Hasard, coincidence ou tabouret?

D’après mes connaissances historiques qui sont sans doute aussi faibles que Marie Trintignant après une soirée bifle, il me semble que la période la plus « libérale » de l’histoire de France se trouve sans conteste sous le règne de Napoléon III.

Qui accessoirement était un despote.

De là à dire que le libéralisme économique raisonné et efficace ne serait envisageable que sous un pouvoir de type autoritaire, il n’y a qu’un pas que je n’hésiterai pas à franchir d’un pas de l’oie digne des heures les plus sombres de notre histoire.

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47 réponses à “Hasard, coincidence ou tabouret?

  1. C’est pas faux… Un peu court jeune homme (comme disait l’autre) mais pas faux…

    Le paradoxe c’est que les pouvoirs de type autoritaires pratiquent plus le socialo-communisme ou le capitalisme de connivence que le libéralisme…

  2. Un despote modéré, alors.

  3. Votre remarque concerne exclusivement la France : peut-être, en effet, que les Français ont besoin d’un homme fort pour imposer un régime libéral — mais il se peut aussi qu’ils aient besoin d’un homme fort pour diriger n’importe quel régime, parce que tout simplement ils ont une âme d’esclave et sont incapables de se prendre en main.

    Toutefois, il ne manque pas de peuples libres à travers le monde, qui vivent en régime libéral et s’en portent très bien.

    Cet homme ressemble-t-il à un despote ?

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/118a1b96-340c-11e4-861b-f2a0f94a952e/Didier_Burkhalter_star_du_Web_à_son_insu

    Il est le président de la Confédération helvétique. Et accessoirement celui de l’OSCE.

    La Suisse est un pays libéral. Elle n’a pas besoin, pour cela, d’un Napoléon.

    • C’est quoi un pays libéral qui se porte bien, espèce de débile ? Les USA qui sont mille fois plus protectionnistes que l’Europe ? Le Brésil où les écarts de richesse et les abus de toute sorte sont tels que la vie humaine en soi n’y a aucune valeur – à part peut-être commerciale, au kilo ? Des pays dits « émergents », c’est-à-dire ex-tiers monde qui profitent de ce qu’ils peuvent (pour l’instant) bénéficier d’une main-d’oeuvre à bas prix pour inonder le marché des consommateurs européens et faire délocaliser les entreprises européennes du côté de chez eux ?

      Quelle différence y a-t-il entre la loi libérale (si tant est qu’il y ait une loi libérale) et le droit du plus fort ou l’ordre naturel ?

      En Europe, nous sommes d’ors et déjà gouvernés par les financiers… que c’en est une abomination, que personne n’y profite… Le règne de Napoléon III n’a absolument pas été une époque de gloire pour la France… Lisez le journal des Goncourt, pour voir ce que les grands esprits de cette époque (dont eux-mêmes) pensaient de Napoléon III !

      Napoléon III un despote ? Napoléon III, un homme fort ? Mais absolument pas ! Ce n’est pas parce qu’il s’appelait Napoléon comme l’autre qu’il était un homme fort… Son règne correspond au grand avènement de la grosse bourgeoisie crasse au pouvoir… Sa cour était ridicule… C’était un homme sans goût et déjà à peu près sans tradition, un homme sous influence… déjà très petit. Bon sang.

      Lisez le Journal des Goncourt. Et n’ayez crainte, on ne peut pas suspecter ces derniers de bolchévisme… Ah mon Dieu l’inculture générale !

      • Vous savez quel genre de dirigeant offre le plus de liberté à la vie de son peuple ? Les Goncourt le disent très joliment : c’est le dirigeant absent, ou le nul, ou le petit, celui qui n’existe que pour incarner bêtement le pouvoir tout en suscitant le mépris. ;)

      • « Quelle différence y a-t-il entre la loi libérale (si tant est qu’il y ait une loi libérale) et le droit du plus fort ou l’ordre naturel ?  »

        Ca n’a tout simplement absolument rien à voir… Et vous osez parler de l’inculture générale ?

        Lisez Tocqueville, lisez Bastiat, Lisez Montesquieu.

        « En Europe, nous sommes d’ors et déjà gouvernés par les financiers »

        C’est parfaitement faux. Nous sommes gouvernés par des fonctionnaires, la finances n’est pour eux qu’un moyen de nous asservir.

      • Vous êtes un débile mental. Je n’ai rien d’autre à dire.

        Les bureaucrates… les bureaucrates n’ont aucune volonté monsieur… ce sont des serviteurs…

        En l’occurrence que servent-ils en Europe ? Eux-mêmes ? Je ne crois pas. Qu’est-ce qu’eux-mêmes ? Rien.

      • Et la finance est en plus le bouc émissaire parfait pour l’oligarchie au pouvoir en Europe et en France.

        Ce qu’ils disent moins (les fonctionnaires qui nous gouvernent) c’est que sans la finance, sans les banques qui achètent la dette souveraine pour répondre aux obligations de Bruxelles (tiens, tiens… comme par hasard…) voila bien longtemps que notre pays serai dans le même état que le Grèce (voir même pire…).

        Personne ne nous a jamais obligé à emprunter, Nos dirigeant l’on fait sciemment.

      • C’est quoi cette oligarchie ? Des gauchistes ? Allons allons, ce sont des grands bourgeois qui se foutent bien de la politique et qui se contentent de placer leurs jetons. Où ça les placent-ils leurs jetons ? Dans la phynance. La bourse. Voilà.

        Notre société meurt d’être asservie à Ploutos, c’est-à-dire aux intérêts de ceux qui représentent les plus puissants intérêts : les plus riches, les plus influents dans le monde de la Phynance.

        Ubu ne peut être roi que dans un monde comme celui-là.

      • Nos dirigeants ont cédé pour beaucoup à des intérêts particuliers – ils voulaient « faire partie de ceux qui croquent », comme de belles racailles oligarchiques qu’ils sont -, lorsqu’ils ont cédé à répétition certains apanages de la République à des fortunes privées.

        Quant à la dette, vous savez très bien qu’elle représente essentiellement les /intérêts/ que nous avons contracté auprès de ces banques. Quand sous Mitterrand (ou Giscard, je ne sais plus) on se met à accepter de payer des intérêts à des puissances privées pour emprunter de l’argent au nom du Public (chose qui ne se faisait pas avant – car la Banque de France était souveraine), on s’en met bien sûr plein les poches. Vous pouvez être sûr que les banquiers ont été généreux pour leurs bienfaiteurs.

        C’est cela, ce qu’on appelle des dirigeants qui se comportent comme des serviteurs du Grand Capital. Ce sont des dirigeants qui, par la cause de leur avidité et de leur lâcheté, font renoncer la France elle-même à sa propre souveraineté.

        Quand ce sont les gouvernements, avec l’ARGENT PUBLIC (!) qui renflouent les banques, parce qu’ils sont devenus dépendants des banques, les libéraux n’y trouvent rien à redire… et pourtant, voilà qui est fort peu libéral.

        Chez les libéraux, normalement, le looser privé paie sa propre loose. Dans les faits, quand les loosers sont des banques, ça ne se passe pas comme ça.

        Les banques jouent à qui perd gagne… mais l’ argent des banques, c’est pourtant le nôtre ! Quelle valeur a l’argent si sa valeur n’est plus indexée sur la valeur du travail des gens et des matières premières que les gens consomment, c’est-à-dire sur le réel ?

        Une banque a-t-elle une valeur en soi ? Non. Elle n’est censée à la base que dispenser un service. C’est-à-dire que c’est elle normalement qui devrait être à notre service – à nous, le peuple des consommateurs qui plaçons notre argent à la banque. Dans les faits, ce sont actuellement les peuples qui nourrissent la banque : comme s’il fallait nourrir une sorte d’idole symbolique, créatrice de valeur symbolique, la définition-même du Moloch ou du Veau d’Or. C’est absurde, et c’est pourtant notre réalité.

      • La bureaucratie n’est qu’un outil, plus ou moins, performant, mais juste un outil. Un outil qui est le même depuis l’Empire Romain (et même avant). C’est un outil au service d’un pouvoir. Ou un outil livré à lui-même qui végète. C’est tout.

        Là j’aurais des tas de citations.. Notamment Claude Mettra qui explique très bien que Baudelaire et Flaubert (et Michelet, que Claude Mettra préface) ont écrit comme nous dans une période d’instabilité politique, ou plutôt même de flou et de mollesse politique (l’époque de Napoléon III, donc, entre autre)… Claude Mettra parle d’écrivains : « trop libres dans un monde mal défini ».

        Pour ce qui est de la bureaucratie que vous fustigez, les Goncourt ont écrit quelque chose que tout le monde savait avant eux et avait dit d’une façon ou d’une autre : toute fondation de société a commencé par un désir de police.

      • Irena, vous êtes tellement drôle !!

        A chaque fois vous me réjouissez !! Quel plaisir !!

        Et puis j’ai vraiment du mal à prendre au sérieux un commentaire commençant par « Vous êtes un débile mental. Je n’ai rien d’autre à dire. ».

        C’est généralement la preuve que l’auteur de la phrase n’a pas la lumière dans toutes les pièces (c’est une métaphore… je précise… on ne sait jamais…)

        Bisous Irena !!

      • Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière ! ;)

  4. Bof…
    La troisième république n’était pas spécialement antilibérale que je sache et à vrai dire je ne vois pas bien quand nous l’aurions été.
    La seule différence entre le début du 20ème et aujourd’hui c’est la courbe montante, exponentielle de la pression fiscale. Mais même si c’est devenu insupportable, ça n’a rien d’antilibéral.

  5. En revanche, et puisque je suis aller lire votre excellente archive, je suis bien d’accord avec ça :
    Lutter pour un ensemble de personnes librement choisies. Etre solidaire de ma famille « élargie ». Discriminer au nom de ce que je considère être un bien supérieur à ma personne au nom de ceux qui m’ont précédés et de ceux qui me suivront. Je rejette avec violence les mortifères valeurs humanistes au nom desquelles je devrais me pousser pour faire de la place à ceux qui ont vu de la lumière et ont décidé de rentrer chez moi voir un peu s’ils ne pouvaient pas s’incruster.

    • L’humanisme qui sauve les Roms au détriment des citoyens n’est qu’un humanisme dévoyé. Car Descartes a dit : « On ne nait pas homme, on le devient ». C’est ça aussi la tradition française. C’est une tradition qui est (aussi) méritocratique.

      Prendre un ennemi pour un frère, ce n’est pas être un humaniste, c’est soit être un imbécile, soit être un vendu.

      • Même Marx n’allait pas jusqu’à dire qu’il fallait se saigner aux 4 veines pour les lumpenprolétaires… et je ne suis pas marxiste !

      • « Le lumpenproletariat – cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes – est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu’ils en fusillèrent même certains, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s’appuie sur elle, démontre par là qu’il n’est qu’un traître.« 

  6. …je suis allé…

  7. La notion de famille élargie par exemple, va très bien avec la belle idée de sécurité sociale (qu’un Claude Reichman rêve de voir s’écrouler), mais devient caduque quand il s’agit de soigner la terre entière.
    A votre avis, faut-il en finir avec la sécu et se tourner vers les assurances privées ?

  8. Pendant ce temps là, les koalas continuent d’oeuvrer pour le salut de l’humanité : http://www.lepoint.fr/sante/exclusif-le-sida-bientot-vaincu-grace-aux-koalas-04-11-2014-1878504_40.php

  9. On se demande bien ce qu’ils en feraient de notre douce France les amiraux et les Roberts dans un système à l’américaine. Des mille vaches partout et des puits de mauvais pétrole au fond du jardin ? Avec des maliens aux trayeuses et des sri lankais pour surveiller les pompes.
    Remarquez en sommes nous si loin ?

    • Eh bien on commencerait par réduire les Fredi Maque en esclavage, pour traire les mille vaches et leur apprendre à vivre. Je pense que ce serait un bon début.

      Après tout, c’est bien ce qu’on faisait en URSS, et l’obsession soviétique, c’était de lutter contre l’influence du libéralisme américain. Donc je pense que les Fredi Maque devraient applaudir des deux mains. Et s’ils ne le font pas, eh bien on passer à la séance d’auto-critique musclée animée par les tortionnaires du NKVD.

      • Toucher à un cheveu de fredi maque, tenter de le réduire en esclavage, c’est toucher à la France ; un crime contre l’humanité.
        Pas moins.

      • Mao ou Marchenoir, les soviétiques ou les libéraux actuels (à la Attali, à la Rothschild, à la Bolloré) deux matérialismes se renvoyant sans cesse l’un à l’autre, ne se définissant qu’en réaction l’un à l’autre : deux vénérations égales de la valeur travail, au mépris de l’humanité (sans H majuscule, à cause de l’OPA qui a été faite par les Rouges sur ce mot intemporel et magnifique). Arbeit macht frei, toujours, toujours, toujours…

      • Sauf qu’Attali, Rothschild et Bolloré ne sont pas libéraux, ce sont des capitalistes de connivence…

        La différence est probablement trop subtile pour certain(e)s.

      • Superbe point Godwin Irena. Quand on en arrive à la référence aux nazis c’est qu’on a plus aucun arguments dignes de ce nom.

      • Attali, Rotschild et Bolloré sont des libéraux. Vous ne pouvez rien contre ça. Je suis désolée.

        S’il y a aussi des clodos, des bouchers et même des fonctionnaires (notamment des profs qui enseignent le libéralisme à l’université française) qui se disent « libéraux », cela je ne le conteste pas, il n’en reste pas moins qu’ils ne le sont qu’à la condition de croire fondamentalement que ce sont les Attali, les Rotschild et les Bolloré, qui en ce monde « font ce qu’il faut faire » et ont fondamentalement raison. Prétendre le contraire serait un mensonge éhonté.

        « Superbe point Godwin Irena. Quand on en arrive à la référence aux nazis c’est qu’on a plus aucun arguments dignes de ce nom. »

        Le point Godwin a été inventé à la base pour contre-carrer ceux qui se croyaient autorisés à faire l’économie d’une réflexion de fond, à court-circuiter la réflexion, lorsque nous nous contentions d’exprimer naïvement nos opinions « non-consensuelles » à toutes sortes de sujets relativement triviaux, ou du moins sans rapport immédiat avec les HLPSDNH, et cela simplement en nous comparant à Hitler et aux nazis. Le point Godwin sert à la base à lever les tabous intellectuellement pesants du monde moderne…

        Le point Godwin ne doit donc pas être utilisé à l’envers, pour re-créer des tabous, c’est-à-dire pour faire définitivement l’économie de toute réflexions de fond faisant référence à ce qu’il s’est passé durant la seconde guerre mondiale – quel que soit le sujet abordé et la raison pour laquelle on l’aborde. Ce serait une manœuvre totalement contre-productive, car elle suffirait à décrédibiliser ceux qui emploient cette expression en les rendant coupable de la même intolérance dogmatique qu’ils critiquent chez les autres… et plus encore, ce serait une véritable trahison vis-à-vis de l’esprit originel a créé cet expression, qui était un esprit de nature profondément libérale (adjectif libéral ici utilisé dans son sens français originel du XVIIIe siècle – qui n’a rien à voir effectivement ni avec la Bourse, ni avec Bolloré).

        Or vous vous livrez ici à un usage inversé du point Godwin qui est tout sauf le témoignage d’un esprit libéral (au sens dix-huitièmiste).

      • « Attali, Rotschild et Bolloré sont des libéraux. Vous ne pouvez rien contre ça. Je suis désolée. »

        Et bien non, Attali, Rotschild et Bolloré sont des capitalistes de connivence, tout ce qu’ils font ou on fait le prouve.

        Il ne suffit pas de « se dire » pour être.

  10. « Ça fait pas de mal ma foi, de marcher au pas de l’oie » les Inconnus.

  11. Concours de poèmes socialistes à l’école

    Les petits Français vont devoir s’appliquer à rédiger à l’école des poèmes et composer des chansons à la gloire du socialisme, selon les dernières instructions du ministère de l’Éducation nationale disponibles mercredi. « Devant la concurrence d’idéologies et de valeurs diversifiées dans le monde, la promotion des valeurs socialistes est très difficile et urgente », souligne le ministère sur son site internet.

    Les autorités entendent ainsi encourager les enfants à « écrire, composer et chanter des chansons et réciter des poèmes qui reflètent les valeurs socialistes fondamentales ».

    Aux enseignants « d’organiser régulièrement des concours » en la matière, tandis que les manuels de français, d’histoire et de morale vont être amendés dans ce sens. Selon l’AFP, la promotion de la doctrine communiste fait ainsi l’objet d’une « campagne nationale pour rebâtir la foi (socialiste, ndlr) et répondre aux inquiétudes sur le fait que la France se soit moralement déboussolée durant les trois décennies de son miracle économique ».

    Plus de détails ici.

    • C’est en Chine, Marchenoir… en Chine !

      • Vous n’avez que ça pour défendre votre libéralisme ? L’épouvantail de la Chine ? Vraiment ? Eh bien vous collez tellement à votre propre stéréotype, et cela colle tellement à ce que j’ai dit plus haut, que c’en est navrant de platitude…

      • Au demeurant, la Chine actuelle, avec toute son effroyable moutonnerie, est bien mieux armée que la France à l’assaut de votre cher monde « libéral » (qui n’a plus de libéral que de nom). Ca, on ne fait pas plus matérialistes qu’eux ! Ils ont vraiment l’esprit logé dans leur estomac, ce sont les meilleurs élèves du capitalisme paradoxalement.

  12. Pour une fois je trouve que Madame Adler tient un discours censé. Je suis peut-être devenu fou à mon tour.

  13. Amiral,
    Si le pouvoir de Napoléon III était autoritaire, il était surtout constitutionnel et non totalitaire. Le français savait donc dans quel cadre et à quelle sauce de plus en plus douce il allait être mangé et on ne lui sortait pas au débûcher une taxe à 75%. En outre, Napoléon III ne prétendait pas transformer ou rééduquer la société (c’est arrivé sous la IIIe république avec l’anticléricalisme).

    Pour certains commentateurs, il serait utile d’apprendre à distinguer économie libre, libre-échange et accumulation du capital. Cela éviterait peut-être des débats stériles.

  14. @ Naïf et Scandal :

    Je veux bien vous croire sur parole. Vous me parlez d’une (de plusieurs?) théorie(s) (politique? économique? législative ?) qui n’a/n’ont jamais été appliquée(s). Ou plutôt, vous me dites que ce qui a été appliqué ne correspond pas à ce que vous mettez sous le terme de : « libéralisme ». Je suis donc OBLIGEE de vous croire sur parole. Vu qu’on n’a pas encore fait d’expérience positive de ce que vous professez. C’est un peu comme si un vieux bubar du PC me disait : « Tu sais, ce qu’il s’est passé en URSS, ça me fait honte, pour moi c’est pas ça le communisme ». Je lui répondrais gentiment : je sais bien que tu n’es pas méchant, et j’aimerais tellement que ce soit ta vision qui ait prévalu.

    Mais en mon for intérieur je penserais toujours : on fait bien dire ce qu’on veut aux mot, l’important ce n’est pas les mots, c’est de s’entendre sur ce qu’ils désignent… et il y a trop du gens qui profitent comme des voyous de ce que certains mots qui sonnent « beaux » pour une partie de la populace, peuvent être employés dans un sens restrictif (voir dévoyé) pour asservir cette populace à des intérêts particuliers (qui ne sont pas ceux de ladite « populace »), sans que cela ne se voie.

    • Au contraire, des économies fondées sur la libre entreprise ont largement existé et existent encore. D’ailleurs chaque fois que les pays communistes ont voulu sortir du marasme (et de la famine) ils ont fait appel aux ressorts d’une économie libérale: propriété privée, bénéfice pour chacun des fruits de son labeur…

      • Juste un truc, un dernier truc… Ce n’est pas parce que le Communisme en URSS a reposé sur volonté systématique de communautariser les biens des gens, des familles, des travailleurs, que la gauche peut être résumée à ce principe, et que le Libéralisme a le monopole de la défense du droit de propriété. Je vais vous en donner une illustration toute simple (sans même avoir recours à Proudhon qui basait toute sa propre doctrine sur le droit de propriété pour tous.. etc.).

        Avant d’être communiste, la Russie était gouvernée par les Tzar, n’est-ce pas ? Quel était le problème de la Russie, sous les Tzar ? Une immense pauvreté pour la majorité, et des écarts de richesse extrême avec les Grands, n’est-ce pas ? Quand Gogol écrit : « Les âmes mortes », qu’entend-on dans le titre de son roman ? On entend une révolte sourde contre un phénomène monstrueux qui était l’appropriation par les Nobles de la personne morale, de la personne entière de leurs serfs. En Russie, quand on était Nobles, on disait qu’on possédait tant « d’âmes », c’est-à-dire de serfs. [Il faut savoir que le père de Dostoïevski qui était paraissait-il un seigneur très injuste et très cruel, est mort amassacré sauvagement par ses serfs.] Quand on était un serf, on n’avaient pas droit à la propriété, puisqu’on était soi-même la propriété de son Seigneur et Maître. La question ironique que pose le titre du roman Gogol est la suivante : où vont les âmes des serfs quand ils meurent, si même leur âme ne leur appartenait pas de leur vivant ?

        Avant la Révolution française, il y a eu un grand Roi qui s’appelait Louis XIV. Lui aussi, tout comme François Hollande, s’est retrouvé à un moment donné maître de la grande administration bureaucratique qui prélevait les impôts sur le territoire français. Il s’est retrouvé dépositaire de la trayeuse électrique pour traire cette « vache » de nation, en somme.Tout comme François Hollande, se voyant donné la liberté d’user et d’abuser de cet outil à faire banquer le populo’, il ne s’en est pas privé. Chez lui c’était la fête tous les jours. Mais le peuple, lui, en avait déjà un peu marre… même que parfois ça commençait à chauffer. D’autant que c’était pas la première fois dans l’histoire qu’on lui faisait le coup, au peuple… [euphémisme : tous les Rois ont à un moment donné abusé de l’impôt pour financer leur gourmandise ou leurs guerres.] Louis XIV était-il pour autant un « collectiviste », ennemi de la propriété privée ? Je ne crois pas.

  15. Personnellement, je dirais tabouret, mais ce n’est que mon avis.

    Cela dit, je suis étonné que personne n’ait défendu cette thèse.

  16. Et, je ne suis pas Socialiste, bordel de merde ! Je ne l’ai jamais été !

    Pour vous autres, les droitards, tous les gens qui viennent de la gauche sont des Rouges… on peut s’amuser autant qu’on veut avec le titre du roman de Stendhal, mais sur le fond je vous défends solennellement de croire que je veuille réhabiliter l’URSS.

    Si vous me demandez de choisir entre l’URSS, Cuba, la Chine de Mao et n’importe quelle monarchie, même une monarchie du Moyen-Orient arabe ou le système de caste Indien, je choisis quand même la monarchie et le système de castes.

    Les états communistes tels qu’on les a connu au XXe siècle sont la pire forme de tyrannie possible… Vous savez ce que l’URSS a fait aux populations actuelles des Etats Baltes (ou plutôt à la génération des parents et des grands parents des citoyens actuels de ces pays) ? Là, ce n’est pas le culte du métissage qu’on a pratiqué, mais le déracinement forcé, l’exode systématique des populations : parce qu’un peuple déraciné est plus facile à mener par le bout du nez qu’un peuple enraciné. Cela a été théorisé par Staline.

    http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Belarus/Xatin/index.html

    Vous êtes des fous de me comparer à une socialiste… c’est de l’ordre du procès Stalinien inversé que de me faire ça.

    Moi j’essaie de penser EN DEHORS des idéologies, de passant outre les catégorisations idéologiques qui sont des pièges, mais parce que mon discours évidemment emprunte un peu à toutes les orientations politiques, sans rester dans les clous de la vôtre, vous me renvoyez à l’ennemi.

  17. A skandal,

    Ce ne sont pas les états qui ont besoin de la finance, c est la finance qui a besoin des états pour faire son beurre. Dire cela ne veut pas dire qu il faut cautionner un état glouton etc… L état français si nous etions moins con et moins inféodé a Bruxelles pourrait faire comme la fed et injecter 4500 milliards de dollars pour boucher les trous et sauver la finance.

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