Cocotte minute

Tout est calme en France. Bien entendu parfois certains remugles de violence empuantissent un peu les pages intérieurs de journaux qui ne peuvent pas faire tout le temps comme si rien ne se passait. Nos élites et tous ces gens si intelligents sont persuadés qu’ils peuvent maintenir le couvercle sur la sauvagerie dans laquelle ils ont plongé (par naïveté, débilité congénitale, malveillance ?) leurs électeurs.

Aux pires moments des « troubles » en Irlande du Nord, les plus cyniques des responsables britiches parlaient en privé de « niveau de violence acceptable ». Il semblerait que les Merah, émeutes urbaines après la qualification de l’Algérie pour le mondial de pousse ballon ou parce qu’on a voulu jeter un coup d’œil sous une bâche pour vérifier l’identité d’une dame en goguette, les petits blancs qui baissent les yeux pour rentrer chez eux ne font pas monter le niveau de « violence acceptable ».

Comment continuer à faire semblant de croire que ça va bien se passer et que la ménagère ne va pas se faire arracher les mains et se retrouver atrocement défigurée par l’eau bouillante et les schrapnels quand la cocotte minute va exploser?

Advertisements

23 réponses à “Cocotte minute

  1. Quand la cocotte minute va exploser.

    Vous verrez que ce sera un attentat sous faux drapeau, à l’instar de ce que nous expliquent certains gros malins au sujet de l’attentat de Boston.

  2. Comment continuer à faire semblant de croire que ça va bien se passer et que la ménagère ne va pas se faire arracher les mains et se retrouver atrocement défigurée par l’eau bouillante et les schrapnels quand la cocotte minute va exploser?

    Ben là, tout ira bien. Juste une expression de douleur sociale ayant mené à une manifestation de ras le bol des quartiers sensibles.

    Par contre, signe d’atroce retour à des heures peu joyeuses, y’a des membres du Fn qui ont préféré le vin blanc au vin rouge.

    Le racisme ne s’arrête pas de monter, ça c’est pire qu’une cocotte minute.

    D’ailleurs pourquoi vous employez le mot « Minute » ? Ca devrait être interdit ce mot, depuis que des journalistes se sont moqués d’une bonne répoublicaine 2.0.

  3. Comment ? Je crois qu’il faut avoir fait l’ENA pour répondre à cette question….

  4. Salut les historiens… donc la France plonge, on a bien compris. Et vous datez à quand, le point culminant, l’époque bénie où tout allait bien, les émeutes inexistantes, les meurtres rares, et les petits blancs rentraient chez eux la tête haute ?

  5. Tagadada, avant que ne vous montiez sur vos grands chevaux, skandal fait du second degré, c’est une sorte de provocation. N’y voyez pas malice.

  6. Je maintiens que l’explosion redoutée s’est déjà produite, et que ce n’est pas qu’une jolie formule pour se la péter en soirée littéraire réaque. La civilisation occidentale toute entière a vécu une IMPLOSION, chose qu’un esprit normal éprouve les pires peines à simplement concevoir. On s’attend à un gros boum suite à la provocation de trop, alors qu’en fait Monsieur Toubab va passer encore des décennies à encaisser, à ramper toujours plus bas, à devenir toujours plus con, plus relativiste, moins doté des moyens élémentaires de verbaliser son mal-être.

    Les histoires à base de fusils qu’on sort enfin de la paille pour régler ses comptes d’un seul coup sont l’équivalent politique des fables à base d’enfer et de paradis : mythes consolateurs, foutaises mystiques, décoration de la certitude du néant. Dans le meilleur des cas, on aura quelques Breiviks, qui feront leur révolution de poche sans obtenir le moindre résultat.

    Chaque journée amène son lot de raisons suffisantes pour une émeute sanglante, et que dalle. L’échine de l’Europe est brisée. Ce n’est pas un coup de plus dans sa pauvre carcasse qui va la faire réagir. Les Blancs, dans leur immense majorité, n’en ont plus les moyens mentaux, ils n’ont plus de dignité à bafouer, plus de patrie à envahir, plus de culture à défendre. « Les gens » n’en ont pas ras-le-bol, ils ne sont pas « endormis » par des causes sur lesquels nous aurions la moindre influence. C’est leur tissu conjonctif culturel qui s’est déchiré à un moment donné, quelque part entre 1914 et 1968. Aucun régime totalitaire ne le recoudra, et moins encore des élections ou des lois. Il va falloir tout recommencer à zéro.

    • Dans un sens, vous n’avez pas tort, Stag. La fin de notre monde a déjà eu lieu. Pour moi c’était en 2001. A chacun sa sensibilité. ^^ Et cependant, je continue à penser que malgré tout nous n’avons encore rien vu. Et je vais vous dire pourquoi, Stag. Tout simplement parce que les gens ont encore et toujours de quoi grailler. Voilà. C’est à cela que nous devons l’endormissement de notre système nerveux, hélas, et à rien d’autre. Le toubab a troqué son honneur contre un beefsteak quotidien. [Cf : la fable du loup et du chien de La Fontaine] C’est triste à dire, je sais… Mais il faut bien l’admettre à présent : nous mourrons intellectuellement de notre prospérité, nous nous tuons le cœur et l’âme pour avoir l’estomac plein. Or c’est la sensibilité, le moteur de l’intelligence. La raison est juste sa machinerie. Tant que nous éteindrons notre sensibilité pour nous « intégrer » à un monde du travail (=un monde social) toujours plus vide de sens, moutonnier et aliénant, et cela à seule fin de nous procurer une vie petite-bourgeoise uniquement centrée sur la consommation mesquine, nous continuerons à repousser les limites de notre stupidité.

      Les « toubabs » comme vous dites, sont à l’origine des paysans et des soldats : des gens faits pour se casser les reins à gratter la terre pour en extraire les cailloux et ouvrir le ventre de leur prochain avec du fer rouillé. Hors de l’adversité, pour nous, point de salut.

      • Pour vous, y a ce genre d’endroit :
        http://ecolieuxdefrance.free.fr/LES_SITES/Moulin_de_Larchat.htm
        C’est spartiate, pas d’eau chaude, pas d’électricité, et faut aimer faire caca dans la sciure au fond du jardin.

      • Ah, que voilà une délicate attention ! Merci Tagadada, je vois que vous saisissez ce dont je parle. Mais ce n’est pas à moi qu’il faut proposer d’entrer dans un camp de travail : vous voyez bien que mon âme est en parfaite santé. A cela, une raison toute simple : j’ai déjà tout ce qu’il faut à la maison. J’ai trouvé et mon sacerdoce et mon champ de bataille. ;)

      • Tiens, mamzelle Milie…

        Je ne sais pas si notre monde manque tant d’adversité que cela, et de fils de chien endurcis capables de lui faire face. Des saloperies verticales sans coeur, nous en avons bien assez. Peut-être leur manque-t-il un sens esthétique minimal, un amour véritable de la beauté, et la seule rage prosélyte respectable, qui pousse à la partager avec quiconque semble disposés à reconnaître son existence…

        Ceci dit, puisqu’il est si humain et si facile de concentrer la somme de ses petites critiques sur un seul bouquet-d’missaires, permettez-moi de choisir la technocratie contemporaine et plus spécifiquement, en ce qui concerne l’écrabouillement des instincts de révolte et de dignité de l’aryen, tout ce qui semble faciliter sa vie tout en la rendant plus grise, laide, fade et virtuelle. Si j’étais Monsieur Al-Qaeda, j’épargnerais les imbéciles érections new-yorkaises pour viser les centrales électriques et tout ce qui permet de recevoir la télé ou internet. En moins d’un an, tout le problème de dénatalité blanche résolu; quelques mois supplémentaires et nous voyons disparaître la gauche punk-à-chien; encore un peu de temps supplémentaire et Monsieur Moyen n’a plus à faire un choix entre Correction Politique et opportunités de carrière, mais entre Correction et simple survie physique, ce qui a tendance à rendre un poil moins aimable et patient envers les minorités sensibles… On dira qu’il est ingrat et post-adolescent de cracher ainsi sur ce qui permet d’exprimer ainsi de telles opinions, mais devoir le faire est déjà absurde, et ne l’est que parce qu’elles ne sont plus la norme, situation que l’on doit largement à l’emprise technocratique sur nos existence, etc…

        Enfin bref.

      • « Des saloperies verticales sans coeur, nous en avons bien assez. »

        Je suis bien-évidemment d’accord avec vous. Comment ne le serais-je pas ? Mais ce que je disais, ce n’était pas qu’il fallait faire entrer plus de monde dans l’économie de survie pour éliminer la bêtise et la méchanceté… La loi de la jungle est de toute façon indéfendable (ne serait-ce que parce qu’en tant que loi naturelle, elle n’a pas besoin d’être défendue par le bla-bla).

        Ce que je disais, c’est qu’il est débilitant de mettre son honneur dans sa poche pour accéder – en rampant – à l’un de ces emplois de garçon-de-bureau, dépourvus d’utilité intrinsèque et de sens, dont le nouveau secteur tertiaire a le secret, et cela à seule fin de conserver un niveau de vie « middle class » – c’est-à-dire petit-bourgeois – dont le seul horizon, le seul idéal, est la consommation de denrées industrielles à la mode et la préservation des apparences de l’intégration à un certain modèle social « vu à la TV ». Je constatais amèrement qu’on ne sera débarrassé de ce cauchemar-là que le jour où il sera devenu impossible à la majorité des occidentaux issus de la classe moyenne de préserver ces dites apparences… que le jour où par exemple ils seront contraints de rapiécer leurs vieux habits, ne plus acheter de « plats cuisinés », et d’élever leurs petits enfants eux-mêmes… c’est-à-dire lorsqu’ils se remettront, par la force des choses, à vivre au jour le jour, en pensant à la mort, comme la génération de nos grands parents qui ont connu la guerre de 39-45.

        Quand vous parlez des fils de chiens endurcis, vous pensez sûrement à des gars qui ressemblent à mes « garçon-de-bureau » : ils se sont endurcis pour maintenir un niveau de vie bourgeois à leur famille, et ils pourraient vendre en secret des femmes, des armes ou de la drogue, s’il le fallait, pour conserver leur appartenance à la caste des occidentaux qui partent en vacance aux Seychelles et possèdent un joli loft en centre-ville ou un pavillon de banlieue cossue avec jardin. Mais ils ne se sont pas endurcis parce qu’ils risquaient leur peau. Ils ressemblent en cela au père de la famille de Ligonnès, qui a tué sa famille lorsqu’il a perdu son emploi, plutôt que d’envisager une seule seconde (par exemple) de les emmener vivre à la cambrousse, où la vie est moins chère, de donner une orange à ses gosses pour Noël (comme on faisait autrefois quand on ne pouvait faire autrement) et de perdre une partie de leurs « amis » – camarades de de golf, de bridge et de messe.

        En cela, je pense que nous nous rejoignons.

        Il y a « survie » et survie, n’est-ce pas ? Moi j’ai des priorités à faire survivre, par exemple, que n’ont pas ces gens-là.
        Ces priorités je les appelle mon âme. Mais combien sont encore dans ce cas ?

      • « Ceci dit, puisqu’il est si humain et si facile de concentrer la somme de ses petites critiques sur un seul bouquet-d’missaires, (…)  »

        ^__^

        Comme l’ont si bien dit les Frères Goncourt (citation approximative de mémoire) : « Il est toujours un peu dérisoire et ridicule de crier après la société, ce n’est pas la société qui est responsable de l’homme, c’est Dieu »

        Cela ne les empêchait pas pour autant de faire comme nous : de s’en prendre violemment à la société de leur époque. ^^

  7. @ Mlle Adler : En matière de fils de chiens, je pensais plus largement au clergé de l’industrie dans son ensemble, les ordures qui vous parlent droit dans les yeux de « casse sociale » quand ils évoquent la probabilité de votre propre futur licenciement. Eux et d’autres, de la même espèce. Des gens capables d’une froideur et d’une dureté dans les rapports économiques, qui s’enduisent les cuisses de chiasse quand il s’agit de parler publiquement de « bio-diversité humaine » et autres questions qui fâchent à nez crochu…

    Notre époque ne manque pas de cruauté, de froideur, de rigueur quasi-militaire, de spartiates-du-pauvre, mais toute cette belle rigueur énergique est mise à l’exclusif service de la course au pognon, qui se contre-torche de l’ethnocide blanc. Là où elle fait défaut est chez ses supposés ennemis historiques. En son temps, Cau croyait atteindre un sommet de sarcasme et de lucidité en raillant le « marxiste américain drogué ». Pour notre génération, la proposition n’a plus rien d’un paradoxe. Signe parmi une multitude d’autres de la bassesse brenneuse où nous pataugeons, ceux qui s’en offusquent pas moins éclaboussés que ceux qui s’y complaisent.

    • « En matière de fils de chiens, je pensais plus largement au clergé de l’industrie dans son ensemble, »

      Ah oui je vois, vous visiez l’étage du dessus. ^^

      La « bio-diversité humaine »… Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet : la m*** apocalyptique que certaines personnes – de gauche notamment -, attelées à penser ce que pourrait être un gouvernement mondial, ont actuellement dans la tête.

      [Il est bien-évident que l’idée d’un gouvernement mondial apparaît tout de suite lorsqu’on se plaint du fait que l’économie mondialisée ne rencontre aucune instance de régulation supérieure à celle des nations. En cela il était totalement prévisible qu’elle s’impose aussi dans la vision/le système mental des altermondialistes d’extrême-gauche. – Sous-entendu : et pas seulement dans le cerveau (tout aussi systématiste) des libéraux de droite bon teint.]

      « Notre époque ne manque pas de cruauté, de froideur, de rigueur quasi-militaire, de spartiates-du-pauvre »

      Oui, voilà. Il s’agit bien de spartiates du pauvre. Parce que dans l’échelle de valeur spartiate, il y avait une valeur prépondérante sur les autres : le courage, l’héroïsme, la fierté. Le désir de devenir un homme. Aujourd’hui certains sont prêts à se faire bouffer vivants de l’intérieur par un renard au fond des bois (comme le petit garçon spartiate de l’histoire) (dans un boot-camp par exemple), mais certainement pas par fierté. Au contraire, ce sera leur absence de fierté qui les aura poussés à accepter de souffrir toujours davantage, de s’humilier tant et plus. Car le but final sera toujours de briguer une place d’esclave-intrigant métrosexué ridicule (dans une grande entreprise, par exemple) – pas une place d’homme respecté, mature et libre, dans une communauté de guerriers solidaires.

      « En son temps, Cau croyait atteindre un sommet de sarcasme et de lucidité en raillant le « marxiste américain drogué ». »

      Il est certain que la gauche américaine, typée new-yorkaise, celle qui est l’héritière légitime des juifs coco de la liste rouge de Reagan et qui s’est muée dans la seconde partie du XXe siècle en « beat generation » complètement camée, n’est plus à présent qu’un ramassis de hipsters consuméristes désireux de vivre à la mode hollandaise (pour la légalisation du cannabis), qui se prennent pour des génies lorsqu’ils consomment du matériel Apple. Un européen qui aurait étudié Marx à l’université aurait bien du mal à écrire quelque chose de cohérent là-dessus. ^^

à votre humble avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s