Archives quotidiennes : 8 janvier 2013

C’est même à ça qu’on les reconnait

Alors comme ça, les néo-bisounours angoras mais avec le couteau entre les dents veulent nous pondre une petite charte bien gentille, participatrice et communautaire pour édicter ce que les blogueurs politiques ont le droit de dire, les blagues qu’ils ont le droit de faire, les lignes qu’ils n’ont pas le droit de franchir sous peine d’être trainés face au tribunal populaire de la justice internétique de gauche. Bien entendu, cela nécessitera un peu de délation, mais on n’a rien sans rien hein. Le tout conduira j’imagine à une mise au ban de la bonne société polie comme il faut mais pas bourgeoise quand même, fopadéconé. Le coupable du mot de trop, de la plus petite déviance à la pensée totalitaire sera mis aux fers, cloué au pilori pour qu’on lui jette de la bouse, jeté dans une cellule de malconfort, voir même un peu torturé jusqu’à ce qu’il se reconnaisse hérétique devant ses frères ou en tous cas coupable devant le politburo à la moscovite, avec remise des codes d’accès du blog, mis à l’épreuve et tout le toutim. Pour ce qui des autodafés de bon aloi, ils semblent être encore en train de réfléchir au meilleur moyen de les mettre en œuvre malgré la difficulté technique que cela représente de cramer des pixels, mais ils y arriveront j’en suis sûr.

Même Nicolas se fout bien de leurs vilaines trognes de petits juges (et c’est pour ça que je l’aime bien malgré tout le bougre d’animal).

Comment peut-on être si enflé de la tête sans qu’elle éclate ? Ces types doivent sans doute faire des exercices de type tantrique à haute dose pour avoir une telle souplesse crânienne.

En tous cas, il faut reconnaitre qu’ils font bien des efforts pour être dignes de leurs glorieux ancêtres comme Staline, Pol Pot, Robespierre et autre génocidaire énergique. Imaginez donc l’avenir radieux qu’ils nous préparent, nos Savonaroles aux tout petits pieds, au nom maudit du vivrensemb’.

Je ne sais même pas s’il faudra les catapulter à la libération, après tout ils nous font quand même bien marrer et c’est ça qui compte.

Après mûre réflexion, c’est non

Ce qu’il y a de bien avec la modernité alanguie, comme la fille qui vient de se faire farcir tous les orifices de force mais se persuade qu’elle a été aimée pour ne pas se trancher la gorge, telle que nous la supportons c’est à quel point elle peut être à géométrie variable.

Je suis toujours sidéré de voir à quel point ses feulements de rage affectée peuvent être dirigés vers tout et son contraire.

Par exemple, quand le CRAN se roule par terre dans la poussière des fleurs de coton parce que la nouvelle Miss France n’est noire qu’après avoir descendu 2 litres de whisky c’est idiot. Mais ça fait parler. Et comme c’est leur seul but, si une mélano-favorisée avait gagné ils auraient aussi pu gueuler en disant que de faire parader une jolie exotique au trois-quarts à poil dans le but de la faire juger par de vieux blancs libidineux leur inflige le douloureux souvenir de la mythique île de Gorée etc. etc.

S’il y avait plus de noirs et d’arabes élus, ils pourraient gueuler en disant que ce sont des traîtres à leur race et ainsi de suite.

Si la parité était atteinte, les féministes continueraient à nous menstruer dans les godasses parce que ce serait forcer la gente féminine à s’adapter à des normes de réussite patriarcales.

Si les homos obtiennent le mariage, ils pourront quand même péter du foutre de colère de se voir ainsi soumis à une vision hétéro-centrée du couple.

Si on couvrait le pays de mosquées, les gros aux fronts calleux et aux faces velues nous expliqueraient quand même, avec toutes les justifications inventées possibles que c’est se foutre de leurs tronches insuffisamment avinées parce que c’est un signe de mépris de croire qu’ils ne peuvent pas se débrouiller tout seul comme des adultes avec une pierre vaguement taillée dans une main et un clitoris de petite fille dans l’autre.

Il faut nous mettre dans la tête que ces revendications ne sont pas justes. Elles ne sont que folies qui à toute autre époque un peu carrée auraient été balayées d’un revers de main comme les élucubrations abracadabrantesques d’enfants défoncés à la psilocybine. Elles ne visent qu’à une seule chose qui est de culpabiliser l’homme blanc afin de le mettre à genoux et lui faire expier ses très grandes fautes par la seule punition à leur hauteur : la mort.

Permettez-moi donc de la sortir et de pisser à la raie de tous les revendicateurs de la modernité et de leur dire tout simplement, avec le calme de l’adulte, non.