Mais vas-y! Tu risques quoi?

Une importante partie de mon ancien boulot à la Drill Baby Drill Inc. (maintenant que je suis romain, je fais autre chose mais toujours pour la Drill Baby Drill Inc.) était d’analyser les risques. Pour faire simple, si je fais X, ça me rapportera Z mais si ça se passe mal ça pourrait me couter Y. En fonction des chiffres et des probabilités tirés de mon chapeau on décide de passer à l’action ou pas.

C’est applicable à la vie de tous les jours et c’est ce que nous faisons tous en permanence. Si je traverse la route alors que des bagnoles arrivent, je vais gagner quelques secondes mais je risque de mourir. Si je mange des sushis sur une aire d’autoroute, je me considèrerais comme aussi viril que Bear Grylls mais je risque de mourir. Si je fais une vivisection sans anesthésie de tous les membres du gouvernement en forçant les députés à regarder, nous arriverons peut-être à découvrir un tout petit peu de moelle épinière en eux mais ils risquent de mourir dans d’atroces souffrances et nous n’aurons plus de gouvernement. Remarquez je ne suis pas bien sûr de voir où est le risque là. Enfin bon, vous voyez où je veux en venir.

Je repensais à cela l’autre soir alors que je dinais avec un couple charmant, dont la meilleure moitié ne partageais que modérément mon enthousiasme débordant pour les catapultes comme mode de charter pour nos zimmigris refusant l’assimilation avec peinture blanche et eau oxygénée. Heil clin d’œil toussa etc. Donc, l’idée qui m’est venue, qui est plus qu’une idée, c’est un argument, en fait c’est plus qu’un argument, c’est un coup de nunchaku à pointes dans les noix, l’idée donc c’est de demandé quelle est la part de risque que les bisounours sont prêts à prendre.

Exemple : Madame, nous voulons du vivre ensemble bigarré et sympa. Pour ça nous allons faire rentrer plein d’exotiques divers. Ca nous apportera de la coolitude et plein de bons points du camp du bien. Le risque c’est qu’ils importent leur cultures enrichissantes et, chère Madame, que vous ne puissiez plus sortir de chez vous sans être bâchée comme un court de Roland Garros quand il pleut. Quelle probabilité que ça arrive serait acceptable pour vous ? 0,5% ? 10% ? 50% ?

C’est la seule question qui vaille. Quelle part de risque sommes-nous prêts à prendre pour pouvoir continuer à nous embrasser les biceps en nous considérant comme des gens bien ?

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5 réponses à “Mais vas-y! Tu risques quoi?

  1. Si terranova mise à ce point sur l’électorat féminin, si tant de « blondes » se maquent avec des noirs parce qu’à la télé ont leur a rabâché que le nègre était l’avenir de l’homme blanc, c’est que l’affaire semble bien entamée et qu’il sera difficile d’attendre dix ans que ces douces connectent avec la réalité.

    Après, question biceps avec ou sans bisous, j’ai pu observer quelques féministes bien plus résolues à combattre l’islam et bien plus couillues que l’ensemble des blogueurs de gouvernement réunis.

  2. huhu! excellente question! c’est le principe de réalité qui revient et vous avez raison de la poser aux « mesdames » qui sont souvent plus réalistes à ce niveau… je pense souvent à une scène de Mars Attack où le président joué par Nicholson et sa femme observent effarés la vilenie de ces petits aliens cruels et décidés à faire la peau des humains qui les accueillaient avec tout plein de tolérance naïve (persuadés de leur bonté naturelle). La femme du Prés, voyant le carnage dès la porte du vaisseau spatial ouverte s’écrie grossièrement : « buttez-les tous ». Cette scène me faire rire à chaque fois.

  3. d’ailleurs voyez bien le souci avec tout cela. Quand un type vous explique que l’immigration rapporte: les jeunes, actifs, peu malades…dites-lui qu’alors il faut la multiplier par 10-20-30 et comme cela pas de soucis, on a sauvé le monde, la dette et on repart comme en 40…deuxième solution: on dit, cela fait 40 ans que l’on accueille des millions de bonhommes, avant de dire que l’immigration est une chance pour la france, faisons un moratoire, càd 5-10 ans avec une immigration de 10k-20k entrées de types qualifiés…et vous verrez leur réaction…

  4. Malgré les dommages que crée cette immigration, je ne peux en vouloir à ceux qui quittent leur pays parce que la vie y est si pénible et la mort si menaçante qu’ils acceptent le risque (puisque vous parlez de risque) de mourir en route.
    En revanche, je me dis que tout le pognon que nous coûtent les survivants du voyage serait bien mieux employé à leur donner envie de rester chez eux en leur daccordant sur place ce qu’on leur distribue chez nous.
    Et si -dans notre seul intérêt égoïste mais bien compris- cela nous impose d’aller calmer très vigoureusement dans des pays exotiques quelques dictateurs sanglants et quelques fanatiques allumés, j’en arriverais à me dire que cela mériterait quelques accrocs à mon pacifisme.

  5. « Pour faire simple, si je fais X, ça me rapportera Z mais si ça se passe mal ça pourrait me couter Y. En fonction des chiffres et des probabilités tirés de mon chapeau on décide de passer à l’action ou pas. »

    L’Amiral serait-il en fait Jack, dans Fight Club :

    « Narrator: A new car built by my company leaves somewhere traveling at 60 mph. The rear differential locks up. The car crashes and burns with everyone trapped inside. Now, should we initiate a recall? Take the number of vehicles in the field, A, multiply by the probable rate of failure, B, multiply by the average out-of-court settlement, C. A times B times C equals X. If X is less than the cost of a recall, we don’t do one.

    Business woman on plane: Are there a lot of these kinds of accidents?

    Narrator: You wouldn’t believe.

    Business woman on plane: Which car company do you work for?

    Narrator: A major one. »

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