L’ironie comme révélateur à crétins

Allez lire cette merveille d’ironie subtile ne serait-ce que pour cette phrase magnifique : « Je rêve d’un monde plus libre, où l’on pourrait faire ce que l’on voudrait, dans le respect des normes de sécurité et de respect mutuel. »

Après ça vous pourrez lire les commentaires ahurissants de bêtise de tous les abrutis profonds qui ne comprennent rien à rien et qui ont pourtant le droit de s’exprimer sur internet comme des gens normaux.

Je pense qu’on devrait plus se servir de l’ironie pour appâter les demeurés et les faire rentrer dans des catapultes orientées vers des bassines de vinaigre bouillant.

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27 réponses à “L’ironie comme révélateur à crétins

  1. Une sotte 2.0 dit un commentateur. ç’est à peu près cela.

  2. j’avais lu: un petit bijou.

  3. Je voudrions d’un pape qui utilise les salles de shoot…

  4. Pourquoi du vinaigre bouillant? Gardons la poix d’autrefois. Je ne parle pas de l’huile qui était une denrée bien trop précieuse pour être ainsi bêtement gaspillée!

  5. J’avais adoré cet article, j’ai même songé à en parler sur mon blog mais la perspective de tout relire bien en détail pour en extraire tout le jus de connerie m’a découragé !

  6. Mais de quels crétins vous parlez? des cathos qui pensent que c’est une attaque contre le pape? passque j’ai l’impression que c’est surtou d ce côté là, cette fois, que se situe la connerie. Enfin je sais pas, suis bourré et j’ai lu rapidement. L’article, lui oui ptetre pas mal, mais ça n’est pas vraiment de l’ironie je trouve, j’ai l’impression qu’elle ne redit que ce que disait déjà Monterlant disait déjà ds un des 4 Jeunes filles. Bon, souvenir approximatif, mais une réflexion du héros m’avait frappé. C’est Costals, l’écrivain-narrateur, qui se retrouve face à de bons bourgeois. Il provoque. Mais ces bons bourgeois sont (déjà) parfaitement libéraux,ouverts à toute transgression et bienveillants. Costals se dit alors : Moi je fais mon boulot (de provocateur), mais ces gars-là ne font pas leur boulot (de tenants de l’ordre, de la morale, de l’autorité etc)… alors qu’est-ce que je deviens moi? Situation paradoxale qui s’est généralisé, comme vs le savez tous ici.

    Bon, désolé et allez vous faire enculer, non pas que vous le méritassiez mais ça faisez longtemps.

  7. Robert Marchenoir

    Hahaha, fabuleux. Comme quoi, il y a un paquet de réacs cons comme des gauchistes. Au moins, c’est un motif de satisfaction : on ne pourra pas nous reprocher d’être dans le camp du Bien. Nous aussi on a nos abrutis, oui Madame.

    Je suis prêt à parier un préservatif usagé contre une caisse de château-margaux que les chefs de service du Monde ont accepté cette tribune par erreur, en la comprenant à l’inverse de ce qu’elle veut dire. Je suis prêt à parier qu’ils sont cons comme des valises.

    Ou alors, ça bouleverse tous mes schémas mentaux, et je vais peut-être devoir me convertir au socialisme.

    Comme quoi, à force de faire de l’ironie une valeur, à force de ne jamais être sérieux et de toujours « faire du second degré », à force d’élire des Messieurs petites blagues qui vannent sur le Pape dans l’exercice de leurs fonctions, on en arrive à ne même plus voir l’ironie quand elle est sérieuse comme un pape, quand elle dit vraiment quelque chose de profond.

    Belle illustration de l’avancée de l’illettrisme dans spéhi.

  8. « Ou alors, ça bouleverse tous mes schémas mentaux, et je vais peut-être devoir me convertir au socialisme. »
    Ptet même passer un concours pour devenir fonxionère.
    Bon alors puisque vous avez tout compris, on voudrait bien savoir si vous avez compris comme nous, Robert !
    Vous y voyez un texte sérieux ou de l’ironie, vous ?
    Perso j’y ai vu de l’ironie, mais je ne suis qu’une fonxionère. J’m’ai ptet trompée…

  9. C’est de l’ironie, mais en fin de compte on ne sait pas si l’auteur souhaite un pape ringard à détester (pour se poser en s’opposant, etc.) ou si elle se moque de ceux qui en ont besoin. Ce qui est sûr, c’est qu’elle se moque de ceux qui souhaitent un pape cool, mais se moque-t-elle vraiment de ceux qui souhaite un pape ringard ? C’est là que ce n’est plus très clair, me semble-t-il.

  10. Elle avait besoin de pub pour vendre ses livres et c’est tout.

  11. « Je ne voudrais pas mourir avant d’avoir pourri tous les hommes du passé »
    Excellent. Elle est bien cette fille. J’ai lu son bouquin, pas mal du tout.

  12. Solange est héritière d’une tradition française ancienne, qu’on appelait la conversation brillante. Le fond? La Forme ? Sans la forme brillante, le fond n’a aucune chance d’être entendu, surtout si vos adversaires sont plus brillants que vous sur la forme. (Souvenez-vous du film « Ridicule » ou des échanges Voltaire/Rousseau…)
    Reste-t-il lisible pour autant ? Et particulièrement hors de la »cour »…
    C’est en vivant hors de France, avec mes amis allemands et italiens, que j’ai découvert combien la dérision est une spécialité locale, intraduisible, et source de malentendus, (celle de Fellini, toute en tendresse, celle de Grass, plus que rugueuse, pour ne parler que de ceux que l’on connaît…, je vous épargne Loriot, Baldoni, Hess,et d’autres dont le nom ne vous dirait rien).
    C’est vrai, Solange, vous restez un produit local très parisien.
    Ce n’est pas un reproche, j’apprécie beaucoup à doses modérées (comme mes deux journées par mois à Paris) entre deux randonnées dans la neige, mes confitures et mon vin de noix à filtrer, plus quelques haltes sous des voûtes romanes…
    Bref, pour parler comme cheux nous, » j’aime beaucoup ce que vous faites ». Fond et Forme, je précise.

  13. Une petite merveille d’ironie, mais aussi de sincérité, de clairvoyance, de dérision et d’auto-dérision, semblant agacer les simplistes campistes et les mal-comprenants.
    Un truc frais ET affiné, cela ne se peut !

  14. Mon humble avis est que cet article est nul, mal écrit, et que l’ironie qui y travaille (plus décalée-distance-critique-que-moi-tu-meurs) est plutôt le cache misère de l’absence de pensée et de l’absence de style. On peut jouer à moquer l’enflure philautique du déraciné moderne (perdu, bien sûr, sans son pape repoussoir) si on a quelque chose de plus à dire que cette branlette qui ajoute du néant au néant…
    Mais vous vous en doutez, c’est parce que je fais partie des crétins que je pense cela !
    Allez ciao les mousses et bravo à l’amiral qui déchire grave.
    Arthur LORN

  15. ce qui vous chagrine, mon cher Lorn, c’est que le texte n’ait pas été celui d’un blogueur résidant à Saint Priest des Champs (63, pour les incultes), publié sur son propre blog, notaire rougeaud se gargarisant dans son coin des performances de Luchini (passant, donc, beaucoup de temps à rien foutre sur Youtube) mais bien par un écrivain, de droite, et jeune, à qui on permet de publier un texte dans le Monde (ce n’est pas si facile que ça … ni pour la droite ni pour le jeune), et qui soit de surcroit une femme. Ce qui vous perturbe c’est l’utilisation du registre ordinaire, le jeu sur les poncifs, les clichés, et peut-être même en fin de compte l’ironie rageuse. Ce qui vous emmerde c’est que la colère écrive bien, qu’elle sache jouer avec la langue française, aussi, et qu’elle réussisse à dépasser la barrière du jardin de votre petit cabaret communautaire où il fait bon vivre en soi, sans risque de contradiction, sans menace et sans exposition, où l’on se congratule sous pseudonyme, dont le seul panache occupant l’espace public est la participation aux manifs anti-mariage gay et aux pétitions qui vont avec. Alors, bien sûr, c’est nul … mal écrit … de la branlette. Mais ça ose, et ça réussit ! Vous devriez être fier que l’une des vôtres sorte de chez vous mais vous préférez dire bravo à l’Amiral, qui est son allié. Vous avez raison c’est moins risqué, et certainement plus raisonnable.

  16. Et pourquoi ça ne se passerait pas comme en royalie où le fils succède à son père?

  17. Quoi il est Auvergnat aussi Obertone ? Je mange très peu d’orange pour ce qui me concerne. Le climat, vous comprenez.

  18. A Hoplite,

    Vous faites comme si vous en saviez beaucoup sur moi, mes habitudes, ce qui m’ennuie, ce qui me plaît, mon statut, mes goûts et fréquentations…
    Serez-vous capable d’entendre que vous vous trompez sur tout?
    J’en doute, mais c’est pourtant la vérité.
    Continuez donc, alors, de parler avec votre phantasme, pour ma part, je vais cesser de parler à un con.

    Arthur Lorn

  19. Robert Marchenoir

    Méfaits du socialisme :

    A l’hôpital Nord de Marseille, un homme mécontent qu’on refuse de lui délivrer un certificat médical a menacé de mort et de représailles «avec une Kalachnikov» le médecin qui l’avait reçu.

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/03/05/19965-marseille-violences-se-banalisent-lhopital-nord

    Je ne comprends pas : s’il a une Kalachnikov, en quoi a-t-il besoin d’un certificat médical ? Au lieu de présenter un certificat médical, il n’a qu’à montrer sa Kalachnikov.

    Mais voilà : les socialistes l’ont convaincu qu’il avait droit à un certificat médical. Il tient donc à faire les choses dans les règles.

    En fait, ce monsieur fait respecter les valeurs républicaines et la justice sociale à coups de Kalachnikov.

    C’est juste un élément de l’Armée rouge, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. A force d’instiller le communisme depuis un demi-siècle dans les moindres replis de la société française, eh bien vous finissez par secréter une armée communiste populaire.

    Les actes ont des conséquences.

  20. Robert Marchenoir

    Retour des Zeurléplusombres de Notristouâr :

    Fuite de gaz à Drancy

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/05/97001-20130305FILWWW00561-fuite-de-gaz-a-drancy.php

  21. Si le doute devait encore subsister : mon petit frère ayant envoyé une petite bafouille de son cru à l’auteure de l’article, voici la réponse qu’il a reçu de Solange Bied-Charreton:

    « Mon article était majoritairement ironique, jusqu’à la blague. Je souhaite quant à moi réellement un pape d’antan, je souhaite absolument un pape récalcitrant à la modernité. Je suis catholique pratiquante vraiment mais alors vraiment hostile au progrès, vraiment pas marrante du tout vous voyez ? Je singe dans mon article tout ce qui peut se réclamer du progrès, jusque dans les contradictions du discours moderne (le moderne a besoin d’un ennemi idéal pour casser du sucre, c’est ainsi qu’il est vain, qu’il est fluide, qu’il démissionne). Quoi qu’il en soit je suis touchée que mon texte suscite tant de réactions, toutes assez différentes. »

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