Vous pissez sur leurs tombes

Un dernier mot sur le sujet de ce matin. Ceux qui utilisent sérieusement l’expression inepte de « dictature socialiste » pour qualifier le gouvernement actuel devraient demander à ceux qui ont connu les vraies dictatures socialistes sous Staline, Pol Pot, Mao ou Castro par exemple ce qu’ils en pensent. Je suis sûr que ça aurait bien fait marrer Soljenitsyne ou les gens qui ont fait un tour à Tuol Sleng… Et j’espère bien qu’ils auraient fini en chiant dans votre chapeau.

Les mots ont un sens bande d’abrutis.

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65 réponses à “Vous pissez sur leurs tombes

  1. Aussi stupides et crétins qui ceux qui parlaient de De Gaulle comme d’un dictateur fasciste…

    • Le parallèle avec de Gaulle est très juste. Ce qui est marrant, c’est que les rouges-bruns qui portent de Gaulle au pinacle aujourd’hui sont les mêmes qui en disaient pis que pendre de son vivant, qu’il s’agisse des communistes ou des ultras de droite Algérie française, aujourd’hui réunis au sein du Front national.

      • Je ne porte pas particulièrement le général dans mon cœur, mais pour autant je lui reconnais volontiers des qualités, des coups de génie, de belles réalisations. Personne n’est jamais blanc ou noir, ceci dit, il me semble qu’on peut à juste titre lui reprocher, par exemple, d’avoir composé avec les cocos à la libération, permettant à ces derniers de mettre en place les institutions qui plombent notre économie depuis 30/40 ans – et incidemment d’avoir eu les mains libres pour exécuter sommairement quelques 9000 personnes.

      • J’entends souvent les critiques du général se reposer sur cette base-là à droite, un peu moins souvent évoquer les alternatives qui se trouvaient devant lui en 1945.

        Evidemment, les vrais conservateurs, dans sa position, auraient refusé toute concession à l’ennemi communiste, eux. On aurait vu ce qu’on aurait vu.

        Ben on a vu : même au prix de toutes les concessions qu’il lui a été nécessaire de faire, il a quand même été contraint de partir l’année suivante, le général, et d’abandonner le pays pendant douze ans aux crypto-communistes de la IVe (je simplifie un peu, hein ; mais dans l’idée, c’est ce qui s’est passé).

        La réalité est que les communistes étaient en position de force en France à la Libération, et qu’il était somme toute assez miraculeux que la France soit parvenue à sortir de la guerre 1) dans le camp des vainqueurs, 2) sans devenir une enclave officiellement communiste en Europe de l’ouest. En tenir grief au général au motif que les prétendus gaullistes modernes sont une brochette de parfaits abrutis est un peu léger.

      • Exactement. Tout est toujours tellement plus facile rétrospectivement.

    • Marrant Skandal, votre blog est tapissé d’articles disant que le gouvernement actuel est similaire à l’URSS…
      comme cet article :
      http://newskandal.wordpress.com/2014/03/21/ministerium-fur-staatssicherheit/#comments
      Crétin et stupide, dites vous ??? Effectivement, ça vous caractérise bien.

    • en même temps, avoir un ancien général au pouvoir, y a quand même de quoi s’inquiéter pour le devenir des libertés

  2. Mais peut être y a t’il tout de même un nombre certain de degôches qui ne seraient pas contre la réouverture des camps de rééducation…

  3. Certes le terme « dictature socialiste » est exagéré, tout au moins s’il est utilisé tel quel sans la moindre précision. La dictature peut se manifester de bien des manières et certains peuvent préférer le côté soft à l’usage de la force brute et des pilules de plomb dosées à 9x19mm.

    Quand 3000 gauchos descendent dans la rue, cassent du mobilier urbain, et obtiennent ce qu’ils veulent, alors que dans le même temps des centaines de milliers de Français manifestent paisiblement, réussissent à présenter une pétition historique par le nombre de signatures, que la moindre opportunité de défendre son point de vue est nié dans les assemblées comme au gouvernement, et qu’en plus on envoie les forces de maintien de l’ordre jouer de la trique, je ne crois pas exagérer en disant que nous assistons aux débuts d’une dictature soft.

    • « Quand 3000 gauchos descendent dans la rue, cassent du mobilier urbain, et obtiennent ce qu’ils veulent »
      C’est quoi « ce qu’ils veulent »? j’ai du louper un chapitre?

      « les forces de maintien de l’ordre jouer de la trique » depuis Mai 68, j’ai pas vu ça… j’ai (encore) loupé un chapitre?

      • C’est quoi « ce qu’ils veulent »?
        Défendre leurs petits zavantajakis. Le monde peut bien crever pressuré d’impôts et de taxes diverses, la seule solidarité qui vaille c’est celle qui est dirigée dans leur direction et celle des parasites qu’ils défendent.

        depuis Mai 68, j’ai pas vu ça
        Et bien retournez dans votre cryogénisateur. C’est vrai que tabasser des étudiants ça ne s’est pas vu ces dernières années, pas plus que les garde à vue arbitraires, les ordres illégaux donnés aux forces de l’ordre, etc.

  4. Eh bien moi je trouve que l’expression n’est pas si exagérée qu’elle en a l’air. Il y a des degrés dans la dictature. Celle de Castro était moins forte que celle de Pol Pot, mais on peut parler de dictature quand même. Les camps de rééducation existent, on les trouve (un peu) à l’école et (beaucoup) à la télé. Bien sûr, on ne vous envoie pas en hôpital psy si vous ne pensez pas comme il faut, mais on vous fait comprendre assez clairement que vous n’aurez pas de promotion, pas d’amis, pas de relations normales avec les gens. Alors la plupart des Français pratiquent l’autocensure et l’auto lavage de cerveau.

    C’est une dictature soft si l’on veut, mais ce n’est pas tellement mieux. Vous vivez, presque normalement même, en apparence, mais en réalité vous êtes mentalement un zombie. Vous êtes intellectuellement mort.

    Une différence tout de même : cette nouvelle forme d’oppression dont parlait aussi Tocqueville, dans une page très célèbre, n’est pas spécialement « socialiste » ; elle est rendue possible par l’individualisme promu dans nos sociétés, ce qui pour le coup n’est pas très « socialiste », au sens ou Pierre Leroux, par exemple, était socialiste.

    • En plein accord avec Marco Polo.
      Mais ces échanges prouvent le brouillage intellectuel que tout le monde subit et dont tout le monde sort perdant.
      Sauf le libéralisme libertaire, mais en fait parfaitement liberticide, soit, sous nos contrées, l’UMPS

      • UMP et le PS seraient des paris libéraux ?

        Encore un qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est le libéralisme…

      • à Skandal :
        Bien sûr que PS et UMP sont libéraux, par bien des aspects. Par d’autres ils sont étatistes. Tous les partis du monde, quand ils sont au pouvoir, ont des aspects étatistes. Thatcher aussi était étatiste, et Reagan. Le libéralisme pur cela n’existe que chez les théoriciens et les rêveurs.

        D’autre part, pour ne pas voir l’inspiration profondément libérale du mariage dit « pour tous », par exemple, ou du laisser-faire en matière d’immigration (qui n’a pas commencé avec les socialistes), il faut vraiment être aveugle.

      • Vous me citez 2 trucs vaguement libéral… Dans les faits, le PS et l’UMP sont totalement étatistes.

        Allez, je vais vais vous faire plaisir, le PS et l’UMP sont libéraux à 2%….

        Sarkozy n’a pas fait une seule mesure libérale digne de ce nom et Hollande, hormis le mariage gay (et encore, le concept même du mariage ordonné par l’Etat est contraire au concept libéral), n’a rien fait de libéral.

        Une mesure d’inspiration libérale au milieu de milliers de mesures étatiques, cela ne fait pas de vous un libéral.

      • Si on se contente des chiffres, prélever 45 % de la richesse produite par un pays si ce n’est pas du socialisme, je ne sais pas comment il faut nommer cela.

      • Le coup des 45 % de prélèvements ne prouve pas grand chose. Il faudrait établir à partir de quel seuil on cesse d’être en pays libéral (pour certains ultras le seuil serait à zéro). Aujourd’hui, tous les pays, même les plus libéraux, sont à des niveaux de prélèvements que les libéraux de 1930 (par exemple) auraient trouvé extravagants. La vie est ainsi faite, en nos pays développés, que l’Etat doit jouer un rôle plus grand qu’auparavant, d’autant plus qu’on a brisé les solidarités traditionnelles, à commencer par les liens familiaux qui permettaient une coopération à petite échelle et rendaient moins nécessaire l’action du gouvernement. Mais voilà, le libéralisme se vante de détruire ces liens traditionnels qu’il juge contraires à l’émancipation humaine, et il faut bien payer ensuite les pots cassés.

        Je me demande si le libéralisme ne serait pas, en fait, la première cause de l’étatisme moderne en Occident… Avec un Etat fort et national, qui n’aurait pas pour but premier d’enrichir les grandes multinationales et de faire plaisir à Angie Merkel, je pense que l’on pourrait réaliser un certain nombre d’économies qui permettraient de faire baisser les impôts.

        Tiens, on pourrait commencer par ne plus importer des parasites africains ou roumains, par exemple, même si ça ne ferait pas plaisir à Mme Parisot, parangon bien connu du socialisme à la française.

        Des mesures libérales à la con, comme celle de l’immigration obligatoire, je peux vous en citer des milliers (les travailleurs détachés, l’interdiction des taxes à la frontière, l’obligation d’acheter des pavés de granit chinois moins chers que les bretons, etc.).

        J’ajoute que si le mieux que peut produire le libéralisme décomplexé c’est ce qui se fait en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, ce n’est pas hyper convaincant, niveau réussite. M’est avis qu’on peut viser plus haut.

      • L’immigration obligatoire n’a rien de libérale. Encore un poncif d’ignorant. Au contraire, chaque pays devrait avoir le droit d’accepter sur son sol et dans sa Société qui il souhaite.

        Personne ne vous oblige à acheter des pavé chinois. Le libéralisme c’est avoir le choix.

        Idem, le libéralisme n’a jamais conceptualisé l’avortement ou la GPA. Ne cherchez pas de bouc émissaire facile aux déviances consuméristes et aux lâchetés de certains et certaines.

        Ne confondez pas libéraux et libertaires.

        La France est factuellement le pays développé le moins libéral du monde alors arrêter d’accuser un libéralisme français qui n’existe pas.

        Je rigole bien quand j’entends certain accusé le Medef d’ultralibéralisme alors qu’il n’y a pas plus étatiste et collectiviste que ce syndicat de menteurs, de voleurs et d’escrocs.

      • « J’ajoute que si le mieux que peut produire le libéralisme décomplexé c’est ce qui se fait en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, ce n’est pas hyper convaincant, niveau réussite. M’est avis qu’on peut viser plus haut. »

        La dessus, je vous rejoins totalement !

        Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, je suis cynique mais jamais résigné.

      • « L’immigration obligatoire n’a rien de libérale (sic). Encore un poncif d’ignorant ».

        Ah ! Ah ! Trop drôle. Parce que Monsieur Skandal peut se prévaloir d’un doctorat ès libéralisme, lui. D’une agrégation, d’un diplôme officiel délivré en mains propres par Maggie Thatcher, peut-être.

        Apprenez, cher ami, que le libéralisme ce n’est pas ce que vous pensez qu’il est sous prétexte que vous seriez le maître du monde et une sorte de Dieu des définitions officielles et obligatoires. Le libéralisme c’est quelque chose dont on peut discuter.

        On ne vous a pas appris à discuter, dans votre école de libéralisme officiel et estampillé ?

        Evidemment, le libéralisme ce n’est pas la loi du marché, dites vous. Non, le libéralisme c’est « avoir le choix ». Donc, quand on a le choix entre des pavés bretons à un euro pièce et des pavés chinois à cinquante centimes, on peut très bien prendre les bretons, comme ça, parce qu’on est patriote. Et puisque tout le monde est patriote, en France libérale, on n’achètera que des pavés bretons et l’industrie bretonne du pavé se portera comme un charme.

        Me voilà rassuré.

        Vous ne seriez pas commissaire européen, dans la vraie vie ? Parce que ça expliquerait bien des choses.

      • Bon, je commence à comprendre la technique des libéraux.

        L’immigration ce n’est pas le libéralisme, c’est l’étatisme.
        Les travailleurs détachés, la libre circulation des marchandises, pareil.

        Mais la liberté, le choix, c’est le libéralisme.
        Cependant, attention : la liberté des immigrés de venir chez moi, c’est pas le libéralisme. Non, ça, c’est l’étatisme. La liberté du mariage « pour tous » c’est le socialisme. Parisot c’est aussi de l’étatisme.

        En fait, quand Skandal n’aime pas un truc, ce truc est étatiste. Quand il aime bien, c’est libéral.

      • Allez lire Tocqueville, Bastiat, Montesquieu ou Locke et on en reparlera.

        « Donc, quand on a le choix entre des pavés bretons à un euro pièce et des pavés chinois à cinquante centimes, on peut très bien prendre les bretons, comme ça, parce qu’on est patriote. »

        Bah oui, évidement. Vous avez le choix.

        Pour le reste, entre le procès d’intention et la caricature, il n’y à rien à répondre.

      • « En fait, quand Skandal n’aime pas un truc, ce truc est étatiste. Quand il aime bien, c’est libéral. »

        Oui, bien sur, c’est exactement ce que j’ai écrit…

      • « Allez lire Tocqueville, Bastiat, Montesquieu ou Locke et on en reparlera. »

        De mieux en mieux.
        Je pense qu’on peut en rester là pour l’instant. Moi, je retourne à mes Oui-Oui et mon Club des Cinq.

      • Quand on veut discuter d’un concept c’est toujours mieux d’avoir lu les « créateurs » de ce concept…

        Parler de marxisme sans avoir lu Marx ou de psychanalyse freudienne sans avoir lu Freud c’est assez incohérent.

      • Je crois que vous ne comprenez pas tout ce que je dis.
        Là, par exemple, je ne suis pas vraiment en train de lire le Club des cinq.

        Vous semblez partir du principe que je n’ai pas lu les auteurs que vous citez, mais il se trouve que j’enseigne la philosophie et que ces auteurs ne me sont pas tout à fait inconnus (sauf Bastiat dont je ne connais qu’un ou deux extraits).

        Permettez-moi une remarque. Dès qu’on n’est pas d’accord avec votre définition du libéralisme vous traitez les gens d’ignorants et d’illettrés. Ce n’est pas une saine façon de discuter, il me semble, surtout s’il apparaît assez vite à votre interlocuteur qu’en réalité il maîtrise mieux l’histoire du concept que vous.

        Soyez donc moins sur l’agression défensive et admettez que les définitions demeurent discutables. Autrement vous passerez inévitablement pour un petit sectaire énervé (ce qui, j’en suis sûr, ne correspond pas à la réalité).

        Et pardon pour le côté paternaliste du topo.
        Allez : sans rancune !

      • « Je crois que vous ne comprenez pas tout ce que je dis.
        Là, par exemple, je ne suis pas vraiment en train de lire le Club des cinq. »

        :) J’avais compris.

        Sans aucune rancune

      • Skandal,

        J’ai lu Bastiat et Tocqueville et s’ils devaient renaître aujourd’hui, ils seraient horrifiés parce que professent ceux qui se réclament de leur héritage intellectuel. Sur bien des points ils sont nettement plus conservateurs ne le sont les libéraux français, sans même parler des libertarés. Ceci dit, si je ne nie pas qu’il y a des choses intéressantes dans le libéralisme, je crois que s’il devait être instauré sans la moindre borne pour en limiter les excès, la société serait tout simplement invivable. Car, quoi qu’en disent certains, la scission entre libéralisme économique et social n’est qu’un leurre, ce sont les deux côtés de la même pièce, l’un ne peut aller sans l’autre.

    • Vi vi vi…
      Comme quoi on a bien du mal à trouver une définition qui fasse consensus.
      Cela provient peut-être du fait qu’en France, petits chanceux que nous sommes, nous avons un peu les deux : une forme de libéralisme accentuée par les traités européens (la constitution de 2005 n’en était pas une mais un traité commercial de libre échange, une super directive Bolkestein), et, à l’échelon national, un Etat obligé de collecter toujours plus d’impôts pour endiguer, atténuer la misère induite par les traités susnommés et conserver un aspect social à une politique qui tend de plus en plus à copier le modèle anglo-saxon.
      Mais ce système est à deux doigts de craquer. Avant un libéralisme pur et dur ?

  5. J’oubliais.

    Une page de publicité:

    • Tiens, ils ont du mal à remplir la salle… Chuis pas sûr que l’angle d’attaque soit le bon… Parce que s’ils pensent bourrer leur théâtre avec les membres de Libéraux.org, ils vont à peine remplir le premier rang…

  6. Dites, Amiral, ce n’est pas parce que je glande sur mon blog qu’il faut prendre mon relai pour défendre Hollande dans le vôtre. Je vais être obligé de faire votre publicité chez moi et on va nous accuser de collusion ou de pédophilie vue notre différence d’âge.

  7. que voila un excellent billet.

  8. Et comment ont débuté les regimes de Staline, Pol Pot, Mao ou Castro ? Pas de ressemblance à la situation actuelle en terme de liberté d’expression et d’oppression policière et fiscale ?

  9. J’avoue avoir eu ce réflexe stupide et l’avoir utilisé plus d’une fois, dire cette parodie de démocratie serait plus a propos. Mea culpa & bonne journée Amiral

    • Et voilà : on en vient à faire son autocritique en public, comme dans un camp vietminh…
      Et après on dira qu’on n’est pas en dictature…

  10. Bon on a compris.
    S’il est crétin de parler de dictature socialiste comment nommer le politiquement correct ? (qui n’est pas spécifiquement socialiste d’ailleurs).

    • On notera que le politiquement correct est apparu dans les pays les plus socialement (le terme « sociétal » n’existe pas) libéraux. À chacun de tirer ses conclusions.

      • Oui.
        Pour parler du socialisme sérieusement il conviendrait de faire un voyage dans le temps, d’aller au sources mêmes du socialisme. Voir comment il irrigua la pensée française au 19ème puis le reste de l’Europe pour donner in fine d’authentiques dictature que furent le communisme Soviétique et le National-Socialisme en Allemagne*. Le communisme n’étant que l’esprit du socialisme débarrassé de ses impuretés, le diamant pur du socialiste. Le National-Socialiste étant le syncrétisme des deux idées bien françaises qui avaient cours au 19ème. Hitler s’est beaucoup inspiré des penseurs français du 19ème.
        En France, pays tempéré, nous n’avons jamais eu par chance qu’un socialisme et un nationalisme softs.

        *Lire ou relire Muray, « le 19ème siècle à travers les âges ».

  11. …aux sources…
    …d’authentiques dictatures….

  12. F.Mitterrand s’est écrié un jour : « Le nationalisme c’est la guerre ! ».
    Il s’est bien gardé, et pour cause, d’ajouter « le socialisme aussi. »

  13. En France comme socialistes, nous n’avons jamais eu qu’un promeneur de homard, un rêveur scatologique qui engrossait sa maîtresse par télépathie, et un curé défroqué.
    Rien de bien sérieux.

  14. Amiral, nous sommes d’accord… Comme quoi… tout arrive.

  15. Qu’est-ce que c’est chiant, ces discussions… Combien de personnes, ici, sont opposées à l’immigration de masse ? Je dirais : environ 100 %. Alors à quoi ça rime, de se demander si c’est la faute à leulibéralisme, la faute au socialisme ou la faute à mon chien ?

    Moi j’ai lu Tocqueville, non moi je l’ai lu plus que toi, Bastiat avait sa carte à SOS Racisme, non Bastiat était au comité central de Génération identitaire… De l’art de parler à côté du sujet.

    Je propose qu’on appelle la doctrine qui prescrit l’immigration de masse le proutzinisme, que tout le monde ici reconnaisse que l’ennemi, c’est le proutzinisme, et qu’on en finisse.

    Après, on pourra commencer à se poser des questions intéressantes, du style : comment s’opposer au proutzinisme ?

    Et avec des réponses concrètes SVP, pas : en instaurant le broutardisme, j’ai beaucoup lu le fondateur du broutardisme, et d’ailleurs j’enseigne le broutardisme dans la grande section du lycée professionnel de Mézy-Moiprofond…

    Bon, je commence. Pour combattre le proutzinisme, il faut déjà que l’Etat lance une grande opération dans ce style :

    http://www.customs.gov.au/site/Translations/english.asp

    Je me permets de faire remarquer, uniquement dans un but scientifique, à l’intention des intellectuels qui fréquentent ce blog (j’espère en nombre aussi réduit que possible), que cette offensive résolue contre le proutzinisme provient d’un gouvernement anglo-saxon, pro-américain et « ultra-libéral », j’ai nommé l’Australie — mais c’est sûrement un détail de l’histoire du proutzinisme…

    • :) HAhahahha !!!

      Robert a tous dit !!

    • Pour lutter contre l’immigration il faut en connaître les causes et les ressorts. C’est bien entendu pour cela que d’aucuns voudraient brouiller les pistes, car ce n’est pas le socialisme qui fut le moteur de l’invasion par regroupement familial. L’Europe de l’est communiste n’a pas milité pour sa propre invasion, tandis que tous les patrons (les grands et une bonne part des moyens et petits) sont pour, en Occident, et ne s’en cachent pas.

      Quand on laisse gouverner les pires salopards, ceux qui ne sont sur terre que pour s’en mettre plein la panse, le résultat est évidemment catastrophique. Avec un Manuel Valls qui aime l’entreprise on peut déjà être sûr d’une chose : les portes resteront ouvertes à toute la lie de l’humanité.

      Le premier responsable de l’immigration c’est le patronat, soutenu par les politiques. Le seul et unique ennemi de Parisot, c’est Le Pen. Les idiots qui pensent que le petit patron restaurateur n’emploierait pas de Pakistanais si ses charges étaient moindres se moquent du monde. Ils nous demandent de croire en la bonté naturelle de l’entrepreneur qui, c’est bien connu, ne cherche à réduire ses coûts et à agrandir sa marge que quand le méchant Etat l’y oblige.

      Moi aussi j’aime bien l’entreprise, mais tenue en laisse et bien canalisée par des lois visant l’intérêt général.
      Bizarrement c’était aussi l’avis des Grecs, des Romains, des rois de France et même sans doute des Gaulois. Aucune civilisation ne prospère autrement. L’Etat, c’est la vie ; le laisser-faire, c’est la mort.

      Mais taisons-nous sur les causes, surtout. Nous sommes tous contre l’immigration, et cela suffit…
      Non, désolé. Certains, ici, sont contre l’immigration, mais ils sont pour ce qui l’a produite et promue.

      Je croirais les libéraux qui sont contre l’immigration le jour où ils cesseront d’être libéraux, c’est-à-dire le jour où ils essaieront d’être logiques et comprendront qu’on ne peut pas demander au Marché d’aimer la France.

      • « L’Etat, c’est la vie »

        Merci, j’avais tellement envie de rire !!

      • C’est vrai que les « patrons » sont la cause de tous les maux.

        Vivement un Etat sa

      • C’est vrai que les « patrons » sont la cause de tous les maux.

        Vivement un Etat sans patron !!

        Ha oui, c’est vrai, cela a existé et ça s’est terminé en goulag….

      • Si comme vous dites, « l’Etat c’est la vie » (l’Histoire me semble avoir démontré le contraire, mais bon….) comment expliquez vous que depuis 60 ans (en gros, je prends la fin de la guerre) le poids de l’Etat, la main de l’Etat, la présence de l’Etat dans tous les compartiments de la société n’a fait qu’augmenter mais que la situation de la France ne fait que se dégrader ?

      • Vous ne savez pas lire, Skandal ? Je ne parle pas d’un Etat sans patrons, mais de patrons qui ne feraient pas la loi, d’entreprises encadrées par l’Etat.
        C’est fatiguant, à la longue.

      • Mais ça existe déjà les entreprises encadrées par l’Etat, elles s’appellent la SNCF et la RATP (entre autre) etc… des exemples que le monde entier nous envie et dans lesquels il n’y a pas un immigré, pas un syndicaliste corrompu, un management ultra-efficace et bien évidemment, ces entreprises ne pensent qu’au bien commun, surtout quand elles sont en grèves.

        Il faudra m’expliquer comment un État Français qui est reconnu comme étant un mauvais employeur, un mauvais manager, un mauvais payeur; un état incapable de faire un budget digne de ce nom depuis 40 ans, un état qui a 2000 milliards de dettes et 2500 milliards d’engagement hors bilan, un état considéré comme un des plus corrompu des pays développés , pourrait « encadrer » une entreprise ?

      • Je ne parle pas de l’Etat employeur. S’il fait si mal son travail aujourd’hui, dans ce domaine (j’en conviens), cela ne veut pas dire qu’il est incapable de faire mieux. Et d’ailleurs il faisait bien mieux il n’y a pas si longtemps. Les agents de l’Etat font grève quand ils ont intérêt à le faire (enfin, pas toujours, en fait) et qu’ils peuvent faire ch… le monde. La SNCF est bien placée pour ça (mais, dans le privé, les camionneurs aussi). En ce qui me concerne je suis favorable à l’idée d’un service minimum pour le public, et même à une interdiction de la grêve, sauf à échelle locale et pour des questions particulières. Le service public ce n’est pas un métier comme les autres.

  16. Pingback: Morning Meeting : Jeudi 16 Octobre 2014 | No One Is Innocent…

  17. Les mots ont un sens, c’est vrai.
    Même « fascisme » et « fasciste »

    http://www.meridien-zero.com/archive/2013/11/13/emission-n-165-qu-est-ce-que-le-fascisme-5220814.html

    Et ce ne sont pas des injures.

  18. Hahaha, c’est vraiment un festival, chez Polo :

    L’Etat, c’est la vie.

    On ne peut pas demander au Marché d’aimer la France.

    (Avec une majuscule, s’il vous plaît. Quand on met une majuscule aux mots qui n’en prennent pas, ça veut dire qu’on a fait des Etudes et qu’on est un Philosophe.)

    En effet : on ne peut pas demander au marché d’aimer la France. On ne peut pas, non plus, demander à l’électricité d’aimer la France. On ne peut pas demander à la gravitation d’aimer la France. On ne peut pas, davantage, demander au reblochon d’aimer la France.

    On se demande comment faisaient nos ancêtres pour vivre, avant l’existence des Etats, qui sont, faut-il le rappeler, de création assez récente…

    L’arriération et la superstition progressent à grands pas dans spéhi. Nous aurons bientôt atteint le stade de la Russie et d’Alexandre Douguine, cet espèce de fou furieux considéré comme un grand penseur, par certaines personnes particulièrement atteintes au sein du réactionnariat.

    Le premier responsable de l’immigration c’est le patronat.

    Ce qui serait bien, ce serait de produire des travaux historiques à l’appui de cette thèse. Moi aussi, je peux affirmer de façon péremptoire : le premier responsable de l’immigration, c’est mon charcutier, le réchauffement climatique ou mon cul sur la commode.

    Or, il existe de nombreux documents historiques qui montrent que les premiers responsables de l’immigration, ce sont les gouvernements (notez le pluriel). Il existe aussi des documents historiques qui montrent que le patronat français s’est vigoureusement opposé à l’immigration que lui avait imposée le gouvernement.

    Il n’est pas interdit de réfléchir, non plus. Les patrons voudraient-ils noyer la France, ou la Patagonie inférieure, sous les immigrés, qu’ils seraient bien incapables de le faire. Les seuls responsables qui ont le pouvoir d’ouvrir ou de fermer les frontières, ce sont les responsables politiques. C’est tout de même amusant, cette façon de chercher à exonérer les hommes politiques de leurs responsabilités, comme si c’étaient des marionnettes impuissantes ballottées par les forces qui les entourent.

    Au fait, dites-moi, il va de soi que l’Etat, contrairement aux méchants patrons, rejette absolument l’emploi d’immigrés ? Nous sommes bien d’accord qu’il n’y a pas d’Arabes dans l’Education nationale, pas d’Antillais à la poste et pas de Noirs dans la police ? En aucune manière, l’Etat n’utilise les emplois publics ou assimilés, contrats-jeunes ou autres, pour caser des immigrés inemployables autrement ? L’Etat ne fait jamais pression sur la SNCF, sur la RATP ou sur d’autres entreprises publiques, pour qu’elles embauchent préférentiellement des « populations défavorisées des quartiers sensibles » ? La fonction publique communale n’est pas bourrée, du sol au plafond, d’emplois de complaisance destinés aux immigrés ? Il suffit d’entrer dans une caisse d’allocations familiales ou dans un bureau de la Sécu pour constater que l’Etat pratique massivement la préférence nationale : il n’y a pas un bronzé derrière le guichet, alors que l’Oréal et Michelin font des pieds et des mains pour importer des Algériens hargneux et des Maliens illettrés, n’est-ce pas ? C’est ce que tous les Français peuvent constater, en effet…

    Mais enfin je note que vous refusez de jouer le jeu. Comme d’habitude, vous prétendez philosopher tout en vous abstenant soigneusement de proposer des solutions concrètes. Vous appelez à la rescousse les Gaulois, les Romains et que sais-je encore (chez lesquels on serait bien en peine de trouver une affirmation aussi grotesque que l’Etat, c’est la vie…), mais côté pratique, rien, nada, que dalle.

    En fait, ça vous arrange qu’on reste dans la merde. Ca vous permet de continuer à jouer les esprits supérieurs en racontant n’importe quoi. Vous êtes gentil avec vos Gaulois et vos Romains, mais moi je préfère la solution des douanes australiennes.

  19. « on ne peut pas demander au marché d’aimer la France. On ne peut pas, non plus, demander à l’électricité d’aimer la France. On ne peut pas demander à la gravitation d’aimer la France. On ne peut pas, davantage, demander au reblochon d’aimer la France »

    Oui, c’est exactement ce que j’ai voulu dire : le Marché (que j’écris avec une majuscule pour faire plaisir à ses admirateurs) ne peut pas aimer la France, comme l’électricité et le reblochon, mais il n’y a pas de doctrine économique et politique pour nous expliquer qu’il faut laisser agir librement le reblochon ou l’électricité pour que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors qu’il y a en a pour faire du Marché le grand et suffisant régulateur de la société. C’est bien ça le problème.

    « Ce qui serait bien, ce serait de produire des travaux historiques à l’appui de cette thèse ».
    Oui, bien entendu, et je vais faire ça dans un commentaire de blog, pour faire plaisir à mes deux ou trois lecteurs, parce que je n’ai rien d’autre à faire. Il se trouve qu’il n’y a pas grand monde pour rejeter catégoriquement cette explication, qui a pour elle l’avantage de la logique. Ce ne sont pas les Français qui ont voté pour faire venir les immigrés chéris, c’est Chirac et Giscard qui l’ont décidé (entre autres), et certainement pas pour des raisons humanitaires. Le patronat aujourd’hui continue de réclamer des immigrés, et les obtient. A côté de chez moi une baraque se construit avec des maçons et couvreurs exclusivement Polonais. A qui cela profite-t-il ? Cela profite surtout à la sous-merde d’entrepreneur qui les emploie.

    « C’est tout de même amusant, cette façon de chercher à exonérer les hommes politiques de leurs responsabilités, comme si c’étaient des marionnettes impuissantes ballottées par les forces qui les entourent. »

    Je n’ai aucun mal à considérer les politiciens comme responsables et coupables, mais pas plus à ne voir en eux que de simples marionnettes. Tout nous le prouve, aussi bien en politique intérieure qu’extérieure. La guerre en Lybie, c’est autre chose que du lobbying gentillet, c’est de la pure manipulation. De même concernant la Syrie et l’Ukraine, sans parler du Qatar, le plus grand ami de la France, paraît-il. Et il faudrait que je considère ces pantins de politiciens comme incorruptibles et insoucieux des intérêts de la finance, du BTP, des émirs et des patrons du CAC 40 ? Quelle plaisanterie.

    Quant aux Romains et aux Grecs, oui, ils ne misaient pas tout sur le taux de croissance, le PIB et la satisfaction des patrons. Ils faisaient de la politique et organisaient la société par des lois. Je ne dis pas qu’ils furent parfaits, mais ils avaient le sens de l’Etat, et c’est ce qui nous manque.

    Aussi ne parlons pas de l’Etat français actuel, qui n’est que l’ombre de ce qu’il fut. S’il s’agit de dire qu’il fait n’importe quoi, je suis bien d’accord.

    Quant à mes solutions elles sont simples, mais je ne suis pas moi-même homme politique et ne suis pas tenu de présenter un programme détaillé. Arrêt de l’immigration, assimilation obligatoire, exaltation de la nation française et de son identité, le tout si possible dans la douceur, si non : dans la violence légitime, apanage de l’Etat.

    • Votre définition d’un état fort est au moins aussi utopique que ma vision d’un libéralisme « idéal »…

      Au moins nous sommes d’accord sur une chose : nos dirigeants actuels doivent être virés, tous, sans exception.

  20. Encore une solution concrète pour lutter, non pas exactement contre l’immigration, mais contre certains de ses pires effets : le ministre des Affaires étrangères britannique envisage de juger pour trahison les touristes du djihad.

    British jihadis who go to fight for Isil in Syria and Iraq could be tried for treason, the Foreign Secretary has said.

    There have been no prosecutions for treason since 1946, when William Joyce – known as Lord Haw Haw – was hanged for his German propaganda broadcasts. The death penalty has since been abolished, but the offence remains.

    http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/terrorism-in-the-uk/11167255/British-Jihadis-fighting-for-Islamic-State-could-be-tried-for-treason-Philip-Hammond-says.html

    Ah, mince ! encore un pays anglo-saxon, atlantiste, boutiquier et ultra-libéral.

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