Edito pour Mediavox XXXIII: l’hiver arrive

Game of Thrones est une série tout à fait excellente, même si certains esprits chagrins en disent le plus grand mal. Elle comporte notamment une assez belle allégorie sur la dégénérescence du pouvoir. En effet, la famille qui a régné pendant longtemps sur le bled local l’a fait à l’aide de dragons. Or, il se trouve que ces dragons, à force de consanguinité, ont fini par n’être pas plus gros que des chats et donc parfaitement inutiles dans leur fonction de cramer du paysan pour bien faire comprendre à tout le monde qui est le patron.

A ce moment, des actions particulièrement cruelles et imbéciles du roi mènent à la révolte générale et à son assassinat.

J’imagine que vous voyez où je veux en venir.

Chez nous le pouvoir n’est pas incarné par des personnes mais par des institutions. Depuis le baptême de Clovis, la fonction dépasse de très loin celui qui s’exerce, et le passage à la république n’a rien changé à cet état de fait. Les gouvernants ne sont pas autre chose que nos dragons en charge de protéger la source de la puissance de la nation.

 

La suite ici.

Publicités

88 réponses à “Edito pour Mediavox XXXIII: l’hiver arrive

  1. « J’imagine que vous voyez où je veux en venir. »

    Vous imaginez bien !

  2. Elle peut « intimider », la chèvre, 3ème gros paragraphe.

  3. Pas besoin d’un gamin hyper actif , il suffit que le hochet ne plaise plus au chiard et là, planquons nos roubignolles car ça va chier grave.

  4. Merci pour les liens : ça me vaut un afflux de visiteurs considérable.

    • Et voilà! Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait, Amiral? Vous avez encouragé le pécheur à persévérer dans sa faute.
      Vous pouvez être sûr qu’avec ça nous aurons droit à un « Rions avec Game of thrones » n°3.
      Le lien, c’est l’université du crime.

  5. Cent-un salariés du magasin Sephora sur les Champs-Elysées ont assigné vendredi en référé les syndicats du commerce de Paris, qui ont obtenu en justice lundi la fermeture à 21 h du parfumeur, propriété du groupe LVMH.

    Je ne comprends pas. Le prolétariat exploité attaque les syndicats qui ont arraché nos acquis sociaux aux capitalistes, et se range aux côtés des grands patrons ultra-libéraux du caca-rente. Il y a un bug.

  6. Hahaha, les cadres sociaux traditionnels de la société consistent à ne pas vendre de parfums entre 21 h et minuit ? Et c’est un fonctionnaire qui nous dit ça ? C’est sûr que, pour les membres de l’administration, les « cadres sociaux traditionnels de la société » consistent à ne jamais être disponibles quand on a besoin d’eux.

    Je propose que les guichets des administrations ne soient plus ouverts que le dimanche, le samedi, et en semaine de 18 h à minuit. Voilà ce qui serait « juste ». Les fonctionnaires nous cassent les pieds à l’année longue en nous extorquant impôts et démarches toutes plus absurdes les unes que les autres ; il est juste qu’ils se mettent, au minimum, à notre disposition quand nous avons fini de travailler (pour eux, puisqu’ils nous volent d’office la moitié de notre revenu).

    C’est étonnant de voir à quel point l’extrême-gauche la plus bovine et l’extrême-droite la plus moisie (et la plus malhonnête) se rejoignent pour tenter d’empêcher les gens de travailler quand ils le veulent (et quand ils le peuvent).

    Communistes de gauche et communistes de droite, ils sont d’accord sur un point essentiel : la haine du travail.

    Evidemment, un fonctionnaire est totalement étanche à la notion qui consiste à satisfaire les besoins de la population. L’idée que des commerçants soient obligés d’ouvrir à l’endroit et au moment où leurs clients potentiels sont disponibles leur échappe totalement. Le fonctionnaire amène la population à lui sous la menace des 250 000 pistolets Sig Sauer de la police et de la gendarmerie (conçus en Suisse, d’ailleurs : les fonctionnaires aiment la Suisse, quand ça les arrange…) : comment pourrait-il concevoir que les Français normaux doivent, pour gagner leur vie, se plier aux besoins de ceux qui payent leur salaire ?

    Les fonctionnaires vivent dans un monde totalement artificiel, dans une bulle coupée de tout. Et ils ont le culot d’appeler ça les « cadres traditionnels de la société »…

    S’il n’y avait pas la majorité de la population pour se casser le dos en travaillant hors des « cadres traditionnels de la société » pour financer leur traitement, les fonctionnaires ne pourraient pas, en sus, venir sur les blogs nous donner des leçons sur les « cadres traditionnels de la société », eux qui seraient bien incapables, s’ils étaient laissés à eux-mêmes, de faire fonctionner le plus petit rouage d’une « société traditionnelle ».

    C’est à dire celle où les gens gagnent leur pain à la sueur de leur front, et non en le volant à ceux qui satisfont honnêtement les besoins d’autrui, ou en le créant à partir de rien en tapotant sur le clavier d’un ordinateur.

    J’ajouterais que les fonctionnaires ne sont pas gênés d’employer Internet pour répandre leur propagande anti-Français et anti-travail, mais qu’ils ne se sont toujours pas aperçus qu’il existait un truc qui s’appelle le commerce sur Internet. Et celui-là, il est ouvert le soir, la nuit et le dimanche.

    N’importe qui peut, les pieds dans ses pantoufles, acheter une bouteille de parfum ou une tronçonneuse le dimanche à 3 heures du matin, et un fonctionnaire prétendrait empêcher Sephora d’ouvrir le soir sur les Champs-Elysées, ou Castorama d’ouvrir le dimanche à Trifouillis-les-Oies ? Et ce sont les mêmes qui, après, vont prétendre que « l’Etat-stratège » va « créer des emplois » ?

    Elle a bon dos, la « société traditionnelle »… Elle est tellement « traditionnelle », cette société, qu’elle n’a qu’un demi-siècle : le demi-siècle de « l’Etat-providence », de la prise de pouvoir par les communistes, à l’Ouest, sous couvert de « justice sociale ». Le rapport Beveridge au Royaume-Uni, le coup d’Etat communiste de 1945 en France, dont nous subissons encore aujourd’hui les conséquences…

    Dieu merci, cette ère se termine. La social-démocratie, c’est fini. Le parasitage de la société productive par les fonctionnaires oisifs a ruiné les pays occidentaux. Qu’on le veuille ou non, ce système est en train de se casser la figure. Les étatistes se sont employés pendant un demi-siècle à créer les conditions d’une faillite. Ce n’est pas avec quelques slogans ronflants de dernière minute qu’ils vont pouvoir l’empêcher.

    • « les cadres sociaux traditionnels » ?? c’est absurde ces termes, ça ne correspond à rien! C’est de la divagation hors réalité! Je ne sais pas trop ce que sont les « cadres sociaux traditionnels » mais je sais une chose : en tant que mère de famille catholique tout ce qu’il y a de plus « traditionnelle », je trime comme une brute tous les week end (surtout le dimanche) et me repose parfois un peu en semaine. Mais il paraît que c’est pas du « travail ». Alors bon…

    • Logorrhée et insultes. Le niveau zéro de la réflexion. Le réflexe du petit libéral en culotte courte qui récite sa leçon. Une vision anthropologique d’une pauvreté affligeante. Oui, permettons à n’importe qui de faire ce qu’il veut, d’ouvrir aux horaires qu’il souhaite, et tant pis pour le personnel : tu acceptes ou tu crèves. Et de toute façon, si tu n’es pas content, il y aura bien un Africain ou un Polonais pour venir faire le boulot.
      Et merci de nous prendre pour des cons en pleurant sur ces malheureux qui ont absolument besoin d’acheter du parfum à 23h30.

      Quant aux cadres traditionnels de la société, merci de confirmer que vous n’en avez rien à faire, que cela vous fait bien rigoler. Merci de confirmer que la notion même de société vous indiffère. Tout ce qui compte c’est que Machin puisse faire du fric comme ça lui chante. Et au nom de quoi, Monsieur le libéral, allez-vous empêcher les parents du petit Kévin de gagner de l’argent en vendant les charmes de leur garçonnet au plus offrant ? Au nom de quoi allez-vous empêcher les gens de se balader cul nul sur la plage ou au supermarché, si vous n’avez que mépris pour les « cadres traditionnels de la société » ? Des cadres qui n’auraient que cinquante ans, à vous lire, comme s’il avait fallu attendre 1960 pour arrêter de travailler le dimanche… On nage en plein délire. Mais que dire à quelqu’un qui croit très sérieusement que les communistes gouvernent la France depuis 1945, que Sarkozy, Giscard et même de Gaulle et Pompidou étaient les hommes de paille de Marchais et de Robert Hue ?Peut-on verser davantage dans l’outrance ? Il est vrai que vous croyez encore que les Russes sont nos ennemis héréditaires, qu’Obama et Hollande représentent le camp de la liberté au Proche-Orient. Vous vivez encore au temps de la Guerre froide. On a parfois l’impression que vous venez de sortir d’un congélateur après avoir lu les œuvres complètes de Reagan.

      Et vous nous faites bien rire en croyant que vos amis libéraux vont enfin prendre le pouvoir grâce à la crise. « Madelin président !  » : avec un tel slogan, c’est sûr, la social-démocratie tremble sur ses fondements.

      Mais revenons à l’essentiel. Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir de la part d’un fan d’Alissa Zinovievna Rosenbaum, l’apologiste bien connue de l’égoïsme et en réalité chef de secte dont les écrits sont d’une affligeante pauvreté. Vous avez, vous aussi, remplacé l’argumentation par l’invective et la haine, attribuant aux fonctionnaires tous les maux de la société. Cessez de vous rabaisser au rang d’éructeur de forum criant sa haine du fonctionnaire nanti, et nous pourrons peut-être discuter. Rien de tel qu’un retraité comme vous pour trouver normal que les cons de jeunes bossent le dimanche et tous les soirs jusqu’à minuit. N’ont qu’à pas faire de gosses, ces cons-là. On ne leur demande qu’une chose, après tout : aller gentiment gagner de l’argent pour leur patron.

      Finalement, vous n’êtes jamais qu’une sorte d’esclavagiste.

      Vous êtes champion pour exiger des autres qu’ils travaillent selon vos désirs de petit marquis ayant un besoin urgent de parfum à 22h37. Vous jugez de haut le professeur, le guichetier de la Poste, le fonctionnaire territorial et tous ces faignants de la Fonction publique. Il est vrai que vous avez de quoi faire le mariole, que vos états de service sont remarquables : ne passez-vous pas votre vie sur internet à répandre la bonne parole ? Cela vous autorise sans doute à donner des leçons de morale à l’humanité entière, comme s’il était évident que vous êtes, vous, un travailleur, un vrai, et un rouage essentiel de notre prospérité, un formidable créateur de richesses malheureusement volé par l’Etat.
      Vous êtes un histrion qui se donne des airs, rien de plus, comme tous ceux qui crient sur internet leur génie.

      • Réponse à la Crevette.
        Le travail de mère de famille au foyer est noble et nécessaire. C’est grâce à un restant de « cadre traditionnel » que nous l’admirons, mais cela, en effet, ne durera pas (sauf bien entendu si vous êtes noire et musulmane).

        Les cadres sociaux traditionnels sont ces règles de vie sociale non écrites (ou éventuellement écrites après coup). Par exemple le mariage (normal, non « pour tous »). C’est une tradition avant d’être une loi. Il en va de même de cette idée, qui vous paraît étrange, que pour avoir une vie digne il vaut mieux favoriser le travail de jour plutôt que de nuit, sauf si c’est indispensable (et alors il faut une compensation adaptée). Parce que c’est mieux pour s’occuper des enfants, par exemple. Tiens, une autre idée traditionnelle qui pour vous « ne correspond à rien » : l’idée qu’il faut se vêtir pour sortir, au lieu de montrer ses organes génitaux à tout le monde. C’est une coutume, une donnée anthropologique (puisqu’aussi bien c’est universel : même les sauvages ont un pagne, ou du moins quelques tatouages ou scarifications qui les « habillent »). Cela n’a pas à être laissé au bon vouloir de n’importe qui, il me semble. Et si tout fonctionnait bien, comme le remarquait Platon à propos de la façon de se vêtir en société, cela ne devrait pas être régi par la loi, mais bien par la coutume. La coutume ? Mais si, vous savez bien : ces fameux « cadres sociaux traditionnels »…

  7. La coupe est pleine pour les salariés des magasins Leroy Merlin et Castorama d’Ile-de-France condamnés jeudi à fermer le dimanche, tout comme pour ceux du Sephora Champs-Élysées, enjoint lundi de baisser pavillon à 21 heures. Des dizaines d’employés Leroy Merlin, rassemblés au sein du collectif des Bricoleurs du dimanche ont manifesté vendredi devant les préfectures pour défendre le droit à travailler le dimanche.

    http://www.lefigaro.fr/societes/2013/09/28/20005-20130928ARTFIG00218-mobilisation-pour-le-travail-le-dimanche-et-le-soir.php

    Comment ces gens-là osent-ils manifester contre les « cadres traditionnels de la société » ? Dans les « sociétés traditionnelles », il n’y avait pas de perceuses électriques, et les parfums étaient réservés à l’aristocratie.

    Vivement que ces gens-là retournent à leur vraie place, celle que leur réserve la « tradition », et recommencent à gratter le sol avec leurs mains en crevant de faim. Pendant ce temps-là, nous, les fonctionnaires, nous nous pavanerons dans nos châteaux en jouissant de notre « juste place », celle qui nous revient dans les « sociétés traditionnelles ».

  8. « nous l’admirons » qui ça nous?? Alors, selon VOS critères « sociaux traditionnels », le travail de mère de famille est noble surtout s’il sert à vous servir vos frites le dimanche, mais le boulanger ou la boulangère mère de famille qui vend son pain le dimanche pour nourrir sa famille ou bien le commerçant qui ouvre le dimanche parce qu’il a compris qu’il y aurait une bonne clientèle, ça c’est pas noble du tout. Vous en avez d’autres comme ça Marco?? On peut en énumérer un bon moment, et vous aimez ça les longs commentaires à la con où il y a indifféremment les termes « noir », « musulmans », « tradition », « libéralisme », « dignité » etc. On mélange tout et on balance un truc bien verbeux qui passe pour quelque chose d’édifiant et de spirituel.

    • Oui, vous avez le mérite de dire peu de choses en peu de mots. C’est bien, mais ce n’est pas une raison pour dénigrer les efforts de communication des autres, non ?

      Le « nous » qui admire les femmes au foyer laborieuses, c’est moi, entre autres.
      Quand une femme sert des frites à son mari le dimanche, ce n’est pas tout à fait de l’esclavage, quand même, il me semble. Surtout si le mari fait la vaisselle ensuite (smiley).

      Ainsi, vous semblez nier qu’il existe des traditions, des coutumes, et qu’il soit pertinent de les respecter. Vous voulez la dérégulation complète, la possibilité pour chacun de faire comme bon lui semble. Ai-je bien compris ?

      Pensez-vous absurde qu’il y ait un jour de la semaine qui soit consacré à autre chose qu’à l’argent ? Un jour où parents et enfants peuvent se retrouver pour un dîner de famille ? Est-il absurde que ce jour soit le plus possible garanti par de saines dispositions politiques, comme cela s’est toujours fait en France depuis des siècles ?

      Il ne s’agit pas de brider les gens outrageusement, de diriger étatiquement leur vie, mais seulement de garantir des règles sociales saines, des règles qui permettent à la société de ne pas être un simple conglomérat d’individus s’agitant chacun de son côté, sans aucun espace social commun. Nous avons besoin de cet espace commun, de quelques valeurs communes. Et comme je ne suis pas dirigiste ni constructiviste, il me semble que le mieux est de maintenir les traditions, les coutumes que nous avons en commun, qui nous viennent de loin et non de nos petits égoïsmes du jour, toujours changeants et tyranniques. C’est un lien avec les vivants qui nous entourent, mais aussi avec les morts, qui eux aussi ont connu et aimé ces coutumes. J’ajouterais que c’est aussi la seule façon de rendre possible moralement nos actions d’aujourd’hui, en nous garantissant que ce que nous construisons (dans le respect de ce qui existe) ne sera pas détruit par nos descendants sous l’unique prétexte que nous sommes de vieux cons et qu’on a bien le droit de faire ce qu’on veut comme on le veut.

      Les traditions tiennent la société. Elles sont indispensables socialement mais aussi logiquement. Respectons les morts et leurs œuvres, et ainsi nous serons respectés par nos descendants.

  9. Marco Polo,
    Vous avez bien du courage.
    Mais vous vous battez contre des moulins à vent.
    On ne peut pas convaincre le vent.
    Et il ne vous convaincra pas non plus.
    Mais c’est bon à lire.

    • Bob n’a pas complètement tort, mais il est excessif et mêle trop de sentiments (la haine viscérale du fonctionnaire) à ses arguments. Il se défoule, quoi. Et moi aussi du reste, à mes heures. C’est déjà ça de pris, hein !

  10. Tout ce site pue le juif Freya

  11. Bon d’accord
    Le Bob Gratton est un robot qui se balade de blog en blog et les traite de site !
    C’est infâme…

  12. La grande distribution low-cost, fourrier de l’idéologie consumériste qui détruit « les cadres traditionnels de la société », impose à ses employés sur-exploités des salaires de 3 300 euros :

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/09/29/97002-20130929FILWWW00052-lidlsuisse-salaires-de-3300-minimum.php

    Mais c’est en Suisse, pays « ultra-libéral », où le pouvoir d’achat est l’un des plus élevés du monde.

    Dans les pays crypto-communistes comme la France, il faut bien payer les fonctionnaires. Les profits des entreprises sont donc détournés par des taxes confiscatoires, et les salaires sont bas.

    Pendant ce temps, les fonctionnaires français nous beurrent la raie avec « les cadres traditionnels de la société » et le travail du dimanche qu’il conviendrait d’interdire.

    Ils restent obstinément silencieux sur le montant des prélèvements obligatoires, dont la France est le quasi-champion du monde. Naturellement, c’est tout à fait un hasard si ces prélèvements atterrissent essentiellement dans leur poche, et leur permettent (entre autres privilèges) d’obtenir une retraite dorée, dont aucun salarié du privé ou travailleur indépendant ne pourrait rêver.

    Pendant ce temps-là, le fonctionnaire malhonnête Marco Polo m’accuse, moi, d’être retraité, comme si c’était un vice, alors que les stato-gauchistes dans son genre passent leur temps à hurler dès que les gouvernement successifs, de droite comme de gauche, font mine de reculer de six mois l’âge de départ à la retraite.

    Comme d’habitude pour les néo-marxistes, les avantages matériels c’est bon pour eux, mais pas pour les autres. Si tant est que la misérable retraite permise par le système stato-gauchiste auquel Marco Polo tient tant soit un avantage matériel, mais passons.

    Le fonctionnaire menteur Marco Polo prétend que je serais retraité, car dans son esprit vicieux il tente de me diffamer avec cette imputation. Bien entendu, il n’en sait rien, car je n’ai jamais rien dit de mes activités ni de ma vie privée sur le Web — et c’est bien ce qui rend fous de rage les petits flics gauchistes comme Marco Polo, qui adorent se défausser de leurs responsabilités civiques en détournant les conversations politiques au profit d’attaques personnelles.

    Le fonctionnaire menteur Marco Polo me reproche de passer du temps sur le Web, au moment même où il passe du temps sur le Web pour tenter de me faire taire (sans le moindre espoir de succès, naturellement).

    Truc rhétorique classique des gauchistes de Web, car seuls les gauchistes, dans leur esprit, ont droit à la parole. Dès qu’une parole libérale se manifeste sur le Web, dès qu’elle prend un peu de place, dans leur esprit dictatorial il s’agit d’un abus. En revanche, tartiner à l’année longue sur le maintien des « cadres traditionnels de la société », lesquels comprendraient l’interdiction du travail le dimanche (ce qui est déjà un mensonge, mais on n’est plus à ça près), là c’est normal, c’est de la liberté d’expression.

    Le fonctionnaire menteur Marco Polo m’accuse de proférer des insultes, alors qu’il n’y en a pas une seule dans le texte qu’il met en cause.

    Le professeur inculte Marco Polo ne sait pas ce qu’est une insulte. Si le fonctionnaire menteur Marco Polo souhaite vraiment que je l’insulte, je pourrais le traiter d’enculé, de connard, informer les populations que sa mère suce des bites, et ainsi de suite. Je me contente de dire que les stato-gauchistes dans son genre grugent les Français, et de démonter les mécanismes de l’escroquerie à laquelle il se livre.

    C’est ce qu’un stato-gauchiste appelle « insulte ». Sachez qu’un fonctionnaire, en France, possède un droit de naissance à ce que la population le traite avec déférence et s’incline sur son passage. Toute autre attitude est qualifiée d’insulte, ce qui permet aux Marco Polo de cette terre de grimper aux rideaux en poussant des petits cris de vierge effarouchée — et pendant ce temps-là, ils s’abstiennent soigneusement de répondre aux graves accusations portées à leur encontre sur les détournements de fonds dont ils sont bénéficiaires, et sur la destruction de l’économie française réalisée par le système étatique dont ils se font les soutiens.

    Et maintenant, ceci :

    Alissa Zinovievna Rosenbaum.

    De mieux en mieux. Le fonctionnaire menteur Marco Polo fait son coming-out anti-sémite.

    Je restitue le contexte de cette citation, car ça en vaut le jus :

    Marco Polo | 28 septembre 2013 à 16 h 00 min

    Mais revenons à l’essentiel. Nous n’avons aucune leçon de morale à recevoir de la part d’un fan d’Alissa Zinovievna Rosenbaum, l’apologiste bien connue de l’égoïsme et en réalité chef de secte dont les écrits sont d’une affligeante pauvreté.

    J’apprends donc que je serais un fan d’Alissa Zinovievna Rosenbaum. C’est ennuyeux, car j’ignore totalement qui est Alissa Zinovievna Rosenbaum. Je n’ai même jamais lu ce nom-là. Bien entendu, je fais une recherche Google, et j’apprends qu’il s’agit du nom d’origine d’Ayn Rand.

    Absolument personne ne désigne Ayn Rand sous le nom d’Alissa Zinovievna Rosenbaum, qu’on l’admire ou qu’on la critique. Mais Marco Polo, lui, juge indispensable d’employer le nom qui dénonce Ayn Rand comme juive. Comme il dit, c’est bien cela « l’essentiel ».

    Mais c’est un hasard, hein. Il n’a rien dit, Marco Polo. Il n’a pas prononcé le mot « juif ». Il s’est contenté d’adopter le procédé sournois et hypocrite de ceux qui disent Copelovici pour Jean-François Copé, ou Anne Sinclair-Rosenberg pour Anne Sinclair.

    Hein ? Anti-sémite ? Moi ? Mais non. Seul un légitime souci de précision m’anime.

    Donc, pour en revenir au fond, le fonctionnaire menteur Marco Polo prétend que je serais « un fan d’Ayn Rand ».

    C’est ennuyeux, car je n’ai jamais lu un livre d’Ayn Rand.

    C’est ennuyeux, car je ne parle pratiquement jamais d’Ayn Rand. Ni sur ce fil, ni ailleurs.

    Aussi loin que je me souvienne, j’ai dû mentionner une fois son nom. Pour en dire du mal.

    Marco Polo est un menteur.

    J’aimerais rappeler, à ce stade, que parmi les « cadres traditionnels de la société », il y a l’obligation de ne pas mentir. Mais je suppose que c’est un détail de l’histoire des sociétés.

    Marco Polo n’en a rien à foutre de ce qu’est le libéralisme, de ce que pensent les libéraux, de ce que disent les libéraux en chair et en os qui lui parlent. Marco Polo, comme tous les anti-libéraux, s’est fabriqué sa petite poupée ultra-libérale dans sa chambrette, et s’emploie à la percer d’épingles en bavant, le regard dans le vague.

    On remarquera que, comme tous les stato-gauchistes, Marco Polo, à partir du moment où il est à court d’arguments, dit « nous » au lieu de « je ». Il se met carrément au « nous » de majesté. Ce n’est plus le fonctionnaire anonyme dans sa cambrousse, perdu au milieu d’un monde qu’il ne comprend pas, et qui se rassure comme il peut en se bricolant des ennemis simples d’où viendrait tout le mal : « l’ultra-libéralisme », la Juive Ayn Rand.

    C’est un chef de guerre à la tête de ses troupes, l’héritier des rois de France qui va vous écraser, fort du soutien de tous ses potes fonctionnaires.

    Sur ce dernier point, il n’a pas tout à fait tort. C’est bien le problème. Simplement, il pourrait se faire plus discret, dans son propre intérêt. Ce n’est pas l’emploi du « nous » de majesté qui va contribuer à réfuter l’analyse d’une France écrasée par le joug fonctionnarial…

    Revenons au travail du dimanche. Pour respecter « les cadres traditionnels de la société », il conviendrait de ne pas travailler le dimanche.

    L’ennui est que le travail du dimanche n’est pas interdit, et ne l’a jamais été.

    Marco Polo ment, une fois de plus.

    Personne –- et les fonctionnaires stato-gauchistes encore moins que les autres -– n’exige l’arrêt des trains le dimanche, l’arrêt du transport du courrier le dimanche, l’arrêt des centrales électriques le dimanche, la fermeture des restaurants le dimanche, l’interdiction des marchés le dimanche, la fermeture des boulangeries le dimanche, l’interdiction pour les taxis de circuler le dimanche, la fermeture des hôpitaux le dimanche, l’interdiction des vols aériens le dimanche, la fermeture des hôtels le dimanche, la fermeture des commissariats le dimanche, la fermeture des musées le dimanche, l’interruption de Radio Courtoisie le dimanche, l’interdiction de nourrir le bétail le dimanche, l’arrêt de l’eau courante le dimanche (qui coule toute seule dans les tuyaux, sans ouvriers, sans techniciens, sans rien), le blocage d’Internet le dimanche (qui comme chacun sait, marche tout seul : c’est Dieu qui l’a fait le huitième jour, et, depuis, roule ma poule, ça permet aux Marco Polo de ce monde de déverser leurs âneries sans le concours de personne).

    Mais tout ça, ce n’est pas du travail. Ce sont des « acquis sociaux ». C’est ce qui permet aux bobos, aux fonctionnaires et aux catholiques intégristes de manger leurs croissants tout frais et tout chauds le dimanche matin avant la messe, puis de se taper la cloche dans un bon petit resto bien de chez nous avec des produits sans OGM de pitis producteurs votant Front national, puis de se faire une petite exposition dans un musée subventionné, avant d’acheter le dernier brûlot de Thomas Piketty dénonçant le capitalisme dans sa librairie de proximité indépendante de gauche -– dont personne n’exige la fermeture le dimanche, vous avez remarqué ?

    Ils puent de la gueule, les employés des librairies ? Il n’ont pas droit à une vie de famille, comme les autres ?

    La prétendue opposition au travail le dimanche est simplement une opposition au capitalisme et à l’économie de marché. C’est une autre façon de répandre la propagande néo-marxiste et la bigoterie catholique (que je distingue de la foi).

    Le plus piquant étant que Marco Polo est contre l’ouverture des (grands) magasins le dimanche, au nom de considérations « traditionnelles » (donc, en gros, catholiques), mais qu’il est un anti-sémite sournois.

    C’est évidemment tout à fait incohérent, car qui, comme Marco Polo, fait une interprétation irrationnelle, extrémiste et superstitieuse de la tradition afin de proscrire le travail un jour par semaine, sinon les Juifs orthodoxes ?

    Ce sont les Juifs orthodoxes qui vont jusqu’à s’interdire d’allumer l’électricité le samedi, ce que Marco Polo devrait faire, s’il était honnête avec son extravagante prétention à interdire, à des gens qu’il ne connaît pas, d’acheter du parfum sur les Champs-Elysées entre 21 heures et minuit, à des gens qui sont volontaires pour le leur vendre.

    Mais Marco Polo est malhonnête. Marco Polo ne cherche pas à préserver la vie de famille, puisque la vie de famille des employés d’EDF (pourtant fonctionnaires…) ne compte pas, pour lui. Marco Polo n’a même pas une démarche symbolique, voire religieuse, au contraire de ce qu’il nous tartine. Car, si c’était le cas, il devrait, en solidarité avec les malheureux employés d’EDF réduits en esclavage par un odieux gouvernement pour lui procurer l’électricité le dimanche, s’abstenir volontairement d’allumer les interrupteurs ce jour-là (et d’accéder à Internet, ce qui nous ferait des vacances).

    Certes, il ne pourrait pas, par ce seul geste, empêcher l’effroyable sabotage, par l’entreprise communiste EDF, de la vie de famille de ses salariés exploités jusqu’au trognon, mais enfin, ce petit sacrifice montrerait qu’il place ses valeurs au-dessus de son petit confort, que les principes et la tradition importent plus, pour lui, que les misérables avantages matériels que notre société consumériste érige en idoles.

    Ce que font les Juifs orthodoxes, eux.

    Et sans chercher à imposer leurs mœurs et leurs bizarreries religieuses à autrui. Les Juifs ne tentent pas d’interdire à Marco Polo d’allumer l’électricité le samedi (ni même le dimanche). Marco Polo, lui, prétend interdire aux gens d’acheter du parfum le soir et des perceuses le dimanche. Et avec lui, tout un tas de gens, à droite comme à gauche.

    C’est Marco Polo qui devrait se mettre des papillotes, et les teindre en bleu-blanc-rouge.

  13. Et tout le monde sait que vous êtes retraité, Robert.
    Ce qu’on ignore encore, mais que je vais révéler pas plus tard que tout de suite, c’est que vous êtes retraité d’EDF (ce qui explique votre relative jeunesse).
    J’ai mes sources.

  14. Merdre alors, je ne comptais pas lire toute la tartine de Robert, mais voilà, ami des mots comme je suis, je me suis fait avoir, et il me faut donc répondre à l’accusation d’antisémitisme avant que la Halde, gentiment renseignée par Marchenoir, ne se procure mon adresse IP.
    Je tiens donc à préciser sans tarder que je suis moi-même Juif (d’origine polonaise), et que mon vrai nom est Marcus Polonstein.
    Bien attrapé, hein, Robert !

    Bon, ce qui est intéressant, c’est l’incapacité absolue de ce bon vieux Bob à répondre autrement qu’en s’en prenant à la personne de son interlocuteur. Aucune argumentation de fond, seulement des accusations d’antisémitisme, d’ultra-catholicisme, de fonctionnarisme, etc. Robert n’est même pas assez intelligent pour comprendre que dans la mesure où nous parlons tous deux sous pseudonyme les attaques personnelles sont dérisoires, en plus d’être intellectuellement nulles. Il n’est pas assez intelligent pour comprendre que défendre l’honneur intellectuel de « Robert Marchenoir » n’a aucun sens, puisque « Robert Marchenoir » n’est qu’un acteur. On dirait qu’il se prend vraiment pour Robert Marchenoir, par moments.
    Notons au passage que Marchenoir est tellement ignare qu’il ignore avoir choisi pour pseudonyme l’un des doubles littéraires de Léon Bloy. Ce qu’il faut bien comprendre, en définitive, c’est que Marchenoir (Robert), passe son temps à avouer qu’il n’a pas lu de livres, ce qui concorde avec le fait qu’il passe sa vie sur internet à faire vivre son pantin pseudonommé « Robert Marchenoir ».

    C’est l’un des défaut d’internet : mettre sur le même plan les gens qui ont passé un peu de temps à se former, et les Robert Marchenoir…

    Mais il faut reconnaître au bonhomme une qualité. Il est tenace, et les humiliations successives qu’il essuie ne le découragent pas.

    • Vous avez une position sur le travail dominical, identique au bloggueur Koztoujours., blog commenté, bien entendu, par un certain Robert Marchenoir (il est partout, sa vie ne se résumant qu’à ça), mais bizarrement, sur ce blog, il ne conspue pas son auteur d’être un fonctionnaire gauchiste téléguidé par le kommintern nord coréen.

      Vos arguments sont donc identiques avec Koz, mais cela ne provoque pas les mêmes réactions. Ca doit être votre pseudo qui ne lui revient pas, il ne doit pas aimer les Vénitiens.

      • Je vous éclaire : je suis un salopard de fonctionnaire, donc, quoi que je dise, quoi que je fasse, je ne suis qu’une crevure, une merde qui lui vole son argent pour se payer des putes et des langoustes.
        Un jour j’ai dit que les salariés d’EDF avaient de scandaleux avantages, et Marchenoir, au lieu de me féliciter, m’a reproché de n’avoir aucun sens de la solidarité élémentaire…
        A ce niveau c’est pathologique.
        Un fonctionnaire a tort quand il dit blanc. Il a tort quand il dit noir. Les arguments n’intéressent pas Marchenoir, seul compte pour lui le statut de celui qui parle. On est donc très largement en-deçà de la pensée ; on est dans le réflexe programmé et le délit de sale gueule.
        Cela fonctionne aussi en d’autres domaines. Par exemple, si vous êtes Noir, vous êtes automatiquement un sous-homme, tandis que si vous êtes Juif (ou Suisse) vous êtes automatiquement un ubermensch. C’est assez simple, les catégories sont bien rodées.

        Disons le mot : on est là face à une structuration raciste de la pensée.

  15. Je remets ici ce que j’ai dit chez Paul-Emic :

     » il y a bien d’autres choses derrière la fin du Dimanche chômé,le 7ème jour, jour de repos, jour du Seigneur.
    Dans le même temps, on veut remplacer des fêtes chrétiennes par des fêtes juives et musulmanes.
    A quand le repos le Vendredi et Samedi, en remplacement du Samedi et Dimanche ? »

    Vous avez vu qui sont les salariés qui tiennent absolument à bosser dans les magasins de bricolage du 93 le Dimanche ?
    Et vous avez vu les clients, dans le 9-3 ?

  16. Marco, vous prêchez un convaincu depuis de longue date. Marchenoir est juste une sorte de capitaine Haddock du net : un type complètement ridicule, qui amuse, en fait, tout le monde, avec ses propos outranciers.
    On peut aussi citer De Funes, une sorte de commissaire Juve ridicule.

    Il fréquente le site de koztoujours qui tient rigoureusement les mêmes propos que vous, sur le travail du dimanche, sans déclencher les mêmes borborygmes de la part de Bobby. C’est donc un réflexe pavlovien de sa part de vous rentrer dans le lard. En fait, il avait 2 heures à tuer donc il vous a pondu une tartine, surement en partie copier/coller d’autres tartines dont il crépit le net.

    C’est divertissant.

  17. Dans un pays qui s’appelle la France et dont l’extrême-droite d’extrême-gauche ignore visiblement tout, un actif sur trois travaille régulièrement ou occasionnellement le dimanche.

    Dont de nombreux fonctionnaires.

    Mais c’est la faute à l’ultra-libéralisme et à l’égoïsme prôné par la Juive Ayn Rand, dont les Français ignorent tout.

    Maintenant que, grâce à un large consensus balayant tout le spectre politique et religieux, nous savons enfin où se trouvent les vraies valeurs et l’intérêt des familles, nul doute que des mesures seront prises rapidement afin que ce tiers des Français cesse de perturber les cadres traditionnels de la société.

    Redressant ainsi, de façon vigoureuse, la courbe du chômage.

    Ah, pardon : en principe, c’est la production qui devait se redresser, et la courbe du chômage s’inverser.

    Mais l’essentiel est bien que Wallerand de Saint-Just soit d’accord avec Jean-Luc Mélenchon.

    • « Un actif sur trois travaille régulièrement ou occasionellemnt le dimanche . Dont de nombreux fonctionnaires. »

      Et pas seulement le dimanche, mais aussi en semaine compte-tenu de larges plages de temp libre.

  18. …Et Jean-Luc Mélenchon qui prend ses instructions au Front national, à moins que ce ne soit l’inverse :

    http://www.20minutes.fr/societe/1229409-20130929-travail-dominical

  19. Très drôle, d’habitude je crache sur les sondages, mais il y en a un qui est très drôle. A peu près 70% des Français sondés veulent que les commerces soient ouverts le dimanche, mais sur ces 70%, presque tous refuseraient de travailler le dimanche.

    Donc, oui au travail le dimanche, mais pour les autres. Oui, nous sommes bien en socialie.

    • Et où voyez-vous un problème ? A moins de considérer que travailler le dimanche soit une punition, ce qui est effectivement le point de vue des opposants.

      Le sondage que vous évoquez est tout à fait cohérent : il témoigne que les Français sont pour la liberté. Si certains veulent travailler le dimanche, ils doivent être libres de le faire. Personne ne réclame l’obligation de travailler le dimanche, bien que ce soit le présupposé du discours des Marco Polo et autres petits chefs néo-marxistes associés.

      C’est curieux, que les gens soient à ce point oublieux de ce qu’est la liberté, dans spéhi. Ca se comprend, ils ne sont plus habitués.

      Le rythme de travail habituel, traditionnel, en France, c’est du lundi au vendredi (en passant, personne ne semble s’indigner du travail le samedi : pourquoi ?). En tout état de cause, la plupart des gens continueront à travailler du lundi au vendredi.

      Ce sondage montre simplement que les Français souhaitent que les gens qui le veulent puissent travailler le dimanche. Ce sera toujours une minorité.

      Ces personnes seront donc satisfaites, et les personnes qui profitent des services dispensés le dimanche seront satisfaites aussi.

      C’est tellement inconcevable, que les différentes parties à un contrat puissent être satisfaites les unes comme les autres ? C’est tellement inconcevable, que chacun ait des besoins et des aspirations différents, que certains souhaitent travailler le dimanche, que d’autres non, que certains souhaitent bénéficier de services le dimanche, que d’autres non, que certains commerces veuillent ouvrir le dimanche, que d’autres non, que les hommes ne soient pas tous les mêmes, qu’ils puissent collaborer librement et se mettre d’accord librement, sans interférence de petits chefs gouvernementaux ne pouvant concevoir la vie sans brider la vie des autres, sans que la bigoterie religieuse s’en mêle, sans que des blogueurs frustrés cherchent à obliger tout le monde à vivre comme eux (enfin, d’après ce qu’ils en disent, car c’est, plus souvent : faites comme je dis, pas comme je fais) ?

      C’est tellement inconcevable que, globalement, vu la diversité des hommes, de leur nature, de leurs capacités et de leurs aspirations, on trouve toujours moyen de s’arranger, et que chacun finit par trouver chaussure à son pied ? Sans que les aspirants communistes et les fascistes planqués derrière leur clavier n’aient à s’en mêler ?

      Evidemment, cela va à l’encontre du marxisme épais et gluant dans lequel baigne spéhi depuis des décennies. Cela condredit directement la théorie de la lutte des classes, qui a tellement bien imprégné les esprits que bien des gens n’arrivent plus à penser en dehors de ce cadre, même s’ils ne se considèrent pas comme marxistes.

      Et pourtant, c’est bien ainsi que fonctionnent les sociétés, la plupart du temps.

      • « Personne ne réclame l’obligation de travailler le dimanche », je crois que vous touchez là au problème de base.
        Je ne suis pas marxiste pour un sou, que chacun travaille comme il l’entend, quand il veut. Juste, il ne faudrait pas en arriver comme aux Etats-Unis, à devoir obligatoirement travailler le dimanche si l’on signe un contrat.
        Comme d’habitude, tant que ça reste des exceptions, je n’ai aucun problème. Les gens sont libres de bosser si ça les chante. Si après on généralise et que tout le monde est obligé de travailler 2 dimanche sur 4, ça me posera peut-être un problème.

        La loi telle qu’elle est faite sert peut-être de pare-feu, et évite pour le moment de ne pas travailler le dimanche sans en être obligé.
        Evidemment, je ne peux par principe être contre la liberté de travailler.
        Mais bon, entre liberté et burn-out, je n’arrive pas à avoir d’avis tranché sur la question. Mon commentaire précédent avait juste pour but de souligner un trait de caractère bien Français.

        Pour le moment, les gens qui travaillent le dimanche sont libres de le faire, à moins qu’on empêche de parler ceux qui sont obligés de le faire.

  20. « …Pour le moment ils versent de la nitroglycérine dans un hochet. L’étape d’après sera de le donner à un bambin hyperactif. … »
    Ah c’est malin!
    Et un éclat de rire transformé en quinte de toux intempestive sur le plateau où je bosse. Bon OK, je perds parfois un peu de temps à naviguer vers des sites douteux, voire nauséabond.

  21. Le rapport de forces entre employés et employeurs est un problème distinct de la possibilité légale de travailler le dimanche. Le rapport de forces entre employés et employeurs est équilibré lorsqu’il n’y a pas de chômage. Dans les pays libéraux comme la Suisse, par exemple.

    L’étatisme crée le chômage. Plus la dépense publique est élevée, plus le chômage est important. Les statistiques sont irréfutables à cet égard.

    http://institutdeslibertes.org/my-taylor-is-still-rich-ou-petit-bande-dessinee-a-lusage-de-la-grande-bretagne/

    Que messieurs les étatistes commencent par diminuer radicalement la dépense publique, avant de prétendre s’intéresser au sort des pauvres salariés qui seraient (prétendument) obligés de travailler le dimanche. Mais je suppose que les étatistes préfèrent le chômage (dans le secteur privé) au travail… puisque ça leur permet de se prétendre, eux, indispensables (et de justifier leur traitement financé par l’impôt).

    Seul « l’Etat-stratège » et le « ministère du redressement productif » seraient en mesure de créer des emplois. En réalité, c’est le contraire. La machine stato-fonctionnariale, pour se nourrir, parasite les légitimes profits des entreprises privées, et par conséquent empêche l’investissement et la création d’emplois. C’est pourtant simple…

  22. Il est naïf de croire qu’en laissant les gens s’organiser tout seuls le meilleur système, respectueux des libertés de chacun, va spontanément se mettre en place. Cette position est celle de la main invisible. Elle suppose que l’ordre l’emporte sur le désordre si on laisse les choses suivre leur cours naturel. C’est une croyance métaphysique qui ne repose pas sur une observation sérieuse de la réalité. Dans la réalité humaine, nous voyons au contraire une tendance naturelle au grand foutoir, à l’exploitation de l’homme par l’homme et à la loi de la jungle.

    C’est pourquoi on a inventé l’Etat, les lois et la police.

    Bien entendu, on peut être anarchiste ou marxiste et croire que l’Etat est inutile, que l’homme est fondamentalement bon et qu’en le laissant tranquille il va le rester.
    C’est le point de vue de Marchenoir, qui n’a pas une connaissance suffisante du marxisme (bien qu’il en parle tout le temps) pour savoir que Marx et les anarchistes partagent ce présupposé métaphysique de l’ordre spontané. Il est vrai qu’entre cette croyance et la main invisible du libéralisme smithien il y a l’épaisseur d’une feuille de papier.

    C’est donc parce que les gens ont tendance à faire n’importe quoi qu’il faut maintenir des cadres.

    Avec le principe de liberté de Marchenoir, rien n’empêcherait par exemple que les Français se mettent à s’habiller n’importe comment, en suivant leurs envies qui ne nuisent pas aux autres, dans un esprit de saine collaboration (et autres blagues pour ados anars), par exemple en se vêtant massivement de djellabas.

    Normalement il n’est pas nécessaire de légiférer sur les vêtements : la coutume assure un minimum de cohésion. Grâce au principe de liberté individuelle érigé en dogme, plus rien ne protège la société contre les forces centrifuges et il faut légiférer de plus en plus. L’inflation des lois ne provient pas d’un étatisme doctrinal marxisant, mais bien d’un libéralisme conscientisé et actif. L’exemple du « mariage pour tous » le confirme suffisamment.

    Suivre les envies et besoins des individus en toutes circonstances, en espérant que les choses s’équilibrent d’elles-mêmes, c’est construire les conditions de l’enfer sur terre, rien de moins.

    La société se disloque. Plus aucun espace n’est commun entre les individus. La mobilité spatiale et temporelle rend impossible la vie de famille et les relations intergénérationnelles ; elle enferme les individus dans leurs petits désirs, chacun devenant la monade de Leibniz, entièrement vouée à la satisfaction de ses intérêts personnels au mépris de tout élan collectif. Les hommes n’ont plus de patrie. Leur pays, c’est l’argent et ce qu’ils croient être le bonheur. Ils n’ont plus de croyances communes. Bientôt ils n’auront plus de langue commune.

    Concevoir la vie sociale sous la forme d’un simple contrat, comme le soutient Marchenoir, est une folie dénoncée par Durkheim, mais déjà par tous les penseurs du collectif, à commencer par Aristote. Durkheim remarque que le contrat ne crée du lien social que temporairement ; il n’empêche que pour un temps, et dans des conditions précises, la guerre pour l’accaparement des richesses et du pouvoir. La paix ne tient que tant que les deux parties y ont intérêt, et rien n’est plus mobile que l’intérêt. Nous avons oublié que la condition naturelle de la vie est la guerre, que l’homme est un loup pour l’homme et qu’il faut brider les individus, oui, les brider, pour éviter qu’ils ne s’entredévorent. Il faut qu’ils partagent quelque chose, langue, coutumes, nation, et même, dans une certaine mesure, horaires, pour « faire société ». Les libertés doivent être sérieusement encadrées, car elles tuent et oppriment plus sûrement que tous les fascismes. Aujourd’hui que nous avons la « liberté » d’être femme ou homme, à notre gré, sommes-nous plus libres ? Sans repères, livrés à leurs désirs changeants et obscurs, les jeunes gens se cherchent au lieu de se trouver, se déconstruisent au lieu de se construire, noyés dans un océan de liberté sans la moindre bouée. Dans quelles folies le libéralisme de Marchenoir peut-il encore nous entraîner ?

    Alors il ne s’agit pas d’interdire à tous le travail dominical ou de nuit, c’est évident. Mais il faut des principes. Il faut que le travail dominical ne devienne pas aussi naturel que le travail du lundi, il faut préserver des cadres sociaux historiques, une continuité entre hier et aujourd’hui.

    Je rappelle enfin que le dimanche a déjà été supprimé une fois dans notre histoire, remplacé par un décadi révolutionnaire qui, lui, n’arrivait qu’une fois tous les dix jours au lieu de sept (belle arnaque !). Ceux qui alors cessaient de travailler les ci-devant dimanches risquaient une punition sévère. Mais Napoléon, dans sa grande sagesse, nous a redonné nos dimanches, et, avec eux, nos traditions françaises et chrétiennes, c’est-à-dire (et il n’est question ici de bigoterie que dans le cerveau malade d’un homme qui ne respecte pas ses ancêtres), une part de notre identité.

    Ne laissons pas Marchenoir et ses amis transformer notre société, abolir nos traditions, nous rendre oublieux de nos pères, détruire toute continuité et saloper ce qui fait de nous ce que nous sommes.

    Debout, les Hommes !

    • Vous commencez à raconter un peu trop ostensiblement n’importe quoi, vous. Tout cela pour nous seriner une nouvelle fois que la liberté individuelle s’oppose par essence à l’existence de tout principe comme un vulgaire contributeur de média citoyen. Le renard libre dans le poulailler libre, et autres contes à dormir debout avec lesquelles le socialiste s’amuse à se faire peur comme un gamin avec des contes d’ogre.

      Il n’y a pas un seul libéral un peu sérieux qui ne reconnaisse l’importance fondamentale du facteur social, de la même manière qu’il n’y a pas un seul libéral un peu sérieux pour défendre la fuite en avant perpétuelle dans les droits individuels, les entitlements, qui se font le plus souvent sur le dos de la collectivité et qu’on envisage de nous faire passer pour le libéralisme triomphant.

      On va le rappeler une bonne fois pour toutes, dans le fol et vain espoir de sortir de cette éternelle tarte à la crème sur laquelle bloquent tous les Marco Polo du monde. Il y a trois choses qui maintiennent une société en ordre : la pression des pairs, la persuasion morale et l’opprobre sociale. La morale, c’est affaire de religion, de coutumes et si je puis dire, d’habitus culturel. Ça ne relève certainement pas, et ne relèvera jamais, du carcan infernal de lois et de pénal que devient notre société, formatée en cela par des prêcheurs de contrôle qui hurlent à la toute-puissance de la liberté individuelle incontrôlée en accélérant leur verrouillage. Il n’y a que dans les démonstrations enfiévrées de théoriciens paniqués que l’individu libre est du même coup détaché des contraintes sociales seules aptes à prévenir son retour à l’état sauvage.

      Le gouvernement n’est pas la société, la coutume n’est pas la loi. Voilà pourquoi on a des sondages où la proportion de Français favorable au travail le dimanche est égale à celle qui ne souhaite pas travailler le dimanche, sans que ce soit incohérent. Nous avons ici des gens qui souhaitent pouvoir acheter des biens le dimanche, et d’autres qui sont prêts à leur en vendre. S’opposer à leur mise en relation est simplement inutile et ridicule. La question des rapports de force employeurs-employés et les couplets sur l’exploitation n’interviennent que parce que le chômage est galopant, ce qui est un autre sujet comme il a été vu plus haut.

      • Il est dommage que vous pensiez vous en sortir en insultant votre interlocuteur.
        Il semblerait que les libéraux aient massivement adopté les mœurs de Marchenoir, sans se rendre compte que cela ne peut que les desservir.
        Ainsi, il est inutile et contre-productif de dire que je me comporterais « comme un vulgaire contributeur de média citoyen », d’abord parce que ce n’est pas bienveillant, et que l’on suppose d’emblée que votre animosité va parler plus que de raison, ensuite parce qu’il se peut très bien que les médias citoyens disent parfois des choses sensées.

        La rhétorique irrigue un peu trop votre discours à mon goût. Quand vous nous dites qu’il n’y a pas un libéral au monde pour penser ceci ou cela, croyez-vous nous avoir bien convaincus ? Quelle preuve apportez-vous ? Vous tentez simplement de passer en force sans offrir le moindre argument.

        Vous semblez trouver ridicule la métaphore du renard libre dans le poulailler libre, alors qu’elle n’a contre elle que son usure. Mais des vérités rabâchées n’en demeurent pas moins vérités. J’espère que vous ne taxerez pas Thomas Hobbes d’être un vulgaire contributeur de médias citoyens, mais c’est lui qui a dit que « l’homme est un loup pour l’homme » et, je cite encore, qu’une « liberté entière est une liberté stérile ». Ce « conte à dormir debout », comme vous dites, n’émane pourtant pas d’un « socialiste », mais vous semblez ignorer les bases mêmes de la science politique et de l’histoire de la philosophie politique.

        Vos procédés sont parfois infantiles. Ainsi :

        « On va le rappeler une bonne fois pour toutes, (…). Il y a trois choses qui maintiennent une société en ordre : la pression des pairs, la persuasion morale et l’opprobre sociale ».

        Comme si tout le monde était censé partager cette conviction libérale personnelle comme une vérité démontrée ! C’est cela que vous voulez rappeler une fois pour toutes, avec la certitude de clouer le bec au monde entier ? Auriez-vous douze ans ?

        Ce que vous nous dites là repose sur la croyance métaphysique libérale de l’ordre spontané. Tout se passe bien si on laisse les gens tranquilles. En réalité, vous avouez même ici votre penchant libertarien plus que libéral, puisque vous ne laissez aucune place à l’Etat ou aux lois. Ce qui rend inopérante votre référence à « tous les libéraux », dans lesquels vous auriez bien du mal à vous reconnaître en campant sur les positions affichées ici (car tous les libéraux ne sont pas libertariens, évidemment).

        Votre seul argument, m’a-t-il semblé, manque de justifications. Vous dites que l’on peut vivre en société sans lois, sur la base de la seule pression sociale (pression des pairs, opprobre social, persuasion morale). Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup de lecteurs susceptibles de vous suivre, tant cette vision contredit massivement la réalité. Il vous faudrait expliquer pourquoi, sans lois, l’enfer apparaît immédiatement. Pourquoi Marseille est un coupe-gorge, malgré la pression sociale qui s’y exerce comme ailleurs. Pourquoi la persuasion morale n’a pas l’air d’y fonctionner à fond, pourquoi la pression des pairs semble plutôt exciter la violence qu’apaiser les tensions. Il vous faudrait donc nous convaincre, à la suite de Rousseau, le vrai père spirituel du libéralisme et de l’anarchisme, que l’homme est un doux agneau qui n’a pas besoin d’être tenu en bride, ou alors que les brides « naturelles » que sont ces pressions sociales suffisent à tout.

        Moi, ce que je vois, c’est l’existence de ces pressions, mais à l’intérieur de communautés données, qui n’empêchent pas ces communautés de tuer et piller les membres d’autres communautés, puisque la pression des pairs, la persuasion morale et l’opprobre ne s’imposent qu’à l’intérieur de chacune de ces communautés. Pour un Rom, vous n’êtes pas un humain. Ce que je vois, plus globalement, c’est l’éclatement de toutes les coutumes, et donc de cette pression sociale « naturelle » qui selon vous arrange tout.

        Les contraintes sociales ne s’imposent pas toute seules. Elles jouent un rôle, assurément, mais ne sont pas suffisantes. Et cela spécialement dans le type de société qui est le nôtre, la société individualiste. On pourrait à la rigueur imaginer que votre modèle fonctionne dans la France rurale de 1427, où l’individu était peu de choses par rapport au groupe, mais aujourd’hui ! C’est votre libéralisme qui n’a eu de cesse de réduire la pression sociale qu’aujourd’hui vous considérez avec tant de bienveillance (alors qu’un des fondements du libéralisme a été de la vider de son sens). C’est le mouvement même de l’individualisme qui a rogné les pouvoirs de toutes les institutions non étatiques : religions et coutumes. Et aujourd’hui vous en appelleriez à ces vieilleries pour justifier votre haine de l’Etat ? Quelle inconséquence majeure ! Marchenoir est plus logique, lui, quand il nomme « bigoterie » cette tradition ridicule à ses yeux du dimanche chômé. En voilà un qui ne prétend pas nous faire travailler le dimanche tout en nous vantant les bonnes vieilles traditions spontanément régulatrices !

        Ainsi, je suis obligé de conclure en affirmant que vous n’avez pas assez creusé votre anthropologie pour venir m’apporter aujourd’hui la contradiction. Bien entendu, j’accueillerais avec la bienveillance nécessaire toute autre remarque, mais j’ose espérer que vous aurez compris que le ton du professeur, adopté par vous ci-dessus, ne concorde qu’à moitié avec la pertinence de vos propos.

      • L’insulte, comme vous y allez. Je comprends que vous soyez sensible de l’invective au vu de la teneur habituelle des débats, mais gardons le sens des proportions, si vous le voulez bien. Le libéralisme c’est l’absence de règles sociales, c’est un troll qu’on trouve sur Agoravox ou Rue89, et en suggérant que vous seriez capable de défendre des points de vue d’une plus haute tenue, il me semble au contraire vous prêter un a priori plutôt favorable.

        Pour le reste, les libéraux, comme vous dites, figurez-vous qu’ils sont un peu fatigués de voir en permanence leurs positions déformées et caricaturées, et ça explique pourquoi ceux qui ne restent pas à dogmatiser tout seuls dans leur tour d’ivoire ne se privent plus trop pour utiliser les armes qu’on leur oppose, le mot est faible, en permanence. Vous qui ne vous privez pas vous-même pour manier à cœur joie l’ironie mordante, je suis certain que vous pouvez comprendre.

        Pourquoi Robert Marchenoir vous prend-il de haut, la Crevette archive-t-elle ses argumentations à lui sans prêter attention aux vôtres, ou me permets-je de vous apostropher ainsi, d’après vous ? Je vais vous confier une chose, Marco Polo : on ne naît pas libéral et rétif à l’autorité et à l’Etat. On se rend à l’évidence une fois qu’on a pris la peine de comprendre ce qui ne marche pas, que ce soit anthropologiquement, politiquement ou économiquement, dans le principe religieux de l’Etat-centralisateur-dispensateur. Puis, on se rend compte qu’on est bien seul, que la majorité continue à cultiver sa foi du charbonnier, et si jamais l’on a le courage, la patience et le temps de se lancer dans le débat, on passe ce dernier à prendre mille précautions pour finir par expliquer des évidences. Si vous aviez une petite idée à quel point c’est fastidieux et fatigant, vous comprendriez probablement mieux pourquoi la Crevette se donne la peine d’archiver les argumentaires que Robert Marchenoir se donne la peine de construire. Parce que dans le fond, on le sait très bien, tous autant qu’on est, que nos longs argumentaires sont inutiles. Les gens veulent bien voir – ou non. Tout au plus, on peut semer le doute, à l’occasion. Et pour cause, le libéralisme, tel que pris en sa base, est effectivement une philosophie radicale – et radicalement à l’opposé des convictions par défaut du citoyen moderne, éduqué en dépendant qui s’ignore, addict à la fausse liberté de ne pas avoir à se préoccuper de ce qui le concerne. A ce compte-là, croyez-moi, sans la rhétorique pour le plaisir de la joute, je ne m’embêterais même pas à commenter.

        J’en viens, Marco Polo, de cet étatisme sur lequel vous vous arc-boutez pour construire les longs raisonnements qui sont les vôtres pour in fine parvenir à justifier l’usage de la coercition et des lois partout pour museler ce loup pour l’homme qu’est l’homme. Je ne suis pas davantage un libertarien, bien que je sois passé par là. Je crois par contre, fermement, qu’il y a une logique dans la liberté, et qu’il y a ceux qui la perçoivent et ceux à qui elle est étrangère. Ne comptez pas sur moi pour rentrer dans les nuances entre libertarien et libéral. Je me suis borné à exposer en aussi peu de mots qu’il est possible, ce que les gens dont c’est la spécialité retiennent généralement comme facteur de cohésion sociale. Je ne dis pas que c’est un tout. Je dis que c’est ce qui tient une société, et que quand ces facteurs-là ne la tiennent plus, elle se délite – ce qui est effectivement le cas en ce moment ; vous y verrez l’impact du libéralisme absolu et triomphant, moi pas, il est inutile de s’y étendre.

        Pour le reste, croire que ce sont les lois qui tiennent la société relèvent autant de l’argument d’autorité (ou de la foi du charbonnier, c’est comme vous voulez, mais dans tous les cas c’est la position que vous défendez a contrario), que ma façon de prétendre le contraire. Nous voilà donc au mieux à égalité sur ce point. Vous me renvoyez à mes chères études en statuant que je n’ai pas assez travaillé mon anthropologie. Je souris et vous renvoie aux vôtres en soupirant après vos assimilations bâclées et vos références à Rousseau en père spirituel du libéralisme.

        En réalité vous n’avez même pas encore commencé à effleurer le sujet sur lequel vous vous estimez en mesure de pérorer, et la différence entre vous et moi est que je sais, moi, ce qui s’oppose au libéralisme, alors que vous, malgré la position d’enseignant sur l’estrade à laquelle vous tenez et que je vous laisse bien volontiers, vous ne vous êtes même pas donné la peine d’examiner ce qui pouvait bien plaider en sa faveur. Le bon sens populaire ne saurait se tromper, et les images qui courent vous suffisent. Comme vous ne maîtrisez pas votre sujet, je maintiens, donc : il n’y a pas un libéral sérieux pour appuyer les âneries contre-productives et chaotiques que vous prêtez à votre homme de paille libéral. Vous ne trouveriez pas ce que vous dépeignez dans les écrits des gens qui font autorité en matière de libéralisme, si vous vous y étiez intéressé. Ce n’est pas le cas, et en attendant un hypothétique revirement d’état d’esprit de votre part, vous resterez hors-sujet.

      • Admettons donc que mon accusation était excessive et qu’il n’y avait aucune insulte dans votre texte. Je me range volontiers à vos explications sur ce point.

        Vous semblez défendre la crevette, ce qui me paraît impossible étant donné le registre dans lequel elle se confine. La néantisation d’autrui n’est jamais acceptable et affaiblit sa position, qui est aussi la vôtre. Avec de tels amis vous n’avez pas besoin que je devienne votre ennemi, aussi m’en garderai-je bien.

        Je comprends votre attitude de repli ironique liée au fait que le libéralisme est souvent caricaturé. N’exagérons pas cependant : il est aussi aux commandes en bien des domaines. Je ne suis pas farouchement opposé à une forme pragmatique du libéralisme, mais j’en conteste les fondements philosophiques. J’ai lu bien entendu un certain nombre d’auteurs libéraux et même libertariens, qui ne m’ont jamais convaincu. Je ne m’attaque pas aux auteurs, du reste, mais aux fondements, avec lesquels ils peuvent ne pas correspondre tout à fait, ce pourquoi je parle d’anthropologie. Tout repose bien en définitive sur une vision de l’homme et de ses conditions naturelles et sociales d’existence.

        Je ne défends certainement pas la coercition, comme ça, sans précisions, d’une manière générale. Vous êtes vous aussi dans la caricature. Je défends la loi, l’Etat, la force pour maintenir le lien social, oui, mais cela ne signifie pas que l’Etat ait tous les droits. Je pense par exemple qu’il en fait trop en matière d’éducation de la jeunesse, et qu’il ferait mieux de se contenter d’instruire. Ne croyez pas que le libéralisme soit la seule doctrine à faire cas de la liberté humaine !

        Vous ne répondez pas sur le fait que les coutumes, traditions et autres pressions sociales sont insuffisantes à maintenir le lien social. J’ai pourtant argumenté, en vous parlant de la méchanceté humaine, de l’idée de communauté et de Marseille, exemple d’actualité qu’il faudrait évidemment élargir. Il me semble que votre argumentation ne vaut pas la mienne et que vous bottez en touche.

        Enfin ne croyez pas que ces discussions soient inutiles. Je ne vais certainement pas vous convaincre, mais ceux qui nous lisent sont parfois capables de se faire leur propre opinion. Il suffit qu’ils voient qui argumente le plus, et le plus profondément, en revenant aux bases anthropologiques du problème.

  23. Je déteste ce genre de fils.
    J’aime bien les lire (quand la série m’intéresse), mais systématiquement y’a une grosse burne qui te sort le big spoilère !

    • Ce n’est pas gentil pour Marchenoir, mais ce n’est pas une raison pour se rendre ridicule en donnant un avis sur les avis des autres.
      Si tu n’es pas capable d’intervenir, ferme ta gueule.

  24. Le grand retour de la liberté individuelle comme valeur essentiellement chrétienne

    Quiconque lit les Evangiles ne peut pas ne pas être frappé par l’immense appel à la liberté individuelle qui s’en dégage. En rupture totale avec le judaïsme, jamais le Christ ne fait un appel à la communauté, au groupe, à la responsabilité « collective », à la tribu, à je ne sais quelle « raison d’Etat », prétextes toujours invoqués pour justifier des crimes.

    Le christianisme est le premier système intellectuel qui rompt totalement avec le tribalisme et ses dérives inhumaines. Il rompt ainsi avec toute notion collective. Il n’y a pas de morale collective, il n’y a qu’une morale individuelle. Il n’y a pas de bien collectif, il n’y a que des destinées individuelles qui s’additionnent.

    Le monde deviendra meilleur non pas parce que nous aurons trouvé le système politique parfait, qui ne peut exister puisque l’homme est imparfait (notion du péché originel) mais parce que chacun d’entre nous aura travaillé à s’améliorer tranquillement et aura cherché à faire le bien autour de lui, dans la mesure de ses moyens.

    Jamais le Christ ne dit à l’un de ses apôtres : « Va dire à un tel ou un tel de faire ceci ou cela », jamais.

    Il dit : « Si tu penses que quelque chose doit être fait, fais le toi-même ».

    http://institutdeslibertes.org/le-grand-retour-de-la-liberte-individuelle-comme-valeur-essentiellement-chretienne/

  25. Signalons la nouvelle méthode de persuasion du sieur Marchenoir, dont les textes fascinants sont religieusement repris sur le blog de son amie la Crevette, mais sans les messages contradictoires des autres et sans que l’on puisse l’y contredire. Un simple commentaire posté par moi, indiquant qu’il était dommage de ne pas reproduire les commentaires auxquels Marchenoir répondait, ce qui serait la moindre des choses, a bien entendu été censuré.

    Cela en dit long sur la teneur du libéralisme d’un Marchenoir ou d’une Crevette. Ils veulent bien discuter librement, mais entre eux et sans les autres. Quand les autres apportent une contradiction trop forte, ils les excluent et transportent leurs messages sur un autre support, expurgés des critiques qui réduisent à néant leur rêverie libérale.

    C’est ainsi que l’on peut indéfiniment penser faux.

    Voilà.
    Ce simple petit fait me donne raison. N’écoutons pas ces prêcheurs de liberté qui la nient si ouvertement.

  26. « La vérité c’est que le catholicisme, comme nombre de papes et de saints l’ont rappelé, est radicalement incompatible avec le libéralisme. » Catholibéraux

    C’est Nicolas le libéral qui l’affirme, nous pouvons le croire sur parole. Pauvre Crevette, sa vision du monde s’écroule. Entre Dieu et l’Argent, il faut choisir.

  27. Mince, le lien n’est pas passé. Le voici :

    http://ilikeyourstyle.net/2013/10/01/catholiberaux/

  28. Marco je laisse simplement la parole aux commentaires qui valent le coup. Vos « tartes à la crème » sans intérêt je n’en veux pas chez moi. Vous n’êtes pas contradictoire, vous êtes… rien.

    • Merci de confirmer que vos arguments se résument à cela.
      Tant pis pour le point Godwin, mais vous me parlez comme un nazi parlerait à un Juif. C’est triste de voir ce que le libéralisme échevelé et inconséquent a fait de vous.

      En réalité, vous n’êtes ni libérale, ni chrétienne.
      Les trois lignes que vous venez d’écrire le prouvent aux yeux de tous les esprits sains.
      Il est temps de réagir encore, peut-être.

      • Robert Marchenoir

        Vos aventures sur le blog de la Crevette sont du plus profond comique, Marco Polo. Dans un premier temps, vous manifestez votre désir d’interdire, à vous tout seul, avec vos petits bras, au tiers de la population active française de travailler le dimanche, au nom d’une nébuleuse idéologie qui vous appartient en propre.

        Autrement dit, Monsieur Polo est prêt à léser gravement les intérêts et la volonté de millions de personnes, à leur faire baisser leur salaire de 50 % (voire à le leur supprimer totalement, dans le cas de ceux qui ne travaillent que le dimanche), dans le simple but de ne pas être dérangé dans sa petite conception du monde à lui. Dans son petit confort mental personnel.

        Dans un second temps, Monsieur Polo se prend la porte dans la gueule sur le blog de La Crevette, et, au lieu de subir cette contrariété comme un homme, comme les sénateurs romains dont il nous fait l’éloge à l’occasion, comme un Dominique Venner dont il défend hystériquement le suicide sacrilège au nom de je ne sais quelle virilité païenne, au lieu de mettre l’affaire dans sa poche et son mouchoir dessus, il vient chouiner sur le blog de l’Amiral Woland, exhiber son tarin à peine rougeoyant et nous faire des discours sur la profonde injustice qu’il aurait subie.

        Et quel est le préjudice subi par Monsieur Polo ? Une infinitésimale piqûre d’amour-propre, celle qui correspond à un commentaire refusé sur l’un des milliards de blogs susceptibles d’accueillir son indispensable prose.

        Le même type qui se vantait bruyamment de m’avoir « humilié », plus haut sur ce fil (on se demande bien comment), vient pleurer, ici, pour la microscopique humiliation que lui aurait infligée La Crevette.

        On jurerait voir une racaille foutre le quartier à feu et à sang, puis se plaindre qu’on lui manque de « respé ».

        Si ce n’est pas un éclatant exemple du 2P2M, le fameux deux poids, deux mesures qui est la première loi de la gauche, je ne sais pas ce que c’est.

        Et puis ça ne vous suffit pas, Marco Polo. Vous en profitez pour passer une millième couche d’ignorance assumée et de mauvaise foi sur le libéralisme. La Crevette a refusé votre commentaire, donc ce serait contradictoire avec son libéralisme.

        Mais, bougre d’andouille, c’est précisément cela, le libéralisme ! c’est le droit de propriété. Charbonnier est maître chez soi. Un blog est une propriété privée. Il n’y a aucun drouâdlom qui vaille sur un blog. Le propriétaire laisse entrer qui il veut et met à la porte qui il veut.

        Cela ne porte évidemment pas atteinte à votre liberté d’expression. Vous êtes parfaitement libre d’exprimer toutes les âneries que vous voulez sur tous les blogs qui sont prêts à vous laisser le champ libre — et vous ne vous en privez pas. Vous êtes parfaitement libre de créer votre propre blog pour revendiquer l’interdiction aux étudiants de gagner leur vie pour financer leurs études, si ça vous chante.

        Mais, une fois de plus, vous construisez un homme de paille : vous revenez toujours, comme un hamster dans sa roue, à votre définition fantasmée, imaginaire et fallacieuse du libéralisme, puis vous reprochez à La Crevette de ne pas être libérale car elle ne s’y conformerait pas, alors qu’elle ne s’est jamais revendiquée d’une telle définition, pas plus qu’aucun autre libéral.

        Votre conception mensongère et diffamatoire du libéralisme, c’est la loi de la jungle, c’est un monde sans règles où règnerait la loi du plus fort, c’est un univers dépourvu de toute morale.

        Eh bien, si vous venez de vous prendre la porte dans la gueule, c’est précisément parce qu’il y a des règles et une morale dans le libéralisme. Il y a la règle du droit de propriété, qui veut que le créateur d’un blog sélectionne ses invités selon son bon plaisir. Il y a une morale, aussi : une morale intellectuelle, une morale du débat, et une morale humaine, une morale des relations entre les personnes.

        Je ne pense pas que vous respectiez cette morale, et c’est probablement pour cela que vous vous êtes pris en pleine poire la lourde de la réalité. Mais je doute que vous en tiriez les conséquences. Des libéraux vous ont expliqué des milliers de fois ce qu’était le libéralisme, et vous continuez à vous boucher les oreilles à regarder ailleurs, à prétendre que les libéraux ne pensent pas ce qu’ils pensent et qu’ils ne disent pas ce qu’ils disent.

        Dans ces conditions, il est tout de même excessivement gonflé de votre part de vous plaindre du râteau que vous venez de prendre.

      • Ah bon ? Parce que je chougne, moi ? Arrêtez un peu avec votre vocabulaire de cour de récré.
        C’est vous, mon vieux, qui en prenez tellement dans la figure que vous êtes obligé de vous replier dans un bunker sécurisé.
        Vous êtes incapable de répondre, alors vous allez parler tout seul en terrain conquis.
        Pitoyable.

  29. Sébastien je ne crois, pas que « ma » vision s’écroule!^^
    Ma foi ne repose pas sur la perception philosophique de l’Eglise, ici prise comme institution humaine (il y a aussi la dimension Eglise corps mystique du Christ, réalité invisible). La hiérarchie ecclésiale et jusqu’à son plus haut niveau a une vision socialiste ce qui est logique puisque c’est la vision qui domine aujourd’hui.
    Mélanger les genres -économie terrestre et économie du Salut- c’est un travers intellectuel basique qu’il faut éviter et qu’il est possible d’éviter me semble t-il même si on est plutôt mal barré à ce niveau-là. Le soi disant « libéral » Mr Martin de Nouvelles de France n’échappe pas à ce travers. C’est dommage. Et Nicolas souligne le fait avec beaucoup de clarté.

  30. N’empêche que quel que soit l’opinion qu’on peut avoir à ce sujet, l’échange Marchenoir/Polo est plutôt intéressant.
    Je trouve qu’il y a de bons arguments chez les deux.

  31. C’est bien aimable à Marine le Pen de confirmer ce que j’écris depuis un bon bout de temps :

    Marine Le Pen a fait sa mise en garde devant des journalistes et analystes d’opinion réunis à l’Express : « Nous ne sommes absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent font une erreur d’analyse totale ».

    Donc même l’extrême-droite, en France, est de gauche, mais à part ça la France n’est pas, dans les faits, un pays communiste.

  32. « Je m’élève encore plus contre la formulation d’extrême-droite », a poursuivi Marine le Pen en évoquant de futures poursuites judiciaires, à l’image de celles qu’avaient, a-t-elle relevé, intentées son père et fondateur du FN en 1997.

    De mieux en mieux. Donc, le Front national adopte les méthodes dictatoriales des gauchistes au pouvoir : tenter de faire taire ses opposants (et tous ceux qui prétendent exprimer librement leur opinion sur son programme) au moyen de poursuites judiciaires.

    Voilà qui confirme mon analyse sur le travail du dimanche : la France est remplie d’aspirants dictateurs. Indépendamment des étiquettes politiques.

    Charmante mentalité. C’est, je suppose, ce qu’on appelle la « morale publique ».

  33. Charte du Rassemblement Bleu Marine :

    La justice sociale suppose une contribution équitable de chaque citoyen et de chaque entreprise aux charges communes de la nation. L’effort et le mérite de chacun doivent être reconnus. Des corrections doivent être apportées pour garantir une réelle égalité des chances entre les citoyens.

    Voilà, Marine le Pen est pour la justice sociale, elle est donc socialiste.

    D’après le Front national, l’impôt ne sert pas à financer l’Etat, il sert à assurer la « justice sociale ». C’est une inversion des objectifs et des méthodes. Même la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (difficile de faire plus « républicain », n’est-ce pas…) dit le contraire de Marine le Pen :

    Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

    La raison d’être de l’impôt, c’est l’entretien de la force publique et les dépenses d’administration, dit ce texte qui a force constitutionnelle. Pas la « justice sociale ». Le Front national — comme la quasi-totalité de la classe politique — détourne la finalité de l’impôt, vu aujourd’hui comme une façon de faire régner la « justice » — c’est à dire, en réalité, de favoriser les uns aux dépens des autres en fonction des caprices du pouvoir.

    L’effort et le mérite de chacun doivent être reconnus.

    Phrase remarquablement nébuleuse, qui ouvre la voie à tous les abus. Reconnus par qui ? Par l’Etat ? Donc, c’est l’Etat qui va se faire l’arbitre des « efforts » ? C’est l’Etat qui va juger des « mérites » ? Sur quels critères ? Celui, par exemple, de ne pas estimer que le Front national est d’extrême-droite, ou toute autre opinion qui aurait le malheur de déplaire au Führer du moment ?

    Qu’est-ce que ça veut dire, « reconnaître l’effort » ? Quelqu’un qui a fait des « efforts », mais qui a échoué, doit être « reconnu » par l’Etat au même titre que celui qui a réussi ? Est-ce que ça ne ressemblerait pas, un tout petit peu, à la politique de gauche actuellement suivie à l’Education nationale ? Est-ce que ça voudrait dire que l’Etat doit donner un « emploi » (public, bien évidemment) à tous ceux qui ont fait des « efforts » pour en obtenir un, mais qui n’y sont pas arrivés ? Quelle différence avec la politique du « Système » ?

    Des corrections doivent être apportées pour garantir une réelle égalité des chances entre les citoyens.

    Et voilà. Nous y sommes. C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

    Une phrase comme celle-là justifie toutes les politiques « anti-racistes », toutes les revendications des minorités, corporations et groupes de pression. C’est une invitation au clientélisme et à la « discrimination positive ».

    http://www.frontnational.com/pdf/charte-rbm.pdf

  34. Je te suggère VIVEMENT de fermer ton blog sans quoi je me verrais obligé de le dénoncer sur mon site comme cryptojuif

    • Je te suggère VIVEMENT d’aller sucer un cheval et de te noyer dans son foutre.

    • Bob Gratton, le troll le plus con du monde. Comme il n’a absolument aucun visiteur sur son site nazi, il spamme les blogs de la réacosphère en espérant qu’un ou deux oisifs cliqueront sur son nom par curiosité pour arriver chez lui. C’est pas avec des méthodes pareilles qu’il fera frémir son « page rank »…

  35. Il a écrit ça chez moi aussi, vous inquiétez pas.

  36. Que fait Marchenoir quand il est pris en défaut ? Quand ses petits arguments minables sont démontés ?
    Eh bien il va se réfugier dans le bunker sécurisé de la Crevette, pour y poster les mêmes messages, mais sans les contradictions argumentées des autres, et sans que l’on puisse y répondre sur place.
    On ne peut rêver meilleur aveu de faiblesse.
    Marchenoir KO.
    Marchenoir tout petit dans son bunker.

    Marchenoir est mort.

    • Arrêtez de vous enfoncer, Marco Polo. Vous devenez pathétique.

      Ca ressemble à un bunker, ici ? Vous n’avez pas la possibilité de me « répondre sur place » ? Vous trouvez que je ne suis pas assez présent, chez l’Amiral ? Vous trouvez que je ne reprends pas suffisamment souvent vos âneries ? Vous en voulez davantage ?

      Avant de commenter sur un blog, il faudrait que je m’assure que vous y êtes admis ? Ca peut faire illusion cinq minutes, de se prendre pour Hitler ou Napoléon en public, mais au bout d’un certain temps, ça se voit vraiment beaucoup.

      Vous nous écrivez en direct de La Verrière ?

  37. « Marchenoir KO.
    Marchenoir tout petit dans son bunker.

    Marchenoir est mort »

    Cette réaction hystérique démontre à quel point la Crevette a fait le bon choix.¨^^
    Un type avec un QI d’instituteur peut faire illusion à condition qu’on le laisse s’étaler, se mêler de discussions qui le dépassent, rameuter des collègues… Bref, en transformant une conversation passionnante en débat citoyen.

    • Qui c’est qui nous rameute des copains, là ?
      C’est Bobby le planqué.
      On a le homard et la crevette. On attend maintenant la moule et le poisson rouge.
      Mais toute l’eau de la mer ramenée par ces tout petits animaux grotesques ne suffira pas à laver la tache intellectuelle qui barre désormais le front de Robert.

  38. Je dis que le travail du dimanche, c’est super.
    1/ du moment que ce n’est pas moi qui bosse
    2/ que ça permet aux étudiants de gagner 500 euros que je peux ensuite capter en demandant 450 euros de loyer pour un cabanon avec toilettes sur le palier.

    Donc, oui, le travail du dimanche, moi, je trouve ça vachement chouette.

  39. Marchenoir est mort. (Monsieur Polo, soi-disant professeur, soi-disant professeur de philosophie, discipline dont le nom signifie amour de la sagesse)

    Il ne faut pas plus de trois ou quatre échanges pour qu’un gauchiste, incapable de justifier ses arguments, trahisse sa vraie nature : la violence meurtrière, son désir de tuer ses adversaires.

    Remarquez à quel point cela arrive régulièrement chez ces messieurs. Je n’ai jamais encore entendu un libéral souhaiter la mort de ses adversaires.

    Vous confirmez exactement mon diagnostic, Marco Polo, lorsque j’écrivais :

    Si vous venez de vous prendre la porte dans la gueule [chez La Crevette], c’est précisément parce qu’il y a des règles et une morale dans le libéralisme. Il y a la règle du droit de propriété, qui veut que le créateur d’un blog sélectionne ses invités selon son bon plaisir. Il y a une morale, aussi : une morale intellectuelle, une morale du débat, et une morale humaine, une morale des relations entre les personnes.

    Je ne pense pas que vous respectiez cette morale, et c’est probablement pour cela que vous vous êtes pris en pleine poire la lourde de la réalité.

    Sans vouloir parler à sa place, comment voulez-vous que La Crevette ouvre sa porte à un type capable d’appeler à la mort de ses adversaires, sur son blog qui n’est pas seulement un blog libéral, mais qui est en plus, et surtout, un blog personnel, familial, chrétien, et, je dirais, intime ?

    Une femme qui a neuf enfants, et qui consacre une bonne partie de son blog à montrer les photos de son bébé, va ouvrir sa porte à quelqu’un qui souhaite la mort de ses interlocuteurs dès lors qu’il ne trouve plus les arguments pour leur répondre ? Sérieusement, Marco Polo ? Vous imaginiez sérieusement cela ?

    Vous êtes seulement un crypto-socialiste et un aspirant dictateur, ou vous êtes aussi dépourvu du bon sens le plus commun, de la sensibilité la plus élémentaire ?

    • Allons, Robert, allez plutôt parler chez la Crevette, voyons. Là-bas vous êtes sûr de ne pas être importuné par des gens qui ne pensent pas comme vous.
      Et ne croyez pas que ce soit elle la plus coupable. Elle, elle n’a rien à dire et cela se voit suffisamment.

      Le plus coupable c’est vous, le matamore qui va se planquer dès que les balles sifflent trop près de ses fragiles oreilles.

      Vous avez inventé une nouvelle règle du débat : quand on perd quelque part, on va ailleurs, dans un blog sécurisé, pour y redire les mêmes choses mais sans les contradictions déjà portées, et sans qu’on puisse répondre sur place.
      Oui, et c’est vous qui parlez de morale du débat.

      Et dire que vous êtes mort, pauvre incapable que vous êtes, c’est précisément montrer qu’il n’est pas la peine de vous tuer. Vous êtes bien intellectuellement mort, mais c’est vous, et vous seul, qui avez procédé à votre propre trépas. C’est un suicide moral et intellectuel.

      Comment pourrais-je vouloir la mort d’un défunt ?

      Vous me faites penser à Hitler dans son bunker, à Berlin, quand Russes et Américains l’encerclent. Lui aussi continuait à s’agiter, à faire manœuvrer des divisions sur son plan-relief, croyant les posséder encore. Il n’avait pas compris qu’il s’était déjà suicidé.

      Je suis un peu triste pour vous, et pour moi. Votre soudaine bassesse me rabaisse également, moi, votre adversaire habituel. N’ai-je donc combattu qu’un pantin monté sur une outre pleine de vent ?

    • Je confirme que vous ne menacez de mort personne et que vous êtes un gars charmant, je m’en porte caution. Et quand vous souhaitez que je me fasse défoncer le cul par un gorille, c’est une marque d’affection. Idem quand vous souhaitez que je me fasse taillader dans le métro par des zyvas, je le prends comme une marque de sympathie.
      Et quand vous annoncez qu’on devrait déporter des femmes qui ont fait des PMA à l’étranger, c’est aussi signe de votre bonté d’âme.
      Bref, un humaniste
      Bisous

  40. Ca serait bien si les commentateurs disaient toujours à qui ils s’adressent, quand ils parlent à quelqu’un en particulier.

    Quelqu’un aurait-il des nouvelles de Coach Berny ?

  41. J’avais cliqué sur la suite de cet article pour y poser le fond ma pensée qui est, ma foi, fort grande dans ce monde vétuste et sans joie, Faïlala…. seul commentaire, donc, le mien.
    C’est ici que ça se passe, mais les critiques ne traitent pas du tout de cet affaiblissement du pouvoir évoqué par le webmaster.

    Du strict point de vue libéral-à-toutes-les-sauces, si le patron récolte quelques bénéfices en ouvrant ses usines ou boites à parfum, pourquoi pas; d’autant que les étudiantes-serveuses – serveuses-étudiantes aussi – se font un peu de blé pour payer leurs études ou leurs string à la mode; j’en connais d’autres qui préfèrent le tapin direct, malgré que ça ne rentrera pas en ligne de compte pour leur retraite – Tout le monde, il est gentil, travailleur et compte ses sous sous la couette, le devoir accompli avant d’en accomplir un autre.
    Du strict point de vue religieux, catho-tradis en particulier – et encore – le repos dominical est sacré, car oeuvre du Dieu Créateur de toutes choses, lui même s’étant reposé après ces 6 jours de luttes forcenées contre le néant de l’univers.Alors, pourquoi donc être plus royaliste que le Roi ? 5 jours durant, les travailleurs travaillent durement, fonctionnaires itou, ayant par la grâce de nos édiles-expertes en tout genre, le samedi, 6ème jour de la création de l’humain, la possibilité d’aller quérir gentiment en famille toute la nourriture – pas que céleste – pour ce Dimanche fabuleux , plénitude familiale par excellence où tous sont heureux d’être la. (Mais peut-être pas la Bonne, je veux dire la préposée aux affaires domestiques ).
    Perso, j’ai travaillé voilà quelques années, en sidérurgie, en poste de 3 x 8, donc Dimanche inclus. De même, militaire, toujours sur la brèche 24h/24, 7jours/7. Nécessité fait loi dans certains domaines. Les profs aussi ont quelques mérites à corriger les copies ce jour de repos des corps et de l’âme, pas tous, oui, je sais. Mais bon, y en a.

    Faut-il supprimer les cathos – c’est plus ou moins en cours un peu partout – au bénéfice des libéraux de toute tendance ? Liberté, liberté…(je suis persuadé que l’on commette beaucoup de crimes en l’invoquant.)
    Faut-il au contraire annihiler tout les structures libérales-libertaires-et-je-ne-sais-plus-quoi et restaurer cette fête traditionnelle, repos souvent bien mérité, et gouter enfin aux plaisirs réels de la vie – non, pas de télé – genre papa lit, maman coud et les enfants sont à leurs devoir, déclinant l’Antiquité gréco-latine.

    En fait, les dragons sont bien morts, bien qu’il en restât deux ou trois sur notre planète assez conséquents, et quelques petits qui frétillent encore et soufflent bien fort leur désarroi.
    C’est un signe de bonne santé.

  42. J’oubliais toute ma sympathie envers Coach Berny. Qu’il revienne bien vite.

  43. Une coupe du monde au Qatar, l’UEFA qui fait de la lutte contre le racisme sa priorité, un championnat d’Europe avec le Brésil, l’Argentine et le Japon…
    http://www.independent.co.uk/sport/football/news-and-comment/exclusive-uefa-plot-to-turn-the-euros-into-alternative-world-cup-8861335.html

    Le foot et le sport en général (jeux paralympiques, olympiades gay…) sont clairement devenus des instruments de destruction de nôtre identité. Va falloir sérieusement dégraisser les effectifs, et pas uniquement ceux de nos élites politiques, médiatiques et financières.

    Heureusement, au rayon des bonnes nouvelles, le Coach se porte mieux. Mais bon, pour une fois que j’avais une bonne excuse pour picoler…

  44. Le jeune Arthur attend son papa à la réception.

à votre humble avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s