistes, cette « chronique » de Périco Légasse, qui ne s’est d’ailleurs pas cassé le fion : 23 lignes et pas une de plus !

    Il y aurait une éthique de la cuisine, maintenant. Je suppose qu’il va falloir demander l’autorisation de Vincent Peillon et de ses leçons de « morale républicaine » avant de passer à table ?

    Périco Légasse fustige la publicité, mais prétend nous imposer « l’authenticité des saveurs ». C’est quoi, une saveur authentique, sinon un slogan publicitaire à la con ? Il y a ce qui est bon, et ce qui ne l’est pas. Je ne vois pas ce que l’authenticité vient faire là-dedans.

    Il n’y a rien de moins authentique que le foie gras, qui n’existe pas dans la nature. Il n’y a rien de moins authentique que le vin, qui nécessite des « manipulations industrielles » compliquées pour simplement voir le jour (cette industrie que Légasse affecte de mépriser).

    Cet espèce de gras du bide, dont l’activité professionnelle consiste à bouffer, fait la leçon aux autres en leur reprochant de chercher à manger vite et pas cher. Ben, c’est sûr que lorsqu’on est payé par son journal (de gauche) pour manger gratuitement, tous les jours que Dieu fait, à la table des plus grands restaurants, on peut se permettre de regarder de haut ceux qui payent leur nourriture à la sueur de leur front !

    C’est sûr que lorsque son métier consiste à paresser à table, il est assez jouissif de tancer les 99% de la population qui sont obligés de travailler pour vivre, et qui n’ont pas que ça à foutre à la pause de midi — raison du succès des fameux « foods trucks » qui indisposent Môssieur Légasse à ce point.

    En plus, les « food trucks », ça se dit en anglais, pensez donc : le crime suprême. Si c’est en anglais, c’est bien la preuve que c’est pas bon. C’est d’ailleurs pour ça que les restaurants anglais collectionnent les étoiles Michelin.

    D’ailleurs, tout de qui vient de « l’industrie agro-alimentaire » et de la « grande distribution » est mauvais, ça tombe sous le sens. Môssieur Légasse mange du pain fait avec de la farine meulée à la main par un pitit producteur dans son jardin, j’en suis bien certain. Pas du tout avec de la farine fabriquée par quelque chose qui ressemblerait à une « industrie ».

    Quant à la « grande distribution », elle sélectionne soigneusement les produits qu’elle vend afin de ne fournir que de la merde à ses clients. Dès lors qu’un poireau rentre dans un camion de plus de quatre mètres de long et dans un hangar de plus de trois mètres de haut, il se produit un phénomène physico-chimique qui le rend inbouffable. C’est prouvé.

    Quel insupportable snobinard franchouillard de merde.

    • Je vois ce que vous voulez dire mais je ne suis que modérément d’accord.

      Quand Lactalis, après avoir défendu le fromage au lait cru bec et ongle retourne sa veste d’un coup, c’est sans doute bon pour leur portefeuille mais pas pour les saveurs.

      Quand les gens s’obstinent à bouffer de la viande à tous les repas, ben ils mangent forcément de la merde vu ce que ça coûte et ce qu’ils peuvent se permettre de payer.

      Donc, il faut remettre les bonnes-femmes à la maison à faire la cuisine, ce sera moins cher et meilleur.

      • Lactalis défend le fromage au lait hallal maintenant ?

      • Je ne suis pas bien sûr que ce soit une question de coût. Lorsque vous regardez les caddies de vos contemporains, ce qui me frappe plutôt c’est l’abondance des trucs tout prêts. Bas de gamme, mais tout prêt. Or les chips sont plus chères que les patates, même les chips bas de gamme. Les sodas sont plus chers que l’eau, etc.
        Mais les gens ne savent plus cuisiner, et particulièrement les femmes évidemment puisque c’est toujours une responsabilité qui leur a incombé.
        Beaucoup sont devenues incapables de tenir la queue d’une casserole, et contrairement à ce qu’attendaient les féministes mais que tout le monde pouvait prévoir, les hommes n’ont pas pris la relève.
        Résultat : malbouffe à tous les étages.
        Donc oui, il faudrait remettre les bonnes-femmes à la maison à faire la cuisine (comme votre épouse je suppose, Amiral).

      • Oui mais non. Si les pauvres savaient compter, ils le seraient moins, pauvres.

      • Bon, de toutes façons les pauvres sont laids, stupides, sentent mauvais et ne devraient pas avoir d’autres droits que de servir d’amusement pour les riches en se faisant dévorer par des lions dans l’arène. Sur ce point nous sommes d’accord.

      • Robert Marchenoir

        Quand les gens s’obstinent à bouffer de la viande à tous les repas…

        Hahaha, je l’ai bien remarqué : c’est bourré de recettes végétariennes, ici.

      • Cépapareil, c’est des recettes pour lutter contre le blues du dimanche soir.

  7. Robert est un provocateur.
    Mais il reste encore du monde pour savoir tout ce que l’industrie alimentaire nous a fait perdre sur le plan culinaire.
    J’ajoute que l’on devrait interdire aux restaurateurs de servir de la bouffe déjà transformée ou, tout au moins, leur retirer le titre de restaurateur.
    Et ces anglicismes sont tout simplement détestables.

  8. En parlant de ptites gens comme vous dites Carine, il ne faut pas perdre de vue que dans les années 60-70, une foultitude de petits commerces de bouche ont été contraints de baisser le rideau pour faire de la place à Mamouth, Radar et compagnie. Il falait avoir la peau d’au moins 50% d’entre eux et on l’a eu au-delà des espérances.
    Un crime contre l’artisanat et le commerce de proximité rendu possible entre autres par de nouvelles normes insuivables, des taxes toujours plus élevées.
    Un assassinat devrais-je dire car tout celà était bien entendu planifié.

  9. Planifié oui.
    J’ai encore en mémoire le témoignage d’un ce ces petits commerçants qui le tenait d’un représentant de la chambre de commerce de sa ville qui lui avait vendu la mèche.
    Il n’avait pas vraiment le coeur à ironiser comme vous le faites.

    • Ah mais je n’ironise pas du tout.

      Moi je tiens le coup du complot plutonien du fils de la concierge de mon neveu par alliance qui est boucher donc membre d’honneur des skulls and bones… C’est vous dire!

  10. Plus sérieusement Woland: comment s’y prend-t-on ?
    Comme ceci par exemple:

    Le projet de loi sur la modernisation de l’économie, en cours d’examen au Parlement, prévoit notamment de relever de 300 à 1000 m² le seuil d’autorisation pour permettre l’installation des grandes surfaces en centre ville. D’après le gouvernement, assouplir ainsi les conditions d’implantation permettrait d’encourager la concurrence et de baisser les prix.
    Un principe qui réjouit les grandes enseignes de la distribution et les magasins de hard discount mais qui inquiète les commerces de proximité. Va-t-on assister à une offensive des hard discounters ? Les petits commerces sont-ils condamnés à disparaître ?

    La réponse est dans la question.

    • Ben ce n’est pas un complot, juste l’évolution d’une société qui veut payer toujours moins cher pour ce qu’elle achète parce qu’elle se paupérise grâce au socialisme.

      • C’est vous qui avez parlé de complot, pas moi.
        Sauf à penser que les choix politiques d’il y a 50 ans en sont un

  11. Tous autant que vous êtes, vous parlez à côté du sujet. Périco Légasse, éminent critique gastronomique de la place de Paris émargeant dans un journal de gauche, pond une merde d’article torché en deux minutes, pour descendre en flammes un mode de restauration rapide qui connaît un grand succès à Paris en ce moment, les « food trucks ».

    En clair, des restaurant mobiles installés dans des camions, qui stationnent dans les quartiers d’affaires. Ces gens affirment faire de la nourriture recherchée, sont dynamiques et inventifs, ont une démarche de créateurs d’entreprise… et connaissent un succès fou.

    En bon français : les gens aiment ça.

    Périco Légasse ayant fait un article à charge — que dis-je : une descente en flammes, la moindre des choses serait qu’il nous explique ce qui ne va pas avec les food trucks. Bien entendu, comme tout critique gastronomique qui se respecte, il a mangé dans ces restaurants, il a goûté les plats, il a exploré le menu, il a jugé le service et l’ambiance. C’est bien son métier, n’est-ce pas ?

    Son compte-rendu étant négatif, il va nous expliquer ce qui ne va pas : la plat machin n’était pas assez cuit, les légumes n’allaient pas avec la viande, il y avait trop de sauce, le poisson n’était pas frais, c’était trop cher ou que sais-je encore.

    Euh… en fait, pas du tout ! Il ne prétend même pas avoir goûté ce dont il parle ! Il ne fait même pas semblant d’être honnête ! Il est ouvertement malhonnête, et il s’en vante !

    Au lieu de l’évaluation scrupuleuse, juste et rigoureuse qu’on attend de lui, il nous sert les clichés les plus éculés qu’un gauchiste à 80 de QI peut réciter par coeur pendant son sommeil !

    De plus, même les inspecteurs du Michelin n’appliquent pas les mêmes critères pour juger Taillevent et le relais routier de la nationale 7. Légasse, lui, fait semblant de ne pas comprendre qu’un marchand de sandwichs dans la rue, même évolué, ce n’est pas la même chose qu’un restaurant gastronomique. Il fait semblant de penser que les gens ont le choix entre l’un et l’autre, il fait comme si le marchand de sandwichs et le restaurant gastronomique ne répondaient pas à des besoins différents, tout aussi réels et légitimes l’un que l’autre.

    Et finalement, il ne se sort même pas les doigts du cul pour répondre à la seule question sur laquelle il soit compétent, le seul point sur lequel on l’attend (éventuellement) sur le sujet : c’est bon, oui ou merde ?

    Vraiment, un fumiste pareil, un foutage de gueule de cette ampleur, ça ne gêne personne ? Vous avez tellement besoin d’être confortés dans votre haine du « système », que vous êtes prêts à donner carte blanche à un escroc intellectuel de cette trempe ?

    • Disons que moi je répondais surtout à votre commentaire… Ce n’est pas une question de haine du système. Certains industriels fournissent de la très bonne bouffe et des artisans de la merde en boite. Cependant en termes de saveurs pures, l’industriel fournit du « formaté ». C’est d’ailleurs sont rôle. Quand on boit du coca on veut que ça ait le goût de coca.

      C’est tout ce que je voulais dire.

      Après, sur les food-trucks c’est vrai que c’est énervant de faire passer des baraques à frites comme un phénomène nouveau… Mais il aurait du faire l’effort de nous parler de la bouffe qu’on y sert.

      • Robert Marchenoir

        Mais c’est un phénomène nouveau. C’est nouveau parce que ce sont des gens qui ont une démarche ambitieuse, gastronomique et entrepreneuriale, au contraire des baraques à frites dont vous parlez. Et c’est bien ça qui gêne les gens comme Périco Légasse : c’est la réussite qui le gêne.

        Ou, plus exactement, la réussite qui lui échappe, la réussite dans laquelle il n’est pour rien, la réussite qui est extérieure à son petit royaume feutré de la restauration traditionnelle, dans laquelle il est un roi et où tout le monde lui cire les pompes.

        Ces gens-là ont réussi sans lui, et c’est insupportable. En plus, c’est une idée qui vient des Etats-Unis, et ça, n’est-ce pas, ça prouve que c’est une idée de merde.

    • « Euh… en fait, pas du tout ! Il ne prétend même pas avoir goûté ce dont il parle ! Il ne fait même pas semblant d’être honnête ! Il est ouvertement malhonnête, et il s’en vante ! »

      C’est une démarche tendance, en cette époque pourrie.
      Les gens vous disent « j’ai viré votre commentaire sans le lire, parce que vous alliez dire une connerie ».

  12. En termes de saveurs pures, l’industriel fournit du « formaté ». C’est d’ailleurs sont rôle. Quand on boit du coca on veut que ça ait le goût de coca.

    Je ne comprends pas. Quand j’achète du reblochon, je veux que ça ait le goût de reblochon. Quand j’achète du gruyère, je veux que ça ait le goût du gruyère, pas celui du steack-frites.

    Il y a des artisans qui passent beaucoup de temps à s’assurer que leur gruyère a un goût bien formaté. Ils contrôlent et recontrôlent. Et c’est bien ça qu’on paye.

    La différence entre des produits courants et des produits de luxe, ce n’est pas le caractère formaté de leur goût : c’est que les seconds sont meilleurs que les premiers, que leur goût est plus raffiné.

    Mais la constance dans le goût est indispensable pour tous les produits, quel que soit leur prix.

    Sauf pour les produits de gauchistes. Il n’y a que les gauchistes qui s’émerveillent à l’idée qu’un pitit producteur puisse leur dire : signe-moi là et donne-moi 20 euros par semaine, pendant un an, et en échange t’auras un panier de légumes que tu n’auras même pas le droit de choisir à l’avance. Je serai le seul à décider la nature des produits que je te vendrai et leur proportion, et tu me remercieras parce que tu auras l’impression de lutter contre les grandes surfâââces et de faire une bonne action en faveur du communisme.

    Et ils le font, ces cons ! Ils payent vraiment pour être esclaves des « pitits producteurs » et recevoir un truc tellement peu formaté qu’ils ne savent même pas à l’avance ce qu’il y aura dedans. Aujourd’hui, c’est rhubarbe et topinambours ! Bah oui, c’est tout ce que j’avais, démerdez-vous avec ça pour vous faire à bouffer ! Dites-vous bien que pendant ce temps-là, vous n’engraissez pas le lobby de l’industrie agro-alimentaire, laquais de la finance judéo-mondialiste !

    • Hahaha, c’est le niveau de formatage qui change. Quand Président met des colorant dans le camembert qui part en Allemagne pour qu’il soit de la couleur « paille » qui plait aux teutons ben je dois avouer ne pas aimer tellement cette idée. Et rèsultat c’est que les casques à pointes mangent un truc qui n’est pas du camembert.

      Pour prendre un autre exemple, Nespresso cartonne parce qu’ils ont fait accepté un gout de café qui est toujours le même et ça ne favorise pas la découverte de nouvelles saveurs. Et ça c’est mal.

      • Président, il ne se contente pas de colorant ! Il met du bleu d’Auvergne normand dans son camembert, maintenant. Enfin, c’est ce que j’ai compris.
        Si ça se trouve, ils voulaient parler de colorant bleu…

      • Et leur roquefort est du stilton mélangé avec du babybel.

      • Robert Marchenoir

        Comment ça, le niveau de formatage ? Mettons que Président colore ses camemberts allemands selon les désirs des consommateurs allemands, et que vous n’aimez pas la même chose que les Boches ! Sauf la cochonaille, apparemment !

        Qui vous oblige à acheter du camembert boche ? Personne. En fait, vous seriez probablement bien en peine d’en trouver en France.

        Mais les Français ont leurs colorants à eux. Je suis bien sûr que dans tel ou tel fromage français, ont met des colorants traditionnels, parce que tel fromage doit être de telle couleur. Tenez, le rouge de l’époisses, ça vous paraît naturel, ça ? Et l’orange de la mimolette ? Et la pastille verte du reblochon ? Pourtant, si je vous disais comme ça : je fais vous faire goûter un formage vert, vous me vomiriez discrètement sur mes escarpins Berlutti, j’en suis sûr.

        Pourtant, ça ne vous gêne pas plus que ça de bouffer du reblochon avec une vilaine tache verte. Parce que c’est la tradition. Parce que le reblochon a toujours été comme ça (au moins depuis Antoine Pinay).

      • Ben c’est une question de moyens. L’artisan ne peut pas se payer les mmes procdures pour s’assurer que son produit est toujours exactement le mme.

        Pour votre gouverne, j’ai dj bect du fromage tout vert. C’tait du Gouda au basilic.

        Et oui je sais que mon commentaire est truff de petits signes bizarres, mais c’est ce qui arrive maintenant que je peut rpondre par mail aux commentaires.

  13. Et bien moi je l’aime bien ce Périco. Il dit des choses trop peu entendues.
    Que face au soft-power américain (putain d’anglicismes), nous avons encore des choses à défendre. La bonne, la vraie bonne bouffe, en fait partie. C’est culturel. Ou alors il nous faudrait renoncer à tout. Et accepter sans broncher le modèle culturel américain.
    Non.
    Je ne suis pas comme vous fasciné par tout ce qui vient d’Amérique, loin de là.

    • Ouais, c’est sûr que de dire : la bonne bouffe c’est français, et les Américains vont nous la saloper avec leurs Mcdonald’s, c’est très peu entendu, comme opinion.

      Heureusement qu’on a des gens courageux et perspicaces comme Périco Légasse pour nous dire ça, parce que personne n’y avait pensé avant lui, apparemment.

      Et d’où tirez-vous que je suis fasciné par tout ce qui vient des Etats-Unis ? A partir du moment où vous ne chiez pas consciencieusement toutes les trois phrases sur les Etats-Unis, dans spéhi, on considère que « vous êtes fasciné par tout ce qui vient des Etats-Unis ».

      Vous ne vous rendez même pas compte du bain fangeux de stéréotypes dans lequel vous marinez toute la journée.

  14. « Ils payent vraiment pour être esclaves des « pitits producteurs » et recevoir un truc tellement peu formaté qu’ils ne savent même pas à l’avance ce qu’il y aura dedans. »
    Mais au moins, ils sont fiers d’adhérer à une démarche éco-citoyenne, solidairement durable.
    Et les déchets biologiques, ils les font bouffer au petit dernier. S’il n’aime pas ça, ils les mettent dans un lombricomposteur sous l’évier de la cuisine.

  15. Tiens ! Je vais me faire péremptoire :
    Le goût est indissolublement lié à l’appétence du goûteur, par exemple, un Aloxe-Corton dégelé (il faisait -28° à la frontière Tchèque cette année- là) à la chaleur du tuyau d’échappement du groupe électrogène et bu dans un quart en fer-blanc était aussi merveilleux sinon pire que les pommes de terre rissolées dans l’huile des boites de sardines et ça ! C’est une saveur inoubliable. Et c’était pas en 39/45 hein ! C’était en 70/71. Mais il y avait encore de bons produits.

  16. Ben, fallait bien que quelques uns surveillent les cocos pendant que les autres écoutaient du Ravi Shankar dans des caves enfumées.

à votre humble avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s