Archives quotidiennes : 27 octobre 2014

Montrons nos couleurs

Suite aux attaques perpétrées au Canada par l’un des nombreux membres en date de l’association mondiale des loups solitaires amalgamés, les autorités locales ont décidé de montrer à la terre entière leurs grosses bourses velues en recommandant aux militaires de ne plus porter leurs uniformes

Moi je croyais, mais c’est parce que je suis un être simple, que quand des gens se revendiquant d’une idéologie et d’une zone géographique s’en prenaient à des soldats ou à des gens représentant l’autorité de l’Etat, c’était considéré comme une déclaration de guerre et non comme une invitation à se mettre en slip et à se s’enduire la raie de beurre au cristaux de sel.

Ma tendance naturelle serait au contraire de valoriser nos militaires, de leur demander de mettre leur plus beaux costumes d’apparat et d’aiguiser leurs baïonnettes pour avoir quelque chose à offrir aux scrotums des types qui veulent nous nuire.

J’en ai assez que nous soyons toujours sommés de nous adapter ou sinon ! J’aimerais voir plus d’uniformes dans nos rues et moins de bonnes femmes engoncées dans des sacs à viande noirs.

Le trésor de la cathédrale et les comptables

Alors que je visitais la cathédrale de Cologne ce weekend, je me faisais la réflexion, qui n’a rien de bien originale je vous l’accorde, que nous ne laisserons rien aux archéologues de dans 1000 ans. Ils se diront sans doute que nous avions cessé de construire quoi que ce soit à partir des années 50 du vingtième siècle pour des raisons stupéfiantes et mystérieuses comme une danse du ventre exécutée par 1000 femmes yazidis en même temps avec un flingue sur la tempe.

Puis je suis allé m’émerveiller devant les beautés incroyables que recèlent le trésor de la dite cathédrale. J’en suis naturellement arrivé à me poser la question du beau et de l’utile. Pourquoi nos ancêtres ont-ils passé dans de temps et dépensé temps d’argent pour créer des objets aussi magnifiques ? A quoi cela servait-il ? Pourquoi ne sommes-nous plus capables d’en faire de même ? Comment et pourquoi sommes-nous passés d’une vierge à l’enfant romane suscitant des émotions profonde au plug anal abandonné sur une place parisienne par quelque géant vert à la lubricité peu ragoutante ? En quoi une couverture de bible en or finement ciselé serait moins de l’art pour l’art qu’un type laissant un chien mourir de faim ?

A toutes ces questions, il me semble qu’une réponse s’impose : nous sommes entrés dans le temps du cynisme qui, selon ce bon vieux empapaouté d’Oscar, connait le prix de toute chose et la valeur d’aucune. Nous vivons dans le monde des comptables. Ces vieillards qui voulaient « réenchanter » le monde et « interdire d’interdire » se sont tous transformés, au cours de ces décennies durant lesquelles ils ont dilapidé leur héritage et le nôtre, en des sortes de bouliers chinois dont la seule raison d’être est de compter et de compartimenter, en des petits épiciers dont le seul horizon est la ligne présentant le retour sur investissement.

Je suis sorti de là avec une seule certitude. L’homme moderne ne sera pas accompli avoir d’avoir ajouté un prix d’achat aux cartouches présentant les œuvres dans les musées.