Ventrèche aux 2 huiles et haricots blancs

Aujourd’hui on va travailler la ventrèche ou poitrine de porc (mais j’aime bien dire ventrèche, ça me donne l’impression d’être puissant).

Donc pour 4 personnes il faut les ingrédients suivants:

1 tête d’ail séparée en gousse
3 cuillères de table de parika fumé
du vinaigre de Xérès
de l’huile d’olive
2 kgs de ventrèche
1 oignon coupé en quarts
2 carottes
2 céleris branches coupés en 2 dans la longueur
1 bouquet de persil
800 g de haricots blancs que vous aurez préparés à l’avance pour les rendre utilisables au moment de la recette.

Comment faire?

On commence par écrabouiller au mortier (ou au mixer hein) 3 gousse d’ail avec un peu de gros sel. Le but est d’obtenir un genre de pâte. On y ajoute 2 cuillères de parika, un peu de vinaigre et un soupçon d’huile d’olive. On mélange bien. On prend la ventrèche et on la cale dans un plat puis on la tartine avec le mélange qu’on vient de faire. Hop, au frigo pour la nuit. C’est le moment de faire ce que vous avez à faire pour que vos haricots blancs soient mangeables, comme les remplacer par des tranches de saucisson ou les faire tremper.

Le lendemain matin, on cache le corps de la stripteaseuse qui a trébuché dans le grand escalier pendant la nuit et on retourne s’occuper de la ventrèche. On chauffe le four à 230. Dans une espèce de lèche-frite ou autre plat allant au four on met l’oignon, les carottes, le céleri, ce qui reste d’ail (sauf une gousse et demi dont on aura besoin plus tard). On sale, on poivre et on huile bien le tout. Maintenant on sale et on poivre le porc et on le met au dessus des légumes pour respecter sa place dans la chaîne alimentaire. On arrose d’un peu de vinaigre et on verse un grand verre d’eau dans un coin du plat. Hop, au four comme on ne dit plus depuis 1945. Au bout de 45 minutes, on baisse le feu à 180 et on laisse le tout tranquille pendant 1h30 comme des parents hippies qui laissent leur fille avec 8 garçons dans sa chambre, persuadé que tout ce qui s’y passe est forcément beau.

Dans le mortier, que vous aurez eu le temps de laver quand même bande de saligots, on écrase une demi gousse d’ail avec un peu de sel pour en faire de nouveau une pâte. On y ajoute les feuilles de persil qu’on écrabouille comme la tête d’un tutsi sous la botte d’un hutu. On poivre un peu, on y incorpore 3 petites cuillères d’huile d’olive. On réserve. On mélange ce qui reste de paprika avec un peu d’huile et on réserve aussi.

Voici venu la fin du voyage pour cette dernière gousse d’ail qui espérait encore en réchapper comme celui qui nourrit le crocodile (oui je crois que c’est une référence à Churchill). Donc on prend cette gousse et on en fait des tranches fines qu’on fait revenir à la poêle dans un peu d’huile. Quand l’ail commence à coller un peu on ajoute les haricots blancs avec un peu d’eau et du sel et du poivre. On laisse ça chauffer gentiment quelques minutes pour que les haricots soient moelleux et goûteux.

Couper le porc en tranches (jeter les légumes qui seront a priori imbouffables) et poser le sur les haricots dans un plat. La touche finale consiste a verser un peu d’huile de persil puis de paprika sur le tout.

Et voilà!

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20 réponses à “Ventrèche aux 2 huiles et haricots blancs

  1. D’oser faire une allusion au four est un véritable Skandal, les HLPSDNH sont à nos portes ! Mon grand-père est mort dans les camps !!!… Il est tombé du mirador…. Bon, ça va… Je ferai mieux la prochaine fois !
    Quelle recette ! Un poil compliqué pour la sale 1/4 d’heure infligé à l’ail… Mais le tout donne déjà l’eau à la bouche !!!
    Comment ça, c’est trop tôt ??… Chez nous, on se fait bien des manoirs au petit-déjeuner !
    Pour la ventrèche, je vous propose un aligot bien relevé, on a moins de flatulences par la suite !
    Merci encore pour vos recettes, ça change des autres abrutis du côté pas obscur !

  2. Foutu correcteur automatique !
    Pas  » manoirs » mais « manouls » !!!

  3. Monsieur l’amiral, on ne peut dissocier chez vous, l’homme de lard de l’homme de l’art, le phare de son gardien, le mirador de la sentinelle.
    Vous êtes grand !

  4. Je n’ai pas compris à quel moment on ajoutait les brocolis.

    D’un autre côté, je crois qu’il manque l’opération qui consiste à cuire les haricots blancs. Les faire tremper, puis les faire chauffer quelques minutes dans un peu d’eau ne suffit pas.

  5. On ajoute les brocolis après avoir monté le tiroir Ikea, c’est évident.
    En revanche je crois qu’effectivement la cuisson des haricots blancs est passée à l’as.
    A moins que cela ne fasse partie de la recette de les manger crus.

    • Robert et Aristide, il est dit que les haricots doivent etre prets a utiliser pour la recette. Je ne vais quand mme pas vous expliquer comment faire bouillir de la flotte!

      • Robert Marchenoir

        Ta ta ta… Vous enduisez d’erreur les ménagères de cinquante ans. Dire que les haricots blancs doivent être « prêts à utiliser pour la recette » c’est précisément ne rien dire. D’autant que vous décrivez une phase de cuisson additionnelle à la fin.

      • Pffff, on voit bien qu’en tant que sale capitaliste-phallocrate a tendances ultra-liberales vous n’avez jamais cuisine de haricots blancs vous mme.

      • Prêt à utiliser, qu’est-ce que ça veut dire? Qu’il faut les sortir de la boîte? Qu’il faut aller les acheter chez Picard ? Qu’il faut les faire tremper toute la nuit?
        Vous êtes bien désinvolte avec les haricots blancs, Amiral, et je suis bien prêt de soupçonner une inavouable haricotphobie derrière tout cela.

      • Ca veut dire que ca depend (ca depasse) des haricots que vous utilisez.

  6. Après le jean, Cécile Duflot tente le couvre-lit pour aller au conseil des ministres :

    http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/17/01002-20130217ARTFIG00031-municipales-a-paris-cecile-duflot-n-exclut-rien.php

    Ah, l’élégance française, la Parisienne qui fait rêver le monde entier…

    • Rhoo, qu’elle est mignonne avec son rideau autour du cou ses petites lunettes.
      Avez-vous remarqué comme les lunettes font les femmes les plus séduisantes? Eva Joly, Audrey Pulvar….

  7. James Delingpole, journaliste au Daily Torygraph, vient de sortir son blog personnel consacré à la crise (avec son pote « Marx »).

    Il s’appelle Papier Cul — le blog qui vous sort de la merde depuis 2012.

    http://bogpaper.com/

    Le papier en question, c’est la monnaie en circulation, naturellement.

  8. Valls prend enfin ses couilles à deux mains et s’engage à lutter contre la racaille :

    Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est engagé ce soir à assurer la « protection au quotidien » des Parisiens confrontés à l’insécurité dans la capitale.

    « Je pense aux difficultés que certaines et certains d’entre vous avez rencontrées notamment parce que vous ne vous sentiez pas suffisamment en sécurité, pas suffisamment protégés », a lancé M. Valls lors d’une rencontre avec les représentants des associations. « Les violences sont intolérables et il n’est pas acceptable que vous soyez inquiétés » a poursuivi le ministre. « La sécurité est le droit de tous et nous mettrons tout en oeuvre pour assurer votre protection au quotidien. Je m’y engage », a-t-il assuré.

    Ah, euh… pardon. Petite erreur de transmission. Le texte exact est ici :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/02/17/97001-20130217FILWWW00164-protection-des-asiatiques-de-paris-valls.php

  9. Comment ça, ventrèche aux deux huiles ? Je vois de l’huile d’olive et… c’est tout. On commence par annoncer de la ventrèche aux deux huiles avec une seule huile, et on finit par vous fourguer des lasagnes au cheval.

  10. Houlà houlà houlà.

    Je suppose que c’est ici :

    La touche finale consiste a verser un peu d’huile de persil puis de paprika sur le tout.

    J’avais compris qu’il fallait verser un peu d’huile, virgule, puis de persil, virgule, puis de paprika.

    Parce que sinon, ça n’a pas de sens : l’huile de persil , ça n’existe pas, et l’huile de paprika non plus, à ma connaissance. L’huile est obtenue à partir d’une matière grasse, et le persil n’est pas une matière grasse.

    Ce qui peut exister, c’est une huile au persil, ou une huile au paprika. Il s’agit alors d’une huile de n’importe quoi (olive, colza, tournesol, arachide, noix…) que l’on a parfumée avec du persil ou du paprika.

    Même en admettant cette définition tordue, cela ferait une recette aux trois huiles, et non aux deux.

    Et puis il manque toujours les brocolis.

  11. Amiral, vous allez être battu en cuisine, les futurs chefs sont ici :
    http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=34899&lan=fra

  12. Ces recettes qui émaillent votre blog me font penser aux recettes de Porta dans les bouquins de Sven Hassel (très bons romans sur les pestes brunes des heures sombres etc. blablabla). Je vais m’empresser en tous cas de tester le rôti de porc au lait, ça a l’air intéressant (à défaut d’avoir l’air bon, je ne sais pas encore)

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