6 juin 1944

Donc aujourd’hui des nains commémorent les faits d’armes de grands hommes, ceux de la « génération grandiose » comme disent les ricains, qui en ont chié des caisses pendant la grande dépression puis sont venus se faire trouer la peau pour des gens qu’ils ne connaissaient même pas blablablablablablablabla…

C’était il y a 70 ans bon sang de bois à refroidir du koala ! Non je ne peux pas faire mieux en terme de private joke là tout de suite, que ceux qui ne comprennent pas regarde les commentaires de mes billets d’hier. Je disais donc c’était il y a 70 ans et j’ai l’impression que le désir s’accroit quand les faits se reculent. On bouffe de la seconde guerre mondiale à tous les repas et comme casse graine aussi. Il n’y a plus assez de nazis pour remplir une cabine téléphonique (ça existe encore d’ailleurs les cabines téléphoniques maintenant que n’importe quel prolo à un smartphone avec appels illimités vers l’Algérie ?) et pourtant on a l’impression qu’ils sont partout, prêt à nous enlever nos juifs, nos homos et nos roms pour en faire des valises.

C’est comme si, par un genre de tour de prestidigitation (merci le correcteur word) il n’y avait jamais eu d’actes héroïques avant le 6 juin 1944 et qu’il n’y en avait jamais eu depuis, comme si il n’y avait jamais eu de salauds vraiment pas gentil avant ni après non plus. Et je ne m’attarderais pas sur les viols et les bombardements de civils…

Nous devons faire table rase du passé, du présent et de l’avenir et seulement conserver comme un fétiche ou un tabou cette guerre-là.

Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup la cervelle de porc, mais quand j’en mange plus de 5 fois par jour à la place de mes fruits et légumes, ça finit par m’écœurer un peu. Ben là c’est pareil, je suis écœuré.

Donc, un envahisseur en valant bien un autre, je vais plutôt célébrer à la gauloise, avec force libations et avec un peu de retard l’assassinat de Jules César le 15 mars -44.

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33 réponses à “6 juin 1944

  1. Sans vouloir vous contrarier, le 2070e anniversaire de l’assassinat de César aura lieu en 2026. Vous êtes donc bien en avance.

  2. cretinusalpestris

    Est-ce que quelqu’un pourrait me conseiller un livre sur l’élagage des groseilliers ? Il se trouve que la saison avance bien et je n’aimerais pas être dépourvu quand… enfin.. bref… voyez quoi…

    (Ah oui, j’oubliais… bon billet de l’Amiral ! Billet servant d’introduction à des sujets de discussion bien plus passionnants encore, il va de soi !)

  3. Amiral, (Großadmiral devrais-je écrire), si vous ne vous accordez pas avec la larmoyante du jour, c’est que vous remplissez nécessairement la dernière cabine pétété fonctionnelle de notre contrée : tout ce qui dévie un tant soit peu du courant étant obligatoirement maudit et conséquemment classé dans le vaste récipient contenant les monstres des heures les plus sombres, il est évident que vous vous employez à fabriquer des abats-jour aux origines sémites dans les cales de votre navire. Vous êtes donc la preuve que la lutte n’est pas terminée et qu’il faut débarquer et re-débarquer encore afin de vous éradiquer chaque année.
    Non mais.

  4. Robert Marchenoir

    Viols essentiellement perpétrés par des soldats noirs, faut-il le préciser. Dont un certain nombre ont été pendus par les tribunaux militaires américains, parce qu’à l’époque on ne rigolait pas avec ça.

    • Ah oui? Vous m’apprenez un truc là.

    • Robert Marchenoir

      Hahaha, excellent, l’article universitaire américain sur les viols à la Libération. Il reconnaît la sur-représentation écrasante des Noirs parmi les coupables (84 % des soldats jugés alors que les Noirs ne représentaient que 10 % des troupes), mais il trouve encore le moyen d’expliquer que c’est la faute aux vilains racistes blancs et aux méchants réactionnaires de droite :

      Du fait de la ségrégation de fait ou de droit qui existait alors aux États-Unis, et de la non-tolérance des rapports sexuels et sentimentaux entre hommes noirs et femmes blanches, les GIs noirs n’avaient eu que très rarement (voire jamais) la possibilité d’acquérir les habitudes sociales qui leur auraient permis d’établir une liaison sexuelle consensuelle avec des femmes blanches, une situation qui se trouvait aggravée si celles-ci ne parlaient pas anglais. Cependant, l’armée américaine encourageait la création de tels rapports. Elle fournissait des préservatifs à ces soldats dans le but affirmé de les protéger des maladies vénériennes, mais elle ne leur offrait pas le moyen d’assouvir leurs désirs sexuels.

      Le préservatif est un encouragement au viol, c’est bien connu.

      C’est aussi la faute des Françaises qui sont quand même des salopes :

      Les GIs noirs se retrouvèrent dans un pays étranger dont les habitants avaient la réputation d’être sans préjugés raciaux et sexuellement libérés. Plus particulièrement, ils avaient été persuadés par les récits de leurs aînés qui avaient séjourné en France pendant la première guerre mondiale que les Françaises n’avaient aucune réticence à faire l’amour avec les Noirs. À leur arrivée en France en 1944, les soldats noirs, comme leurs frères d’armes blancs, purent faire l’expérience de la gratitude et de la joie des populations qui venaient d’être libérées. Ils eurent eux aussi le droit aux verres d’alcool et aux baisers offerts dans la liesse. Peu habitués à des actes d’amitié ou de gentillesse de la part de femmes blanches, il est possible que nombre d’entre eux ne comprirent pas le sens du verre de cidre, du bouquet de fleur ou de l’embrassade qu’on leur offrait. Certains soldats noirs étaient « prêts » mais mal préparés à établir un comportement sexuel consensuel lorsqu’ils arrivèrent en France « libérée. »

      Ne dites pas violeur, dites : personne mal préparée à établir un comportement sexuel consensuel.

      L’alcool et la violence sont un facteur dans la plupart des viols qui furent commis en France par les troupes américaines. Cela a été aussi le cas en Angleterre, mais avec deux distinctions importantes. En Angleterre, l’alcool de choix était la bière et lorsqu’il y avait violence, elle était infligée à coups de poings, de matraques ou de couteaux après une visite bien arrosée au pub local. En France, la bière fut remplacée par le cidre, le vin et tout particulièrement le calvados qui était tout nouveau pour les soldats américains et bien plus intoxicant que la bière qu’ils avaient consommée en Angleterre.

      En plus, les Français ont sournoisement obligé les nègres américains à boire du calvados, alors que d’habitude ils ne buvaient que de l’eau fraîche. Et après on s’étonne…

      Les notes contenues dans les casiers des violeurs indiquent qu’ils étaient avant tout motivés par le besoin d’assouvir un désir sexuel engendré par la privation. Les propos tenus par les soldats au moment des crimes, tels qu’ils sont rapportés dans les minutes des procès, incluent le plus souvent des termes tels que « fuck », « zig zag », « I want some pussy » qui suggèrent que leur volonté première était de créer un rapport sexuel. Le contact sexuel était primordial pour les agresseurs.

      Nooooon ?… Tu crois ?…

      Nous n’interprétons pas ces renseignements pour signifier que la domination et la soumission n’étaient pas présentes dans l’esprit des violeurs, mais à partir des documents disponibles, nous ne pouvons pas affirmer que le désir de dominer les victimes constitue l’explication causale principale de ces crimes.

      Il est probable que les sornettes féministo-gauchistes soient vraies, mais, hélas, dans le cas présent, nous n’avons rien trouvé qui puisse les accréditer.

      La dureté des peines est à mettre en relation avec deux caractéristiques culturelles américaines : d’une part la perception de la femme comme une madone, et d’autre part la sévérité de la justice militaire américaine.

      Admirable rétablissement après salto arrière, qui permet de prouver une fois de plus que si des Noirs violent des Blanches, c’est la faute du christianisme, de la droite et de la réaction.

      http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=VING&ID_NUMPUBLIE=VIN_075&ID_ARTICLE=VING_075_0109

  5. Oui mais Marchenoir ces pauvres soldats noirs ne faisaient que réparer une injustice d’origine raciste dont ils étaient victimes. Les petites françaises se donnant joyeusement aux GI’s libérateurs blancs mais rechignant (question d’époque, d’éducation, de culture) à se donner à un noir (même GI et libérateur). Imaginez la frustration !

    2 jours de bateau à dégueuler partout pour débarquer sur une plage et se faire trouer la peau et au bout du compte même pas le droit de b…. Un pousse au viol moi je dis !

  6. Je vous rappel que les nazis nous avaient prévenus, dans leur classification un slave n’est qu’un nègre à la peau blanche, donc votre remarque est inepte :)

    • Ce n’est pas faux sur le plan qualitatif des mammifères en présence mais cela ne solutionne pas le manque de naupathie aux abords du Reichtag, le roulis des T34 étant assez faible!
      ;-)

      • Les T 34 soviétiques étaient munis d’un système de suspension Christie qui sans bande de caoutchouc entourant les roues provoquait de terribles vibrations ce qui pouvait rendre les tankistes russes après un long chemin dans les steppes, hourré Staline!

  7. Oui, bien sûr, les bombardements de civils, c’est très regrettable, peut-être des erreurs ont-elles été commises, et tout ce genre de choses. Mais être occupé par les Allemands c’est pas terrible non plus, et déloger une armée installée dans un pays depuis plusieurs années et retranchée un peu partout au sein de la population c’est pas facile, facile.
    En somme, ce genre de jugement rétrospectif depuis notre salon me semble un peu facile, et pas très juste.
    Si, en ce qui concerne notre passé, nous argumentons, avec raison, que c’était plus compliqué que ça et qu’il pouvait exister des circonstances atténuantes, par exemple au sujet de l’esclavage, il me semble que nous pourrions au moins adopter la même approche compréhensive vis-à-vis des erreurs éventuelles de nos libérateurs (car oui, au bout du compte, quand même, ils nous ont libérés).

    A titre d’exemple, sur ce genre de problèmes je préfère de beaucoup l’approche nuancé d’un Prescott à propos de la conquête du Mexique, une entreprise a priori beaucoup moins défendable.
    Par exemple là et là :

    http://aristideter.blogspot.fr/2014/05/histoire-de-la-conquete-du-mexique-le.html
    http://aristideter.blogspot.fr/2014/06/histoire-de-la-conquete-du-mexique-4-le.html

    (Non je ne fais pas ma pub, je rends service. Pas de mauvais esprit s’il vous plait.)

    • C’est d’ailleurs pour ça que j’ai préféré ne pas m’attarder sur le sujet…

      Après vous cautionnez le bombardement de Dresde? Pour que ce soit clair, ma position est vae victis… mais je ne suis pas vraiment un humaniste.

      • Mais non justement. Les deux cas sont évidemment différents. Ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que je condamne le bombardement de Dresde, à vrai dire je n’ai pas d’avis sur la question. Je dis juste que l’on doit s’efforcer de juger au cas par cas, en prenant en compte soigneusement toutes les circonstances de l’époque. C’est un travail difficile, qui n’autorise pas les jugements à l’emporte-pièce. Mais c’est la noblesse du travail de l’historien, le vrai.

      • Alors que la noblesse du blogueur est de faire dans l’emporte pièce.

      • Et la noblesse du commentateur de rappeler la complexité de la réalité.^^

  8. Et bien sûr, pas un mot sur notre action. Ingrats !

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