Je persiste et je signe

Puisque ça en défrise certains que je puisse pointer d’un petit doigt boudiné et hargneux l’imbécilité qu’il y’a à définir le régime actuel comme une dictature socialiste, et qu’au passage il lui semble très malin de dénoncer mes vilaines affinités, se comportant par la même comme tous les enfoirés qu’il vitupère pourtant avec tout le talent d’un robot spammeur bégayant, je vais enfoncer le clou.

Une dictature, selon toutes les définitions, est en gros un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire.

Ok.

Dans ces conditions, sachant que Hollande a été élu en bonne et due forme, que le Conseil Constitutionnel n’a pas hésité à retoquer certaines lois, que le Sénat est repassé à droite on peut dire qu’au niveau institutionnel ce n’est pas le cas.

Ensuite, il me semble que Valeurs Actuelles sort encore régulièrement, que Zemmour n’est pas en prison et que même Finkie a le droit de parler à la télé.

S’ajoute à ça le fait qu’au niveau culturel, personne ne vous force à lire libé ou à reprendre votre abonnement à canal +, que les différents lobbies communautaristes, des gays gays gays, aux musulmans très musulmans mais pas vraiment parce que des technocrates ont décidés qu’ils n’avaient pas tout compris à leur si belle religion de paix et d’amour, ont des demandes diamétralement opposées qui écartèlent ce pouvoir si faible qu’il en est devenu risible.

De plus, qui peut dire qu’on était plus libre sous la mandature précédente et si droitière ? Ont-ils, par exemple, fait abroger les ignobles lois Gayssot et Taubira sur la liberté d’expression ? Non, que dalle prend une mandale.

Enfin, il serait temps de comprendre que le progressisme dans lequel nous baignons est devenu un genre de nouvelle religion contre laquelle on n’a pas le droit de blasphémer. Mais de nouveau, c’est parfaitement classique et ça n’a rien à voir avec une dictature socialiste.

Ceux qui utilisent ce concept si bête qu’on a l’impression qu’il a été trépané à la remorqueuse comme Jules Bianchi (quoi ? c’est trop tôt ?) ne se rendent pas compte de leur culpabilité. Ils voudraient pouvoir dire ce qu’ils veulent comme ils veulent tout en reconnaissant qu’il faut des limites à la liberté d’expression hein, que tout n’est pas à jeter dans le progressisme hein. Ils veulent les avantages de la victoire sans avoir à mener le moindre combat.

Vous en avez marre de la pressdegoche ? Ok, vous avez versé combien à TV Liberté ? Vous voulez pouvoir dire ce que vous voulez en public ? Ok, faites le et soyez prêt à en assumer les conséquences plutôt que de faire dans vos froc molletonnés. Accessoirement, il a toujours été considéré comme impoli de parler de politique ou de religion en société, ce n’est pas une nouveauté de la dictature socialiste.

Donc encore une fois, les mots ont un sens, et je vous emmerde branlotins.

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64 réponses à “Je persiste et je signe

  1. Là, je plussoie.

  2. Amiral, ne vous énervez pas, il soutient encore Sarkozy et voit en lui l’homme providentiel malgré son désastreux bilan (notamment des lois liberticides, des hausses d’impôts systématiques et aucune réforme digne de ce nom) donc bon… la cohérence de ses propos est toute relative…

    • Je suis encore assez loin du stade d’énervement là.

    • C’est vrai que soutenir Sarkozy ne plaide pas en sa faveur.
      Mais enfin l’électeur UMP est ainsi fait, il ressemble à un ramasseur de noix malchanceux : en 2007 il en ramasse une, elle est pourrie ; en 2017 il en ramassera une autre, elle sera creuse (Juppé).
      Bon ok.
      Mais vous jouez sur les mots : au niveau de la parole par exemple, il y a bien tout un arsenal juridique qui interdit le débat ; des types de la manif pour tous qui ont pu se faire embastiller pour rien, pour un tee shirt.
      Il y a quand même quoi qu’on en dise au moins un climat.

  3. Ben ça, c’est une grosse colère! Bon,cest vrai que « dictature socialiste » pris au sens premier est impropre. Pas de goulag, de geôles glaciales et humides, d’arrestations en pleine nuit, de barbouzes liquidateurs et toute la joyeuse cohorte qui va avec. Toutefois, quand on fonctionne avec un système dit « démocratique  » qui permet à quelques gugusses de parader et de prendre des décisions contraires à l’avis de 80 ou 85% de veaux hormonés, on ne peut pas parler non plus de démocratie triomphante même si celle-ci scrupuleusement appliquée, ne se révélait pas être la panacée et déboucherait peut-être sur une -réelle, cette fois- dictature de type (pourquoi pas) socialo-capitaliste.

    • Oh non, on est loin de la colère, pour moi en tout cas. Je peux faire bien pire. Sinon, c’est bien pour ça que je suis contre la démocratie et surtout contre le suffrage universel.

  4. C’est vrai que soutenir Sarkozy ne plaide pas en sa faveur.
    Mais enfin l’électeur UMP est ainsi fait, il ressemble à un ramasseur de noix malchanceux : en 2007 il en ramasse une, elle est pourrie ; en 2017 il en ramassera une autre, elle sera creuse (Juppé).
    Bon ok.
    Mais vous jouez sur les mots : au niveau de la parole par exemple, il y a bien tout un arsenal juridique qui interdit le débat ; des types de la manif pour tous qui ont pu se faire embastiller pour rien, pour un tee shirt.
    Il y a quand même quoi qu’on en dise au moins un climat.

    • Certes, mais l’arsenal juridique ne date pas de Hollande il me semble…

      Oui quelques excités ont passé quelques heures en garde à vue. Ca ne les met pas au niveau de Lech Walesa non plus…

      • Oui…
        Pleven pour faire plaisir à Bouygues ;
        Gayssot pour faire plaisir…pour faire plaisir à qui d’ailleurs ?

  5. Il faut dire dictature démocratique plutôt que dictature socialiste

  6. Mais vous n’écoutez donc rien de ce qu’on vous dit ?
    Si on parle d’une « dictature de la connerie » à la télé, par exemple, vous allez nous expliquer que c’est mal parce qu’on n’est pas obligé de la regarder ?
    Il n’y a pas de « dictature de la mode », non plus, parce que les gens qui ne la suivent pas ne sont pas abattus d’une balle dans la tête qu’on facture à leur famille ?

    C’est quoi le problème, exactement ? Vous avez un grand-père fusillé par une vraie dictature bien violente et ça vous gonfle qu’on minimise sa mort en usant du mot trop légèrement ?
    Vous visez un siège à l’Académie française et vous voulez donner aux Immortels des gages de votre sérieux en matière de sémantique ?

    Moi je dis, et droit dans mes bottes en plus, qu’il y a une « tentation totalitaire » dans ce qu’il est convenu d’appeler le socialisme, et que s’il n’y a pas de « dictature » socialiste en France comme il y en eut ailleurs, avec des vrais morts et des vrais camps de rééducation, ce n’est pas grâce à la gentillesse et à la modération des socialistes, c’est grâce à ce qu’il reste de force de résistance à l’oppression dans la population française, c’est grâce à notre histoire et à nos traditions.

    Pour ce qui est de la tentation totalitaire, et le culte officiel de Robespierre ou du Ché, par exemple, qui n’y connaissaient rien en dictature, sans doute, je me passe de pousser plus loin la démonstration. Chacun devrait comprendre qu’en effet la gauche française a un petit problème de respect du pluralisme et que l’esprit de la démocratie apaisée et de la libre discussion n’est pas vraiment sa spécialité.

    Et puis faites gaffe, quand même : toute l’élite bloggeuse de la gauche de gouvernement est d’accord avec vous sur ce coup là. C’est un signe, quoi, merde.

    • d’une, merci de ne pas tomber dans la psychologie de bazar. De deux, mais où voyez vous que je défende les socialos? Bien sûr qu’ils ont la tentation épuratrice dans le sang, ils le prouve tous les jours et 2 fois le dimanche! Seulement ce n’est pas en torturant la langue qu’on les combattra de manière efficace. De trois, ce n’est pas de ma faute s’ils ne savent pas lire et qu’ils sont prêt à s’accrocher à tous les morceaux de bois à la dérive…

  7. La dictature c’est ferme ta gueule et la démocratie c’est cause toujours. De ce point de vue, nous sommes bien en démocratie. Marcuse parlait de « tolérance répressive » pour caractériser le régime sous lequel nous vivons.

  8. Rien à voir avec le billet. Juste un mot perso pour le taulier : Un certain club échangiste venant de fermer boutique, je tenais juste à vous dire, Amiral : « Merci pour ce moment » ^^

  9. Vous avez totalement raison amiral. Employé à tort et à travers l’expression « dictature » revient à s’abaisser au niveau de bêtise des gauchistes qui parlent de fascisme, de nazisme ou de dictature à propos de n’importe quel sujet ou parole qui ne leur convient pas.

    Dans une authentique dictature on serait tous en taule, surtout Corto.

    Les manifs pour tous c’est simplement le choc pour des petits bourgeois ump de découvrir la réalité d’une contestation un peu virile et de la répression policière. Ils pensent sans doute qu’ils sont les premiers manifestants victimes de ce genre d’injustices et de brutalités.

    • Comment ça surtout Corto?

      • Bah Corto semble prendre un plaisir particulier à s’acharner précisément sur l’actuel chef de l’Etat. Pas comme vous ou d’autres blogueurs, qui critiquent plutôt un système en général.

        Tenir un blogue dont les 2/3 des billets sont consacrés à se moquer du « dictateur » en place, ça mérite un traitement spécial de la part des barbouzes vallso-hollandistes de la dictature socialiste.

  10. D’un autre côté, se proclamer en dictature socialiste, c’est se donner à bon compte des allure de Soljénitsyne ou de Sakharov : c’est humain. Et les zouaves de gauche faisaient la même chose : en assimilant Sarkozy à Pétain, ils se jean-moulinaient à peu de frais.

  11. S’il m’est permis, cher Amiral, comme le dit souvent Corto, je plussoie également…. Voilà, j’aurai plussoyé au moins une fois dans ma vie, et c’est avec vous que je le fais. La vie n’est-elle pas belle ?

  12. Bon billet. Parler de dictature socialiste est aussi con et indigne que les gauchistes de marchés aux puces qui parlaient de « résistance » toutes les cinq minutes. Grotesques…

    Bonne soirée

  13. Une dictature, selon toutes les définitions, est en gros un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire.

    Admettons. Je viens d’écouter un débat sur BFM (station plutôt libérale), où il était question, entre autres, du mode de nomination des PDG des enteprises publiques, à l’occasion du limogeage de celui d’EDF par le président de la République. Les personnes présentes ont reconnu que ce renvoi était purement politique, et non lié aux résultats obtenus. Les invités qui étaient là étaient un peu de droite, un peu de gauche, en tous cas plutôt mainstream.

    Alors que l’un d’entre eux expliquait, pour le déplorer, le mécanisme réellement en vigueur des PDG d’entreprises publiques (on prend un temps infini pour consulter des brassées de personnes, et puis le président de la République prend la décision tout seul sans aucunement tenir compte du résultat de la consultation), un autre a répondu : après tout, c’est normal, je préfère que ce soit comme ça, c’est une entreprise publique, donc c’est le président du choisit.

    Et ça n’a choqué personne.

    Voilà : nous sommes exactement dans votre définition de la dictature : le pouvoir arbitraire exercé par un seul homme, y compris pour des décisions qui ne sont pas de son niveau. a) c’est la réalité des choses aujourd’hui, b) tout le monde trouve ça normal.

    • Oui enfin d’une il faudrait préciser si ça fait partie des fonctions du président ou pas. De deux, il ne peut pas en faire de même avec le patron de Google France par exemple… Mais de nouveau, peu importe, Hollande est bon à conchier mais à la fin de son mandat il partira et il a été élu…

    • ´tain, c’est pas con ça.
      Question grosse gestion de pognon public, on n’a pas trop le choix dans l’abomination. Euh, la nomination…
      C’est une dictature, mais subtile.

      Les mecs ne nous interdisent pas de parler, en revanche ils nous insistent sans aucun scrupule; et les médias ont soupé à leur table très longtemps.
      Nous on les emmerde, on a le droit de le dire. Ne jamais citer personne en particulier. Eux, belliqueux et vivant dans un confortable environnement, se permettent d’insulter les sceptiUes tout en leur chipant des euros au moindre prétexte de justepisse sociale.
      Je comprends qu’on ne plaisante pas avec le mot dictature.

      La méthode socialiste est perfide et idiote, et peut-être qu’en dehors de toute querelle, il serait bon de s’interroger sur l’éventuelle actualisation du mot dictature. En terre républicaine, on te barricade autrement. On te rend la vie insupportable en crachant à la gueule de tout ce en quoi tu crois, sous prétexte de progrès. L’ump est progressiste, mais agit discrètement. Elle ne fanfaronne pas tandis que le ps
      raconte de la merde pour te faire croire que l’Histoire, c’est elle qui la fait.

  14. Une dictature comme vous le présentez , c’est des barbelés, des miradors, des stades plein d’opposants mais depuis la société a évolué , il devient de plus en plus difficile d’enfermer n’importe qui dans une cellule pourtant cela arrive quand même pour si peu de chose.

    N’oubliez pas que certaines ministres socialistes voulaient contrôler l’internet, on met 700.000 signatures dans une poubelle, on les contradicteurs dans un sandwiche de bien pensant et les exemples sont légions;

    Certains ferment des sites parce qu’ils sont le taulier pour des raisons qu’ils leur sont raisonnables, début de dictature, personnellement je m’en moque sauf le jour où un ministricule décidera d’interdire les moteurs à explosion pour être moderne; la je l’attacherais au pot d’échappement d’un V8 diesel jusqu’ à ce que mort s’en suive.

    Hollande est tout sauf un gros con mais un aigri qui use et abusera du pouvoir qu’il a obtenu par les urnes

    • « N’oubliez pas que certaines ministres socialistes voulaient contrôler l’internet, »

      rectification : Veulent contrôler internet…

    • pour ce qui est des stades , les gens s’entassent dedans
      volontairement ,sans qu’il soit besoin de les y forcer
      ça ravirait d’authentiques dictateurs , des vrais , avec du poil aux pattes et des lunettes noires
      d’ailleurs,les stades sont de taille et de nature variable, tantôt réels ( ha , cette ferveur foutebaulistique , j’adore le populo qui se presse , smicards et rémistes acclamant les millionnaires ) tantôt virtuels ( l’enfermement , seul dans la ville avec les oreillettes des ayepaudes sur les étiquettes )

  15. A fond avec vous sur ce coup là. Parler de « dictature » pour qualifier la France actuelle n’est pas sérieux.

  16. Je ne pense pas que ceux qui emploient l’expression de « dictature socialiste » entendent le mot au premier degré. C’est une figure de style, une métaphore. L’usage permet de se servir d’expressions imagées qui sont fausses au sens littéral, mais tout de même signifiantes. Et en politique, ma foi, c’est le principe de la caricature : ce n’est peut-être pas vraiment de bonne guerre, mais c’est tellement banal que ça ne me fait pas frémir un sourcil.

  17. Enfin une bonne mesure prise par cette dictature socialiste qui nous gouverne, une mesure réellement ultra-libérale, qu’on peut approuver sans réserves :

    Emmanuel Macron propose une ouverture totale et partout des lignes d’autocars sans autorisation préalable.

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/10/15/25002-20141015ARTFIG00227-macron-avec-la-relance-des-autocars-les-pauvres-voyageront-facilement.php

    Bien sûr, tout ce qui reste de socialisme autour de cette goutte d’ultra-libéralisme s’empresse de grimper aux rideaux en poussant des cris de koala en chaleur, au prétexte que Macron aurait manqué de respect aux pauvres : le gauchistes du Figaro trouvent que c’était « maladroit » de dire qu’avec la relance des autocars, « les pauvres voyageront facilement ». D’abord les illettrés, puis les pauvres. Si maintenant les ministres se mettent à décrire la réalité comme elle est, où va-t-on, ma bonne dame…

    Il n’y a pas de pauvres dans spéhi. Il y a simplement de la pauvreté, des personnes sous le seuil de pauvreté, des working poors, de la reproduction sociale, des lieux de relégation en banlieue, des trappes à pauvreté, des personnes défavorisées, des prolétaires exploités par le capitalisme triomphant, et ainsi de suite. Mais traiter les gens de pauvres, tout en prétendant leur faciliter la vie en leur proposant des transports confortables, rapides, pratiques et bon marché, ça c’est intolérable.

    D’ailleurs, la CGT l’a bien expliqué : Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a fustigé dans la matinée le projet du gouvernement de favoriser le transport en autocar, estimant qu’il sera réservé aux Français « pauvres », les autres ayant les moyens de prendre l’avion ou le train.

    Traiter les gens de pauvres en leur refusant les moyens de voyager au nom du socialisme, ça c’est vraiment humaniste, respectueux, bref de gauche.

    Aider les pauvres en les appelant par leur nom, tout en prenant des mesures ultra-libérales qui leur permettent de voyager à bon compte, ça en revanche c’est intolérable.

    Maintenant, l’ultra-libéralisme de Macron, il ne va pas bien loin. Il se garde bien de supprimer un seul poste de fonctionnaire, ou d’enlever un seul euro au budget de la SNCF. On est ultra-libéral à bon compte, dans une « dictature socialiste ».

    • Thierry Lepaon, non content de dirigé une officine de maffieux qui volent l’argent des Français pour se financer, est en plus ce qui se fait e plsu con dans ce pays.

      « estimant qu’il sera réservé aux Français « pauvres » » Il faudra produire une fiche de paie pour prendre le car ?

      Ceux qui ont un peu voyagé savent que le car ça peut être top !! Mais comme cela fera de la concurrence à la SNCF et à Air France, deux compagnie remplis de fonctionnaires, Lepaon est pas content car la CGT pourrait perdre une partie de son financement…

      • Exactement!

        Cette libéralisation des transports par car est un bon gros caillou dans le jardin de la SNCF, donc de la CGT.
        Il me semblait bien que la SNCF avait la monopole sur le transport de voyageurs de ville à ville. En fait, ce n’est plus le cas : formellement, elle n’a plus le monopole. Mais elle instruit le dossier d’ouverture de la ligne, qui comporte un paragraphe expliquant l’impact sur la desserte ferroviaire…

        Google est mon copain et j’ai trouvé un article de l’IFRP qui explique tout ceci très bien.

        http://www.ifrap.org/Pas-de-lignes-d-autocars-pour-les-voyageurs-francais,1337.html

      • kobus van cleef

        vous savez, la sneufeu et air vronze sont déjà déficitaires…..l’état financera un peu plus , « pour compenser » comme on dit
        comprenez par là qu’il vous en chouravera encore plus….

  18. Tocqueville, le début de sa plus célèbre page :

    « Je pense que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde ; nos contemporains ne sauraient en trouver l’image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain en moi-même une expression qui reproduise exactement l’idée que je m’en forme et la renferme ; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tâcher de la définir, puisque je ne peux la nommer. »

    Ce que Tocqueville voyait en 1835, je pense qu’on le vit depuis quelque temps. Appelez ça comme vous voulez, sans oublier que cette « dictature » nouvelle n’est pas exclusivement socialiste, mais ceux qui croient vivre en démocratie et dans un pays de liberté me laissent songeur. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de barbelés, de miradors et de bergers allemands que la liberté est notre réalité quotidienne. Se baser sur ce que furent les dictatures pour se féliciter de ne pas y être est le signe d’un manque de perspicacité et d’attention au présent. Tocqueville nous montre que les dictatures se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a de la nouveauté. Tous ceux qui se recroquevillent sur les réalités passées pour se rassurer quant au présent oublient que le passé n’est pas la clef universelle de la compréhension du monde.

    Aujourd’hui, notre enfermement est mental, et il est massif. Le « pouvoir » (oui, je mets des guillemets partout, pour ne fâcher personne) se paie le luxe de vous laisser parler, mais ce n’est pas parce qu’il est libertaire, c’est parce que vous ne le gênez en rien. C’est parce que vous n’existez pas.

    Il est également ridicule d’accuser un Corto de vouloir se faire passer pour un Soljenitsyne ou un Jean Moulin, attitude du pseudo-résistant qui est l’apanage de la gauche, justement. L’homme de droite ne lutte pas contre le Mal et pour les lendemains qui chantent ; il n’a pas cette prétention d’incarner le héros et n’a pas en bandoulière la liste de ses martyrs. La droite n’est pas une religion ; la gauche, si.

    Alors, dictature ? Nous ne risquons pas grand-chose, c’est vrai, sinon de compter pour du beurre. Mais voilà bien une nouvelle « espèce d’oppression » : un million de gens dans la rue qui n’ont droit qu’au mépris, la plus grande pétition jamais établie envoyée directement à la poubelle, l’identité française criminalisée et les identités de la diversité piédestalisées, 20 à 25 % des électeurs qui n’ont droit qu’à un ou deux députés… La liste est longue des signes qui témoignent de notre mort programmée par des gens qui, bien entendu, ne sont pas des « dictateurs », des gens qui n’ont pas la bave aux lèvres et ne font pas construire des camps de concentration. Oui, bien sûr. Mais ce que le communisme n’a pas réussi à faire en Russie, cette « non-dictature » s’acharne à le réussir en France : la disparition de notre civilisation, de notre histoire et de notre peuple.

    Le mot « dictature », en fait, me semble un peu faible, voyez-vous.
    Ce qui reste vrai, et que ne voit pas un Corto, c’est que cette « dictature » n’est pas spécialement « socialiste », même si notre « socialisme » en est le principal promoteur aujourd’hui.

    • Marco, tout pour dire que nous ne sommes pas en dictature et que l’oppression que nous subissons, et que je ne nie absolument pas, n’est pas spécialement d’essence socialiste… Donc nous sommes d’accord.

  19. Pingback: Je persiste et je signe | Temps de réact...

  20. Le bdg vous adoube Amiral !

    Visiblement, ici tout le monde est plus ou moins d’accord que parler de dictature socialiste est risible et pathétique, comme il était risible et pathétique de parler de « résistance » à Sarkozy.

    Mais il y en a encore qui trouvent des justifications à parler de « résistance » contre Sarkozy…

    Incohérence intellectuelle, quand tu nous tiens….

  21. Oserais-je vous dire que vous avez raison?
    Oui, j’ose.

  22. Marco Polo, votre plus beau commentaire : mesuré, éclairé, profond, d’un honnête homme ; vous verrez que vous allez finir par la partager cette bière avec Marchenoir.

  23. Vous touchez juste effectivement, Marco Polo, en pointant les limites des dichotomies couramment employées. Plus le temps passe et plus je constate que mesurer les enjeux actuels en termes de libéralisme contre socialisme, état contre marché, voire même gauche contre droite – bien que cette opposition-là conserve une certaine pertinence, je partage l’avis de Robert là-dessus – ne permet pas d’appréhender entièrement le problème.

    Je suis de plus en plus convaincu par la position générale des néo-réacs anglo-saxons, qui opposent principalement progressisme et réaction, avec un certain succès du point de vue de la cohérence intellectuelle. Pour faire (très) court, la difficulté à définir la nature de l’oppression qui frappe le pays et le monde occidental en général, peut s’expliquer essentiellement par le fait que le progressisme s’impose en rejetant un pouvoir basé sur la coercition, pour mieux lui substituer un pouvoir basé sur la séduction – souvent à son corps défendant. L’oppression se manifeste ainsi sous une autre forme que celle de la tyrannie classique.

    Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet mais le temps me manque et à ce stade je ferais encore un piètre exégète de cette approche. Néanmoins, la situation empire de plus en plus vite, et définir correctement les maux qui nous frappent devient pressant.

    • Evidemment qu’aucune opposition binaire ne permet d’appréhender entièrement la situation. Evidemment qu’il y a des formes nouvelles d’oppression.

      Mais l’une des arnaques les plus raffinées des socialistes (ou des réactionnaires) consiste à dire que les anciennes oppositions n’existent plus (dictature/démocratie, socialisme/libéralisme, droite/gauche).

      Prenons par exemple l’une des plus spectaculaires conneries sorties récemment par un réactionnaire de gauche, Eric Zemmour. Il a osé affirmer, sur Radio Courtoisie, que c’était « le patronat » qui avait détruit la famille et promu les familles monoparentales, parce que c’est la femme qui « consomme » (alors, je suppose, que l’homme est un être austère par nature, qui a horreur des belles bagnoles, des Rolex et des gros cigares).

      N’importe qui peut dire n’importe quoi avec un air pénétré, mais il ne s’ensuit pas que ce soit vrai. J’aimerais bien qu’on me montre un seul document historique, un seul écrit, un seul livre, où un « patron », un « capitaliste » ou même un « économiste néo-libéral » aurait affirmé qu’il faut détruire la famille traditionnelle et saboter la fonction paternelle, parce que la femme, intrinsèquement « consumériste » dans son for intérieur, serait alors libérée de la sage contrainte de l’homme, et se mettrait à acheter toutes les saloperies qu’on voudrait bien lui fourguer.

      En revanche, il y a des kilomètres de documents historiques prouvant sans aucun doute possible que les communistes ont poursuivi le but, délibéré, de détruire la famille pour asservir ses membres l’Etat. Ils ne s’en sont pas cachés. Ils l’ont dit et répété. Ils l’ont fait. Et ils y sont parvenus. Depuis au moins un siècle.

      Les proclamations de Vallaud-Belkacem et de Hamon sur la nécessité de retirer les enfants à leur famille pour mieux les « éduquer », c’est mot pour mot ce que disaient les bolcheviks en 1920.

      A cette époque, un père et sa fille travaillaient tous les deux au service de la Révolution. Le père, responsable communiste, était tellement pris par ses activités, voyageait tellement, que sa fille ne le voyait jamais. Un jour, ils mangent par hasard dans la même cantine. La fille entend le nom de son père, comprend que c’est lui, et va le trouver :

      — Camarade Untel ?
      — Oui, camarade, qu’est-ce qu’il y a ?
      — Camarade Untel, je suis votre fille. Pouvez-vous me donner trois roubles pour manger ? (Elle voulait s’acheter du rab, les portions étaient insuffisantes.)
      Le chef communiste sort trois roubles de sa poche, sa fille va s’acheter du rab, et l’histoire s’arrête là. Ils ont continué à s’ignorer.

      C’était l’une des anecdotes favorites de Lénine, qui la citait en exemple pour montrer la vertu de ce père, tellement dévoué au communisme qu’il ne reconnaissait même plus sa fille.

      • Le programme (plus ou moins conscient) de destruction de la famille remonte bien au-delà du communisme. Tocqueville (justement) en parle, dès les années trente du XIXe siècle, à propos de la « nouvelle oppression » qu’il voit poindre dans les pays démocratiques. Ce qu’il décrit c’est un monde individualiste, où chacun ne s’intéresse qu’à sa petite personne et à ses petits loisirs, sans plus aucun souci du bien commun ni même des autres. Il n’y a plus de communautés intermédiaires entre l’individu et l’Etat.

        C’est bien ce qui s’est produit et qui continue de se produire. Et cela n’a pas grand-chose à voir avec le communisme. Ce n’est pas l’inspiration marxiste qui pousse nos gouvernants actuels, dans la plupart des pays occidentaux, à faciliter le divorce, la sexualité débridée, le mariage homo, etc. On peut même aller jusqu’à remarquer que les communistes passaient déjà en leur temps pour des rétrogrades en matière de mœurs. Danny « le rouge » n’était pas et n’a jamais été communiste.

        Le capitalisme se porte évidemment mieux dans un système où la famille ne fonctionne plus. La famille et toutes les communautés intermédiaires (comme les groupes religieux soudés, par exemple) fonctionnent comme des freins au consumérisme débridé, parce qu’ils offrent un cadre structurant et donnent un sens à la vie qui permettent de relativiser les « besoins » du consommateur. La question n’est pas de savoir si le capitalisme détruit la morale et les traditions, puisque la réponse est évidente, mais plutôt s’il le fait volontairement, si cette destruction est structurée, programmée. Quand je vois Libé, qui fonctionne ouvertement en faveur de l’industrie du porno, par exemple, je me dis qu’il y a en tout cas des accointances, des convergences d’intérêt entre le grand capital et la destruction de la société traditionnelle. Libé n’étant ici que l’habituel « idiot utile » du système.

        L’exemple de la « libération » de la femme est assez mal choisi, car il est bien évident que le communisme n’y est pour rien, alors que les Etats-Unis présentés comme modèle jouèrent un rôle moteur dans l’imagerie de cette « femme libérée ».

        L’avortement, la pilule, l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle, le planning dit « familial », tout cela ne vient pas de Marx. La propagande pour le foot, les mauvais films, les boissons sucrées de merde, les émissions débiles, tout cela converge parfaitement avec des intérêts financiers portés par le capitalisme apatride et amoral.

      • Ah…
        Le troll libéral reprend les armes.
        L’avez-vous lu au moins Zemmour ?
        Laissez moi vous dire qu’il est plus convaincant que vous !

    • Même sur le progressisme on pourrait disserter des heures.

      Je suis évidemment pour le progrès, pour la technologie, pour le progrès technologique. Suis je « progressiste » ? Je n’en sais rien.

      Si être progressiste c’est être pour le voiture électrique et les générateurs d’électricité magnétique alors oui, je suis progressiste.

      Si le progrès c’est la GPA et « gender studies » alors non, je ne suis pas progressiste…

  24. Marco,

    il me semble que Tocqueville dans la Démocratie en Amérique aborde bien comment la majorité dans un regime democratique peut tendre facilement à la dictature. Ou la dictature de la majorité sur la minorité.

    Pas encore commencé mais acheté un bouquin de Pierre Gouirand, Tocqueville et l’AF.

  25. Je vous soutiens à 100%, sur ce coup-là.

    Le final de la vidéo que j’ai postée en début de mon dernier article (la théocratie des Quidams) fait intervenir un ancien dissident de l’URSS qui dit aux membres de l’UE : « J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché ». Même si le procédé dramatique fonctionne super bien (le grand frisson, du grand spectacle, attation !), sur le fond c’est rien que du bullshit, je suis d’accord avec vous. La vidéo, sans ce final hollywoodien tape-à-l’oeil bling-bling se suffisait déjà amplement à elle-même.

    D’ailleurs, dans mon article, pas un seul instant je ne vais dans le sens du vieux dissident de l’URSS : tout ce qui m’intéresse au final, c’est le combat actuel de Nigel Farage.

    Il faut actualiser nos connaissances politiques, nous mettre au goût du jour, et admettre que nous nous dirigeons vers quelque chose de totalement nouveau. D’ailleurs l’histoire n’est jamais une chose qui se reproduit à l’identique : tout juste nous offre-t-elle des exemples, des modèles partiels. Mais elle ne n’est pas là pour nous donner des « didacticiels » tout prêts susceptibles de nous expliquer l’avenir.

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