Du cannibalisme comme unique alternative

Lors d’une conversation récente avec des amis, nous nous demandions si, afin de les annihiler, nous serions prêts à aller jusqu’à un peu becqueter nos ennemis.

Autant dire que les avis ont divergés, notamment sur nos appétences respectives à jouer aux louchebems nous-mêmes avec tout ce que cela comporte de salissures et d’efforts physiques, sans même parler de cet adage un peu très con qui veut que l’on est ce qu’on mange (je hais la fausse profondeur de la philosophie de « biscuit chinois ». Ca me donne envie d’enfermer le robinet d’eau tiède avec moi et une matraque en caoutchouc dans une remise sombre et à l’écart).

N’empêche que j’ai continué à réfléchir à la question dans mon coin, pas parce que j’aurais des tendances à la Luka Rocco Magnotta et que là tout de suite j’ai une envie irrépressible de frotter ma nouille à l’intérieur de votre quadriceps afin de jouir de toutes mes forces dans ses fibres rouges lentes, mais parce que je suis assez inquiet à l’idée que le Petit Mousse finisse par être contraint et forcé de faire l’équarrisseur cannibale si tout continue dans la même absence de sens. En plus, étant issu d’une longue lignée de bouchers, on peut craindre qu’un certain atavisme familial l’y prédispose.

Et c’est comme ça que je suis tombé sur cette magnifique phrase de Cioran : « On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir. »

Je me demande ce qu’en pensent les Nord-Coréens qui bouffent leurs marmots.

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23 réponses à “Du cannibalisme comme unique alternative

  1. bonjour ..

    comme vous devez le savoir j’étais militaire de la gendarmerie, et lors d’un déplacement en Nouvelle Calédonie en 1986 dan la région de Koné , nous avions découvert un cadavre auquel les muscles des cuisses et bras ainsi que le cerveau et le coeur avaient été enlevés !!!!! ???? véritable fait divers …..
    et toujours dans la même région il existe une île, Lifou, où n’existe aucun cimetière !!!!! en outre la tribu de l’homme politique Yewéné Yéwéné était considérée sur cette île comme «  » la tribu garde-mangé «  » … véritable aussi, si étrange que cela puisse paraître !!!

    alors le cannibalisme m’a bien des fois effleuré l’esprit !!!!

    • Ben oui, c’est pour a que le prion fait des ravages dans ces populations.

      • le prion et l’alcool à brûler ( qui est coloré pour qu’ils n’en boivent pas) , mais c’est temps perdu …
        le vendredi à 16 h ils achètent tout l’alcool qu’ils peuvent et boivent jusqu’au dimanche soir , voire le lundi matin frappant tout ce qui bouge devant eux à la tribu…….quand ils n’ont plus d’alcool le dimanche ils boivent tout ce qui peut en contenir, alcool à brûler, après rasage mennen ou autre, etc….. une vraie plaie l’alcool avec leur bière « number one  » dans ce territoire !!!

        après nous allions compter les points voire les points de suture si des machettes s’en mêlaient !!!!

        c’était le bon vieux temps , on pouvait catapulter qui on voulait ( humour pour les gelés ) ……

        allez @+++ bonne journée

  2. Vous connaissez sans doute le texte de Swift… : Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’Irlande d’être à la charge de leurs parents… en vertu duquel ce serait le moussaillon, plutôt, qu’il faudrait manger…

    • Oui je connais. Mais Swift etait un deconneur de premiere. Il me semble (mais faudrait verifier et la je ne peux pas) que Malthus lui etait bien plus serieux sur le sujet et donc plus sinistre… Ou en tous cas plus ecoeurant.

    • Et puis manger le Petit Mousse alors qu’il est l’avenir de l’homme? Ce serait vraiment une courte vue.

      Le 29 janvier 2013 10:38, amiral woland a crit :

      > Oui je connais. Mais Swift etait un deconneur de premiere. Il me semble > (mais faudrait verifier et la je ne peux pas) que Malthus lui etait bien > plus serieux sur le sujet et donc plus sinistre… Ou en tous cas plus > ecoeurant. > >

      • Ah, mais manger un tendre petit dodu nourri de jambon fermier, c’est un acte militant, aussi. Une façon de lutter contre les vilains fafs en supprimant leur progéniture. (Ne lui donnez pas trop de saindoux, préférez le beurre normand extra-fin).

      • C’est contre-productif, vu qu’il devrait finir degauche rien que pour m’emmerder.

    • Les parents du Petit Poucet perdaient leurs enfants dans la forêt pour que le méchant ogre les mange.
      Ils déléguaient…
      L’histoire ne dit pas s’ils se faisaient payer.
      C’est vrai qu’il eût été plus simple de les donner/vendre juste après la naissance. Parce qu’après, on s’attache…

  3. Bouffer ses ennemis pour ne pas mourir de faim d’accord . Sinon je ne vois pas pourquoi leur faire un tel honneur.

  4. à Haïti et en Afrique ils les cuisent au pneu arrosé d’essence …. ça doit être une recette locale…

  5. L’interdit de consommer de la viande de porc ne viendrait-il pas, en partie, de la confusion possible entre la viande humaine et celle du cochon ?
    Toujours à propos de cannibalisme, je recommande un livre délicieux, Le Gynophage

  6. je peux vous conseiller ce livre de Martin MONESTIER :
    « Cannibales, histoire et bizarreries de l’anthropophagie »

    cet écrivain s’est intéressé à des sujets disons spéciaux, mais pour avoir lu quasiment tout de lui, je me permets de vous le conseiller , car les sujets sont poussés et enquête très sérieuse dans chaque sujet évoqué !!
    petit florilège des titres pour vous donner une petite idée de ce qu’on peut trouver ….

    ____________________________________

    -Le Suicide,
    -Ils ont décidé de mourir ensemble. Histoire du suicide collectif, des -premiers chrétiens à Guyana,
    -Enfin. Quelques associations de base pour l’assainissement et le durcissement d’une société molle et corrompue, avec Siné,
    -Les Monstres. Le Fabuleux univers des « oubliés de Dieu »
    -Tueurs à gage, Hachette
    -Duels. Les combats singuliers des origines à nos jours
    -Peines de mort. Histoire et techniques des exécutions capitales, des origines à nos jours.
    -Suicides. Histoire, techniques et bizarreries de la mort volontaire des origines à nos jours
    -Les animaux-soldats. Histoire militaire des animaux des origines à nos jours
    -Histoire et bizarreries sociales des excréments des origines à nos jours,
    -Les enfants esclaves. L’enfer quotidien de 300 millions d’enfants,
    -Les mouches, le pire ennemi de l’homme
    -Cannibales. Histoire et bizarreries de l’anthropophagie hier et aujourd’hui
    -Les seins. Encyclopédie historique et bizarre des gorges, mamelles, poitrines, pis et autres tétons, des origines à nos jours
    -Les Poils. Histoire et bizarreries des cheveux, des toisons, des coiffeurs, des moustaches, des barbes, des chauves, des rasés, des albinos, des hirsutes, des velus et autres poilants trichosés
    -Faits divers. Encyclopédie contemporaine cocasse et insolite
    -Le crachat. Beautés, techniques et bizarreries des mollards, glaviots et autres gluaux
    -Les enfants assassins. Des tueurs de 5 à 15 ans
    -Les monstres. Histoire encyclopédique des phénomènes humains
    -Les animaux célèbres. Histoire encyclopédique insolite et bizarre, des origines à nos jours,
    -Les envahisseurs invisibles. Les ennemis intimes de l’homme
    -Les Gueules cassées

  7. Dans tous les cas de figure il vaut mieux manger un proche plutôt qu’un ennemi.
    1/ D’abord, c’est plus agréable de manger ceux que l’on aime.
    2/ On est sûrs de la traçabilité, c’est important ça, la traçabilité.

  8. Quand je disais que c’était louche, tous ces corps brûlés dans les bois avec quelques os qui restent, personne ne me croyait !
    Ah on y vient, hein !

  9. J’entends Suzanne qui pense tout haut « mais elle est horrible, cette Carine »

  10. D’un strict point de vue esthétique, il paraît plus satisfaisant (sans compter que c’est physiquement beaucoup plus agréable) de chier un ennemi que de le dégueuler. En plus, ça joint à cet agrément une utilité écologique certaine. Allez faire pousser, avec du vomi, les beaux arbres dont on fait les croix enflammées !

    Se pose bien entendu le problème de la répugnance que nous inspire un homme qu’on hait assez pour le zigouiller – contradiction fondamentale avec le projet d’en consommer les meilleurs morceaux. Il faut donc, là aussi, laisser le temps au temps, en les faisant rassir quelques semaines dans du suif : la viande n’en sera que meilleure et le dégoût atténué.

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