Non le mur n’est pas « tombé »

On parle toujours de la chute du mur de Berlin, dont on a fêté le 25ème anniversaire il y a quelques jours, en ces termes. Le mur serait tombé comme une ruine érodée par la grâce de je ne sais quoi.

C’est évidemment une ineptie dont seul les journalistes les mieux formés et les hommes politiques les plus doués sont capables. Quand un jeune facétieux de nos radieuses cités prend une balle, en effet il tombe, mais on ne dit pas qu’il est tombé. On dit qu’il a été abattu. C’est pareil avec les murs.

Cette formule est loin d’être neutre. Elle sert à sous-entendre que le mur ne pouvait pas rester en place, que c’était le sens de l’histoire, la marche naturelle des choses et tutti quanti.

C’est une insulte infâme contre ceux qui se sont battus contre un système d’emprisonnement à ciel ouvert de toute une population. Les résistants d’Allemagne de l’est se sont battus comme des chiens pour faire céder l’organisation la plus honteuse et violente du 20ème siècle au nom des victimes des bourreaux rouges .Thatcher, Reagan et Jean-Paul II ont mené ce combat en Occident au nom de la liberté contre le mensonge et la barbarie communiste. Ils ont aidé les allemands de l’est à abattre ce mur qui n’est évidemment pas tombé à coups de bisous d’agents de la STASI.

Donc le prochain qui me dit que le mur est « tombé » je lui enlève son chapeau et je le catapulte sur un lit d’orties boostées à l’arsenic.

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56 réponses à “Non le mur n’est pas « tombé »

  1. Enfin un sujet sérieux qui mérite un débat approfondi. En effet, je ne partage pas votre colère. Dire que le mur est tombé ne sous-entend pas qu’il est tombé tout seul. Il est tombé sous les coups d’un peuple à la recherche de sa liberté et tout ça.

    Non mais sans blague.

    Et en plus, ce peuple ne respecte même pas le travail des maçons qui ont construit ce mur.

  2. Cette différence sémantique permet effectivement d’éviter de reconnaître qu’une « république démocratique » et socialiste est « tombée » dans une impasse. Et d’oublier que ce sont des pays libéraux qui ont participé à cette chute.

  3. Remarque judicieuse, en effet. Il faut ajouter (et cela explique bien des choses) que la Russie n’a jamais reconnu sa responsabilité collective pour les crimes du communisme, ni fait repentance à cet égard, ni subi d’autre punition que l’indépendance des ex-pays de l’Est.

    A la différence, par exemple, de l’Allemagne nazie, ou des anciennes puissances colonisatrices occidentales.

    Il n’y a jamais eu de procès de Nuremberg du communisme. On n’a jamais demandé à la Russie de démanteler son armée. Aucun chef communiste n’a été fusillé au nom de la liberté, pour ne pas dire au nom du libéralisme (par opposition à tous ceux qui l’ont été au nom du communisme, sous l’URSS). Aucun gardien du Goulag n’a été poursuivi, alors qu’aujourd’hui encore, soixante-dix ans après la fin de la guerre, on traîne devant les tribunaux des vieillards invalides qui ont eu ont rôle plus que subalterne dans des camps de concentration nazis.

    Au contraire des Allemands, qui appliquent une impitoyable politique anti-nazie, les citoyens russes n’ont jamais reconnu leur responsabilité personnelle pour leur communisme. Et pourtant, il n’existe sans doute pas d’Etat totalitaire dont les citoyens ont participé à ce point, personnellement, à la répression et aux crimes du régime. Alors que seule une minorité des Allemands appartenait au parti nazi, un nombre prodigieux de Russes sont personnellement coupables des crimes communistes, soit qu’ils aient appartenu au parti, soit qu’ils aient dénoncé leurs voisins voire leurs parents (les envoyant ainsi au Goulag ou au peloton d’exécution), soit qu’ils se soient portés volontaires pour les Pionniers ou les Komsomol, soit qu’ils se soient emparés des biens ou du logement des « ennemis du peuple », soit qu’ils aient activement participé à la propagande.

    Tout simplement parce qu’il était impossible de faire autrement, tellement l’emprise totalitaire était forte.

    Même des parents déclarés ennemis du peuple encourageaient leurs enfants à les renier, afin qu’ils puissent réussir dans la vie. Même des prisonniers revenus du Goulag adhéraient au parti communiste et se faisaient les soutiens actifs et convaincus du régime.

    Presque personne n’a relevé que la propagande de Poutine est entièrement basée sur la négation de toute responsabilité collective des Russes à l’égard du communisme. D’après lui, la Russie serait une pôv’ victime, exactement comme toutes les minorités, ou présumées telles, qui font leur beurre sur le ressentiment et la revendication de droits imaginaires en Occident, ce qui leur donnerait droit à des compensations infiniment renouvelées : après la chute de l’URSS (qui fut, selon lui, la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle), la Russie aurait « tendu la main » à l’Occident, qui l’aurait « refusée », prétend Poutine.

    En conséquence, telle une femme dont les avances auraient été repoussées, la Russie se serait légitimement réfugiée dans une attitude de revendication et d’agression perpétuelle.

    Bien entendu, cette interprétation des événements présentée par Poutine est totalement imaginaire. Elle rejette systématiquement sur l’Occident la responsabilité de tout ce qui va mal en Russie, alors qu’à l’évidence la faute en revient à 75 ans de communisme, c’est à dire aux Russes eux-mêmes. Elle rejette systématiquement sur l’Occident la responsabilité de la politique agressive, militariste et expansionniste qui est la sienne, et qui a pour but de faire oublier aux Russes la façon dont Poutine néglige systématiquement leur sort : si la Russie attaque l’Ukraine (et d’ailleurs, elle ne l’a pas attaquée, prétend le Kremlin), c’est la faute d’Obama. Si la Russie capture, en toute illégalité, un agent secret estonien en territoire estonien, c’est la faute de Bruxelles. Etc.

    C’est ainsi qu’on a pu entendre, sur Radio Courtoisie, l’agent d’influence russe Vladimir Fédorovski (auquel son intervieweur donnait du « Monsieur l’ambassadeur ») plaider la cause de Poutine, en expliquant que le communisme était un malheur qui avait frappé la Russie. A l’en croire, c’était un coup du sort, comme une tornade ou un tremblement de terre. En conséquence, l’Occident devait être compatissant avec elle, car elle était bien malheureuse.

    Pas un mot sur la responsabilité de la Russie, des Russes — et de Vladimir Poutine personnellement — dans le fléau communiste. On a un ancien du KGB, qui gouverne la Russie avec une poignée d’anciens du KGB, selon la vision du monde du KGB et en appliquant les méthodes du KGB, et « Monsieur l’ambassadeur » essaie de nous présenter tous ces gens-là comme des pôv’ victimes. C’est tout juste si l’impérialisme américain n’est pas responsables des crimes du communisme.

    Comme si le sous-développement actuel de la Russie n’était pas intégralement dû à 75 ans de communisme russe. Comme si, pendant 75 ans, la Russie n’avait pas essayé de détruire et d’asservir le monde libre. Comme si, pendant un bon demi-siècle, la Russie n’avait pas menacé l’Occident d’annihilation nucléaire, contraignant ce dernier à brider sa prospérité à cause d’une épuisante et ruineuse course aux armements. Comme si, depuis 1945, la Russie n’avait pas passé son temps à semer la subversion dans le monde entier, à financer le communisme international, à organiser le terrorisme et à soulever les musulmans contre l’Occident.

    Les gros malins, à l’extrême-droite française, qui soutiennent l’impérialisme de Poutine, font valoir qu’il a le soutien de son peuple. C’est largement exact, et cela aggrave la responsabilité des Russes. Cela fait d’autant plus, de la Russie et de Poutine, un adversaire pour la France, l’Europe et le reste du monde de façon générale. Cela veut dire que Poutine, loin d’être un leader bienveillant auquel nous devrions nous allier, est un chef dangereux que nous devons combattre. Poutine et la Russie menacent les intérêts de la France. Cela devrait être évident pour quiconque a deux sous de jugeote.

    Mais le ressentiment ayant remplacé la pensée — et le FSB ayant les moyens de susciter d’innombrables agents d’influence à l’Ouest comme aux plus beaux jours du communisme — d’innombrables personnes, à l’Ouest, qui se vivent elles-mêmes comme des pôv’ victimes, soutiennent Poutine au motif absurde qu’il fait chier leurs gouvernements. Quelle grandeur d’âme ! Quelle lucidité !

    Indépendamment des intérêts de la France et de l’Occident, la Russie est condamnée à la pauvreté et à la déliquescence tant que les Russes eux-mêmes, et leurs dirigeants, n’assumeront pas collectivement la responsabilité du communisme — pour en rejeter définitivement les chimères.

    Aujourd’hui, c’est le contraire qui se produit : Staline est réhabilité, l’enclave séparatiste de Luhansk, en Ukraine, donne le nom de NKVD à son service de sécurité, et Poutine adopte à la fois la vision « us against them » de Staline et la vision hitlérienne du Lebensraum.

    Les Russes n’ont aucun avenir tant qu’ils n’auront pas reconnu leur responsabilité dans les crimes du communisme et qu’ils ne l’auront pas fermement renié, tant vis-à-vis d’eux-mêmes que vis-à-vis du reste du monde. Pour l’instant, ils n’en prennent pas le chemin, et c’est un bien mauvais service à leur rendre que d’approuver servilement un Poutine qui les entraîne dans cette voie mortifère et sans issue.

    • Ne crachez pas trop sur la Russie. Sans le sacrifice de 22 millions de Russes, l’Europe parlerait allemand. Et au lieu de nous édifier avec les bienfaits du libéralisme, vous feriez l’éloge du Führer. Je sais bien que le communisme est une saloperie mais il faut le séparer du pays où il a été expérimenté pour la première fois. Les Russes n’ont pas à faire repentance dans la mesure où il ont souffert du communisme. Pas plus que les Chinois.

      • Robert Marchenoir

        Sans le sacrifice de 22 millions de Russes, l’Europe parlerait allemand.

        Quelle que soit votre position, serait-il possible de réagir à mon commentaire en ayant la correction d’avoir lu le mien, et de l’avoir pris en compte ?

        Je viens précisément de démontrer que l’argument « L’URSS a contribué à la victoire contre le nazisme » ne justifie nullement ni le communisme, ni le poutinisme. Et ce que vous trouvez de mieux à m’opposer, c’est ce thème éternel de la propagande de Staline, remis à l’ordre du jour par Poutine ! C’est de ça que crève la Russie aujourd’hui, et c’est ça que vous nous resservez !

        Au demeurant, les fameux 22 ou 20 millions de morts sont surtout dus à l’incurie criminelle de Staline, qui n’avait aucun respect pour la vie de ses sujets, et qui, en faisant régner la terreur communiste, a profondément miné la cohésion et l’efficacité de son armée.

        Et au lieu de nous édifier avec les bienfaits du libéralisme, vous feriez l’éloge du Führer.

        Merci de ne pas m’attribuer la mentalité d’esclave qui semble être la vôtre. J’aimerais bien savoir ce qui vous fait penser que je serais nazi dans un pays nazi.

        Je sais bien que le communisme est une saloperie mais il faut le séparer du pays où il a été expérimenté pour la première fois.

        Ah bon ? Et pourquoi donc ? Le communisme serait donc une qualité de la matière, un peu comme la vitesse de rotation des électrons ? Il serait totalement indépendant de la volonté des individus qui l’ont imposé ? Le communisme n’aurait pas été pensé, voulu et organisé ?

        Dans ces conditions, j’espère que vous ne tenez pas rigueur de l’état du pays au président Hollande : après tout, il faut séparer Hollande du hollandisme. Le hollandisme est « expérimenté », mais s’il ne marche pas, ce n’est pas la faute de Hollande, ni de la responsabilité de ses électeurs. N’est-ce pas ?

      • Il n’y a pas eu d’équivalent du procès de Nuremberg pour le Japon. Il y a certes eu les procès de Tokyo qui ont jugé certains criminels de guerre mais ils n’ont pas eu le retentissement du premier. En outre, le premier ministre japonais se rend chaque année au sanctuaire Yasukuni, où les noms de 14 criminels de guerre sont inscrits.

        Pourquoi exiger de la Russie ce que vous n’exigez pas du Japon ? Certes, ce pays appartient au camp occidental. C’est une bonne raison pour l’épargner.

      • Robert Marchenoir

        1. Qui vous a dit que je ne l’exigeais pas du Japon ?

        2. Le Japon n’a certainement pas commis des crimes comparables à ceux des communistes ou des nazis. Il a été allié de ces derniers, c’est tout. En revanche, il a commis des crimes de guerre envers la Chine, n’a jamais vraiment fait repentance pour le tort qu’il lui a causé (guerre bactériologique, prostitution forcée…), et cette dernière, comme c’est bizarre, « exige » encore aujourd’hui, du Japon, des choses similaires à celles que j’exige de la Russie…

        3. Le Japon, contrairement à la Russie, a largement été puni de son alliance avec l’Allemagne nazie. Dois-je vous rappeler Hiroshima et Nagasaki, ainsi que les séquelles chez d’innombrables victimes ? Quand avez vous entendu les Japonais reprocher la bombe atomique aux Américains ? Ils ont assumé leur responsabilité, tourné la page, créé un empire industriel et noyé l’Amérique sous leurs appareils photo, leur électronique et leurs voitures. Il n’en sont pas à pleurnicher, comme Poutine : Obama, gna-gna-gna, Hiroshima etc.

        Au demeurant, il y a bel et bien eu un Nuremberg japonais, avec un tribunal militaire international qui a jugé les crimes de guerre japonais et condamné à mort plusieurs dirigeants. De plus, le Japon, comme l’Allemagne, a dû passer, après sa défaite, par une phase de nation humiliée et privée des attributs de la souveraineté. Elle a eu interdiction de se doter d’une armée, et un article a même été introduit dans sa constitution pour lui interdire de faire la guerre.

        Si une telle mesure avait été imposée à la Russie, on n’en serait pas là, et Poutine ne serait pas en train de menacer la paix dans le monde.

  4. J’adore les pavés anti-russes de Marchenoir qu’il nous distille sous n’importe quel billet. Ils sont écrits à l’avance ? Vous en avez combien en stock ?

    Les russes ne se sont jamais repentis du communisme, et ils ont bien raison. Cette volonté d’humilier les peuples, de les écraser, de leur faire porter à tout jamais de soi disant fautes du passé est vraiment méprisable et bien moderne. Les russes se sont libérés eux-mêmes du communisme, mais selon les atlantistes russophobes comme Marchenoir il faudrait quand même leur faire payé leur passé communiste.

    Finalement Marchenoir tiens le même discours que les associations noires sur l’esclavage (la France a aboli l’esclavage d’elle même, mais elle doit quand même payer et se repentir de son crime ad vitam aeternam), ou que les associations juives (la France, en son essence, est coupable à tout jamais d’antisémitisme).

    • Mais bien sûr, Buck. Les Russes se sont libérés eux-mêmes du communisme. Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Jean Paul II et quelques armes nucléaires n’y ont pas du tout aidé.

      Si je suis votre logique, il n’aurait donc pas fallu dénazifier l’Allemagne, il n’aurait pas fallu tenir le procès de Nuremberg, et il n’aurait pas fallu condamner à mort un certain nombre de dignitaires nazis ?

      Heureusement, les Allemands ne sont pas de votre avis. Ils l’ont fait, ils ont renié le nazisme, ils ont fait leur introspection et leur auto-critique, ils ont puni les responsables, et c’est ce qui leur permet, aujourd’hui, d’être une grande puissance économique qui compte à l’échelle mondiale… contrairement à la Russie, au cas où cela vous aurait échappé.

      Vous êtes de mauvaise foi. Vous prétendez que je voudrais faire porter aux peuples le poids de leur fautes pour l’éternité. C’est exactement le contraire.

      L’histoire montre, tout comme le bon sens et la doctrine chrétienne, que pour effacer une faute il faut commencer par la reconnaître. Et cela, non seulement dans l’intérêt des victimes, mais dans l’intérêt des persécuteurs eux-mêmes.

      Vous non plus vous ne vous êtes pas donné la peine de lire ce que j’ai écrit. Je plaide précisément pour que la Russie, et le monde en général (et la France en particulier) tournent une fois pour toutes la page du communisme. Une fois que la nocivité du communisme sera reconnue et que ses promoteurs auront avoué leur responsabilité et leurs errements, alors la réconciliation sera possible, alors les erreurs du passé ne se reproduiront plus. Alors il ne sera plus nécessaire de se repentir éternellement, et pourra passer à autre chose.

      C’est ce que la France a fait à la Libération, avec l’épuration.

      Malheureusement, elle n’a concerné que les collaborateurs (réels ou présumés), et non les communistes, lesquels au contraire accédaient au pouvoir. C’est bien là tout le drame.

      Attribuer la défaite du nazisme au communisme, et non aux Alliés (dont l’URSS faisait partie, mais faisait partie seulement), c’est précisément la fraude historique sur laquelle ont vécu l’URSS, le communisme, et aujourd’hui la Russie de Poutine.

      Ce n’est PAS le communisme qui a vaincu le nazisme — ne serait-ce que parce que les deux doctrines sont étonnamment proches.

      Il est extrêmement malhonnête de votre part de me peindre en défenseur de la « repentance » antiraciste et anticoloniale, alors que j’ai écrit des milliers de pages pour dire exactement le contraire.

      Lors du soulèvement de Maïdan, ce sont les Ukrainiens (et non votre serviteur…) qui ont réclamé ce qu’ils appellent la lustration, c’est à dire l’épuration des responsables liés à l’ancien régime pro-russe. Mais évidemment, ce que pensent les Ukrainiens… rien à foutre, n’est-ce pas ?La quasi-totalité des ex-pays de l’Est ont procédé à cette lustration, qui est une procédure formelle, publique et solennelle de reniement du passé.

      Il y a un pays qui ne l’a pas fait : la Russie.

      Et, dois-je ajouter : la France. (A preuve, vos commentaires.)

      • Comme cela a été dit dans d’autres commentaires, les russes n’ont jamais votés pour le communisme, beaucoup sont même morts pour lutter contre lui.

        Enfin le communisme est tombé en Russie sans invasion militaire. Nous expliquer que cette chute était inéluctable à cause de Reagan Thatcher et JP II n’est pas réaliste, sinon le communisme aurait aussi disparu à Cuba ou en Corée du Nord, or ce n’est pas le cas.

        Votre comparaison avec le nazisme qui a été voulu par la majorité des allemands qui ont voté pour et n’y ont renoncé qu’une fois leur territoire envahi en intégralité est donc ridicule.

        Enfin vous ne voulez pas voir la complexité de l’histoire, pour les russes la période de l’URSS et de Staline représente aussi la grande résistance au nazisme et la victoire contre Hitler, qui a menacé la Russie dans son existence même. Il me paraît donc compliqué pour un Russe de renier cette période, si fondamentale, quand bien même il aurait conscience des crimes communistes et de l’horreur du stalinisme.

        Enfin j’attends aussi que vous réclamiez avec la même ferveur droitdel’hommiste la repentance des USA pour le génocide des indiens, pour le massacre de 300 000 irakiens, pour avoir pulvérisé la jungle vietnamienne au napalm et à l’agent orange… Mais non suis-je bête, eux c’était pour le bien, pour le saint libéralisme.

      • Robert Marchenoir

        J’attends aussi que vous réclamiez avec la même ferveur droitdel’hommiste la repentance des USA pour le génocide des indiens, pour le massacre de 300 000 irakiens, pour avoir pulvérisé la jungle vietnamienne au napalm et à l’agent orange…

        Je n’ai pas besoin de réclamer la repentance américaine sur ces sujets : elle a eu lieu, et largement.

        – Le « génocide des Indiens » : il n’y a jamais eu de génocide des Indiens. C’est une invention de la propagande soviétique, recyclée en France par les gauchistes. En revanche, des colons européens ont effectivement conquis les territoires qui appartenaient aux Indiens, lesquels leur ont fait la guerre, les ont massacrés et torturés. En compensation de la colonisation, les citoyens américains d’origine indienne bénéficient aujourd’hui d’un statut supérieur aux citoyens américains ordinaires. Ils bénéficient de privilèges dont les Américains sont exclus.

        Venez m’en reparler lorsque les victimes du communisme, en Russie et dans le monde entier, auront reçu des autorités moscovites les millions d’euros d’indemnités qu’elles méritent à cet égard. Venez m’en reparler quand Poutine aura fait des excuses publiques aux victimes des nervis de la CGT. Venez m’en reparler lorsqu’aux monuments américains à la mémoire des Indiens, aux musées de la culture indienne, aux journées des Indiens aux Etats-Unis correspondront des mausolées russes aux victimes du communisme, une journée nationale de célébration de la lutte anti-communiste, une loi pour punir la promotion des idées communistes, une décoration pour récompenser les résistants de la lutte anti-communiste, des datchas offertes aux héros refuzniks, etc, etc.

        – Il n’y a pas eu de « massacre de 300 000 Irakiens ». Il a y eu une guerre. Saddam Hussein a mérité d’être renversé et pendu. Un grand nombre des morts irakiens ont été tués par des terroristes musulmans irakiens. Les pages des journaux américains, les déclarations des hommes politiques américains, les universités américaines, les librairies américaines, les sites Internet américains sont bourrés à craquer de manifestations de « repentance » à l’égard de la guerre en Irak. Les Américains ont dépensé des millions de dollars en Irak par « repentance ». Personne n’est jamais allé en prison aux Etats-Unis pour avoir critiqué la guerre en Irak.

        – « Pour avoir pulvérisé la jungle vietnamienne au napalm et à l’agent orange ». Si vous n’avez pas remarqué la « repentance » américaine à l’endroit de la guerre du Vietnam, vous êtes sourd et aveugle. Des centaines de millions d’Américains ont fait « repentance » pour la guerre du Vietnam pendant des dizaines d’années et continuent à le faire. Des milliers de livres, de films, des millions d’articles de journaux, de photos, des milliers de personnalités et de politiciens américains ont fustigé le rôle des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam. En fait, une bonne part de l’idéologie américaine contemporaine, celle du politiquement correct, découle des soulèvements étudiants des années 68, et donc de la « repentance » intensive à l’égard de la guerre du Vietnam.

        Votre aptitude à la mauvaise foi est vraiment stratosphérique.

  5. Pingback: Non le mur n'est pas "tombé" |...

  6. Disons que des gens sont tombés pour que le mur soit abattu.

  7. L’Allemagne nazie a été envahie militairement. Le Japon également ou peu s’en faut. Peut-être que cette très légère contingence historique a eu une influence sur le cours des choses.

  8. Robert vous faites des commentaires trop longs. Sans doute très passionnants mais trop longs.
    Je note comme vous qu’à Nuremberg ce n’est pas le procès du National Socialisme qui fut fait, mais celui, exclusivement, du National. Socialisme « partie gratuite ». « National » tilt.
    Vous voyez on peut faire court.

    • Tant pis pour vous, Fredi. Je vous dis cela sans animosité ni satisfaction particulière.

      Il y a certaines choses qui ne se disent pas en dix lignes. Si vous n’avez pas la patience nécessaire pour les lire, c’est vous qui vous vous privez de quelque chose. Je ne dis pas cela pour mes écrits, naturellement. Je parle en général.

      Concernant votre deuxième paragraphe, vous ne faites pas court : vous faites incompréhensible.

  9. Marchenoir nous ennuie avec sa propagande atlantiste de bas étage. Par définition le communisme n’a pas été voulu par les Russes qui, que je sache, n’ont jamais eu la possibilité de voter en sa faveur. Ce simple fait détruit toute l’argumentation du bonhomme, qui ose comparer la soumission du peuple russe et sa responsabilité à celles des Français qui ont voté pour Hollande.

    Situation très comparable dans son cerveau malade, visiblement.

    J’ajoute que je ne suis pas non plus responsable des errements d’Hollande, n’ayant jamais voté pour lui ni soutenu ses actions. Je n’ai pas à m’excuser pour le meurtre de Kadhafi organisé par Sarko.

    Marchenoir est libéral et individualiste, sauf quand il s’agit d’affaiblir l’Europe, la Russie et spécialement la France avec une repentance délirante qui nie les principes libéraux les plus élémentaires en inventant je ne sais quelle responsabilité collective et transgénérationnelle. C’est évidemment la technique d’un agent américain que nous voyons à l’œuvre.

    Marchenoir réussit le tour de force de donner du crédit aux exagérations soraliennes vitupérant l’atlanto-sionisme. Bravo Robert.

    Marchenoir défend des intérêts, mais pas ceux de son pays. Marchenoir est un traître.

  10. Par définition le communisme n’a pas été voulu par les Russes qui, que je sache, n’ont jamais eu la possibilité de voter en sa faveur.

    Il y a eu un vote en novembre 1917 et les bolcheviks subi une défaite électorale :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Assemblée_constituante_russe_de_1918

    Comme il se doit, Lénine s’est empressé de dissoudre cette Assemblée où son parti était minoritaire.

  11. Oui bah il est tombé sous les coups quoi.
    D’ailleurs c’est parce qu’il était « mur »qu’il est tombé… :-))

  12. Eh bien moi, figurez-vous que je suis en grande partie d’accord Marchenoir dans ce qu’il développe ici.

    J’ai commencé par penser comme Marco Polo, parce que j’avais des a-priori à son égard, puis que j’ai quand même pris la peine de le lire attentivement, et cela m’a conduite à admettre qu’il n’avait pas tort sur le point suivant : la conduite du peuple Russe, durant les années d’URSS, et en particulier sous Staline, a été suffisamment sanguinaire, barbare et impitoyable, et cela à très grande échelle et très systématiquement, pour que les citoyens Russes d’aujourd’hui en rabattent un peu de leur fierté relativement à la « grandeur » supposée de leur pays durant cette période.

    Alors, bien sûr que la Russie, comme toutes les nations, a besoin de recouvrer sa dignité… Mais enfin recouvrer sa dignité quand on a encore du sang séché sous les ongles et des charniers cachés dans les placards, ce n’est pas encore vraiment recouvrer sa dignité. Dire que la Russie peut faire son autocritique tout en demeurant la Russie, cela veut dire paradoxalement que l’on croit davantage en elle que ceux qui pensent qu’elle n’a jamais été aussi grande (et qu’elle ne sera jamais aussi grande) que lorsqu’elle était un géant sanguinaire.

    Hélas, la vérité profonde de ces Russes qui ne veulent pas faire leur autocritique est la suivante : contrairement aux pays d’Europe (comme l’Allemagne), contrairement également au Japon, qui sont des nations qui ont toutes en commun d’avoir de longues histoires glorieuses derrière elles pour mitiger un peu leur « bilan général » au regard de l’histoire… la Russie n’a connu que misère sur misère, humiliation sur humiliation, barbarie sur barbarie.

    Du temps des Tzar, écrivais-je récemment, les écarts de richesses entre simples gens et privilégiés étaient énormes, les campagnes avaient faim et froid, les abus de pouvoir étaient le quotidien de tous… et par quoi la tyrannie aristocratique des Blancs a-t-elle été remplacée ? Par une tyrannie au moins équivalente en injustice, celle des Rouges, une tyrannie qui, par-dessus le marché, a été déclarée « populaire », c’est-à-dire dont les crimes ont été portés non cette fois à la charge des Nobles et des Prélats, mais ont été perpétrés directement au nom du peuple, ce pourquoi le peuple ne s’est pas révolté contre elle [- et pour cause : il sortait juste de millénaires de sombre et sadique Moyen-Âge seigneurial, et n’avait connu que ça, il n’avait aucun exemple positif dans l’histoire Russe sur lequel s’appuyer pour aspirer à mieux].

    Ensuite, quand cette seconde tyrannie a chu, on aurait pu croire que la nation Russe allait enfin finir par relever la tête – et si la vertu « marchenoirienne » rédemptrice du libéralisme était ce qu’elle a toujours promis d’être, ç’aurait dû être le cas – mais ç’a été tout le contraire. Durant les années Gorbatchev de la perestroïka – et c’est ce qu’oublie hélas de notifier Robert Marchenoir – la rapacité des financiers a jeté son dévolu sur les richesses du pays, qui de publiques qu’elles étaient auparavant, sont redevenues, comme du temps des Tzar, privées… mais, contrairement à ce qu’il en était du temps des Tzar, elle ont basculé cette fois-ci, entre des mains étrangères. Comble de l’humiliation ! L’ère ultra-libérale a encore davantage paupérisé la population. Cela a vraiment été terrible – même selon les critères (déjà assez bas) du peuple Russe ! Ce pourquoi une grande partie des plus pauvres regrettait encore amèrement sous Gorbatchev l’ère soviétique, simplement parce qu’à l’époque elle avait appartenu à une nation puissante et même (pour nombre de descendants de moujiks, de serfs) mangé à sa faim. L’humiliation, la soumission à l’ennemi de naguère, plus la misère noire, plus la retombée dans une société quasiment aussi inégalitaire (avec d’immenses écarts de richesses) que la société médiévale du temps des Tzar, ça faisait vraiment beaucoup.

    Parce que voyez, il est facile au fond d’être fier d’être français quand on est français : la France est une grande nation avec une Histoire glorieuse pleine de détails émouvants dans lesquels la fierté peut se nicher. Etre nationaliste quand on est Russe (ou Béninois ou Ouzbek) est déjà plus difficile… Rester fier d’être de sang Russe, dans la société actuelle, sans tomber, ou dans les écueils propres au parti des Blancs (« parti » qui n’est accessible qu’à ceux qui ont du sang noble) ou dans les écueils propres au parti des Rouges (quand on est issu d’interminables millénaires de servage), paraît être un exercice intellectuel assez compliqué, politiquement parlant. Alors, bien sûr, il reste toujours aux Russes, comme à nous tous, la possibilité de devenir apatrides et cosmopolites… Oui, bien sûr. Mais les avez-vous vu, les néo-libéraux Russes, ceux qui ont renié leur histoire et se jettent à corps perdu dans le culte de l’argent ?

    Je ne sais pas si vous les avez vu, à Paris ou ailleurs, les « nouveaux riches » russes néo-libéraux… Des sauvages, des mangeurs d’hommes, des ogres !… Et les femmes, donc ! Pareil ! Sans foi ni loi, extraordinairement vénales… Quant aux hommes, des mentalités de mafieux et de vrais proxénètes… De ma vie je n’ai jamais rien vu, humainement parlant, de si effrayant et de si laid. [Là j’allais glisser au moins une anecdote personnelle, mais je vous connais, vous seriez susceptibles de me regarder de travers pour cela, donc tant pis pour vous, je ne prendrai pas ce risque.]

    Il est clair que c’est là où le discours de Robert Marchenoir achoppe. Selon Marchenoir, l’accès au monde libéral est /forcément/ une rédemption. Or je veux bien qu’effectivement le fait de reconnaître avoir eu des ancêtres et même des parents qui se sont comportés comme des barbares (et qui d’ailleurs en étaient à proprement parler), je veux bien que le reconnaître soit susceptibles d’aider les jeunes générations à devenir enfin, pour la première fois de l’histoire de leur « race », des personnes honnêtes, civilisées, à sortir enfin de la barbarie (et en quelque sorte à apporter ainsi la rédemption aux leurs)… Mais le monde libéral favorise-t-il réellement les personnes les plus honnêtes et les plus civilisées ? Quand on voit le succès actuel des commerçants Chinois sur le marché international (pour ne parler que d’eux), on est en droit d’en douter. Je suis désolée de devoir apprendre cela à Marchenoir, mais un monde de commerçants, conçu exclusivement pour les commerçants, et par eux, ne peut pas être fondamentalement honnête, car comme le disait Baudelaire (dans son : « Coeur mis à nu ») :

    « Le commerce est, par son essence, satanique.
    Le commerce, c’est le prêté-rendu, c’est le prêt avec le sous-entendu : Rends-moi plus que je ne te donne.
    L’esprit de tout commerçant est complètement vicié.
    Le commerce est naturel, donc il est infâme.
    Le moins infâme de tous les commerçants, c’est celui qui dit : «Soyons vertueux pour gagner beaucoup plus d’argent que les sots qui sont vicieux».
    Pour le commerçant, l’honnêteté elle-même est une spéculation de lucre.
    Le commerce est satanique, parce qu’il est une des formes de l’égoïsme, et la plus basse, et la plus vile.  »

    Je mets au défi Marchenoir de prouver par l’usage de la raison (et même de la rhétorique) que cela soit faux. Je suis sûre de gagner philosophiquement contre lui.

    Les Allemands de l’Est qui se sont rués dans les supermarchés à la « chute du mur » [désolée Woland de ré-employer cette expression consacrée], et qui par la suite ont fait du « grand supermarché mondial » leur nouvel idéal pour la vie, parce qu’ils avaient perdu tout autre idéal, cela a donné des gens complètement infréquentables – au moins du point de vue d’un français de cœur, d’un français bien élevé – en un mot des psychopathes « à la Nabilla » complètement immoraux et désaxés.

  13. C’est vache pour les épiciers, ce que dit Baudelaire.

  14. « Le Japon n’a certainement pas commis des crimes comparables à ceux des communistes ou des nazis. Il a été allié de ces derniers, c’est tout. »

    Débile.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre_du_Japon_Sh%C5%8Dwa#Les_.C3.A9v.C3.A9nements_des_ann.C3.A9es_1930_et_1940

    On trouve quand même du cannibalisme sur les prisonniers de guerre quand même…
    Ah mais oui, ils n’ont pas déportés de juifs !
    Ca doit être çà…

     » et Poutine ne serait pas en train de menacer la paix dans le monde. »

    Donc la paix c’est quand on respecte les décisions américaines quoiqu’il arrive.
    Intéressant.

    • Ah!ah! Très drôle. La paix dépend du bon vouloir des amerloques, cette remarque est pleine de bon sens.

      J’ai décidé de lancer un nouveau parti, une offre toute fraîche pour les déçus du progressisme.
      Je déclare le parti national communiste ouvert.

      • Robert Marchenoir

        Ca existe déjà, Pierre. Il y avait il y a peu un parti national-bolchevique en Russie, dont Alexandre Douguine, l’idéologue du Kremlin, était l’un des chefs. Il existe maintenant un parti national-bolchevique en Belgique, qui a fourni à Moscou l’un des observateurs fantoches pour les fausses élections du Donbass.

      • Alors la, Bob, bravo ! Si tu veux faire comprendre un truc à Pierre…

      • Robert Marchenoir

        Vous êtes gentil, Nicolas, mais vous ne me trouverez pas à vos côtés pour taper sur vos têtes de Turc.

      • Je comprends fort bien ! Mais ce n’est pas spécialement une tête de Turc. Seulement un objet.

      • Robert Marchenoir

        Vous êtes répugnant, Nicolas. L’alcool n’excuse pas tout.

      • Quel alcool ? Tu es répugnant Bob. Pierre est un con notoire et tu le défends par réflexe parce qu’il est plus de ton camp que du mien, d’autant que je suis le gauchiste de service, gracieusement payé par le taulier pour fourre la merde et animer.

        Cela étant, n’inversons pas les rôles. Tu es le libéral et je suis le socialiste reconnu pour défendre les pauvres cons.

      • Petite salope Nicolas, je préfère être un objet que la putain d’un système.
        Tu te rends même pas compte que t’es une sous trierweiller.

      • Continue à jouer le maquereau des blogs, en attendant la passe pour venir te la mettre revient moins cher qu’une roumaine porte dauphine.
        La catin qui joue les violeurs virils, ou le syndrome du persécuté qui devient bourreau.
        Et je comprends davantage de choses que tu ne le croies.. Continue à défendre des élites de merde, le vent va tourner. Tu fais partie d’un cercle de petits privilégiés car baptisé par le dieu progressiste, mais ça ne durera pas. Quand on est à mi chemin entre chevenement et Juppé, on ne fait pas mine d’être intelligent, supérieur aux autres.
        Tes idoles se font piétiner par tout le monde et tu t’en prends au pecno de base.
        Petit lâche dans toute sa splendeur.
        Merci Robert pour votre réponse. On reconnaît les belles âmes à celles salopées par l’alcool et l’opulence.

      • Ah mais je ne suis pas opulent. Seulement un peu gras du bide. Mon bon Pierre, tu veux absolument passer pour le type le plus ridicule du web ?

      • Robert Marchenoir

        Ah, vous n’avez donc même pas l’excuse de l’alcool, Nicolas. Bien, bien.

        Enfin, moi je disais ça par égard pour vous. Dans mon esprit, l’alcool est une circonstance aggravante, mais comme vous vous en étiez déjà prévalu dans le sens inverse…

      • Si tu savais ce que j’en ai à foutre du ridicule?
        Le ton que tu emploies quand tu me parles me fait réagir de la sorte, et vu que je ne suis qu’un commentaire parmi cette jungle de toile, je me demande ce qui a bien pu te rendre aussi pourri, ton intolérant.
        Regarde comment tu es des que je commente, tu perds tes moyens…

  15. L’un des plus énormes mensonges de Vladimir Poutine est sa prétention à défendre les Ukrainiens d’origine russe dans les régions où ils résident. Son agression de l’Ukraine n’a rien à voir avec la défense des populations locales, et il le dit lui-même.

    L’ancien président de la Géorgie Mikhail Saakashvili, en poste au moment de l’invasion de l’armée russe, a déclaré lors d’un discours à Lviv, en août dernier, qu’il avait eu pas moins de 36 entretiens avec Vladimir Poutine. Presque à chacun de ces entretiens, Poutine lui a répété que l’Ukraine n’était pas un pays, mais un simple territoire.

    Poutine a réaffirmé cette conviction à de multiples reprises, auprès de nombreux interlocuteurs, longtemps avant le soulèvement de Maïdan et l’invasion de l’Ukraine.

    Le vrai mobile de son agression, c’est donc bien qu’il ne reconnaît pas la souveraineté nationale de l’Ukraine. De toute l’Ukraine, pas seulement des régions dites russophones.

    D’ailleurs, la totalité de ses prises de position et de ses actes ne s’explique que par cet axiome de départ. Symétriquement, si l’on tient compte de cette conviction, ses actes et ses déclarations les plus irrationnels en apparence deviennent tout à fait cohérents.

  16. Qui est Vladimir Poutine ? La réponse est simple : c’est un bandit. Un chef mafieux.

    C’est évident lorsqu’on considère son comportement politique, mais il est très instructif d’apprendre comment il fonctionne sur le plan personnel.

    Lors de son discours de Lviv, Mikhail Saakashvili a expliqué la méthode de « négociation » de Vladimir Poutine. Rappelons le contexte : le président géorgien de l’époque avait entrepris d’éliminer la corruption de son pays et de s’ouvrir à l’Ouest. En réponse, la Russie a envahi et occupé une partie de son territoire.

    Lors de son dernier entretien avec Saakashvili, Poutine lui a fait différentes menaces, puis a conclu : vos amis occidentaux vous proposent toutes sortes d’avantages et vous font miroiter toutes sortes de promesses ; ils n’en tiendront aucune. Moi, je ne vous propose aucun avantage. Au contraire, je ne vous offre que des ennuis sans fin. Mais moi, je tiens mes promesses…

    On mesure le gouffre avec la méthode traditionnelle de négociation d’Obama ou des Européens, qui consiste à dire : soyons gentils avec nos adversaires, en retour ils seront gentils avec nous. « N’irritons pas l’ours russe ; la Crimée a toujours été russe, Poutine défend ses intérêts, après tout c’est bien normal ; si on le laisse faire chez lui, il nous laissera faire chez nous, etc »

    L’autre information très révélatrice fournie par Saakashvili, c’est que Poutine, lors de ses entretiens avec les chefs d’Etat occidentaux, tente de les intimider physiquement. Il a mentionné Sarkozy comme l’une des victimes de ses méthodes, sans donner davantage de détails. En revanche, il a expliqué comment il a essayé de faire peur à Angela Merkel, physiquement peur.

    La première fois qu’il a rencontré Merkel, à Irkoutsk (donc chez lui, en Russie), il s’est fait accompagner de deux énormes chiens. Pourquoi ? Parce qu’il savait qu’Angela Merkel avait une phobie des chiens…

    Voilà le genre de personnage auquel nous avons affaire. Si Poutine est capable de se comporter de la sorte avec Angela Merkel, qu’on nous présente comme le seul dirigeant occidental capable de le comprendre (elle parle russe, il parle allemand, ils ont tous deux occupé des responsabilités en Allemagne de l’Est…), imaginez quelle est son attitude avec les autres. Imaginez ce que cela signifie pour sa vision du monde, sa conception des relations humaines, des rapports avec son peuple, des relations entre les nations. Confieriez-vous la paix dans le monde à un individu doté d’une personnalité aussi perverse ?

    On est bien loin du prétendu homme d’Etat dont la France devrait s’inspirer ! Un homme d’Etat, c’est, par exemple, le général de Gaulle qui s’engage à fond dans la guerre contre l’Allemagne, puis, une fois la victoire obtenue, noue des liens d’amitié personnels avec le chancelier Adenauer parce qu’il est convaincu que c’est dans l’intérêt des deux pays, et, pour sa première visite officielle en Allemagne, apprend par cœur ses discours en allemand, par égard envers ses hôtes.

    Poutine est ce qu’on appelle en anglais un bully, mot sans équivalent en français, mais dont la traduction la plus proche est voyou, ou, de façon plus moderne : racaille. Vladimir Poutine, dans sa politique comme dans ses échanges personnels avec ses partenaires, se comporte exactement comme une racaille arabe de nos banlieues : intimidation, menaces, prédation, sabotage, agression, violences, comportement tribal et mensonges, mensonges, mensonges.

    Tu parles d’un défenseur de la civilisation occidentale… Un héritier de la Horde d’Or, peut-être. Mais certainement pas le parangon des vertus judéo-chrétiennes et gréco-romaines…

    Parmi ses admirateurs français, et occidentaux de façon générale, il y en a qui ignorent sincèrement cet aspect de sa personnalité. Et puis il y a ceux qui le défendent précisément en raison de sa nature de voyou, qu’ils envient secrètement, parce qu’ils ont eux-mêmes une mentalité de voyou.

    Il ne manque pas de personnages de ce genre parmi les néo-communistes cachés ou déclarés, y compris ceux qui se dissimulent derrière une défroque réactionnaire ou d’extrême-droite.

    Lisez le reste du discours de Saakashvili, c’est très intéressant :

    http://euromaidanpress.com/2014/08/10/saakashvili-ukraine-will-be-the-end-of-putin/

    • Tout ce que j’apprends ici ne fait que confirmer la stature extraordinaire de Poutine. Il est risible de lui reprocher d’user de rapports de force dans les négociations, comme s’il fallait être sincère et honnête en politique. La grande révélation du jour c’est donc que Marchenoir n’a jamais lu Machiavel.

    • Je ne me doutais pas qu’un jour je me trouverais d’accord ponctuellement avec Robert.
      Et bien c’est fait !
      D’accord avec son jugement sur Poutine et sa « non intervention » en Ukraine.

      • Et alors, Carine, qu’est-ce que ça peut nous faire que vous soyez d’accord ou pas ? Qu’est-ce que cela apporte à la conversation ? Vous vous prenez pour une sorte d’oracle ou quoi ? Votre opinion n’a pas besoin d’être argumentée ? Vous êtes mandatée pour distribuer des bons points ? Reprenez-vous, ma chère.

      • Marco Polo
        Tout à fait vrai !
        De même que vous me permettrez que je me foute de votre appréciation et de votre agressivité déplacée.

      • C’est la moindre des choses. Mais moi je me casse le bonnet à argumenter un peu.

      • Fort bien.
        Vous avez du temps à perdre, car vous êtes bien peu informé sur Poutine et l’abîme vers lequel lui et ses accolytes guébistes entraînent la Russie éternelle.
        Ni les Ukrainiens ni les Russes ne lui diront merci et cela finira très mal pour tout le monde.
        Le risque est grand pour nous aussi.

        Pourtant, moi aussi j’ai cru en Poutine et ses valeurs morales… J’ai été dupe, comme vous. Mais j’en suis revenue.
        Ce qui ne fait pas de moi une européiste atlantiste.
        Je reste une Européenne.

      • Vous ne comprenez pas ma position. Je souhaite que la Russie se porte mieux, mais ce n’est pas mon affaire première, qui est la santé de mon pays, la France, qui selon moi aurait tout intérêt à s’allier davantage à la Russie. L’intérêt des Ukrainiens n’est pas non plus mon premier souci, seulement je considère qu’il serait mauvais pour le monde et pour la France que l’Ukraine devienne un nouveau valet de l’Otan. Vous avez été intoxiquée par la propagande de Marchenoir qui veut nous amener sur un terrain pseudo-moral pour dénoncer les frasques de Poutine. Comme si c’était le sujet ! Faites-vous partie des gens qui détestent Hollande parce qu’il trompe ses femmes ? Evidemment que Hollande est un malappris (pour le moins), mais c’est surtout une catastrophe politique, et ses mœurs à côté sont dérisoires. C’est la même chose pour Poutine.

        Vous raisonnez en femme, comme Marchenoir (ce qui est plus inquiétant pour lui) : Poutine n’est pas sympathique donc il ne faut pas défendre la Russie donc il faut défendre l’Otan.
        C’est aussi très puéril.

        D’autant que vous voilà d’accord avec TOUTE l’intelligentsia de merde en France, avec TOUS les médias officiels et TOUS les hommes politiques qui ont ruiné notre pays. Belle réussite qui devrait au moins vous inciter à plus de retenue dans l’expression d’une opinion que vous n’avez toujours pas daigné argumenter.

      • Marco Polo
        Cela fait presque un an que je fais des billets en soutien des Ukrainiens et notamment, parmi eux, de leur fer de lance Pravyi Sektor.
        Et vous me dites que je me suis laissé convaincre par Marchenoir et sa propagande pro-otan.
        Alors permettez-moi de me gausser.
        Les arguments sont sur mon blog, billet après billet, depuis 10 mois…
        Maintenant libre à vous de penser que je raisonne comme une femme et que je serais mieux dans ma cuisine.
        Cela vous fait au moins un point d’accord avec Bob.
        Me prendre pour qq’un qui juge les hommes d’état à la « sympathie » qu’ils dégagent fait de vous un abruti. Pourquoi pas à leur belle gueule ?
        Cela m’étonne quand même de votre part.
        Mais bon…

      • Libre à vous de considérer Marchenoir comme un dieu parce qu’il insulte le peuple russe en signalant un pseudo vol de dépouilles dans l’avion de Margerie (et autres anecdotes aussi édifiantes). On est en dessous de l’argumentation, en dessous du bon sens, en dessous du respect dû à son lectorat. Cette propagande est grotesque et ne saurait convaincre qui que ce soit. Et vous arrivez, l’air réjoui, pour acclamer de telles imbécillités ?

        Quant à votre défense de l’Ukraine elle est hors-sujet. J’ai dit que je ne me plaçais pas ici à un niveau moral ou seulement moral. Les Ukrainiens ont droit à un Etat, ce que personne ne conteste, ni moi ni Poutine. Les Ukrainiens russophones, selon vous, doivent donc être exterminés ou chassés ? Ou du moins faire profil bas et abandonner leur langue ? Votre défense de Pravyi Sektor ne plaide pas en votre faveur. Il est vrai que même BHL fait semblant de ne pas voir que ces types sont des extrémistes dangereux.

        Mais ce n’est même pas le problème.

        L’affaire ukrainienne n’est rien d’autre que la poursuite de la guerre entre l’Amérique et la Russie. Ne pas voir cela c’est se coudre les paupières après s’être crevé les yeux.

  17. Marco Polo

    Pourquoi vous attaquer à moi ? Pourquoi pas Catoneo (sur l’autre fil) ?
    Je suis le maillon faible ?

    « Libre à vous de considérer Marchenoir comme un dieu parce qu’il insulte le peuple russe  »
    Je croyais qu’un prof de Philo, ça savait lire et je suis déçue de constater que non.

    « Et vous arrivez, l’air réjoui, pour acclamer de telles imbécillités ? »
    Ces imbecillités (sic), comme vous dites élégamment, Marchenoir ne les a pas inventées.
    Il les a prises à la source, il cherche à s’informer :
    http://ukraine2014.canalblog.com/
    blog que vous devriez lire pour avoir un autre son de cloche que celui de la « mouvance » droitarde pro-poutine, désespérée (à juste titre) de la situation des peuples européens, et qui se sentant incapable de trouver une solution, cherche un sauveur qui viendra les tirer de là… Sombre erreur, que j’ai partagée un temps, comme je vous le disais. Mon blog en témoigne.
    Je vous signale au passage que critiquer Poutine et ses travers d’oligarque ex-KGB et maffieux n’a aucun rapport avec un quelconque soutien au triste mec qui nous sert de pwésident. N’y voyez pas non plus un bréviaire libéral. Si vous ne pigez pas ça, je ne peux rien pour vous…

    C’est bien vous qui disiez « Poutine est l’ennemi de nos ennemis, donc nous le soutenons », ou quelque chose dans ce sens, je ne vais pas rechercher la citation exacte. C’est exactement la position « à la désespérée » de gens pourtant lucides, certains étant de mes amis d’ailleurs, mais qui nourrissent des illusions sur l’homme fort qui viendra sauver l’Europe (l’Europe, pas l’UE !). Et vous parlez de « en dessous de l’argumentation ? » Si ce sont là vos propres arguments, vous serviriez mieux la cause que vous voudriez défendre en gardant pour vous ce genre de rhétorique. Vous diriez la même chose sans doute des amis de nos amis. Vous soutenez sans doute les djihadistes, amis de nos « amis » qatareux et saoudiens. Mais ne mélangeons pas tout…Même si tout est lié.

    Nous sommes contre Hollande (résumé), Hollande est contre Poutine (ou fait semblant, plutôt, tout ce beau monde a les mêmes intérêts de pouvoir et d’argent), donc nous sommes pour Poutine.

    A comparer à :
    Les chevaux bon marché sont rares, les chevaux rares sont chers, donc les chevaux bon marché sont chers.
    Vous connaissez sans doute ce célèbre sophisme. Je continue…

    « Et vous arrivez, l’air réjoui,… »
    Vous abusez ! Qui vous dit que le fait que Poutine soit un menteur agresseur, qui finalement sera la cause de l’arrivée de l’OTAN à ses frontières (ce que ne manquent pas de souligner ses opposants russes, parce que le peuple russe a des ressources que vous ne soupçonnez même pas… C’est vous qui insultez la Russie.), me réjouisse ? Foutaises !
    Ce sont les élus au pouvoir à Kiev qui louchent vers l’OTAN. Pas les combattants que les Ukrainiens soutiennent sur place et qui trop souvent ne reçoivent pas les renforts de l’armée ukrainienne ni quoi que ce soit. Ce sont les habitants qui les ravitaillent…

    « Quant à votre défense de l’Ukraine elle est hors-sujet.  »
    Ah bon. Donc je me tais. Mais vous demandiez des arguments, je crois, non ? Je vous dis que j’en ai dit beaucoup sur mon blogounet et vous me dites hors-sujet. OK.

    « J’ai dit que je ne me plaçais pas ici à un niveau moral ou seulement moral. »
    Moi non plus : les Ukrainiens ne meurent pas pour des raisons morales, même si la profession de foi des Pravyi Sektor comporte des aspects très régénérateurs de morale et de décence, face au monde pourri et décadent que nous leur présentons, nous, adhérents à l’UE et colonisés par les US.
    Mais je vous signale qu’il se passe la même chose en Russie.
    Ils ont la même société multicul (turelle), les mêmes errances mariage pour tous (par des détours transgenres), les mêmes fausses-bannières, les mêmes excès de revenus des uns face à la misère généralisée des autres, le même alcoolisme destructeur, les mêmes tricheries, les mêmes saloperies, etc…
    Et les mêmes grossiers mensonges. Car nier que les soldats et les chars russes sont entrés en Ukraine depuis plusieurs mois relève du foutage de gueule ! Ce n’est pas soutenir l’OTAN que de se rendre à cette évidence !

    « Les Ukrainiens ont droit à un Etat »
    Exactement ! C’est pour ce droit qu’ils donnent leur vie…

    « ce que personne ne conteste, ni moi ni Poutine.  »
    Vous, peut-être (encore qu’à vous lire…) Mais pour Poutine, vous vous trompez. Pour Poutine (et pour beaucoup de Russes, via sa propagande matraquée), l’Ukraine fait partie de la Russie, comme la Crimée. Et pas seulement. (Lisez les blogs ukrainiens qui font de l’Histoire).
    Les états baltes ont aussi des populations russophones, ce qui les mettrait en ligne de mire si l’Ukraine craquait. Un peu comme si l’Algérie (et les autres…) réclamait une partie de la France vu que nous avons une fort immigration venue de là.

    « Les Ukrainiens russophones, selon vous, doivent donc être exterminés ou chassés ? Ou du moins faire profil bas et abandonner leur langue ?  »
    Argument petit, pour ne pas dire merdeux, sauf votre respect.
    C’est le contraire qu’il s’est passé dans les oblasts tenus par les terroristes (dont vous devriez connaître la composition…ou plutôt la décomposition. Mais bon, ils sont en train de s’exterminer mutuellement, c’est la raison pour laquelle Poutine est en train de les remplacer par des soldats frais).
    En outre, pratiquement tout le monde est bilingue en Ukraine : Ukrainien et Russe. Comme c’était le cas dans les autres satellites de l’URSS.

    « Votre défense de Pravyi Sektor ne plaide pas en votre faveur. »
    C’est votre avis, qui ressemble fort à un jugement moral.
    J’ai le droit de soutenir qui je veux, dans les limites des libertés qui nous sont provisoirement laissées dans spéhi (comme dirait Bob ^^).
    En tout cas, vous voyez que je suis loin de l’OTAN …à moins que vous ne voyiez la griffe de BHL dans Pravyi, auquel cas là, je me marre franchement.
    « extrêmistes dangereux »
    Ce n’est que votre avis. Renseignez-vous sur l’Histoire de l’Ukraine, pourquoi Bandera etc…

    « Mais ce n’est même pas le problème. »
    Si pour vous, rien n’est le sujet, je me demande pourquoi je perds mon temps à vous répondre.

    Ah oui, la guerre binaire, Ouest contre Est.
    Pas de place pour les peuples d’Europe…

    Passons aux koalas, si vous le voulez bien.
    Ou à la recette de la tartopom.

    • Je suis désolé de vous redire que vous ne comprenez pas ma position, alors que je comprends parfaitement la vôtre, sans doute parce que je me suis mal exprimé.
      Alors je vous dis à nouveau que je me moque complètement de savoir si Poutine est un type bien en privé ou un « voyou », comme dit l’autre. Ce n’est pas mon ami personnel et je n’ai pas à défendre son honneur d’individu. Le problème n’est pas de savoir qui a raison, mais de savoir ce qui est le mieux pour la France et, aussi, pour le monde, sachant qu’un monde chaotique n’est pas une bonne chose pour la France.

      Et il me paraît clair que les Américains sont des agents de déstabilisation du monde. La preuve (absolue) par la Syrie, et (assez claire aussi) par l’Ukraine.

      L’influence néfaste des Américains doit être contrebalancée, et la Russie fait partie des forces susceptibles de maintenir un équilibre fragile, comme le cas syrien l’a encore démontré.

      Il n’est pas question ici de politique intérieure russe, qui m’intéresse peu, et encore moins de croire que Poutine est le sauveur du monde Blanc, idée que vous me prêtez allègrement parce que vous ne m’avez pas lu sur le sujet.

      Se demander qui mérite le plus d’être soutenu, des Ukrainiens anti-russes ou des Russes ukrainiens, est un problème très différent que je qualifierai de « romantique ». Bien sûr que ce serait bien que tout le monde soit content, mais là n’est pas le problème, puisque le contentieux est alimenté par des puissances extérieures, soit l’Europe manipulée par les States. Vous faites comme si c’était un problème russo-ukrainien, comme s’il n’y avait pas d’enjeux plus vastes, comme si les Américains n’avaient pas fait des Russes leur ennemi privilégié.

      Je suis désolé de vous dire que c’est là faire preuve d’un certain manque de perspicacité. Vous voyez la situation par le petit bout de la lorgnette. Pendant que les choses se décident dans le bureau d’Obama, vous nous parlez des gentils patriotes de pravi sektor. Quelle plaisanterie. Ces gugusses ne sont que des pions. Vous croyez sérieusement que BHL se bat pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et autres idéaux sublimes ?

      A un moment il faut voir les choses d’un peu plus haut, ne pas rester la tête dans le guidon, ne pas se satisfaire des plaisanteries douteuses de Marchenoir qui en est resté à l’affrontement est-ouest, comme les Américains, parce que ça les arrange.

      Et ne soyez pas bête. En politique et durant les conflits plus encore, les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Il faut savoir si vous voulez gagner ou si vous voulez perdre. Demandez à Churchill et à de Gaulle s’il fallait s’allier aux communistes et allez relire Machiavel. Votre rire gras est venu couvrir cet adage pourtant incontestable, et vous m’avez répondu trop longtemps sans daigner contre-argumenter, mais en assénant des vérités définitives du haut de votre splendeur.

      Songez à notre devoir d’exemplarité face aux épiciers russophobes !

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