Archives quotidiennes : 24 janvier 2013

Cassez, Sarkozy, Hollande et Palmerston

Je dois avouer me foutre de la libération de Florence Cassez comme de mon méconium. Je n’ai absolument pas suivi les tenants et les aboutissants de cette histoire. Mais je ne me fous pas de la polémique grotesque qui est en train d’enfler entre ceux qui disent que c’est grâce à Sarkozy, ceux qui disent que c’est grâce à Hollande et ceux qui disent qu’il ne faut pas essayer de peser sur la sacro-sainte indépendance de la justice (au sujet de laquelle Olivier Guichard disait qu’il ne faut jamais y avoir affaire…).

Je ne m’en fous pas parce qu’il est quand même du devoir des mecs à la tête du gouvernement de veiller à ce que leur concitoyens ne soient pas soumis aux névroses d’excités divers.

Donc, en l’espèce on peut féliciter et Sarkozy et Hollande d’avoir fait libérer Cassez.

Maintenant faudrait qu’ils s’activent pour tous les autres, même les coupables. Après tout, nous sommes en droit d’attendre que la doctrine Palmerston, « Civis romanus sum » pour faire simple, soit une priorité pour ceux qui passent leur temps à nous expliquer qu’ils veulent nous protéger.

Du western comme antidote à l’Etat utérin

Quand j’essaie de penser à ce qui a formé mon esprit, je reviens toujours à mes 6 ou 7 ans et à la première fois que j’ai regardé « Pour une poignée de dollars » et en particulier à ce moment où la magnifique latine demande à Clint Eastwood pourquoi il l’aide elle et sa famille et qu’il lui répond : « Pourquoi ? Parce que j’ai connu quelqu’un comme toi une fois. Personne n’était là pour l’aider. Maintenant barre toi. »

Quelles que furent mes lectures et expériences par la suite c’est toujours cette phrase qui me vient en tête quand je réalise que certains attendent de l’aide de la part de l’entité sans âme et implacable qu’est l’Etat qui n’est qu’une machine à broyer les individus.

Le western est une mise en pratique de la responsabilité individuelle. Les choses changent positivement ou négativement parce que des personnes physiques font des choix. Même si notre liberté se réduit comme une peau de chagrin dans les rouages d’un système totalitaire, c’est toujours nous qui faisons que la vie est plus ou moins supportable autour de nous. C’est notre responsabilité, pas quelque chose qui peut être sous-traité par des administrations, des comités et des réunions.