Archives quotidiennes : 5 juin 2014

10 ans après la mort de Reagan

Ca ne peut pas faire de mal de réécouter un peu un de ses discours les plus importants.

Zimmer, JFK, le Che et l’adolescence perpétuelle d’un monde alzheimerisé

La disparition de la morale, battue en brèche dans tous les secteurs de la société, et l’avènement de l’individu hors sol et impulsif comme modèle absolu nous a amené à une drôle de situation où, dans un monde vieillissant l’adolescence et tout ce qu’elle se trimballe de répugnant, de l’acné explosive aux cartes de France quotidienne, du manque d’hygiène au romantisme le plus stupide, est devenu la norme.

En musique on nous bassine avec du Hans Zimmer, le genre de compositeur qui souligne tout ce qu’il fait de la façon la plus vulgaire possible pour bien s’assurer que vous avez compris où il voulait en venir et que vous ressentez ce que vous devez ressentir. Cette musique est aussi subtile qu’un coup de pied dans les balloches en une douce soirée printanière. L’illustration parfaite de pourquoi Gainsbourg considérait la « petite » musique comme un art mineur.

En politique, tout le monde veut se la jouer rebelle tout en étant assis sur des gros tas de subventions. En gros on veut vivre sa vie mais avoir quand même le droit de venir chialer dans les jupons de maman pendant que papa, ce salaud qui ne comprend rien à notre petit cœur si beau et à nos aspirations si grandes, paye pour le studio et la femme de ménage. On se tire mollement la nouille en rêvant de cette infâme raclure de JFK dont j’ai déjà dit tout ce qu’il y avait à dire (on clique sur le lien si on veut en savoir plus) ou de ce résidu de fond de chiottes de Che Guevara. Les minables qui nous supplient de voter pour eux plutôt que de les renvoyer à des postes à leur niveau, comme dame pipi, promeneur de chiens ou branleur de dindons, veulent être aimés comme le premier boutonneux venu. Pour ça ils sont prêts à toutes les bassesses et à sauter quand on leur dit de sauter. Ca devrait donner à tous les gens normaux l’envie d’être cannibales pour les dévorer vivants, les vomir, les remanger puis les déféquer Cioran style.

En littérature, presque tout ce qui est édité, et surtout qui se vend, maintenant à la puissance de narration d’un moteur de mobylette sans courroie de transmission. Il ne s’agit plus que de parler de son gigantesque nombril. Moi, moi, moi, ouin, ouin, ouin, je veux qu’on me reconnaisse pour la petite fleur fragile mais si belle que je suis, je veux de l’épanouissement, je veux du bonheur, mais surtout tout cela m’est dû, j’y ai droit, démerdez vous pour me le donner et tout de suite !

Ce qui est bien normalement avec l’adolescence, c’est que c’est un passage. Chez nous c’est devenu un mode de vie sécrété par des restes de soixante-huitards dont on n’arrive pas plus à se débarrasser que d’un herpès bucco-génital virulent et récalcitrant.

Il est parait-il des terres brulées donnant plus de blé qu’un meilleur avril. Je propose qu’on vérifie en équipant les catapultes de koalas enflammés.