Archives quotidiennes : 22 février 2013

Ressortissants, Saint Valentin et escarpins, Les brèves du vendredi 22

– Au sujet de la famille qui s’est fait enlever par une bande de sauvages barbus, je n’ai pas grand-chose à dire et j’intime l’ordre à ceux qui pérorent sans rien savoir à bien fermer leur claque-merde. Cependant, je dois avouer ne pas aimer du tout l’utilisation du terme « ressortissants » pour parler de ces pauvres gens. Ca a vraiment un côté administratif un peu froid et répugnant comme une petite flaque de liquide qu’on se refuse à identifier. Pourquoi est-ce qu’on ne dit pas plutôt « nos compatriotes » ?

– Tout le monde parle de masculinisme en ce moment. De quoi s’agit-il ? Est-ce que ce sont des types qui refusent obstinément de se tailler le pubis en forme d’as de pique, ou de se tartiner la gueule de crème de jour comme au cours d’un bukkake ? Ou est-ce que ce sont tout simplement des machos qui veulent mettre les femmes à leur juste place soit enceinte et pieds nus dans la cuisine à leur préparer un sandouiche ? Ca me tarabuste un peu.

– J’ai offert un plumeau fait d’un lapin angora vivant empalé sur un bâton à l’Amirale pour la Saint Valentin. Même si c’est la crise, j’aime bien faire des surprises.

– Putin achète de l’or. Genre beaucoup d’or. Soit son cadeau de la Saint Valentin à Putina était un peu mieux que le mien, soit il pense que les grandes monnaies sont sur le point de s’effondrer. Je ne suis pas un expert, mais je ne suis pas sûr que ce soit très bon signe.

– Si j’ai bien suivi l’histoire de Pistorius, il a buté sa copine parce qu’il ne pouvait pas lui emprunter ses escarpins?

– Allez donc lire mon edito du jour chez Mediavox, il est très rigolo.

Edito pour Mediavox XVI: les déviants

L’Union Européenne semble être en train de réfléchir à l’idée de dépenser un gros sac de mon beau pognon durement gagné à la traque de la mauvaise pensée sur internet. Il ne faut pas que les gens pensent mal. Penser mal c’est ne pas penser comme on nous dit de le faire. Si l’idée peut paraitre très vaguement amusante, pendant moins de temps qu’il n’en faut à un éjaculateur précoce pour souiller son caleçon, quand elle est écrite sur un tablier de cuisinier: « règle numéro 1, le chef à toujours raison. Règle numéro 2, si le chef à tort, se reporter à la règle numéro 1 », quand elle devient une politique communautaire elle fait encore moins marrer.
Le problème n’est pas tant la traque du déviant, qui n’est finalement que de l’instinct de survie, que cette façon de le faire à « l’européenne ». Je pourrais faire ma grosse dinde offusquée en hurlant que si moi je suis un déviant, alors ceux qui se promène avec une plume dans le derrière en psalmodiant une prière au culte de l’Egalité ne peuvent même plus être qualifiés. Y’a pas d’mots, y’a plus d’mots comme le dit Guy-Hubert Bourdelle à Ramirez Junior. Mais ce serait une attitude assez indigne et non à la hauteur d’un vrai résistant internétique. Jean Moulin, pousse-toi d’là que j’m’y mette !

Le reste ici.