Archives mensuelles : octobre 2013

Le rire en des temps plus simples

Bon, d’accord c’est en anglais mais si vous comprenez le globish vous pourrez constater qu’à une époque pas si lointaine on pouvait se foutre de la gueule des zimmigris dans la joie, la bonne humeur et le consensus. Ce serait-y pas ça le vivrensemb’?

Quelques brèves romaines

Mon installation à Rome se passe pour le moment très bien, merci. Je crois sincèrement vivre dans un des plus beaux endroits du monde (je parle de mon nouveau quartier en particulier et de Rome en général) malgré le bordel ambiant et la crasse. J’espère que cette impression va durer.

De curieux oiseaux semblent avoir pris la ville d’assaut depuis quelque jours. Ils se déplacent en nuées serrées et se posent tous sur les mêmes arbres ces cons là. Je vous laisse imaginer les nuages de guano qui se déversent des arbres susmentionnés. Tout cela rend le petit périple que je dois effectuer pour aller du tram à chez moi assez périlleux.

Les catastrophiques ministricules m’ont amusé un temps. Je suis dorénavant lassé mais comme personne n’envisage sérieusement un « coup », que tous les opposants sont plus légalistes que leurs voisins, nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel… Donc pour le moment l’évocation de la politique et de sa stérilité montée sur roquette m’ennuie. On verra si ça dure. Dans ce cas, je ne sais pas ce que deviendra ce blog. Peut-être que je ne posterais plus que des recettes de cuisine. On verra.

Enfin, au moins il nous reste Max Raabe.

http://www.youtube.com/watch?v=YX78U-qI4QU

Question pour les libéraux pur sucre

Même si je le suis de moins en moins, j’ai toujours une certaine tendresse pour la doctrine libérale à laquelle j’ai souscrit pendant si longtemps. Cette idée de la liberté comme loi entre individus bien intentionnés reste pour moi des plus attirantes. Bien entendu, à mesure que je connais mieux les hommes il m’apparait de plus en plus clairement que la juste place de la plupart d’entre eux se situe plutôt sous une botte ferrée qu’au sein d’une communauté apaisée.

J’étais donc en train de ruminer ces idées là quand une question sans aucune arrière-pensée s’est imposée à moi. N’ayant pas de réponse, je la soumets à la sagacité de mes lecteurs libéraux.

Si le principe du libéralisme est la mise en place des rapports les plus efficaces qu’ils soient sans avoir à se poser la question du bien commun puisque celui-ci découle naturellement du bien individuel, alors quels arguments libéraux peuvent être invoqués pour justifier le malaise que certains peuvent avoir quand ils voient que leur équipe nationale, de tel ou tel type de pousse-ballon par exemple, est constituée presque exclusivement de divers ? S’ils sont les meilleurs et que leur sélection n’est que le fruit d’une juste concurrence, le libéral ne peut que se réjouir non ?

Edito pour Mediavox: les valeurs de la défaite

Vous n’en avez probablement pas entendu parlé, ou alors vraiment juste comme ça en passant, mais tous ces gens qui n’ont rien à voir avec l’islam, dixit nos chères élites qui pensent pour nous, ont été bien occupés ces derniers temps. 85 pakistanais chrétiens, oui ça existe mais rassurez-vous plus pour longtemps, ont été volontairement homicidés devant l’église des tous les Saints de Peshawar.

Un otage chrétien, Ricardo Dionio, a été décapité par des rebelles musulmans aux philippines. Accessoirement, les rebelles en question font partie d’une branche raccordée à un groupe assez comiquement nommé MILF et ça nous en touche une sans que l’autre s’en rende compte.

Ca fait plus de morts qu’au Kenya si mes informations sont exactes. Pourtant, on semble vraiment n’en avoir rien à faire alors que l’attaque au Kenya avait fait toutes les unes.

Pourquoi ?

La suite ici.

Chiffres nauséabonds

Un petit exercice de mathématiques appliquées  aujourd’hui.

Nous utiliserons les chiffres officiels pour cela, donc pas la peine de gloser sur les chiffres réels hein les coupeurs de poils de cul en 92, je vous surveille.

Donc, sachant que l’armée de terre compte 95 000 « hommes » et que ce nombre est en diminution constante.

Sachant qu’il y a 5 millions de musulmans en France et que ce nombre est en progression constante.

Sachant que nous allons considérer pour ce cas d’étude que toute population compte en son sein une proportion de 0,5% d’individus extrémistes prêt à passer à l’action contre ceux qu’ils jugent être leurs ennemis.

Dans combien de temps la population de musulmans extrémistes en France dépassera les forces de l’armée de terre ?

Si on veut, on peut aussi compliquer le calcul en prenant en compte les population composant la dite armée de terre…

A vos stylos !

Ce billet m’a été inspiré par la lecture de « une révolution sous nos yeux » de Christopher Caldwell que je recommande très chaudement.

Un peu de politique politicienne de caniveau pour Pépère

Il apparaît de plus en plus clairement que la seule chance pour Hollande de ne pas prendre en 2017 une branlée velue administrée avec tout l’amour et la douceur disponibles d’un trav à 10 balles la passes encore debout au petit matin, c’est de dissoudre l’Assemblée là tout de suite.

S’il attend, en croisant les doigts pour que l’économie mondiale reparte et entraîne la France dans son aspiration, le PS ne sera évidemment pas au second tour de la prochaine présidentielle et Hollande portera donc la responsabilité du risque de voir le FN arriver au pouvoir.

Pour le moment, le FN n’est pas encore suffisamment organisé pour gagner des élections locales en nombre important. Au pire, ça ne fera que quelques élus frontistes de plus au parlement. Pas de quoi fouetter un chat. L’UMP l’emportera et aura donc 3 ans de plus pour faire ce qu’ils font de mieux, c’est-à-dire de se ridiculiser et de s’humilier devant tout le monde avec la joie malsaine d’un soumis exhibitionniste.

En 2017, Hollande fera la même campagne qu’en 2012 en plus facile et se verra donc reconduit pour 5 ans après lesquels il pourra pantoufler en faisant des conférences à la noix.  Il aura torpillé l’UMP, la vie politique française sera un champ de ruine, mais lui sera peinard.

Donc, je ne peux que lui conseiller d’agir le plus vite possible, même si bien entendu je souhaite l’inverse.

Avec Bernardini, c’est Arsenic et vieilles ficelles

On craint dégun!

Casapound et moi.

Mercredi dernier j’ai eu l’immense privilège de passer du temps avec certains membres de Casapound.

Je n’ai aucune envie de revenir sur ce qui a été dit lors de cette assez longue et très agréable soirée. Tout cela restera entre eux et moi. Cependant, que l’on soit d’accord ou pas avec eux politiquement, il faut reconnaitre la beauté absolue de leur engagement. Ils sont des militants au sens le plus noble du terme. Il y a autant de différence entre eux et des gars de l’UMP ou du PS qu’entre un tag et le plafond de la Chapelle Sixtine. Ils occupent le terrain, existent, vivent et feraient remettre en question le mode de vie de n’importe qui avec un peu d’amour propre.

Bref, ils sont d’autant plus grands qu’ils sont debout.

Quand je vois tous les pitres qui proclament pompeusement qu’ils « ne lâchent rien » de derrière leurs écrans, qu’ils sont des résistants et autres conneries grotesques et que j’ai l’honneur de partager un verre (ou 15) avec ceux qui ont volontairement choisi la mort sociale et le risque physique, je ne peux qu’éprouver une grande mélancolie en réalisant ce que mes semblables et moi-même sommes devenus.

Heureusement qu’il reste des héros pour nous remettre à notre place.

Avec tout ça, je n’ai pas encore trouvé de rigatoni con la plagliata.

En vrac avant de partir

Dernier jour au bureau à Paris ce qui me permet un dernier pied de nez à l’esprit corporate. Non je ne ferais pas de pot de départ, parce que nous ne sommes pas potes, parce que je donne déjà suffisamment de mon temps et de mon énergie à la Drill Baby Drill Inc. sans m’imposer ces moments grotesques au cours desquels tout le monde fait semblant. J’efface les traces de mon passage et je disparais. Cela m’évite la mélancolie.

Première mission en arrivant à Rome : trouver où me taper de bons rigatoni con la pagliata.

Deuxième mission en arrivant à Rome : comprendre ce qu’est vraiment Casapound.

Troisième mission en arrivant à Rome : organiser un gouvernement provisoire afin d’organiser la libération de nos frères koalas.

Des gauchistes sensibles sont très tristes parce que Delon ne semble pas avoir une courante incontrôlable à l’idée que le FN puisse gagner quelques élections. Je me permets de leur rappeler que d’une, Delon leur recommanderait sans doute d’utiliser leur avis comme suppositoire pour enfant, et que de deux, Delon, comme Depardieu d’ailleurs, est un prolo qui a réussi, un homme d’une autre époque, plus simple et plus saine. Ses prises de positions sont donc en parfaite adéquation avec qui il est.

Je ne sais pas quelle orientation va prendre ce blog après mon emménagement. Je n’ai pas de plan, on verra bien s’il se transforme en manuel de survie en milieu romain ou s’il va continuer sur la même lancée. Que sera sera.

Coach Berny semble aller de mieux en mieux.

Que Dieu vous ait en Sa sainte garde.

Edito pour Mediavox XXXIV: « La relation de la technocratie avec le pouvoir »

Sous des dehors tolérants et soyeux comme un chat sortant de la machine à laver, la gauche à le plus grand mépris pour la démocratie parce qu’elle considère que le peuple est un ramassis de crétins, de beaufs avinés, incapables de savoir ce qui est bon pour eux.

On a bien pu l’observer dans les réactions de nos valeureux chefs de gauche et de droite suite au joli petit succès électoral du FN à Brignoles. En clair, ils nous ont doctement expliqué que ce succès n’a rien à voir avec eux, mais tout avec nous qui ne comprenons pas tous les efforts qu’ils font et le génie de leur programme en papier mâché. Dans un retournement du coup classique pour se séparer d’un amoureux, ils nous font passer en direct live du « ce n’est pas toi, c’est moi » à « ce n’est pas nous, c’est vous bande de débiles qui sentez l’ail, nous espérons que vous allez tous mourir en vous noyant dans les égouts ou vous chassez l’alligator des légendes urbaines parce que vous êtes stupides à ce point » le tout énoncé avec le ton courroucé de Zaza Napoli.

Bien entendu, je ne leur donne pas totalement tort puisque je ne suis moi-même que modérément démocrate. Cependant, je ne fais semblant de l’être.

La suite ici.