Bloguer ou ne pas bloguer telle est la question

Je sais bien que j’ai été modérément actif ici ces derniers temps. Il me faut bien reconnaitre que ma vie personnelle et professionnelle ne m’ont laissé que peu de temps de cerveau disponible. Et puis l’actualité est tellement navrante de prévisibilité que je ne sais même plus quoi en dire. C’est comme si la matière de notre monde s’effilochait entre nos doigts comme de la queue de bœuf avariée.

Bref, peu d’inspiration. Espérons que cela revienne. Ou pas. C’est loin d’avoir une grande importance.

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9 réponses à “Bloguer ou ne pas bloguer telle est la question

  1. « C’est loin d’avoir une grande importance. » Parlez pour vous !!!

    Pensez à nous, pauvres junkies bloguesques drogués aux brèves et aux sang de Koalas !!

    Nous sommes en manque !

  2. « ma vie personnelle et professionnelle ne m’ont laissé que peu de temps de cerveau disponible »

    Comme si un cerveau était nécessaire pour bloguer !

  3. et puis bloguer, ce n’est pas forcément pour les autres. C’est peut-être surtout pour soi. Personnellement, c’est un exutoire indispensable qui m’évite de tuer quelqu’un pour me soulager!

  4. ça reviendra Amiral on patientera ;-)

  5. Oui , la matière de « Le monde » s’effiloche entre les doigts. Je vais le remplacer par du papier ordinaire ad hoc, blanc et sans encre délétère, et finalement moins cher (et on peut même s’essuyer les doigts (note 1).)

    1) ce qui n’empêche pas de se laver les mains avant de serrer la louche des amis.

  6. Dites, au fait… ce que disait Shakespeare, dans ce monologue-là… vous en souvenez-vous ?

    HAMLET. – Etre, ou ne pas être : telle est la question. Y a-t-il pour l’âme plus de noblesse à endurer les coups et les revers d’une fortune qui lui fait injure, ou à s’armer contre la vie-même pour mettre frein à une marée de douleurs ?
    Mourir… dormir. Ce serait pourtant simple. … Calmer enfin, comme on dit, dans le sommeil, les affreux battements du cœur. Quelle conclusion à nos maux héréditaires serait plus spirituelle ? … et plus désirable ?
    Mourir… ou dormir. Ô dormir ! … – Mais rêver peut-être ? C’est là le hic.
    Car, échappés des liens charnels, si, dans ce sommeil du trépas, il nous venait des songes ? – Halte-là ! Cette considération prolonge la calamité de la vie.
    Car, voyons, qui supporterait du sort les mille soufflets, les avanies… le sadisme des oppresseurs, les moqueries des vaniteux, les affres de l’amour dédaigné, les injustice de la Justice, l’insolence sans borne des gens officiels, et le mépris éternel que les méritants reçoivent de la part des indignes … qui continuerait à supporter tout cela si un simple petit coup de pointe pouvait en venir à bout ?

    ____________En anglais :__________________

    To be, or not to be: that is the question:

    Whether ’tis nobler in the mind to suffer
    The slings and arrows of outrageous fortune,
    Or to take arms against a sea of troubles,
    And, by opposing, end them. To die, to sleep,
    No more, and by a sleep to say we end
    The heartache, and the thousand natural shocks
    That flesh is heir to; ’tis a consummation
    Devoutly to be wish’d. To die, to sleep,
    To sleep, perchance to dream, ay, there’s the rub;
    For in that sleep of death what dreams may come
    When we have shuffled off this mortal coil,
    Must give us pause. There’s the respect
    That makes calamity of so long life,
    For who would bear the whips and scorns of time,
    The oppressor’s wrong, the proud man’s contumely,
    The pangs of despis’d love, the law’s delay,
    The insolence of office and the spurns
    That patient merit of th’unworthy takes,
    When he himself might his quietus make
    With a bare bodkin? Who would fardels bear,
    To grunt and sweat under a weary life,
    But that the dread of something after death,
    The undiscover’d country from whose bourn
    No traveller returns, puzzles the will,
    And makes us rather bear those ills we have
    Than fly to others that we know not of?
    Thus conscience does make cowards of us all,
    And thus the native hue of resolution
    Is sicklied o’er with the pale cast of thought,
    And enterprises of great pitch and moment
    With this regard their currents turn awry,
    And lose the name of action. – Soft you, now!
    The fair Ophelia! Nymph, in thy orisons
    Be all my sins remember’d.

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