Archives quotidiennes : 3 février 2014

Un remake républicain de la mélodie du bonheur

Il me semble que vu les efforts insensés du gouvernement pour refondre l’homme à son image, il est important de devenir une force de proposition. Afin de s’assurer que le lavage de cerveau se fasse le plus complètement possible, avec poliche et lustrage toussa, je pense qu’il est important de commencer avec les films que les gens regardent avec ce qu’ils croient être leur famille alors que ce n’est qu’une extension de plus de la bonté de l’Etat.

Aujourd’hui je propose que nous nous penchions sur « la mélodie du bonheur ».

Bon, d’abord il faut changer le titre. Laisser croire que le concept même de bonheur était possible à l’époque où les nazis marchaient la tête haute sur la surface du globe est tout simplement ignoble. Donc ce film sera rebaptisé : « Maria cherche son identité sexuelle pour sortir de la dépression dans laquelle la société patriarcale l’a plongée».

Ensuite, un film sur les nazis, dorénavant tous les films seront sur les nazis de toute façon, sans parler de la Shoah, c’est inacceptable, donc il faudra rajouter des passages où des juifs souffrent. Pas de discussion. Même si il faut avoir souffert à Limoges pour comprendre, ce n’est pas une raison pour ne pas faire d’efforts. Donc autodafés, juifs forcé de marché à 4 pattes et tenus en laisses par des grands blonds en uniformes noirs et bien taillés.

Enfin, les bonnes sœurs ne sont pas représentées de manière adéquate. Donc on fera d’elles d’immondes collaboratrices. Au lieu de saboter la voiture des nazis, elles crèveront les pneus des von Trapp avant de retourner à leurs occupations de vicieuses, parce qu’on sait bien que les nonnes ne pensent qu’à se goder les unes les autres avec des gros cierges et à emmurer les fruits de leurs avortements. On ne saurait laisser croire à un jeune public que les bonnes sœurs puissent être autre chose que des vieilles revêches et méchante obnubilés par le trou de balle.

Ceci était un billet subventionné par le ministère de la pensée républicaine.