Archives quotidiennes : 15 octobre 2014

Je persiste et je signe

Puisque ça en défrise certains que je puisse pointer d’un petit doigt boudiné et hargneux l’imbécilité qu’il y’a à définir le régime actuel comme une dictature socialiste, et qu’au passage il lui semble très malin de dénoncer mes vilaines affinités, se comportant par la même comme tous les enfoirés qu’il vitupère pourtant avec tout le talent d’un robot spammeur bégayant, je vais enfoncer le clou.

Une dictature, selon toutes les définitions, est en gros un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire.

Ok.

Dans ces conditions, sachant que Hollande a été élu en bonne et due forme, que le Conseil Constitutionnel n’a pas hésité à retoquer certaines lois, que le Sénat est repassé à droite on peut dire qu’au niveau institutionnel ce n’est pas le cas.

Ensuite, il me semble que Valeurs Actuelles sort encore régulièrement, que Zemmour n’est pas en prison et que même Finkie a le droit de parler à la télé.

S’ajoute à ça le fait qu’au niveau culturel, personne ne vous force à lire libé ou à reprendre votre abonnement à canal +, que les différents lobbies communautaristes, des gays gays gays, aux musulmans très musulmans mais pas vraiment parce que des technocrates ont décidés qu’ils n’avaient pas tout compris à leur si belle religion de paix et d’amour, ont des demandes diamétralement opposées qui écartèlent ce pouvoir si faible qu’il en est devenu risible.

De plus, qui peut dire qu’on était plus libre sous la mandature précédente et si droitière ? Ont-ils, par exemple, fait abroger les ignobles lois Gayssot et Taubira sur la liberté d’expression ? Non, que dalle prend une mandale.

Enfin, il serait temps de comprendre que le progressisme dans lequel nous baignons est devenu un genre de nouvelle religion contre laquelle on n’a pas le droit de blasphémer. Mais de nouveau, c’est parfaitement classique et ça n’a rien à voir avec une dictature socialiste.

Ceux qui utilisent ce concept si bête qu’on a l’impression qu’il a été trépané à la remorqueuse comme Jules Bianchi (quoi ? c’est trop tôt ?) ne se rendent pas compte de leur culpabilité. Ils voudraient pouvoir dire ce qu’ils veulent comme ils veulent tout en reconnaissant qu’il faut des limites à la liberté d’expression hein, que tout n’est pas à jeter dans le progressisme hein. Ils veulent les avantages de la victoire sans avoir à mener le moindre combat.

Vous en avez marre de la pressdegoche ? Ok, vous avez versé combien à TV Liberté ? Vous voulez pouvoir dire ce que vous voulez en public ? Ok, faites le et soyez prêt à en assumer les conséquences plutôt que de faire dans vos froc molletonnés. Accessoirement, il a toujours été considéré comme impoli de parler de politique ou de religion en société, ce n’est pas une nouveauté de la dictature socialiste.

Donc encore une fois, les mots ont un sens, et je vous emmerde branlotins.