Archives quotidiennes : 12 novembre 2013

Mais vas-y! Tu risques quoi?

Une importante partie de mon ancien boulot à la Drill Baby Drill Inc. (maintenant que je suis romain, je fais autre chose mais toujours pour la Drill Baby Drill Inc.) était d’analyser les risques. Pour faire simple, si je fais X, ça me rapportera Z mais si ça se passe mal ça pourrait me couter Y. En fonction des chiffres et des probabilités tirés de mon chapeau on décide de passer à l’action ou pas.

C’est applicable à la vie de tous les jours et c’est ce que nous faisons tous en permanence. Si je traverse la route alors que des bagnoles arrivent, je vais gagner quelques secondes mais je risque de mourir. Si je mange des sushis sur une aire d’autoroute, je me considèrerais comme aussi viril que Bear Grylls mais je risque de mourir. Si je fais une vivisection sans anesthésie de tous les membres du gouvernement en forçant les députés à regarder, nous arriverons peut-être à découvrir un tout petit peu de moelle épinière en eux mais ils risquent de mourir dans d’atroces souffrances et nous n’aurons plus de gouvernement. Remarquez je ne suis pas bien sûr de voir où est le risque là. Enfin bon, vous voyez où je veux en venir.

Je repensais à cela l’autre soir alors que je dinais avec un couple charmant, dont la meilleure moitié ne partageais que modérément mon enthousiasme débordant pour les catapultes comme mode de charter pour nos zimmigris refusant l’assimilation avec peinture blanche et eau oxygénée. Heil clin d’œil toussa etc. Donc, l’idée qui m’est venue, qui est plus qu’une idée, c’est un argument, en fait c’est plus qu’un argument, c’est un coup de nunchaku à pointes dans les noix, l’idée donc c’est de demandé quelle est la part de risque que les bisounours sont prêts à prendre.

Exemple : Madame, nous voulons du vivre ensemble bigarré et sympa. Pour ça nous allons faire rentrer plein d’exotiques divers. Ca nous apportera de la coolitude et plein de bons points du camp du bien. Le risque c’est qu’ils importent leur cultures enrichissantes et, chère Madame, que vous ne puissiez plus sortir de chez vous sans être bâchée comme un court de Roland Garros quand il pleut. Quelle probabilité que ça arrive serait acceptable pour vous ? 0,5% ? 10% ? 50% ?

C’est la seule question qui vaille. Quelle part de risque sommes-nous prêts à prendre pour pouvoir continuer à nous embrasser les biceps en nous considérant comme des gens bien ?