Sentiments jolis et idées nauséabondes

La semaine dernière, il y a eu en ces lieux une grande discussion entre Marchenoir, Erig et Carine sur les bienfaits de l’IRA en matière de massages de rotules, la méchanceté de Thatcher, grande sorcière de l’Est et mangeuse de cœurs de grévistes de la faim un peu faméliques, les sentiments en politique et les autoroutes passant sur des sites sacrés.

Sans revenir sur les qualités et les défauts de Maggie, elle disait quelque chose qui me semble être d’une très grande importance : « Un des graves problème de notre époque est que nous sommes gouvernés par des gens qui se soucient plus des sentiments que des pensées et des idées ».

Il faut bien reconnaitre qu’elle avait parfaitement raison.

Les sentiments n’ont rien à faire dans le gouvernement d’une nation. Ce qui compte ce sont les idées et la réflexion. Nous ne sommes pas dans la tête des gens (sauf si on compte les pipes) et cela n’a pas d’intérêt d’y être (sauf en cas de pipe donc). Là par exemple, mes collègues pensent que je bosse d’arrache-pied pour lutter contre la corruption dans le monde du gaz et du pétrole alors que je suis en train d’écrire de manière quasi-automatique un billet de blog lamentable tout en laissant mon cerveau vagabonder pour essayer de trouver la manière d’accorder poisson fumé et langue de porc. Thatcher était peut-être très triste de devoir sacrifier Sands, peut-être pas, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Si on y accorde le moindre intérêt, cela veut aussi dire qu’on s’ampute du droit de virer les enrichisseurs de chez nous parce qu’ils ont des enfants meugnons et que c’est trop triste. Ca veut dire qu’on ne peut plus critiquer l’islam parce que ça leur fait trop de peine. Ca veut dire qu’on ne peut plus réfléchir parce que c’est discriminant.

Les sentiments en politique ne sont rien d’autre que du chantage. Les sentiments sont le domaine du relativisme le plus pur, de la plus grande compétition morale et donc notre mort assurée. Les idées, qu’il est de notre devoir intellectuel de défendre, demandent de bien plus grands efforts, mais elles autorisent aussi l’utilisation de catapulte.

On n’a rien sans rien.

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75 réponses à “Sentiments jolis et idées nauséabondes

  1. « Thatcher, grande sorcière de l’Est »

    Parce qu’elle était communiste, aussi ?

  2. Je l’ai souvent dit : s’il faut choisir je préfère encore avoir un coeur dur qu’une tête molle.

  3. On ne fait pas plus de bonne politique que de bonne littérature avec de bons sentiments. Pour les mauvais, ça se discute. Certains spécialistes estiment qu’ils aident à la manoeuvre des catapultes.

  4. les sentiments sont à la politique ce que le batteur électrique est à la mayonnaise

  5. Eric Zemmour, dans sa chronique de ce matin sur RTL, évoquait Margaret Thatcher en tant que dernier homme d’Etat d’Occident (sic), et décrivait ses successeurs comme des communiquants et des assistantes sociales (re-sic). J’ai trouvé cela très bien vu.

  6. On remarquera d’ailleurs que les sentiments disparaissent très vite chez les sentimentaux dès qu’il s’agit de contredire ceux qui ne sont pas tout à fait sentimentaux comme ils devraient l’être
    (ex. le gaz lacrymogène pour disperser les anti-MPT)

  7. Excellent billet ; rien à y redire.

  8. Je ne suis pas entièrement d’accord avec vous, Amiral. Les sentiments ont des conséquences politiques qui ne peuvent être négligés. L’amour que je porte à notre pays, par exemple, est un sentiment, mais mon positionnement politique en découle. Bien sûr, on peut soutenir que servir sa patrie est un devoir rationnellement défendable, et je le pense, mais on ne peut pas nier que le sentiment patriotique soit généralement le corollaire et le meilleur soutien de ce devoir.

    Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu’il soit bon en politique d’être sentimentaliste, mais je ne suis pas sûr qu’il faille absolument rejeter le sentiment, en soi.

    • Ok… J’espère que l’amour que vous portez à la France repose sur ce qu’est la France. Si on s’écarte de ce qu’elle représente et de son rôle dans l’histoire, du caractère de ses habitants, de sa gastronomie etc. (même avec beaucoup de mauvaise foi si nécessaire), on tombe dans le « mon pays est mieux que le tien parce que » ce qui n’a aucun intérêt.

      • Là, vous devenez gauchiste : je vous dis que j’aime mon pays et vous me parlez de comparaison (« mieux que »). Je ne dis pas que mon pays est « mieux » qu’un autre, même s’il me semble qu’il y a des raisons objectives de le trouver « mieux » que certains. Je dis que je l’aime, et que chacun devrait aimer son pays. Je comprends tout-à-fait qu’un Algérien porte le même amour à l’Algérie. Le patriotisme, c’est d’abord d’aimer sa patrie, pas de vouloir la comparer à celle des autres.

        Quand à savoir si cet amour repose sur ce qu’est la France, je pense que dans mon cas, oui, même si évidemment, je ne connais pas toutes les facettes de ce qu’est la France, et ne suis pas également sensible à toutes. Je me suis en tout cas efforcé de la connaître, et sur quelques points, j’ai réussi.

      • Haha! Gauchiste, carrément? Comment ne pas comparer? Sans comparaison, comment savoir quels pays sont pourris et quels pays sont vivables ou supérieurs et donc plus digne d’amour?

      • Woland,

        j’aime mon père, dois-je le comparer pour voir si j’en trouve un meilleur ? A partir de là, mon père que j’aime et bien j’en prend le plein héritage inclus ce que je n’aime pas, mais au moins j’ai fait l’effort de comprendre certaines choses… Voyez un peu le truc.

      • Ah mais vous faites bien ce que vous voulez, je m’en tape. Si vous aimez votre père alors qu’il vous tabasse et vous viole alors que vous pouvez comparer avec les autres pères d’autres petits garçons qui ne le font pas, vous méritez ce qui vous arrive.

        Si vous aimez votre père pour ses qualités, pour l’amour qu’il vous a apporté, pour ce qu’il vous a appris et malgré ses défauts que vous avez pu lui pardonner, vous êtes un homme.

        Si vous aimez votre père parce que c’est votre père sans jamais vous être posé la question, vous êtes un veau.

        Voyez un peu le truc?

      • Il me semble que mon précédent commentaire avait déjà exclus et clairement, d’ailleurs, la troisième hypothèse. Je passe pour la première;
        quand à la seconde hypothèse, je n’ai pas nécessairement à pardonner mais surtout à comprendre.

      • Je me doute bien que vous n’avez pas pris votre carte au PS, mais pour le coup, c’est ce que pourrait dire un gauchiste, oui. Et effectivement, la question n’est pas de savoir si notre pays est plus ou moins digne d’amour qu’un autre. J’estime que je lui dois ma loyauté parce que c’est le mien, parce que j’en suis l’enfant, parce que sa culture est mon héritage et que je lui dois tout ce que je suis. Parce que justement c’est ma patrie, du latin patria, la « terre des pères », et que je l’aime du même amour que je porte à mes parents. Je vous rappelle les vers de Péguy, dans « La tapisserie sainte Geneviève » :

        « Les armes de Jésus c’est culte de doulie
        Ou d’asservissement, c’est culte de latrie
        Ou d’adoration, c’est culte de patrie

        Ou de terre natale ; et démonolâtrie
        Retourne vers Satan avec zoolâtrie,
        Avec psychiâtrie, avec chimiâtrie, »

        Il est très possible qu’il y ait des pays qui soit objectivement supérieurs à la France, peut-être supérieurs à la France éternelle de Péguy et Barrès ; et supérieurs à la Frônce telle qu’elle est devenue c’est presque certain. Je puis estimer de tels pays, mais ça ne change rien au devoir de préférence que j’ai envers la France. Tout comme le fait qu’il puisse y avoir des enfants plus beaux, plus forts ou plus dégourdis que votre petit mousse ne vous les fera pas préférer.

  9. une grand discussion, la bonne blague. Du raccourci niveau CM2 sauce Marchenoir.

    Maintenant vous confondez l’affect avec le sentiment, qui distingue la bête ou le bête de l’autre. Comme dirait Rivarol, « je sens donc je suis ».

    Et allons-y gaiement mais un homme politique qui ne sent rien, est un incapable qui devra recourir à ses fiches, un homme,qui de fait, court après les événements et ne peut les anticiper. Le sentiment doit donc être central en politique et n’a rien à voir avec vos niaiseries marchedanslenoiredesques.

  10. Cretinus Alpestris

    Je crains fort que tout cela me dépasse…

    Ne pourrait-on pas revenir à des débats plus simples comme des recettes à base de viande porcine et de brocolis ?

    • Robert Marchenoir

      Ou des recettes à base de marmotte braisée. Ca va bien cinq minutes, les koalas. Il serait temps que la faune suisse se dévoue un peu.

  11. J’ai un amour profond pour mon pays mais un profond dégoût pour les élites dirigeantes. Les sentiments sont peu de choses en comparaison avec la réalité.
    Le chômage et l’insécurité grandissent depuis des années, et pourtant il y a des écoles qui forment les gens à nous gouverner.
    J’aimerai qu’on m’explique ce qu’on leur apprend pour qu’on en arrive à un tel désastre. Désastre concret et idéologique.
    Le peuple crève et on a que de la belle idéologie à lui proposer, faut arrêter les conneries un peu.
    Il n’y a plus de travail et il n’y a plus de paix sociale.
    Alors je trouve que le rapport qualité/prix des politiques est un peu une arnaque. Quand on voit combien ils sont payés et qu’on observe le désordre absolu qu’ils provoquent dans le peuple, on se dit qu’il y a tromperie sur la marchandise.

  12. Le sentiment est la base de tout. C’est même la base de tout vrai engagement politique, que l’on rationalise ensuite. On « sent » qu’il faut défendre la France avant de savoir vraiment pourquoi. Après on peut évoquer sa langue, ses femmes ou son fromage, si on veut, mais notre opinion est déjà faite. C’est précisément en raisonnant de manière froide que l’on ne voit pas bien pourquoi il faudrait préserver spécialement la France alors que l’Allemagne a la choucroute et l’Ecosse le whisky, sans parler de notre rock qui est vraiment très mauvais. Et pourtant c’est la France que je défendrai toujours. Si on réfléchit trop on ne fait pas d’enfants, et si on en fait et qu’on se met à réfléchir on a du mal à les supporter, parce qu’ils sont parfois un peu cons par exemple. Heureusement qu’il y a l’amour.
    Ce n’est pas le sentiment qui est mauvais, c’est le sentimentalisme et ce sont les sentiments factices (oh les pauvres immigrés, oh les pauvres homos, etc.). Cette distinction étant faite, je crois qu’on est tous d’accord, non ?

    • Ca me parle ce que vous écrivez, et on a en France quotidiennement des exemples de sentimentalisme. On s’apitoie sur la moindre chose triste, on préférera toujours pleurer que de chercher à comprendre le pourquoi du comment à un problème. Comme s’il fallait à tout prix éviter de régler les problèmes. Les problèmes semblent semblent être la colle dont se set le gouvernement pour nous maintenir sous leurs semelles.
      Le sentimentalisme serait en quelque sorte l’ennemi du rationalisme.

    • J’ai oublié de préciser, mais on ne pleure pas sur tous les sujets en France. Il y a une discrimination au niveau des lamentations.

  13. Amiral
    Je ne pense pas avoir dit quelque part qu’il faut se laisser aller à ses émotions et ses sentiments, en politique.
    Ce que j’ai dit et que je maintiens, c’est qu’il n’est pas mauvais d’essayer de lire et de comprendre ce que dit autrui, y compris quand il nous fait part de ses sentiments et de ce qu’il a vécu. Un minimum d’empathie me semble nécessaire, sinon on se bat pour quoi et pour qui ? Pour de simples principes ?
    Il est toujours inutile de commencer par l’insulter, à mon sens.

    Mais bon, comme je ne pense pas détenir de vérité toute faite ni définitive, je vous dis ce que je pense, sans omettre le fait que je peux me tromper.
    Mais même pas, puisque c’est encore un sentiment, une façon de penser.
    Pas une vérité scientifique prouvée par des expérimentations et toussa… Donc, il peut y avoir divergence de vues, mais il ne peut y en avoir un qui a raison et un autre qui a tort…
    Juste des gens qui se rangent d’un côté ou de l’autre.

  14. je suis une fois de plus d’accord avec ce que dit Marco Polo.

  15. Carine,

    Il faut lire Rivarol sur ce sujet, j’ai comme le sentiment, sans faire du misérabilisme (sic) que c’est le cas de Marco Polo. Au passage un petit extrait de ses mémoires, en rapport.

    « … Lorsque des idées très-intellectuelles se ramifient dans un ouvrage, plus elles sont fines, moins le sentiment a de prise sur elles : distrait par la foule de ses regards , il erre de rapports en rapports , comme une aiguille aimantée qui rencontrerait dans sa route des parcelles de fer qui la détourneraient du pôle : il faut donc que le sentiment se dérobe à ces attractions particulières qui l’agitent et l’égarent, sans quoi d’idées vraies en idées vraies, et de clartés en clartés , le raisonnement peut n’arriver qu’à l’erreur…. »

  16. Pour sûr la politique est question, entre autres, de sentiments… mais « la politique » c’est large. En revanche, ce que voulait dire l’Amiral en se référant à Thatcher, c’est que l’art de gouverner (et donc la tâche du prince, en l’occurence de la baronne) ne peut être une affaire de sentiments, mais de raison, face aux diverses sentiments de la population. Ce qui, à mon humble avis, n’est pas tout à fait vrai… : car enfin, un gouvernant est souvent confronté à des choix cornéliens, ou autant d’arguments rationnels militent dans un sens comme dans l’autre; ce qui pousse à un choix, c’est bien un conviction profonde, et quelque part sentimentale,que ce choix, que cette option est meilleure (comme le fait remarquer marco polo). Maggie voulait faire de l’angleterre un pays fort, reconnue, et elle était à mon sens (le peu que j’en connais) animée par cette volontée de puissance pour son pays. En fait il me semble d’avantage que ce que maggie voulait dire, c’est qu’en gouvernant, il faut se garder de la sensiblerie (sorte de faiblesse) face au sentiments des gouvernés ou des adversaires.

  17. Toujours là, oui – plus d’un an depuis l’épisode « caïpi »- mais je passe régulièrement dans votre navire… cela dit, comme mon nom l’indique, je suis un passager clandestin (un comble pour votre navire, amiral), et donc en fond de cale: du coup je n’entends qu’avec retard les discussions et les éclats de voix sur le pont. Mais toujours avec plaisir.

  18. C’est marrant cette discussion, parce qu’au fond des fonds, je suis d’accord sur le fait qu’il faille se garder des bons sentiments en politique. (Je ne confonds pas sentiment et bisounourserie, Pierre).
    C’est exactement pour cette raison que j’admire Poutine, que les dirigeants français et le lobby anti-russe feignent de prendre pour une espèce de Gengis Khan moins le cheval.

    Ce que tout le monde semble admirer et revendiquer chez M. Thatcher semble repoussant chez quelqu’un comme Poutine, qui sait être tout aussi ferme pour la grandeur de son pays.

    Reconnaissez que c’est étrange !

    • Il me semble que la côte de popularité de poutine ne se porte pas si mal chez les réacs.

    • Ce n’est pas étrange du tout. Poutine et Maggie avaient des couilles tous les deux, donc on comprend que cela égare quelque peu une personne du sexe comme vous.

      Cependant, il y a une différence. Margaret Thatcher était libérale, et n’assassinait pas des opposants politiques à l’étranger à l’aide de substances radioactives qui les font mourir dans d’atroces souffrances.

    • Houlà Carine, rassurez-vous, je ne m’étais pas dit ça.
      Vos billets mettent trop souvent dans le mille pour que j’eusse cru ça de vous.

  19. Là par exemple, mes collègues pensent que je bosse d’arrache-pied pour lutter contre la corruption dans le monde du gaz et du pétrole alors que je suis en train d’écrire de manière quasi-automatique un billet de blog lamentable tout en laissant mon cerveau vagabonder pour essayer de trouver la manière d’accorder poisson fumé et langue de porc.

    C’est pas mal, votre racket. Ils embauchent, dans votre tôle ?

  20. « Un des graves problème de notre époque est que nous sommes gouvernés par des gens qui se soucient plus des sentiments que des pensées et des idées ».

    J’ignorais qu’elle avait dit ça. Un point de plus à son actif.

  21. carine005 | 16 avril 2013 à 17 h 54 min |
    Nan, elle les laissait mourir de faim.
    Une faim choisie par eux, d’accord. Ca fait souffrir aussi je crois.

    ****
    Poutine assassine des opposants politiques avec des méthodes choisies pour inspirer la terreur et tuer dans d’atroces souffrances.

    Thatcher laisse se suicider des gens qui font à la nation entière un inacceptable chantage politique.

    Et vous osez comparer l’un à l’autre ?

    La police et les hôpitaux de Thatcher ont sauvé la vie de Gerry Adams, président du Sinn Fein, la branche politique de l’IRA, lorsqu’il a été pris pour cible par les loyalistes. Tandis que l’IRA a sans cesse cherché à assassiner Maggie. Cela n’empêche naturellement pas Gerry Adams de chier sur la gueule à Thatcher le lendemain de sa mort :

    http://blogs.telegraph.co.uk/news/ruthdudleyedwards/100212226/the-pot-adams-and-the-kettle-thatcher/

  22. Je pense qu’ils peuvent être comparables en terme de charisme. Pour trancher sur des sujets, on peut dire que les 2 ne font pas dans la chiffonnade. Dans les faits ils ne le sont pas, comparables, mais dans l’imaginaire collectif, les 2 figures inspirent du respect.

  23. L’absence totale de sentiment et de scrupules, (plus une bonne dose de connerie fanatique), mène aux attentats tels que ceux que Boston vient de subir…

  24. Je ne sais vraiment pas quoi ajouter à ce que j’ai dit sous le post en question. Si demain des francaouis font la grêve de la faim pour réclamer au Calife dirigeant le frankistan occidental, le droit pour les chrétiens de ne pas se convertir, vous approuverez sûrement le Calife de les laisser crever.
    Pourquoi pas…
    Et Carine, je vous aime beaucoup.

    • Mais voyons erigbzh, bien entendu que dans ce cas le calife agira selon ses devoirs. Ca ne veut pas dire qu’on doit être d’accord avec lui ou ne pas lutter, mais on ne peut pas lui reprocher de faire son boulot de grand commandeur des croyants.

      • Erig Le Brun de la Bouëxière

        D’où ma question, reprocherez vous aux résistants chrétiens de faire leur devoir, comme vous reprochez à Bobby Sands et ses camarades d’avoir fait le leur… Et de l’avoir fait avec un mode de lutte qui remonte aux origine des chrétientés celtiques, l’origine de la grêve de la faim étant à trouver chez les moines irlandais des églises paléocatholiques (CVoir à ce sujet la légende de Saint Brendan).

      • Bien sûr que non. Ils seront aussi dans leur rôle tant qu’ils ne tuent pas des gens qui se retrouvent, manque de bol, entre le marteau et l’enclume. Pour simplifier, les barbus qui tirent sur les militaires dans des pays en guerre, ok c’est leur combat. Ceux qui vont se faire exploser dans des bus ou des métros au milieu de civils innocents sont des petites merdes.

      • Erig Le Brun de la Bouëxière

        Si vous connaissiez un peu l’histoire des guerres d’Irlande, autrement qu’au travers les journaux télévisés, vous sauriez que les bombes des paramiltaires protestants (UVF UDF etc…) ont fait infiniment plus de morts civils que toutes les actions des différentes factions irlandaises (IRA PIRA INLA etc…). 70/30 au moins… Que par aiilleurs, les cibles visées par les catholiques étaient très majoritairement des cibles militaires en rase campagne, ou des check point militaires en ville, attaquées au mortier artisanal. Malheureusement, à chaque fois qu’une bombe attrribuée à l’IRA (souvent faussement et je suis bien placé pour en attester) faisait des victimes civiles en Ulster ou en Grande Bretagne, elle faisait l’objet d’une exploitation médiatique totale. Il est évident que la plupart des grands attentats républicains en GB sont des manipulations, ou des false flag attack du 22nd SAS et du MI6, c’est démontré dans de nombreux cas.

        Les commandos du Provisional IRA qui attaquaient les convois blindés avec des mortiers de fortune, des RPG7 et des Armalite chambrées en 223, au péril de leurs vies, face à des troupes d’élite (parachute rgt et 22nd SAS) surarmés en calibre de guerre, étaient aussi désolés que vous de voir mourir des civils. Mais la réalité c’est que l’immense majorité des vicitmes civiles de cette guerre ont été tuées de la main des brits ou des fanatiques unionistes.
        Condamnez donc les bombardements de Dresde, les massacres du Gujarat, Hiroshima, dont les auteurs, je crois n’ont pas péri pour leur cause, et qui sont tout autant et probablement plus des terroristes que les héros de Long Kesh.

    • Merci bien, c’est gentil…

      • Erig, je vous ai mis du Gaelic sur la box de mon blog.
        Karen Matheson…

      • Erig Le Brun de la Bouëxière

        Carine, je suis vieux, marié et plein d’arthrose cervicale (le rugby). Si vous continuez comme ça, je quitte tout et je vous épouse. Tant pis pour vous. Vous serez obligée de masser mes vieux os…

      • Vous étiez pilier droit?

      • Erig Le Brun de la Bouëxière

        Non flanker. une préférence pour n°6. Et puis… Le match de trop, avec des gamins de vingt ans…Et la grosse entorse cervicale…
        Ca fait trois ans que que je me contente de regarder mon fils… C’est dur. Et vous amiral? Quel poste?

      • Emmerdant ça.

        Moi j’ai joué à tous les postes du pack sauf talon, mais ma spécialité c’était numéro 4.

      • Ah mais Erig, ne craignez rien !
        Je suis vieille, moche, pauvre, mal habillée, mariée et fonxionère.
        Ptet même communiste, aux dernières nouvelles.
        Voire même populiste chavezienne.
        Et je sais pas faire les massages ^^.
        En outre, je fais de la bronchite persistante. Me demande si je suis pas tuberculeuse…
        Le seul truc positif : je n’ai pas encore la gale

        http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/29/1452285-la-gale-aussi-a-fait-sa-rentree-a-l-ecole.html

        Il parait qu’il y a pas mal de cas dans toute la France.
        Et puis, je ne suis pas une saleté de briseuse de ménages, moi !
        Je vous offre cette musique, c’est tout :-)

  25. Et vous pouvez même la télécharger en toute légalité, si vous ne l’avez pas encore.

  26. Et ce n’est pas interdit aux autres lecteurs, hein !

  27. Erig Le Brun de la Bouëxière

    Pour Carine. 1/ Je ne vous crois pas. Je suis CERTAIN que vous êtes parfaite, mais 2/ J’aurais préféré avoir l’exclusivité de l’écoute.

    pour l’Amiral. Les deuxième latte d’habitude, ca écrit moins bien que vous. On ne peut pas avoir le privilège du dégoupillage en mêlée, et une plume raffinée, c’est trop pour un seul homme. Cepndant, en y réfléchiisant bien, vous écrivez plus comme un deuxième ligne que comme un ailier, c’est sur.

  28. Erig Le Brun de la Bouëxière

    Bon, tout est bien.
    Je m’étonne tout de même qu’un honnête deuxième ligne puisse préférer l’autre vieille pute de Thatcher aux frères de Paul O’Connel. Mais ne rouvrons pas déjà une querelle qui s’apaise à peine et dans quels délices!

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