Archives quotidiennes : 3 avril 2014

La chute de Buisson est un coup dur porté au rapprochement des droites

Voici un petit papier que j’ai pondu pour les 4 vérités. Cliquez, cliquez, cliquez pour leur faire croire que j’ai plein de lecteurs!

Prenons un peu de temps dans cette actualité aussi virevoltante qu’une acrobate de cirque chinois défoncée aux amphèts pour revenir sur le plus grand coup dur reçue par la droite depuis le fiasco abracadabrantesque de la primaire umpiste.

Je veux bien entendu parler de la chute de Patrick Buisson.

En effet, Patrick Buisson a œuvré pendant toute sa carrière politique au rapprochement entre les droites. Ce qui a permis à Sarkozy de gagner den 2007 (et de nous trahir dans la foulée, mais c’est un autre problème) puis de faire un come-back époustouflant pendant l’entre-deux tours en 2012 (oui bon d’accord, ça ne l’a pas empêché de perdre quand même, certes).

La France est un pays sociologiquement de droite. La gauche ne peut gagner qu’en instillant le poison de la division et en tapant sur la tête de la droite modérée avec son gros gourdin moral pour la forcer à se plier à son politiquement correct. En rapprochant les droites, tout le paysage politique serait assaini. Les gens de gauche de la droite modérée, les fétichistes de l’Europe et autres traitres à la cause seraient obligés de retourner dans leur microcosme naturel, celui des marais fétides du centre et de la gauche. Enfin, la différence entre la gauche et la droite serait de nouveau une réalité, l’électeur remobilisé, les rivières de lait et de miel dans les rues et je m’emporte un peu sans doute…

Toujours est-il que, Buisson était le seul à servir de passerelle entre la droite et la fausse droite. Il était le seul à avoir les réseaux nécessaires pour cela et peut être même le seul à militer pour ce rapprochement. Puis il a chuter.

Pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui et que je me garderais bien de juger, il s’est mis à enregistrer frénétiquement son environnement (graviers crissant sous ses pas) et ses conversations ce qui est un peu plus ennuyeux. Puis ses enregistrements ont fuités le long de tuyaux mystérieux et tous se sont bousculés pour lui planter la queue de l’âne dans l’œil comme dans un snuff movie zoophile. A cette occasion, certains ont d’ailleurs fait preuve d’un courage dans le reniement digne des sauts qu’ils ont pu faire d’un parti à l’autre au cours des dernières années (oui je parle bien de Guillaume « non seulement je te renie avant le chant du coq, mais même je te renie avant la fécondation de l’œuf » Peltier).

Donc Patrick Buisson a commis une faute pour laquelle il est puni, ce qui est juste, mais pour laquelle nous allons tous être punis, ce qui l’est moins. Par conséquent je demande à ce qu’il soit pardonné et sauvé car notre famille politique a besoin de lui.

Comme le disait Roosevelt, en parlant de Somoza, charmant dictateur du Nicaragua, « c’est peut être un salaud, mais c’est notre salaud ». Le combat que nous devons mener pour redresser ce pays ne peut pas être mené seulement par des chevaliers blancs aux mains toutes propres, nous avons aussi besoin de gens comme Patrick Buisson.

Humilité devant ceux qui font

Au-delà de l’amitié que je peux avoir pour mes fréquentations de chez Casapound qui, quand ils ne sont pas occupés à mixer des chatons noirs, homosexuels et juifs pour en faire des milkshakes, possèdent des qualités de cœur et d’esprit qu’on ne rencontre que rarement dans une vie, j’apprécie énormément les conversations politiques que nous avons au milieu de nos nuits.

Nous sommes loin d’être d’accord sur tout et en plus étant d’un naturel contrariant, j’aime bien débattre, essayer des arguments, aiguiser mon esprit contre la pierre de mes interlocuteurs et finalement terrasser mon adversaire dans ce pugilat idéologique. Les vaines gloires narcissiques sont mon truc. Mais je sais que ce ne peut être que de la frime de ma part et que je ne peux pas gagner contre eux puisque, quand viennent les premières lueurs de l’aube, eux font et moi pas.