Archives mensuelles : février 2014

Edito pour Mediavox: Les limites du capitalisme

Le capitalisme ne peut pas tout. Ne vous méprenez pas, je crois que le capitalisme soit la cause de nos problèmes, mais le fait qu’il soit attaqué par les technocrates, les sans-culottes, les égalisateurs et toute la ligue de justice sociale ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux limites, j’insiste sur le mot « limite » qui n’est pas la même chose que « défaut », du capitalisme.

Le capitalisme a élevé notre niveau de vie de manière incroyable. Je suis à peu près sûr que tous ses pourfendeurs ne seraient que très modérément heureux de vivre dans les conditions du 17ème siècle. Le capitalisme nous a libérés de la pauvreté et des systèmes féodaux.

Mais c’est justement là que se trouve ses limites. Une fois enrichis grâce au capitalisme, il ne nous dit pas quoi faire du pognon. Une fois libre, il ne nous dit pas quoi faire de cette liberté. Il ouvre des boulevards de nouvelles réussites dans certains domaines mais crée une culture qui ne comprend plus qu’on puisse réussir autrement qu’en espèces sonnantes et trébuchantes. Il nous permet d’avoir accès à nos moindres désirs et commercialise au passage des choses qui ne devraient pas l’être. Objectivement cependant, ce n’est pas de la faute du capitalisme, mais la nôtre. Le fait que nous nous soyons amollis au point de tolérer qu’on puisse vendre, et surtout acheter, des string avec ouverture frontale pour des gamines de 8 ans montre que nous avons abandonné toute forme de culture un peu exigeante en tant que population. Le Capitalisme est comme de l’eau, nous sommes supposés construire des barrages et les maintenir en bon état. Quand le barrage se pète que la flotte détruit tout, ce n’est pas la faute de l’eau… Si je trouve la lampe d’Aladin et que je demande au génie de transformer tous les hommes de la planète en eunuques pour pouvoir me taper toutes les gonzesses, ce n’est pas de la faute du génie.

Non seulement nous ne voulons plus choisir entre le bien et le mal, mais le simple fait d’en parler vous transforme instantanément en parias que personne ne voudrait approché avec un aiguillon électrique pour le bétail de 5 mètre de long. La droite a donc complètement abandonné le combat culturel au profit d’une gauche moderne et tarée pour laquelle le seul but de la vie doit être de combler toutes les perversions, ce que le capitalisme d’empresse de faire comme le génie de la lampe.

C’est là que se niche l’ironie de cette histoire. La droite dure se détourne du capitalisme au lieu de l’utiliser et la gauche fait semblant de vouloir le combattre tout en l’usant jusqu’à la trame.

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L’intérêt de touitteur

Résumé en une vidéo

https://www.vizify.com/amial-woland/twitter-video

Agriculture bio, vaccins et liberté raisonnée

En lisant le dernier billet de l’excellent H16, turbo-libéral à roulettes qui passe des chatons au mixer tous les matins même pas pour les boire mais pour la même raison qui fait que les chiens se lèchent les couilles, parce qu’il peut le faire, il m’est venu une idée à l’esprit, ou aux doigts si vous préférez. Allez le lire et revenez ici après sinon vous n’allez rien comprendre vu que j’ai la flemme de résumer son billet.

Vous êtes de retour? Bien.

Donc, à la lecture de ce billet, j’ai eu un pop-up mental me demandant de cliquer sur: « tout cela est bel et bon, mais pourrait-on appliquer la même chose à la vaccination? »

J’ai beau être pour la liberté, il y a quand même certains domaines où elle ne peut pas s’appliquer en l’état actuel de la culture. Comme je l’ai déjà dit, et qu’il faudra que je développe, je suis pour un fascisme individuel et un libéralisme étatique. Donc, si dans le cas de l’agriculture bio, je veux bien que la liberté prime et que celui qui pourri la parcelle du voisin se retrouve banquerouté, cette position ne tient plus quand il s’agit de vaccination de petits enfants qui sont tellement mignons. En effet, les dommages et intérêts ça te fait une belle jambe de bois quand ton gamin est mort et que le type en face est de toutes façons un connard de hippie insolvable. Si des gens sont assez irresponsables pour ne pas faire vacciner leurs enfants (pour rappel, la tuberculose, par exemple, revient à Paris, on se demande bien pourquoi…) on ne devrait pas seulement leur imposer des assurances plus lourdes, mais aussi les parquer dans des villages sans eau courante ni électricité, ni rien. Puis ériger un grand mur autour dudit village et les laisser se démerder. Ou plus simplement les catapulter dans la mer, ça marche toujours bien. Bien entendu, ce n’est pas de la faute des enfants non vacciner, mais il faut parfois être cruel pour faire tourner ce triste monde. On leur distribuera des koalas en peluche avant de les catapulter. On n’est pas des sauvages quand même. En attendant, de telles actions ne peuvent pas être prises par les individus, il faut que l’Etat intervienne pour ça. C’est moche, mais je ne vois pas d’alternative.

C’est la limite de la pensée libérale, croire que les gens sont ou devraient être responsables quand la culture en a fait des gros bébés vagissants pour leur droits à.

Un jour qui finalement aura eu une fin

Harold Ramis semble aller beaucoup moins bien. En tous cas c’est ce que dit la pierre tombale qui est en train d’être gravée à son nom. Il est donc de bon ton de lui rendre hommage pour sa contribution sans égale au cinéma de droite. « Un jour sans fin » est non seulement un film avec du Bill Murray dedans, ce qui en fait forcément un film génial, mais en plus c’est un vrai film réactionnaire, donc doublement génial.

Que cela ait été le but de Ramis au départ n’est pas très important. Le fait est que le résultat de cette comédie absurde sur un présentateur météo de type odieux condamné à revivre la même journée pour l’éternité ou pas loin dans un bled pourri de Pennsylvanie est de proposer une réelle réflexion sur le bien et le mal. C’est le film anti post-moderne par excellence puisque sa morale est que la rédemption ne vient pas de « l’épanouissement personnel » ou du fait de céder à ses instincts et besoin « naturels » mais au contraire du fait de s’élever et de vivre selon des idéaux absolus et permanents. Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, ce n’est pas ce qu’on en tire, mais ce qu’on lui apporte, son engagement. Bill Murray, sombre dans une profonde dépression quand il laisse libre cours à ses basses envies et à son détachement ironique et est sauvé quand il devient un membre de la communauté qui l’entoure et qu’il apprend à l’apprécier au point de l’aider.

Mais plus important que tout cela est le fait que c’est un film vraiment très drôle. Si « Un jour sans fin » avait été un film de gauche, il aurait été tourné en noir et blanc, le sexe aurait été omniprésent, clinique et répugnant et tout le monde serait mort d’ennui à la fin.

Donc rien que pour ça, merci Ramis et reposez en paix.

Slogan, éducation, capitalisme et théorie du genre

Je me lance officiellement dans la campagne de 2017. Mon slogan sera : « leurs mains hors de nos poches et leurs têtes au bout de nos piques ». C’est celui qui a obtenu les meilleurs résultats suite à une étude de marché très poussée. « Coupons leur les mains et catapultons leurs têtes » est arrivé en deuxième position mais semblait trop rétrograde pour la plupart des gens. « Fourrons leurs des koalas dans le fondement » déplaisait fortement aux amis des bêtes et était considéré comme trop doux par les autres.

Pour apprendre ce que c’est que les taxes au Petit Mousse, je lui mange toujours au moins 50% de sa glace. Puis je la vomis sur lui.

Je crois que la plupart des gens détestent le capitalisme parce qu’il ne leur dit pas comment vivre.

C’est donc devenu socialement inacceptable de laisser ses chromosomes déterminer son genre ?

Edito pour Mediavox: Presse à génocide variable

Un jour mon prince viendra, mais en attendant j’aimerais bien un jour comprendre ce qui fait que les journalistes parlent de telle ou telle chose plutôt que de telle ou telle autre.

Dans l’actualité récente on parle beaucoup de Kiev et de ses manifestants qui semblent être des démocrates d’extrême droite très attachés à l’UE ou détestant vraiment la Russie. Bref, on n’y comprend que dalle, cela ressemble à un combat de mélanofavorisés dans un tunnel sans lumière, mais on en parle. Beaucoup.

En même temps, à Caracas, il semble se passer la même chose en encore plus violent, mais là c’est déjà difficile d’obtenir des informations. Une miss locale est passée ad patres, ça mettra sans doute sur les dents ces grands titres de l’intelligence féminine que sont Elle ou Marie-Claire.

Je passe rapidement sur Damas, qui n’intéresse plus personne mis à part quelques barbus que nous leurs exportons avec plaisir (un bon point pour le commerce extérieur et le rayonnement culturel de la France, coup double !).

Pendant ce temps, et depuis grosso merdo 60 ans, des millions de Nord-Coréens se font sadiser par une clique de types dignes des pochetrons les plus violents qu’on ait pu réunir à la surface de cette planète (Hé Dédé, tu crois pas que ce serait marrant et décoratif de remplacer la colonne vertébrale de ce type par une pompe à bière ?).

Lundi, un rapport de l’ONU est sorti sur le sujet. Vu sa teneur, personne ne peut faire comme si il ne savait pas. Bordel, on peut sans doute compter les cotes des affamés et des torturés sur google maps ! Pourquoi est-ce qu’on tolère de telles saloperies ? Je croyais qu’après la première, puis la deuxième guerre mondiale on avait dit en boucle « plus jamais ça » ?

Comment peut-on continuer de l’aide humanitaire à des dirigeants qui la distribuent selon leur bon vouloir tout en génocidant son propre peuple? Pourquoi est-ce qu’on ne fout pas la pression aux chinois sur le sujet, en mode, les gars, on sait que vous n’êtes pas des tendres mais là quand même vous soutenez un régime de tueurs de masses ! Qu’on essaie au moins de passer des résolutions à l’ONU, c’est à peine plus que de rester les bras croisés, mais ça évite d’avoir trop le gout de vomi dans la bouche quand on se regarde dans le miroir.

Quant au Sud-Coréens, comment peuvent-ils supporter de vivre tranquillement alors que leurs compatriotes servent d’expériences pratiques des démiurges de cet enfer sur terre ?

Comment nos amis humanistes et progressistes peuvent-ils dormir la nuit tout en sachant que de pauvres gens se font shoahiser dans l’indifférence générale ?

Alors puisqu’on aime bien les plus jamais ça, voici les miens. Plus jamais on ne devrait dire qu’on aurait dû en faire plus pour mettre fin aux atrocités nazies, tout en insistant sur la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Plus jamais on ne devrait prendre au sérieux les gens qui nous parlent des méchancetés d’Israël envers les palestiniens, tout en se contrebalançant des horreurs Nord-Coréennes.

Plus jamais on ne devrait dire plus jamais ça tant que les tarés seront au pouvoir en Corée du Nord.

Du bon, du beau, du français Monsieur!

Puisque j’en suis à promouvoir les créations de mes amis, allez donc jeter un coup d’œil là: http://vimeo.com/87090984 Et partant du principe que la publicité est l’art de faire dépenser à des gens de l’argent qu’ils n’ont pas pour des choses dont ils n’ont pas besoin, sortez vos carnets de chèques!

Un réac voulant réaquer ne peut réaquer sans son Goux, ou quelque chose comme ça

Didier Goux à enfin viré sa cuti d’écrivain en bâtiment et a publié un vrai livre avec son vrai nom dessus, chez un vrai éditeur et tout! On ne peut que le féliciter et en profiter car il faut bien reconnaître que ce volume est fort bien foutu dans sa cohérence et que comme chacun le sait bien, le bougre écrit de manière délicieuse. Ca pétille, ça craque et ça fait du bien. En plus il m’a fait une très touchante dédicace dans mon exemplaire, et rien que pour ça vous devez l’acheter (je sais bien que vous n’aurez pas ma dédicace et que donc ma phrase n’a pas de sens, mais la morve qui tombe sur mon clavier m’empêche un peu d’être cohérent).

Je pense que je vais finir comme le poney rouge…

Uniformisation et digestion

Uniformité partout

Quasiment plus un endroit dans le monde qui ne soit frappé de ce mal insidieux qu’est l’uniformisation. Partout les mêmes pubs, les mêmes fripes, la même façon de penser, les mêmes excitations molles, les mêmes références bas de gammes parlant au plus grand nombre.

La démocratie peut éventuellement être souhaitable en tant que système politique, mais en tant que culture où chacun à son mot à dire sur des sujets qui les dépassent, c’est la gangrène gazeuse de l’esprit et de l’âme. A force de mettre au même niveau républicain l’avis du doctorant et celui cantonnier sur tous les thèmes, sachant que le cantonnier sera très supérieur au doctorant dans certains cas pratiques, on finit bien par se rendre compte que ce qu’ils disent ne se vaut pas. Par conséquent, par souci démocratique, on n’aborde plus que des questions où les 2 peuvent être à égalité, donc on ne parle plus de rien et tout devient pareil puisque sur des riens, la majorité peut avoir raison sans vague et sans risque. La pensée n’a plus de mâche, elle n’est plus que de la bouillie grise qui ne plait ni ne déplait à personne.

Qu’ils aillent se faire foutre… Malheureusement, même cette attitude a été phagocyté par de grands types aux cheveux long et jouant de la guitare en prenant des airs sombres et inspirés. Nous sommes dans un recoin de l’estomac, espérant avoir encore un peu de temps avant de nous faire digérer. Tout ce que nous pouvons faire c’est œuvrer pour un ulcère ou un cancer. C’est pas gagné.

C’est pour ton bien

téléchargement

Quand quelqu’un me parle de limiter la liberté d’expression au nom du vivrensemb’ et du biencommunesque, je suis toujours pris d’une irrépressible envie de lui mettre ma main dans la gueule, puis de séparer son cul du reste de son corps et de le catapulter vers des gens moins tolérants que moi.

Pas seulement parce que je suis un violent sociopathe, mais aussi parce que quand on ne peut plus exprimer les choses, il ne reste plus que la violence. Par conséquent, d’une certaine manière, je lui sert sa propre ordonnance.