Battre les enfants, avec ou sans outil?

Alors que revoici la sous-préfète et le sujet de la bastonnade des sales gamins, j’ai décidé de me pencher sur le second sujet.

J’ai considère évidemment que le fait d’utiliser de la force avec les enfants est parfaitement justifié.

D’abord quand vous avez un marmot capable de se déplacer pour aller fourrer ses petits doigts boudinés dans des endroits dangereux (prise de courant, mixer, anus d’hamster, gamelle de François Hollande alors qu’il est en train d’essayer de battre le record d’avalage de saucisses en moins d’une minute et ainsi de suite) mais trop petit pour raisonner, je ne vois pas plus efficace que la petite tape sur la main après quelques sommations.

Ensuite, aux gens qui disent avec affectation cette débilité profonde selon laquelle la violence serait la violence des faibles, je réponds que dans ce cas, on a vraiment été trop faible avec les méchants nazis et avec les japs vu ce qu’on leur a foutu dans la gueule. Au-delà de ça, un peu de violence apprend à l’enfant que ses actions provoquent des réactions graduées (le parent dit non, le parent gueule, le parent donne une petite tape, le parent donne une tape qui pique), il me semble que c’est assez important de savoir ça dans la vie.

Enfin, dans une époque où nos ennemis ne décapitent pas qu’avec des bisous, je pense qu’apprendre ce qu’est la violence dans un cadre sécurisé comme la famille ou une salle de boxe (les nourrissons font de très bon sac de frappe) est fondamental si nous voulons qu’il reste 2 ou 3 européens pour résister à la vague de sauvagerie velue qui est en train de s’abattre sur le monde.

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27 réponses à “Battre les enfants, avec ou sans outil?

  1. Disons qu’il y a un monde entre la fessée comme principe éducatif (qui va de pair avec les baffes, les insultes, les « ta gueule, putain, ta gueule » hurlés à un mioche de 18 mois) et la tape ponctuelle, celle qu’on inflige parce que bon bah on est humains et on a des réactions humaines. Et que ces adorables têtes blondes ont parfois le don de nous faire sortir de nos gonds en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
    Je suis incapable de taper sur mes gosses, y compris sur les doigts, pas possib’, nada. Mon mari met des fessées de façon exceptionnelle, en cas de gros pétage de plombs de la part de l’enfant. A titre personnel je trouve cela illogique : taper parce qu’il a fait une connerie, n’est-ce pas idiot en soi ? Mettre une fessée parce qu’il ne veut pas dormir ? Quel rapport ? Mon mari me dit « oui, bah il apprend quoi ». Soit. Admettons. Je laisse faire.

    • Tous les parents comprennent qu’on puisse avoir la pulsion de secouer les bébés ou de leur mettre du calva dans le biberon.

      Cémal.

      Cependant, les gamins qui cherchent les limites pour voir un peu jusqu’où ils peuvent faire chier ne peuvent pas être raisonnés. Dans ce cas, le petit coup sec met fin rapidement à la chianterie.

  2. Disons que je ne suis pas très convaincue par cette histoire de « chercher les limites », en fait. Qu’ils soient capables de chianterie, ça me paraît évident. Cela dit si je regarde mes monstres personnels, je note que la chianterie apparaît précisément quand on passe d’un truc cool à un truc pas cool (genre venir manger, prendre son bain, mettre ses chaussures parce qu’on est en retard, PUTAIN, MAMAN A COURS A HUIT HEURES). On ne peut guère reprocher à un mioche d’avoir du mal avec ces transitions. Le morigéner fermement, oui, mais la tape, encore une fois, je ne vois pas le rapport.
    Bon, après, les miens n’ont pas la chianterie des doigts dans la prise (mais ils en ont d’autres).

  3. Le plus important c’est que les deux parents soient d’accord et ne cèdent surtout pas: quand le môme vient poser la question à sa mère qui a déjà refusé et s’adresse au père pour voir s’il dirait le contraire, la seule réponse qui convient est « que t’a dit maman? »

  4. « les nourrissons font de très bons sacs de frappe »
    Moi je les trouve bien trop fragiles pour cet usage. Amiral, vous devez vraiment frapper comme un plumeau. Ceci dit sans offense (quoique avec un brin de provoc’…)

  5. Il y a un monde entre la fessée comme méthode d’éducation et l’interdiction légale quand même. Si j’avais dû donner une fessée chaque fois qu’un des enfants refusait d’aller au bain / de faire ses devoirs / de finir son assiette / de ranger sa chambre, je n’aurais plus de peau sur les mains et eux auraient dû subir une greffe sur les fesses. Mais la tape sur la main du petit qui s’approche de la cuisinière, je revendique. et 25 ans après , ils vont très bien. Quant aux gens qui disent « ta gueule » à un bébé je ne crois pas qu’une loi puisse faire quelque chose pour eux.

    • nous sommes d’accord. Cela étant je note avec force étonnement (ahum) que les lycéens les plus insupportables en classe sont souvent issus de familles où, justement, on baffe régulièrement en s’imaginant que c’est comme ça qu’on éduque. Sauf que non.
      Maintenant, interdire la fessée ? Si c’est pour aboutir à une société à l’allemande, où ne serait-ce qu’engueuler votre gosse dans la rue vous fait regarder de traviole par l’ensemble des passants prêts à appeler les services sociaux (me disent des copains installés en Allemagne), je préfère éviter.

      • A lire vos commentaires successifs, même si cela chatouillait un peu, je me disais « laissons élucubrer, c’est pas grave », même s’il me semble que la notion de recherche des limites par les enfants devrait être universelle tant elle semble évidente… Mais bon…
        En revanche, lire que vous savez ce qui se passe dans les familles de vos lycéens les plus insupportables est un pur gag et je voulais vous remercier de la rigolade! Oser une sottise pareille pour se créer un petit argument d’autorité (genre: moi, je sais, je m’occupe de lycéens), c’est du lourd!
        Tout ça pour qu’on finisse d’accord sur le fond (si je lis bien votre dernière phrase)…

  6. Au regard, des résultats de cette loi dans les pays scandinaves,le coup dans le fion est salvateur.

  7. Ce que je trouve le plus dérangeant (et probablement le plus significatif), ce sont ces parents, bien sous tous rapports, qui sont capable de hurler littéralement sur leurs enfants pendant cinq minutes d’affilée, quand ils pensent que personne ne les remarque.

  8. Tut tut tut ! D’abord quels parents êtes-vous ? Démocratiques ? Autoritaires ? Permissifs ? Désengagés ? Renseignez-vous un peu ! Moi m’en fous chuis grand-père !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_parentale#Les_qualit.C3.A9s_et_d.C3.A9fauts_des_enfants_en_fonction_des_styles_parentaux

  9. Les gamins, c’est comme les animaux domestiques. A l’état dit de nature, ça a besoin de baffes pour comprendre les limites dans la vie. Exactement comme vous le dites Artemise, de façon exceptionnelle.
    Ces « jem´emmerdedanslaviejaiquecaafoutredevousembrouiller »vont chercher à nous convaincre qu’une bonne baffe paternelle relève de la maltraitance. Histoire de les couper un peu plus à celui qui risquerait de bien éduquer ses enfants.

  10. Entre 2 ans et 2 ans 1/2, mon gamin partait parfois dans des crises incontrôlables. Même en ayant appris à repérer le début d’une crise et usé de quelques subterfuges pour faire diversion, il y a toujours un moment où le gamin s’entête et perd contrôle. A ce moment là il n’y a plus de discussion possible, et la frappe physique devient le seul moyen de le ramener à la raison.

    Pour ma part, je n’ai usé de ce genre de violences physiques que 4/5 fois. Une fois que le message est passé, l’enfant comprend que piquer sa crise n’est pas une méthode, du moins pas dans notre milieu civilisé. Et à ce moment on peut commencer à lui faire comprendre qu’il est devenu grand, qu’on le prend pour quelqu’un d’intelligent car on lui explique pourquoi on lui dit non pour certaines choses. Et tout va ensuite mieux. Mais avant ça il y a forcément un passage où la parole ne fonctionne pas uniquement…

    Après on peut aussi laisser faire. Je connais une famille où c’est le cas, avec comme résultat une gamine obèse à 3 ans qui se roule par terre pour avoir son 1000ème gateau de la journée, et qui est ultra violente la plupart du temps, du genre à écraser ses jouets sur la tête des autres enfants. A chaque fois qu’on va les voir, mon gamin ressort avec bleus, bosses et griffures. Mais il ne faut rien dire, elle est tellement sensible et fragile, le petit ange…

    • L’empêcher de piquer une crise pourrait s’avérer être une entrave à sa liberté. Il faudra à l’avenir que les parents fassent gaffe, les tribunaux du progrès ne sont plus très loin.

    • Je vous rassure, mon fils depuis ses deux ans et demie fait aussi des crises. Eh bien même là je ne lève pas la main sur lui. Je le mets au coin, en revanche. Et vous savez quoi ? Il va avoir trois ans, il n’est pas obèse, fait de moins en moins de crises, ne frappe pas ses camarades de crèche et connaît le sens du mot « synallagmatique ». Et en plus, il se tient bien à la messe. Bien mieux que la plupart des autres gosses de son âge d’ailleurs.

      C’est un peu gavant d’opposer systématiquement les bons parents qui font des fessées pour le bien de l’enfant, et les dangereux beatniks qui laissent tout faire à leurs gosses forcément odieux. Sachez qu’on peut éduquer fermement sans frapper, si, si, c’est possible.

      Donc oui, on peut être contre une loi interdisant la fessée (c’est mon cas) et en même temps estimer que la tape n’est pas un mode éducatif acceptable, pour plusieurs raisons
      – pourquoi taper un gosse ? Vous tapez vos collègues de boulot s’ils font une connerie, vous ? vous cognez votre femme si elle a bugné votre bagnole ?
      – pardon mais quel rapport entre une tape et une connerie quelconque de la part d’un gosse. Genre il refuse de dormir, une fessée et au lit (j’ai vu le cas l’autre jour, j’étais quelque peu sceptique) ? Désolée mais je ne vois pas l’intérêt pédagogique du truc. Cela soulage les parents mais ça n’apprend rien à l’enfant, sinon que papa et maman peuvent frapper. OK super, merci.

      Sur cette histoire de limites, si on parle d’enfants, je ne pense pas que ça soit si pertinent que ça. A mon sens, c’est partir du principe que l’enfant est forcément un chieur en puissance. Or il me semble que non. Son cerveau n’est pas mature. Il n’a pas sciemment envie de vous faire chier (même si c’est le cas). On parle d’enfants, voire de tout petits enfants, là, pas d’ados ou d’adultes.

      Enfin, Pour répondre à monsieur Pulcino : quand on enseigne en lycée, oui, on sait pas mal de choses sur ce qui se passe au foyer; Par fois même en réunion parents-profs on assiste à des baffes en direct. Eh oui.

  11. Ici y’en a qui sont des gros bébés, qui ne sont même pas en couple, et qui se mêlent encore de donner des conseils d’éducation aux autres. Mais qu’ils aillent se faire foutre, les fouineurs !

  12. En terme d’éducation, je n’ai pour ma part de conseils à donner à personne, je suis une libérale pur suc : Darwin tranchera, et puis c’est tout.

    • La Bruyère a dit tout ce qu’il y avait à dire sur l’éducation (c’est-à-dire à peu près rien) :

      84 (I)

      C’est un excès de confiance dans les parents d’espérer tout de la bonne éducation de leurs enfants, et une grande erreur de n’en attendre rien et de la négliger.

      85 (IV)

      Quand il serait vrai, ce que plusieurs disent, que l’éducation ne donne point à l’homme un autre cœur ni une autre complexion, qu’elle ne change rien dans son fond et ne touche qu’aux superficies, je ne laisserais pas de dire qu’elle ne lui est pas inutile.

      Source : http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Caract%C3%A8res/%C3%89dition_Flammarion_1880/Des_Jugements

  13. Je suis un vrai papa gâteau, je corrige mes enfants avec un rouleau à pâtisserie.

  14. Non, je ne battrai jamais ma fille, en ce qui me concerne. Car moi-même je n’ai jamais été battue. On m’a choyée, on ne m’a jamais puni, et voyez quel échec je suis… tout juste viable. Qui suis-je pour juger les femmes normales ? De toute façon les artistes devraient se cacher pour devenir parents. Dans le meilleur des cas ils ne seront jamais que de bons contre-exemples.

  15. Les artistes, les bohèmes, les rêveurs, les dresseurs de plans sur la comète, en somme tous les éternels nombrils, tous les éternels enfants, je vous foutrais tout ça au gnouf’ !

    C’est tout ce que nous méritons : la censure est la mère de l’art.
    Le tabou est le père de la civilisation.

  16. On est dans un monde où ce sont les désordonnés, les hors-la-loi, qui veulent faire la loi… Cela ne va pas du tout.

    Voyez le troll qui agit comme s’il avait réponse à tout, alors que ça n’est rien qu’un mauvais poète et un flemmard… eh bien moi je dis que les mineurs (et les gens qui se comportent et raisonnent comme des enfants au sens large) ne devraient pas ainsi avoir droit au chapitre.

  17. Je pense que les actrices devraient rester jeunes filles, que les homosexuels devraient être montrés du doigt, que les sadiques devraient être traités comme des paquets de m*** : car c’est ainsi qu’ils sont les plus heureux.

    Les muses au balcon, les vrais messieurs au charbon, les bonnes femmes aux fourneaux. Bon sang de bois ! [Oui, j’ai bu. Hu hu !]

  18. Oyez le final !

    C’est cela qu’on chantait aux petits garçons gâtés qui sont devenus des soixante-huitards. Quand on sait ça on sait tout.

  19. Je n’ai jamais battu mes enfants.
    Juste une fessée, une fois, qui m’a traumatisée à vie. Immédiatement après, j’ai commencé à culpabiliser, alors que l’intéressé ne l’a même pas sentie. J’étais en colère et c’est la pire des choses.
    Si fessée il y a, ou punition quelconque, elle doit toujours se faire avec le recul de celui ou celle qui sanctionne. Jamais sous le coup d’une colère chaude. Ne jamais perdre le contrôle… Pas facile, le vécu de la journée, la fatigue, le stress…

    Mais je menaçais beaucoup ! J’avais toujours un martinet (ça existait encore à l’époque) accroché au vestiaire et il me suffisait de le montrer du doigt pour que tout se calme…Pour ma grand-mère, c’était une ceinture, dont je n’ai jamais reçu le moindre coup.

    Et je fonctionnais pas mal au chantage aussi, ce qui est à prohiber, il me semble. Le coup du « si tu ne manges pas tes épinards, on ne verra pas ce film… », ce qui est bien pire qu’une tape sur les fesses. Et évidemment, les parents se punissent aussi ^^
    De cela aussi, je ne suis pas fière.
    Cela donne une mentalité du « donnant-donnant » qui n’est pas forcément reluisante.
    Encore que, comme le dit l’Amiral, c’est sans doute « fondamental si nous voulons qu’il reste 2 ou 3 européens pour résister à la vague de sauvagerie velue qui est en train de s’abattre sur le monde. »
    Cela devrait être « tu me portes sur 10 m, je vais te porter sur 100 m. Tu me traînes par les cheveux sur 10 m, je vais te traîner par les cheveux sur 100 m ». C’est une image, bien sûr.
    Tu me décapites 1 fois, je vais te décapiter 2 fois…

    Après, d’accord sur le fait que l’Etat n’a pas à s’immiscer dans la vie privée des gens. Surtout que dans les cas vraiment criants (au sens propre), personne n’a jamais rien vu ni entendu. Quand un enfant se fait torturer par ses parents ou beaux-parents, les voisins ne savent jamais rien, ni les « services sociaux ». Personne ne voit les coups…C’est juste l’enfant qui vient de se prendre une baffe parce qu’il exagérait le son de sa musique qui téléphone à qui « de droit » pour se plaindre.

    C’est vrai aussi que le « tout expliquer » est vite assez énervant pour les amis qui reçoivent des parents ayant choisi de tout passer au crible de la justification-explication. Sur vos murs blancs, quand un enfant invité pose des doigts pleins de choco et que les parents réagissent par des « explications », vous vous dites « bon, c’est la dernière fois. On va attendre qu’il ait grandi… ». C’est vous qui êtes obligé de dire tout cru « ne pose pas ton chocolat sur les murs ! », et c’est vous qui êtes gênés de votre intervention.

    Mais chacun fait comme il peut, pas forcément comme il veut. Et il y a TOUJOURS des erreurs, je crois.

  20. En ce qui me concerne, je ne tape que les enfants des autres…

    Mon instrument préférè étant la masse d’arme clouté !

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