Archives quotidiennes : 21 octobre 2014

l’homo economicus me marche sur les roustons

On essaie de nous faire croire que notre monde moderne n’est plus gouverné que par l’économie et non par la culture ou la volonté politique. C’est aussi débile que de penser que la lumière dans les ampoules électriques est du jus de cul de fées extrait grâce à un plug anal géant et vert.

Tous ces gens si malins qui nous parlent des « vrais problèmes » sont des glands attaqués par une mycose particulièrement virulente.

L’économie n’est qu’un angle pour aborder un problème. C’est aussi bien plus souvent une cause qu’une conséquence. Si on choisit de dire aux gens « les allocs, c’est terminé », c’est une décision éminemment culturelle avec un gros impact économique. Si au contraire on décide que travailler est une aliénation et qu’à partir d’aujourd’hui on ne fait plus que se prélasser dans les champs en tâtant la croupe voluptueuse de sa voisine tout en se caressant avec une peau de koala, cela aura un énorme impact économique mais ce n’est pas une décision économique.

Vous pouvez garder vos chiffres à la con et vos présentations PowerPoint. Même si elles sont épouvantablement convaincantes et que je serais plus riches en les prenant en compte, je continuerai à penser que tuer c’est mal, que violer c’est pas gentil, que la liberté est une bénédiction et que l’honneur à de la valeur.

Le cas de l’immigration enrichissante en est un exemple parfait. Je ne vois pas pourquoi je rentrerais dans une bataille de chiffre pour savoir si oui ou non l’immigration est une chance pour la France alors que ses effets culturels ont selon moi un impact défigurant comme le fait de manger une sandouiche de trottoir.

L’économie n’est qu’un instrument, comme un marteau ou la lunette des chiottes. C’est à prendre en considération, mais cela ne peut pas être l’alpha et l’omega de la politique. Sinon on se retrouve là où nous sommes actuellement.