Doit-on tout faire pour être heureux?

C’est philo ce matin. Comme j’étais en L je vais m’atteler à l’un des sujets proposés à ces brillants élèves de voie de garage.

« Doit-on tout faire pour être heureux ? » donc.

Comme d’habitude en philo, on peut dire n’importe quoi du moment qu’on a défini les termes comme il faut.

Donc c’est quoi être heureux ? Vivre confortablement ou se battre pour une cause à laquelle on croit malgré les risques encourus ? Faut-il exister ou disparaitre pour être heureux ? Faut-il chercher l’harmonie avec les autres ou au contraire ne chercher que son épanouissement personnel ? Bref, d’un sujet de philo on peut en tirer autant que l’on veut que l’on traitera de façon péremptoire dans les définitions de l’introduction.

A l’époque, je me souviens que j’aimais beaucoup partir d’un lieu commun, proverbe ou autre bon sens populaire, expliquer ce que ça voulait dire dans ma première partie puis démontrer à quel point c’était absurde dans ma seconde.

Donc là j’aurais dit un truc du style « pour vivre heureux, vivons caché » ou «  le bonheur est dans le pré » blablabla. Comme si le bonheur était une petite chose fragile et fugace, qu’il faudrait protéger jalousement comme un verre en cristal et pour lequel il faudrait œuvrer sans relâche.

Puis je serais parti sur le fait que le bonheur n’est en fait qu’affaires d’accords. Si on vit en accord avec ses principes on est heureux. Ce n’est pas facile, pas forcément plaisant mais c’est comme ça. La vie est faite de micro choix permanents. On peut choisir ceux qui sont faciles et qui laissent un peu d’amertume au fond du cœur, ou ceux qui nous semble naturels et vers lesquels on penche. Si je vois un koala tout triste au bord de la route, je peux choisir de passer mon chemin parce que si ça se trouve c’est un drogué qui va me poser des problèmes et que je vais être en retard à un rendez-vous, ou je peux m’arrêter et essayer de l’aider. Un seul de ces 2 choix fera vivre en harmonie mes aspirations et mon quotidien.

Par conséquent, il n’y a en fait rien à faire pour être heureux à part se laisser aller à faire ce en quoi l’on croit.

Et voilà !

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38 réponses à “Doit-on tout faire pour être heureux?

  1. cretinusalpestris

    On peut même être heureux en tuant d’autres personnes.

    Si, si, la preuve :

    Mais peut-on être heureux après s’être fait tuer ?

    Personne n’a encore jamais répondu à cette question.

    • cretinusalpestris

      Ah. J’oubliais : de nouveau, excellent billet de l’Amiral.

      Ceci étant dit, les autres commentateurs peuvent maintenant, comme l’exige la tradition de ce blog, aborder le délicat sujet de la pédophilie.

    • Ben si, tous les religieux du monde on une réponse à votre question…

      Sinon, il est grand votre belge là. C’est le frère de François Damiens?

      • cretinusalpestris

        Les religieux évoquent en effet l’après-mort mais ne disent pas si les personnes assassinées ont éprouvé du bonheur en se faisant massacrer à coup de pic à glace ou de tronçonneuse… sur le moment (lors du passage de vie à trépas).

        Quant au Belge, ils ont tous un lien familial plus ou moins proche avec François Damiens, c’est évident. Z’avez de ces questions, Amiral !

      • Ben pourquoi vous êtes allez vous nicher dans les spams vous?

      • cretinusalpestris

        J’sais pas…

        C’est à cause du mot « p*c à gl*ce » probablement…

        Je ne l’utiliserai plus. Promis !

  2. Une fois n’est pas coutume, je vais rester dans le sujet.

    Il me semble que vous manquez l’essentiel, qui est ici de savoir jusqu’où on peut aller dans la recherche du bonheur, s’il doit s’agir de notre quête prioritaire ou bien si le bonheur doit s’effacer devant des idéaux plus élevés.

    C’est donc là, me semble-t-il, une question aussi essentielle qu’existentielle.

    Si vous aviez lu Kant ou Epicure (en traduction, n’exagérons rien), vous auriez peut-être plus à dire sur le sujet que le sempiternel « en philo on peut dire n’importe quoi ».

    Par exemple : si, comme Kant, vous estimez que le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison (ça en jette, hein ?), vous ne ferez pas du bonheur le but premier de votre existence. Vous choisirez plutôt la morale.

    Heureusement vous vous reprenez un peu en fin de copie pour nous livrer une conclusion acceptable, quoique faiblement argumentée. Cependant il faudrait expliciter un peu la relation entre faire ce en quoi l’on croit, d’un côté, et le bonheur, de l’autre – dont vous dites que l’un entraîne l’autre -, notamment à partir d’exemples comme ceux de Socrate et de Jeanne d’Arc.

    Vous avez quatre heures.

    • Leaule… si vous connaissiez mon cursus universitaire, vous vous douteriez que j’ai lu Kant et Epicure (pas l’intégrale non plus, mais un peu quand même).

      Pour le reste, sincèrement j’ai écrit ce billet en me doutant bien que vous viendriez me taper sur les doigts. clin d’œil toussa.

  3. René de Sévérac

    Permettez moi de compléter la question …
    « un homme doit-il tout faire pour être heureux ? »
    Ça change tout. même si le prof qui a rédigé le sujet considérait ce complément terminologique comme implicite, de même que le terme ‘homme’ n’implique aucun sexe particulier.
    Bref, tout ça pour dire que Michel Onfray aurait répondu « c’est la définition de l’hédonisme ».

    • « Bref, tout ça pour dire que Michel Onfray aurait répondu « c’est la définition de l’hédonisme ». »

      Ha ha ha ha ! Perfide… xD

      Meuh il a bien raison, alley ! Ce n’est pas comme si la question avait une réelle importance…

      Les questions d’importance portent sur des termes dont on connaît la définition. Personne ne connaît la définition exacte du terme bonheur. A partir de là… Ca laisse tout le champ à ceux qui entendent en faire quelque chose de s’imposer.

      Faisons place à ceux qui tentent de faire quelque chose de constructif à partir des évidences creuses qui nous bouffent le cerveau !

  4. Ce billet me fait songer à cette écrivain du second XIXe siècle (j’ai malheureusement oublié lequel…) qui répondait à une dame se plaignant devant lui de n’avoir pas la vie qu’elle avait rêvée, de courir après le bonheur sans l’atteindre jamais, etc. ; qui lui avait donc répondu : « Mais enfin, Madame, qui vous a mis dans la tête que vous deviez absolument être heureuse ? » On ignore la réaction de la dame.

  5. En termes bouddhistes, etre heureux, c’est se detacher de son ego et de toutes les souffrances qui y sont attachées, et aimer l’humanité entiere, amis et ennemis.
    Il y a quand meme quelque chose de profond dans cette philosophie,
    En effet, satisfaire son ego ne donne qu’un plaisir temporaire, et il en demande toujours plus.
    Tandis qu’aimer le monde entier, c’est un projet qui n’a pas de limite.

    • Ego est un terme freudien. Freud vient des siècles et des siècles après Bouddha.

      Même joueur joue encore.

      « Il y a quand meme quelque chose de profond dans cette philosophie »

      XPTDR ! Il y a quelque chose de profond dans toutes les surfaces : il suffit de creuser. ^^

      ***
      « En effet, satisfaire son ego ne donne qu’un plaisir temporaire, et il en demande toujours plus.
      Tandis qu’aimer le monde entier, c’est un projet qui n’a pas de limite. »

      Ici, l’intervenant nous donne à opposer : TOUJOURS PLUS & PAS DE LIMITE … Vraiment très hilarant.

      Je n’ai qu’une chose à dre : « Faaaake ! Obvious troll is obvious !! »

  6. « Si vous aviez lu Kant ou Epicure (en traduction, n’exagérons rien), vous auriez peut-être plus à dire sur le sujet que le sempiternel « en philo on peut dire n’importe quoi ». »

    Oui, mais est-ce que ça m’aurait rendu heureux ?

    *Bredin style*

    ***

    Moi, si je n’avais rien eu à foutre de décrocher un zéro (ou peut-être un 1) et que j’avais voulu envoyer un beau fuck clignotant au professeur, j’aurais répondu à la question par une autre :

    « Doit-on tout faire pour être heureux ? »

    – Doit-on […] être heureux ?

    Et voilà, même pas besoin de Kant. C’est torché !

    ***

    « si, comme Kant, vous estimez que le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison (ça en jette, hein ?) »

    Bof’.

    ***

    C’est quoi le bonheur, déjà ?

    Baiser sur un yoach avec un mannequin en buvant du champagne ? – Ca, c’est surtout ce qu’on pourrait appeler la jouissance (et la reconnaissance sociale, par-dessus tout). Or, post coïtum animal triste.

    Etre amoureux ? – Peut-être, mais ça ne se commande pas, alors pas la peine d’être en recherche de ce genre de choses.

    Etre assis sur un tas d’or ? Amasser de l’or ? Dépenser de l’or ? Jeter de l’or par les fenêtres ? Mépriser l’or ? N’en avoir pas besoin ?

    Ne courir aucun danger, être en paix, en sécurité, ou bien jouer avec le feu ?

    Jouer et gagner à tous les coups ? Gagner uniquement quand c’était impossible a-priori de gagner ? Ou bien trouver la force de tout perdre sur un coup de tête et de tout recommencer – in the wild – à zéro ?

    Avoir une famille unie, une belle maison, des enfants en bonne santé et une femme aimante ?
    Avoir une maitresse, faire saigner le cœur d’une centaine de femmes, susciter des jalousies terribles ?
    Avoir des enfants et une femme qui vous admirent et vous craignent ?
    Régner par l’amour, régner par l’envie, régner par la sagesse, régner par la terreur ? Régner à tout prix ?

    Dominer ou être dominé ? Dominer en sachant être dominé ? Ne rien dominer dans la vie et laisser cette merde de la domination aux autres ? S’épanouir dans la situation de celui ou celle qui ne prend jamais la responsabilité de trancher ?

    Avoir du pouvoir, quel qu’il soit ? Avec son cul, avec son argent, avec ses poings, avec sa gentillesse, avec sa bonne cuisine, avec sa « beauté intérieure », avec ses prêchi-prêcha et sa caution morale ? Découvrir ce que « volonté de puissance » signifie pour soi-même ? Ou ne jamais le découvrir et s’en bien mieux porter ?

    Avoir le pouvoir pour faire de justes et grandes choses ? Devenir un roi pour être généreux et bon ? Faire le bien autour de soi ?

    Combattre le Malin, rester toujours du côté des faibles, des pauvres, des gentils, même si pour cela il faut se sacrifier et passer pour un looser ? Finir crucifié parce qu’on était trop bien pour ce monde pourri ?

    Etre aimé de Dieu ? Avoir un Dieu ? Croire en quelque chose ? Avoir des certitudes ?

    N’avoir aucune certitude ? Accéder au doute souverain ? Partager de bon coeur l’ironie supérieure divine ? Se moquer du monde qui nous le rend bien ? Non seulement survivre au désenchantement mais y prospérer ?

    Apprendre à mentir et ménager la chèvre et le chou ? Devenir sage au sens de : devenir modéré en tout ? Echaper aux affres de la démesure ?

    Avoir des tas d’amis ? Profiter de toutes les bonnes choses de ce monde avec ses amis ? Etre aimé de ses amis ? Etre aimé de tout le monde ? N’être aimé que par l’élite des hommes ? Aimer inconditionnellement certaines personnes et en être aimé, sans qu’aucun critère de choix rationnel n’entre dans la sélection de ces personnes : juste le cœur ? Etre, comme une rock-star, toujours davantage aimé que l’on n’aime soi-même ? N’être, comme Marie-Madeleine, jamais aimé à la mesure de ce que l’on aime ?

    Maîtriser les mécanismes de la sociabilités mais ne jamais les laisser prendre possession de soi ? Ou au contraire être entraîné par la foule, par le monde des vivants, comme un bateau est entraîné dans la tempête, ressentir mille et mille choses variées et contradictoires, et pourtant ne jamais sombrer ?

    Le bonheur, est-ce de résister toujours ? Est-ce d’être un résistant, un combattant, quelqu’un de loyal et qui va toujours le poing en avant, sans se retourner ? Ou bien est-ce de connaître un jour l’abandon suprême, rencontrer la Providence et s’affaisser en elle, dans un gros soupir de grâce, comme sur un gros coussin moelleux, et s’endormir l’âme pleine ?

    Le bonheur, est-ce d’embrasser le monde, ou d’en être embrassé ? Les deux ?

    Le bonheur, est-ce de découvrir la vérité, est-ce de découvrir qu’il y a une vérité, ou bien de savoir que l’on ne sait rien ?

    Est-ce de suivre une piste toute sa vie, une piste remplie d’indices, et un jour d’arriver quelque part ? Ou bien l’idéal, est-ce de retourner un jour – comme Ulysse – « chez soi » ? Est-ce les deux à la fois ?

    Le bonheur, est-ce de rire souvent, d’être souvent de bonne humeur et en bonne santé, se lever du bon pied et avoir plaisir à voir le soleil se lever tous les matins ? Ou bien est-ce de pleurer souvent, parce qu’on a le cœur tout bleu, et ressentir très fort, trop fort, toujours plus fort, jusqu’à l’ivresse des sens, tout le tragique inhérent à ce monde, éperdu de reconnaissance et rancœur inextricablement mêlées ? – Est-ce les deux à la fois, auquel cas, le bonheur est-il maniaco-dépressif, lol ?

    Le bonheur, est-ce l’ataraxie ou bien la passion ? Qu’est-ce qui est meilleur : être en vie tout simplement, sans y songer, sans s’en soucier, sans en faire « tout un plat », ou bien avoir la sensation puissante, aiguë, brûlante, d’être en vie, mais en réalité courir droit à sa perte ? – Est-ce d’avoir connu les deux choses dans sa vie ? L’une et l’autre chose faisant toujours regretter son contraire ?

    .. etc.

    Cf : Kant —> … Imaginations que tout cela ?

    • Pas mal, pas mal, mais c’est un peu fouillis. Et puis il y a surtout des questions.

      • En même temps, ce n’est pas une copie du bac mais un commentaire internet, vous n’êtes pas un professeur mais une amibe, je ne suis pas une élève mais une emmerdeuse virtuelle qui ne vous aime pas (y’a-t-il moyen de souligner des passages ici?) et les questions que je pose appelant des réponses à la fois catégoriques et malheureusement totalement incompatibles entre elles, les cercles vicieux complémentaires, séparés par un miroir, qu’elles forment lorsqu’on confronte leurs tenants et aboutissants ultimes, démontre qu’elles n’appellent aucune réponse, à part si on accepte qu’elles se répondent entre elles.

        1+1=2, et voilà pourquoi votre fille est muette !

        P.S : Woland a totalement raison de dire que l’exercice de la dissertation en philo consiste à dire n’importe quoi du moment qu’on a défini les termes comme il faut. Là, par exemple, vous ne caserez jamais autant de matière qu’il y en a en potentiel dans mon précédent commentaire, dans une seule disserte (c’est pourquoi d’ailleurs, pour dire autant, j’ai préféré un mode d’expression différent, tenant davantage de la note et du schéma).

        Pour une disserte, il vous suffit de faire une première partie en poussant une seule de mes questions dans ses retranchements ultimes. Exemple : vous adoptez le point de vue d’un bon gros névrosé narcissique de base qui expliquerait avec ses mots piégeux de gros salaud manipulateur – façon XP – pourquoi il veut réussir à tout prix dans la phynance pour avoir la gloire les putes et le champagne et pourquoi il a absolument raison de vouloir cela – à savoir : il est inutile de chercher à atteindre l’idéal par définition, puisque l’idéal ne s’atteint pas, et il est inutile de rechercher l’amour puisque l’amour est une chienne qui ne vient à vous que justement lorsque vous la méprisez. – Alors, vous dites tout cela en substance, mais en donnant bien sûr à cet hideux personnage un tour Sartien-existentialiste et des accents de petit marquis Sadien, avec force érudition et citations élégantes (genre : Oscar Wilde) pour faire passer la pillule de la vulgarité – # »How to polish a turd ? ». Et bien sûr vous faites croire dans un premier temps au lecteur-professeur que le « je » de ce gros débile est le vôtre, comme ça vous pourrez le surprendre favorablement dans la seconde partie, en démontant point par point la réponse première (ce qui est facile), par exemple en adoptant le ton réconfortant d’un moraliste vertueux ou d’un romantique idéaliste… – ou encore mieux, par un jeu de citations croisées, en vous amusant dans cette seconde partie à convaincre votre auditoire de que vous êtes les deux à la fois (ce qui en réalité assez incompatible mais peu importe, car l’idéal du professeur de lettres et sciences humaines est fondamentalement l’idéal impossible d’un romantique vertueux). Puis viendra la troisième partie où vous ménagerez la chèvre et le chou, et là vous en profiterez pour caser les stoïciens et les épicuriens (car il faut absolument les caser!), c’est-à-dire les partisans du « Il en faut peu pour être heureux ». Vous conclurez évidemment en posant en filigrane une question subsidiaire que vous n’avez pas eu le temps de correctement développer jusque-là, comme par exemple (au hasard) : « Les antiques pensaient que la sagesse consistait à éviter tout démesure, mais la Passion du Christ n’est-elle pas une démesure ? ». Vous réhabiliterez à cette occasion un peu la passion (parce qu’il y a une part féminine importante, chez le professeur de lettres et sciences humaines, qu’il s’agit de flatter), mais vous la réhabiliterez non pas avec un romantique cette fois-ci, mais avec quelqu’un de sérieux comme Albert Camus, pour donner une caution morale à la chose, en suggérant notamment qu’il faut de la passion en politique, pour vouloir changer le monde… Puis, si vous êtes joueur, vous parachèverez l’affaire sur une note coquine, un retournement de dernière minute, en vous faisant subitement pousser une corne de bique sur la tête, là vous réintroduirez votre premier « salaud » par l’entrée dérobée, en supposant qu’il aurait peut-être raison finalement de profiter de la vie sur son yacht avec les putes et le champagne, puisque tout vient à point à qui sait attendre et qu’en attendant, puisqu’il faut imaginer Sisyphe heureux, autant profiter.

        – La seule question que pose l’exercice est la suivante : comment faire un tour sur soi-même à 360° avec des fioritures ?

        Que récompense-t-on en réalité, lorsqu’on contraint les étudiants à jongler ainsi avec les choses qui ont un sens jusqu’à ce qu’elles n’en aient plus ? On récompense la rouerie et la perversité !

      • Addendum concernant le contenu de la 2e partie de ma « disserte » (je me prends au jeu, lol) :

        – Le pt de vue ultime du romantique (comme celui du vertueux, d’ailleurs) au sujet du bonheur est bien-entendu le suivant :

        « Le bonheur pour moi serait que le loup dorme avec l’agneau et le lion avec la gazelle (référence biblique), que les opposés s’attirent et s’aiment sans se détruire (référence alchimique), qu’Harmonie ne soit pas une divinité maudite et déchue (référence mythologique), que la quadrature du cercle soit possible (cf : Léonard de Vinci), bref je voudrais atteindre l’horizon et y cueillir dans mes mains ma belle étoile (référence à Don Quichotte), tout cela est la condition seule et unique de mon bonheur, et quand j’entraperçois ici-bas un tel bonheur, à la fois ça me tiraille le cœur et ça me fait monter les larmes aux yeux (cf : le paradis terrestre n’existe pas). Je ne serai donc pas heureux, mais c’est pour le mieux. Car je suis dans la vérité car je veux le seul véritable bonheur possible. »

      • Vous ne m’avez pas compris : je voulais vous dire que vous êtes à mes yeux une grande philosophe, quelqu’un de profond, de subtil, et que vos intuitions, dont certaines sont géniales, nourriront ma pensée future.

      • Va-z-y tu t’prends tro la tête… j’ai ri1 pigé tsé sé koi.

        T tro une guedin d’façon, moi j’parle pas aux guedin tavu.

        ***

        *RESPECTEZ MA DIFFERENCE !*

      • C’est vrai que les gens qui veulent être intelligents ont l’air trop con.

        L’idéal serait que personne ne tente même ne serait-ce que d’essayer.

        Egalité-fraternité entre les cons, ça marche. Et la liberté on la donne de préférence à ceux qui ne s’en servent pas.

        Jamais se démarquer, jamais montrer qu’on est ambitieux, à part quand il y a une carrière, un job à la clef, du flouze à gagner quoi. Là d’accord, là y faut tout donner, là tu fais tout péter le QI, là tu peux montrer que t’es dans la place, que t’es un Kador, là c’est une action rationnelle d’avoir l’air intelligent tavu. Sinon, non.

      • C’est que j’avions point fait de longues études comme vous, que j’avions seulement le niveau BAC et que j’étions point riche comme vous êtes… C’est que j’avions bien des choses à prouver, ô not’ bon maître.

    • Ha ! Chère Irena, après le coït c’est pas la patte !

      • Je ne sais pas, Coach. Je parle du post coïtum animal triste, mais juste pour /faire genre/ parce qu’en fait je vous rappelle, je suis une femme, et ce ressenti particulier après l’amour est typiquement un truc masculin. Ce qui fait que je ne connais pas.

  7. Le bonheur c’est ne rien faire!

    • Ah voilà. Pardon madame Adler mais j’ai pas eu le temps de lire. FAut-il être assez fou ? Votre version torchée est forcément bien supérieure.
      Mon humble avis sur cette affaire de bonheur c’est le plaisir qui vient lorsque l’homme satisfait un de ces besoins.

  8. « Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherchée. » (Alain)

    Il ne faut surtout pas le chercher, au risque de passer à côté. Voilà ce que je dirais (avec d’autres).

  9. Moi je dirais, en bonne participante à mon époque moderne :
    Ca sert à quoi d’être heureux, et surtout ça rapporte combien, au cours de fermeture à Nouille-Orque ?

  10. Le bonheur? La santé, un minimum de confort et qu’on me foute la paix.

  11. « Le seul bonheur qu’on a vient du bonheur qu’on donne.  »
    Edouard Pailleron

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