Fascisme individuel et libéralisme étatique

Il y a environ 10 ans, j’étais un fan inconditionnel d’Ayn Rand, depuis mon « libéralisme » s’est bien transformé : Je vais donc tenter de donner un peu de cohérence à ma pensée politique sous vos yeux ébahis. C’est encore le meilleur moyen que j’ai trouvé pour lutter contre l’apathie qui nous guette tous et qui est la seule raison pour laquelle nous laissons faire les malfaisants qui nous mènent à notre perte.

Partant du principe que je n’ai aucune confiance en l’Etat, en particulier dans sa version moderne confite dans le droit positif et que je hais les foules avec la puissance de 10 soleils je ne peux pas être, à mon grand regret parce que j’aime beaucoup les jolis costumes, un véritable fasciste. Cependant, il faut bien reconnaitre que l’idée de ne pas se comporter comme un salopard égotiste et de réaliser, en particulier en ces temps troublés, que nous ne pourrons pas nous en sortir seul, est bonne et belle. Nous avons besoin de solidarités familiales, de reconnaissances entre hommes capables de travailler ensemble pour sauvegarder ce que nos ancêtres nous ont transmis. Le fascisme c’est le pack au rugby. On se soude, on pousse ensemble où on échoue seuls.

Je crois en la liberté et en la responsabilité individuelle et je considère que le rôle de l’Etat n’est ni de me prendre en charge, ni de me faire les poches au profit d’une bande de pillards dont la seule volonté est de profiter des fruits de mon travail.

Cependant, le libéralisme ne peut pas fonctionner dans une société où la culture consiste essentiellement à jalouser ceux qui ont un tout petit peu plus et donc à tout faire pour les punir. Nous en sommes à ce stade métastasé de la démocratie.

Libéralisme et démocratie sont de bien belles idées pour des peuples cultivés, responsables et indépendants. Nous n’en sommes clairement plus là. Le suffrage universel a créé toutes les conditions nécessaires à l’avènement d’élites dont le seul mérite est de flatter les instincts les plus vils d’une population toujours prête à être asservie en échange  d’un frigo pas trop vide et de divertissements abêtissants dans la boite à image.

Il nous faut donc penser quelque chose de nouveau, alliant, pour faire vite, le meilleur du fascisme et du libéralisme.

C’est là qu’intervient le principe de fascisme individuel et de libéralisme étatique. A titre individuel, je n’ai aucun problème avec le fait de me comporter comme un fasciste. Lutter pour un ensemble de personnes librement choisies. Etre solidaire de ma famille « élargie ». Discriminer au nom de ce que je considère être un bien supérieur à ma personne au nom de ceux qui m’ont précédés et de ceux qui me suivront. Je rejette avec violence les mortifères valeurs humanistes au nom desquelles je devrais me pousser pour faire de la place à ceux qui ont vu de la lumière et ont décidé de rentrer chez moi voir un peu s’ils ne pouvaient pas s’incruster. Je conchie la modération en politique et je cramerais la planète si nécessaire, j’étranglerais à mains nues le dernier des pandas si cela assurait un avenir moins sombre à mon fils.

Donc je suis pour qu’individuellement les gens soient des fascistes. Disciplinés, tendant vers un but commun, faisant passer les leurs avant les autres et bien coiffés mais le tout librement consenti.

Au niveau étatique, je suis pour que le gouvernement nous lâche bien la grappe. Qu’il réalise que nous sommes des adultes capables de nous organiser sans lui et qu’il se contente d’assurer notre existence et notre sécurité  vis-à-vis du monde extérieur. Le reste, on s’en occupera.

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Mais je reste ouvert à la discussion tant que ce n’est pas avec un panda bien entendu.

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46 réponses à “Fascisme individuel et libéralisme étatique

  1. C’est pas jeune tout ça: 2400 ans! Vous avez lu ou relu « La république » de Platon il y a peu de temps? Tout n’y est pas à jeter, enfin c’est ce que je pense.
    Le Page

    • Amusant, je ne l’ai pas relu depuis au moins 15 ans… Mais c’est comme l’eau qui s’infiltre dans le sol et fini par ressortir après des années. Cependant, je ne propose pas forcément qu’on s’encule en ronde.

      Merci en tous cas, je vais relire ça pour voir ce que je peux en tirer d’autre.

  2. Je crois Amiral, si vous avez le temps, qu’il faudrait peut être revenir sur la définition (votre définition) du fascisme.

    Et puis ce qui est chiant avec ce mot c’est qu’il fut utilisé pour définir des gens que j’aime pas trop… Faudrait trouver un autre truc…

  3. Pingback: Fascisme individuel et libéralisme étatique | No One Is Innocent…

  4. Ce que vous appelez « fascisme », par provocation,sans doute un peu, s’apparente à une forme de clanisme ou de tribalisme. Cette forme d »organisation a longtemps fonctionné dans l’Histoire (clans Écossais ou tribus Gauloises, familias Romaines). Elle n’empêche pas d’avoir des relations amicales ou commerciales avec les clans/tribus voisins, ni l’union des tribus face à un ennemi commun. Cependant, ça se gâte un peu lorsqu’une tribu lorgne sur les richesses de la tribu voisine.
    De nos jours, on pourrait trouver l’exemple des Cantons Suisses, avec un Etat fédéral ( et libéral) très limité; mais peut-on prendre pour exemple les organisations tribales ou claniques qui persistent au Pakistan, en Afghanistan ou en Afrique, là où, pour le coup, il n’y a carrément pas d’Etat ou peu s’en faut (et surement pas libéral)?
    J’aime bien votre idée, modèle Suisse, bien entendu.

  5. Il y a environ 10 ans, j’étais un fan inconditionnel d’Ayn Rand, depuis mon « libéralisme » s’est bien transformé

    Ayn Rand a joué un rôle positif en aidant des milliers de gens à découvrir le libéralisme, mais n’oublions pas que c’est tout de même un auteur mineur véhiculant un libéralisme rudimentaire. La plupart de ses lecteurs finissent par s’en lasser. Certains passent à d’autres auteurs libéraux, d’autres rejettent le libéralisme.

    Nous avons besoin de solidarités familiales, de reconnaissances entre hommes capables de travailler ensemble pour sauvegarder ce que nos ancêtres nous ont transmis.

    Ca tombe bien, le libéralisme est une philosophie de la coopération sociale qui applaudit à toutes les solidarités spontanées (familiales, amicales, professionnelles…).

    Cependant, le libéralisme ne peut pas fonctionner dans une société où la culture consiste essentiellement à jalouser ceux qui ont un tout petit peu plus et donc à tout faire pour les punir.

    De tous temps les hommes ont été envieux. L’intérêt du libéralisme est d’empêcher les gens d’assouvir leurs envies par des moyens criminels. En d’autres termes, si je jalouse mon voisin pour son koala apprivoisé et que je vis dans un pays libéral, je travaillerai trois fois plus pour pouvoir m’en acheter un. Si je vis dans pays socialiste, j’irai lécher les bottes du préfet pour qu’il confisque le koala et me le donne.

    Libéralisme et démocratie sont de bien belles idées pour des peuples cultivés, responsables et indépendants. Nous n’en sommes clairement plus là. Le suffrage universel a créé toutes les conditions nécessaires à l’avènement d’élites dont le seul mérite est de flatter les instincts les plus vils d’une population toujours prête à être asservie en échange d’un frigo pas trop vide et de divertissements abêtissants dans la boite à image.

    Et comment flatter les instincts les plus vils ? En distribuant aux foules les biens confisqués à autrui.

    Le propre des « peuples cultivés, responsables et indépendants », c’est de choisir la justice, donc le libéralisme.

    Le propre d’une « population toujours prête à être asservie en échange d’un frigo pas trop vide », c’est de donner des pouvoirs socialistes au parrain de l’Etat, afin d’obtenir des miettes de ses repas.

    Faudrait pas non plus inverser la causalité. On dit « c’est un honnête homme, car il ne vole pas », et non « c’est un homme malhonnête, donc il a le droit de voler ». Pareil pour les peuples.

    • Donc on fait comment pour changer le peuple?

      • Il n’y a pas de solution miracle, hélas. D’ailleurs, on n’est pas dans un mode on/off. Il y aura toujours des crimes, des gaspillages, de la spoliation légale, des actes d’arbitraires de l’Etat. Compter sur leur entière disparition serait puéril, mais il demeure que l’on est mieux quand il y en a moins. En tout état de cause, se dire « le peuple n’est pas assez honnête/libéral pour être honnête/libéral, donc il ne faut pas qu’il soit honnête/libéral » me semble une mauvaise voie (bien-sûr, je caricature, tout ça…).

        Par ailleurs, cela n’interdit pas d’être « fasciste » (au sens que vous prêtez à ce terme) dans la vie quotidienne.

      • Non, il n’y a pas de solution miracle. Cependant la réalité existe et le peuple de 2013 n’est pas apte à l’application du libéralisme. Donc je propose de revenir à quelque chose de plus simple afin de remettre en place une culture appropriée.

  6. Vous m’évoquez un redneck du Middle West,ou pour le dire moins péjorativement,un personnage d’un western de John Ford,incarné par John Wayne,qui irait soliloquer devant la tombe de sa femme avant d’aller péter la gueule à des emplumés vindicatifs…Voilà,plus que de l’analyse politique,ma réflexion tient plus de la métaphore…ou de la périphrase(faudrait demander à Audiard)

  7. Bon, eh bien mon coiffeur va me faire la gueule, mon brushing est resté en place.

    La description que vous faites d’un « fascisme individuel » est tout simplement une profession de foi libérale. Vous revendiquez la liberté d’association, ce qui est éminemment libéral.

    En revanche, vous dites que les Français n’ont pas une disposition d’esprit libérale, et que la démocratie a trop dégradé le civisme pour envisager une solution libérale.

    Là où c’est juste, c’est que le libéralisme se mérite. Ce n’est pas pour tout le monde. Il faut le vouloir, et agir dans cette direction.

    Ce que je crois discerner derrière votre truc, c’est la tentation autoritaire, qui se manifeste effectivement beaucoup, en ce moment, à… droite (pour utiliser un concept qui a quand même une certaine utilité).

    Certains flirtent avec le fascisme, d’autres avec le gaullisme, d’autres encore avec la monarchie… y compris chez les personnes à disposition libérale.

    Notez tout de même que le contexte français est spécifique. J’écris souvent que les Français n’aiment pas la liberté, qu’ils ont une mentalité d’esclaves, ce qui met beaucoup de gens en fureur. Ce n’est que la conclusion de ce que je constate quotidiennement autour de moi, et aussi de ce que je lis de leurs pensées sur Internet.

    Je viens d’apprendre que Chateaubriand l’avait dit avant moi, dans ses Mémoires d’outre-tombe :

    Une expérience journalière fait reconnaître que les Français vont instinctivement au pouvoir : ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. Sous ces deux rapports, Napoléon avait sa source au coeur des Français, militairement inclinés vers la puissance, démocratiquement amoureux du niveau. Monté au trône, il y fit assoir le peuple avec lui ; roi prolétaire, il humilia les rois et les nobles dans ses antichambres ; il nivela les rangs, non en les abaissant, mais en les élevant : le niveau descendant aurait charmé davantage l’envie plébéienne, le niveau ascendant a plus flatté son orgueil.

    Cité par Jacques Marseille, historien communiste devenu libéral, dans Du bon usage de la guerre civile en France, très éclairant pour comprendre la situation actuelle.

    • « Notez tout de même que le contexte français est spécifique. J’écris souvent que les Français n’aiment pas la liberté, qu’ils ont une mentalité d’esclaves, ce qui met beaucoup de gens en fureur. Ce n’est que la conclusion de ce que je constate quotidiennement autour de moi, et aussi de ce que je lis de leurs pensées sur Internet. »

      Donc quoi Robert? On force les français contre leur nature comme n’importe quel communiste lambda à coups de rééducation et de camp de la mort de la liberté ou on leur propose une système politique adapté à leur nature?

      • « On force les français contre leur nature comme n’importe quel communiste lambda à coups de rééducation et de camp de la mort  »

        Je suis pas trop pour les camps de la mort, mais le travail forcé ça pourrait être pas mal !

      • Robert Marchenoir

        N’inversez pas les rôles, Woland. C’est vous qui préconisez le fascisme, doctrine autoritaire qui admet, justement, les camps de prisonniers pour les opposants politiques.

        Moi, je me contente de préconiser le libéralisme, parce que c’est ce à quoi je crois. Maintenant, je viens d’écrire que je doutais un peu de cette issue, à l’examen de l’histoire de France et des penchants français.

        Vous pouvez imposer un régime autoritaire. Vous ne pouvez pas, par définition, imposer le libéralisme.

      • Arendt elle-meme disait du fascisme que ce n’était pas un totalitarisme.

        Pour ce qui est d’imposer le libéralisme, c’est ce qu’on fait Napoléon III et Guizot non?

      • Après oui, le fascisme c’est un peu autoritaire… Mais tout l’est en comparaison de la social démocratie molle.

      • Vous ne pouvez pas, par définition, imposer le libéralisme.

        Et Pinochet, c’était un démocrate ?

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle_chilien

      • Robert Marchenoir

        Sébastien : il est grotesque de qualifier Pinochet de libéral. Il a appliqué certaines recettes libérales à l’économie de son pays. Ca s’arrête là. Le libéralisme, c’est la liberté. Autant qualifier Hitler de démocrate, parce qu’il est arrivé au pouvoir par le suffrage universel.

        Woland : Napoléon III a présidé à une période relativement libérale de l’histoire de France. Le personnage le plus proche que nous ayons de Napoléon III, c’est Sarkozy.

        Si l’on cherche des exemples de chefs politiques qui aient mené avec autorité et détermination des réformes libérales, c’est Thatcher qu’il faut citer, pas Pinochet.

    • la tentation autoritaire, qui se manifeste effectivement beaucoup, en ce moment, à… droite

      Effectivement.
      N’est-ce pas une bonne illustration de l’axiome de Tocqueville : « Ainsi, ce n’est pas sur l’opinion qu’on doit avoir de la liberté qu’on diffère, mais sur l’estime plus ou moins grande qu’on fait des hommes; et c’est ainsi qu’on peut dire d’une façon rigoureuse que le goût que l’on montre pour le gouvernement absolu est dans le rapport exact du mépris qu’on professe pour son pays. »?

  8. Libéral-fasciste, l’appellation me plait bien, ne serait-ce que pour faire mourir les gauchistes d’apoplexie, mais il faut reconnaitre que ce n’est peut-être pas hyper, hyper vendeur dans le contexte français actuel.
    Simple question de marketing politique, hein…

  9. Billet parfait en ce qui me concerne !
    Exactement mon ressenti et ce à quoi j’aboutis aujourd’hui suite à mon parcours idéologique chaotique (je viens de l’extrême-gauche, il y a fort longtemps !!…)
    C’est étrange… j’écrivais chez Carine quelque chose dans le genre il y a quelques jours car « Il faut redonner leur sens premier aux mots complètement dévoyés. » comme le crie très justement notre volatile préféré !
    http://lamouettejoviale.wordpress.com/2013/11/19/meridien-zero/#comments

  10. Comme je l’écris chez ce cher Skandal : une sorte d’anarchisme de droite…

  11. Heureusement qu’en France, nous avons un Etat fort, protecteur et stratège :

    Le logiciel Louvois, chargé de traiter les soldes des militaires français, va être abandonné [au bout de deux ans de problèmes]. Il n’est pas viable. La mort de Louvois n’enterrera pas la colère de ses «victimes», qui, dès à présent, entendent obtenir réparation. Des hommes et des femmes ont dû vendre leur maison, vider l’épargne des enfants pour continuer à honorer le loyer, revendre leurs parts de retraite pour payer les dettes de cantine des enfants. Une épouse de militaire a même vendu son alliance la semaine dernière pour honorer son crédit mensuel.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/21/01016-20131121ARTFIG00632-solde-des-militaires-louvois-le-logiciel-fou-va-etre-abandonne.php

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/26/01016-20131126ARTFIG00545-louvois-une-association-de-militaires-va-porter-plainte.php

    Et tout ça, avec un Etat qui nous coûte seulement 57 % du PIB, et seulement la moitié de la population active qui vit des subsides de l’Etat.

    La solution, à l’évidence, consiste à avoir un Etat encore plus fort, encore plus stratège, encore plus gros, encore plus coûteux. La solution consiste à réduire encore un peu plus la part du secteur privé et à augmenter le nombre de fonctionnaires. La solution consiste à pourchasser impitoyablement l’ultra-libéralisme et à faire payer les riches. Quand la France sera tout à fait communiste, alors, c’est sûr, les soldats seront payés en temps et en heure, et la longue litanie des catastrophes informatiques provoquées par l’Etat (Louvois, RSI…) ne sera plus qu’un souvenir.

    Pour l’instant, on manque encore hélas de moyens, en raison de l’appât du gain dont font preuve les capitalistes.

    • Toujours aussi incisif mais hélas réaliste !
      « Quand la France sera tout à fait communiste… » il n’y aura plus que des soldats et des enseignants (je veux dire des gardiens du dogme républicano-gauchiste), et… ah mince ! plus personne pour les payer !!!….

    • Le logiciel a été développé par Steria, même si je vous l’accorde le client final du logiciel et donc l’état, aurait du mieux valider le bordel à la reception du bousin… et donc une fois de plus, vous préconisez quoi pour payer les soldats ? Faire comme au bon vieux temps, les laisser piller les terres qu’ils envahissent ? (mali, centrafique).

      • Selon le Général responsable des systèmes d’informations de l’armée, le plantage spectaculaire de ce projet, et la perte de centaines de millions d’euros est la faute de l’administration et du ministère de la Défense, pas de la société en charge du développement.

      • Robert Marchenoir

        Ah, revoilà le troll stato-gauchiste « Rollmops », qui nous met ça, sans surprise, sur le dos du secteur privé. C’est l’Etat qui ne paye pas ses soldats, et c’est la faute… du secteur privé. Ben voyons ! Jamais responsable, jamais coupable.

        Le méchant patronat a refilé au gentil Etat un logiciel pourri, et l’Etat (républicain, protecteur, stratège et mon cul sur la commode), n’y peut rien. L’Etat est une pov’ victime. Il faut augmenter les impôts.

        Je suppose que Rollmops est fonctionnaire. Cela expliquerait cette étrangeté fondamentale, pour lui, de la notion de responsabilité.

        Dites-moi, Rollmops, comment font TOUS LES AUTRES ETATS dans les sociétés occidentales pour payer leurs soldats en temps et en heure ? Comment fait l’Allemagne ? Comment fait la Suisse ? Comment fait la Grande-Bretagne ? Comment font les Pays-Bas ? Comment font les Etats-Unis ?

        Il y a beaucoup de choses qui vont de travers dans l’armée américaine, par exemple la féminisation imposée par les gauchistes de votre genre, mais figurez-vous que les soldats sont payés. Comment est-ce possible ?

        Comment les grandes entreprises privées font-elles pour payer leurs salariés ? Si le dixième du quart de la moitié des problèmes du logiciel Louvois se produisait dans une entreprise privée, le directeur informatique se ferait virer dans la semaine. Et il n’aurait pas la possibilité de s’en tirer en disant : ah ben nan, c’est la faute de mon fournisseur. Par conséquent, ce genre de chose n’arrive JAMAIS dans le privé. Alors que ça arrive tout le temps dans le noble et protecteur Etat français.

        Virer : vous connaissez la signification de ce mot ? Se faire lourder ? Prendre la porte avec perte et fracas plus un coup de pied dans le cul ? Ca vous dit quelque chose ? Bien sûr que non, ça ne vous dit rien. C’est un concept qui n’existe pas dans le monde des fonctionnaires.

        Et assumer ses responsabilités, c’est un truc qui vous parle ? Ou c’est du chinois ? Par exemple, pour l’Etat fronçé, républicain, protecteur, fort et stratège, payer 220 000 euros à une entreprise privée quand le ministère de la Justice (de la Justice !…)
        les lui doit depuis deux ans, ça vous parle ?

        Parce que l’Etat français, il s’en fout, lui. Non seulement il accule l’entreprise Lipsadon à la faillite en lui commandant du travail sans la payer, mais en plus il fait la leçons aux patrons en les accusant de « délocaliser » et de ne pas être assez « patriotes ».

        Et en même temps, il nous met les violons sur les PME, en disant qu’il va les aider, qu’il va leur apprendre à faire leur métier. Avec notre argent.

        Une mouche du coche c’est déjà pénible, alors quand on en a des millions sur le dos, et qu’en plus il faut leur payer leurs salaires et leurs retraites, ça commence à bien faire.

        Vous savez, cette fameuse République, cette fameuse Révolution dont vous avez plein la bouche ? Les Français l’ont faite pour mettre fin à l’oppression fiscale. Ils ont coupé des milliers de têtes parce que les voleurs du fisc, ça commençait à bien faire. Ca vous parle, ça, peut-être ?

  12. Je trouve au passage votre discrimination aluropodesque totalement scandaleuse !!!
    Tout ça parce que les pandas sont plus appréciés que les koalas !!…
    Que fait Dominique Baudis ??!!!….

  13. « Donc je suis pour qu’individuellement les gens soient des fascistes. Disciplinés, tendant vers un but commun, faisant passer les leurs avant les autres et bien coiffés mais le tout librement consenti ».
    Je trouve qu’il y a une contradiction dans cette phrase (et dans cette notion de fascisme individuel): « tendant vers un but commun, faisant passer les leurs avant les autres ». Donc on tend vers un but commun ou un but personnel ? Faut choisir !
    Je trouve un peu casse-gueule – si l’on cherche un concevoir une solution pour la bonne marche d’une nation – la notion de fascisme individuel. Je me dis que vous, Amiral, devez être parfois content en Italie. Je connais un peu ce pays, et j’ai le sentiment qu’il y règne un profond respect des liaisons familiales et amicales, et une méfiance profonde vis-à-vis de l’État central et de l’administration (surtout en ce moment), lesquels sont tour à tour oppresseurs et vaches-à-traire. Je trouve ça charmant, surtout le côté relation familiale et amicale, cette saine méfiance vis-à-vis d’un appareil impersonnel… mais je trouve qu’il manque de respect quant au but commun précisément, dont l’État constitue pour moi l’une des manifestations (mais pas la seule). Et ce pays se caractérise par un déséquilibre entre but commun et but personnel. En somme un bel exemple de fascisme individuel.
    Vous dites : « libéralisme et démocratie sont de bien belles idées pour des peuples cultivés, responsables et indépendants ». Il me semble que le libéralisme s’est épanoui au XIXe siècle, et en France dans sa seconde moitié. Est-ce que la France était un pays civilisée (cultivé) à l’époque ? Oui, pour une certaine classe sociale. Pour le reste, les règles était strictes, le non-respect de ces règles durement puni. On s’est étripé en 1830, 1848, 1871, sans compter les guerres à l’extérieur. Le libéralisme faisait donc parfois très bon ménage avec des gouvernements autoritaires (voir Guizot, & Co), et s’est finalement heurté aux républicains, qui eux même se sont heurtés, plus à leur gauche, aux socialistes.

  14. En somme, avant de prôner le fascisme individuel, potentiellement casse-gueule, il faut juste prôner un peu plus de libéralisme en France.

  15. Pingback: Fascisme individuel et libéralisme étatique | Itinerarium

  16. Un vrai festival alors que vous aviez laissé supposer une possible phase de relâche.
    Est ce dû au fait que vous êtes réfugié politique en Italie ?

  17. Je ne comprends pas ce qui vous chagrine et vous « perplexcise » – c’est nouveau, ça vient de sortir – à discuter du libéralisme: le racine de ce mot est ‘libre », c’est-à-dire en dehors de tout contingentement, de toute barrière, absolu en fait, mot pris dans le sens latin, indépendant de …
    Donc, mettre des œillères, des barrières, modérer cette liberté économique revient à promouvoir quelques contrôles qu’un Colbert n’eut pas rejeté. Toutes les superlatifs adjoints à ce mot ne le sont que pour pallier une déficience autant causale que pratique.
    La Chine est dictatoriale et pourtant, son taux de croissance est toujours de l’ordre de 7% . Quid des U8S et de L’EU ?

  18. Avec un peu de retard (mais ces sujets sur la liberté et la civilisation ne sont jamais épuisés), je vous recommande la mini série sur John Adams, superbe et très riche d’enseignements.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Adams_(mini-s%C3%A9rie)

  19. A propos de liberté et de civilisation, je vous recommande la superbe série John Adams (2ème président des EU) très riche en enseignements et superbe : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Adams_(mini-s%C3%A9rie)

  20. Bon vous avez compris qu’elle était superbe au moins cette série^^ : excusez-moi pour les commentaires redondants et les redondances ds les com.

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