Tomber dans le panneau

Le maire écolo de Grenoble a décidé de supprimer la publicité en ville. C’est une excellente chose et j’espère que cela va se généraliser. Nous sommes déjà bombardés de pub à longueur de journée comme les anus des personnes à la sexualité très complexe mais bien entendu estimable se font bombarder de gerbilles. Les promenades sont devenues le seul moyen d’échapper à cette agression permanente des markéteux.

Ces autels au Dieu consommation qui ont pris place à tous les coins de rues comme autant de calvaires ne sont même plus visibles tant il y en a et tant leur messages sont en général laids et ineptes (viendez acheter ma grosse saucisse de koala qu’est pachère ! Le yaourt mescouillesurtonfront lave plus blanc que la choucroute en boite de ses concurrents et pour la moitié du prix ! Avec cette voiture vous pourrez niquer des bombasses qui malheureusement ne sont pas livrées avec le véhicule ! Ce parfum kissenbon sent bon et fera de vous un homme viril et musclé mais sans poil sur les plaquettes de chocolat !)

Alors bien entendu, on ne gagne pas sans perdre et vu que les marxistes grenoblois ont décidé de remplacer les pubs par des arbres et par des messages de type citoyen a priori ce qui sera sans doute grotesque (les messages, pas les arbres) et donnera une teinte nord-coréenne à cette ville. De là à mettre en parallèle la pub omniprésente et le totalitarisme, il y a un pas que je me garderais bien de franchir même si je ne peux m’empêcher de penser que le capitalisme n’aurait pas atteint sa forme actuelle si les cocos n’avaient pas réussi à saper toutes les valeurs traditionnelles qui servaient de frein aux excès naturels des hommes.

 

Mise à jour, l’ami Koltchak a aussi écrit sur ce sujet.

 

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34 réponses à “Tomber dans le panneau

  1. Votre conclusion, Amiral, mériterait d’être approfondie. Vous touchez, si je peux me permettre, à quelque chose d’assez juste.

  2. Les excès du capitalisme consumériste comme « réponses » aux destructions sociales et économiques des communistes…

    Ca me plait comme début d’explication…

  3. D’autant plus en accord avec vous que je comptais faire de cette info mon billet du jour. :-(

  4. Si les cocos n’avaient pas réussi à saper toutes les valeurs traditionnelles qui servaient de frein aux excès naturels des hommes.

    A ce sujet, je conseille « Les Chuchoteurs » d’Orlando Figes. A côté de la destruction systématique de la famille par les bolcheviques, décrite dans ce livre par les témoins eux-mêmes, on se gratte les flancs pour trouver en quoi le capitalisme a bien pu porter atteinte aux valeurs patriarcales, comme le prétend Zemmour dans « Le Suicide français ».

    La différence est que Figes est un historien, tandis que Zemmour est un polémiste.

  5. C’est quand même une drôle d’idée d’attribuer au communisme la perte de toutes nos traditions.
    D’abord parce que le communisme n’a jamais été au pouvoir en France. Et en admettant qu’il ait eu, en France, des responsabilités, ce ne fut pas le cas en Angleterre ou aux Etats-Unis, pays où les valeurs traditionnelles ne se sont pas mieux conservées (surtout en Angleterre).
    En revanche le capitalisme et le consumérisme, qui vont de pair, sont bien responsables de cette perte des valeurs traditionnelles. L’histoire le dit, mais aussi la logique même du capitalisme, qui vend plus à des individus qu’à des familles, à des hommes sans histoire qu’à des hommes enracinés, à des athées qu’à des chrétiens.
    J’ai chaque jour, devant moi, des dizaines de jeunes âgés de 17 ans qui ne rêvent que d’une chose, s’acheter des trucs. Eh bien croyez-moi ou pas, ce n’est pas la faute du communisme.

    Je vais plus loin. Quand dans les années 80 on voulait nous montrer les méfaits du communisme, que nous montrait-on ? Les files d’attente dans les supermarchés, les privations, l’impossibilité de s’acheter une voiture quand on le voulait, etc. Le « monde libre » n’avait rien de mieux à offrir ? C’est bien pourquoi Soljenitsyne, que personne je pense ne taxera de communisme larvé, n’a jamais vanté les mérites d’un Occident décadent, malgré l’horreur plus grande du communisme vécu.

    Le consumérisme qui gagne tout est bien une sorte d’enfer. On n’y meurt pas dans des camps, mais on y perd son âme.

    • Donc il va falloir que j’écrive un billet sur le sujet… Parce qu’une réponse ne pourra pas suffire à clarifier un tel paquet d’incompréhensions.

      • En ce qui me concerne je suis plutôt d’accord avec votre message (à supposer que je l’ai bien compris). J’intervenais seulement sur un point de détail.

      • C’est ça de trop bien manier l’aphorisme et la formule fulgurante, vos lecteurs ne parviennent plus à vous suivre. :-)

    • Marco,

      Très judicieux commentaire. Néanmoins comme le quartier-maitre woland est très mal fini, on pourrait remplacer « coco »par « progressistes » bourgeois ou populaires.

    • Bien sûr, Marco Polo, on ne saurait imputer au communisme l’expression de vices humains comme la lâcheté, la paresse, l’égoïsme ou l’avidité.
      Néanmoins, on peut lui reprocher d’être le système politique le plus propice à leur développement – puisque le plus éloigné par nature de l’idée de responsabilité individuelle.

      D’autre part et surtout, on peut à juste titre reprocher à la pensée socialiste/progressiste/communiste – selon le point de vue où l’on se place, mais l’issue est similaire – d’avoir consciencieusement saboté les fondamentaux sur lesquels la civilisation occidentale s’est appuyée pour progresser au cours des derniers siècles, essentiellement pour conquérir le pouvoir aux dépens de ses anciens détenteurs. Le « consumérisme » n’est rien d’autre que l’expression des valeurs progressistes dans le cadre (trop) confortable de la vie moderne. Il est inexact de prétendre qu’il n’aurait rien à voir avec le communisme, au contraire, ils sont cousins, tous deux fruits maudits de la réflexion progressiste, de l’idée abstraite de justice sur laquelle elle s’appuie pour justifier l’acceptation populaire de comportements viciés.

      Que nous dit le « consumérisme » sinon que les hommes sont tous égaux, qu’ils ont tous ou devraient tous avoir droit à leur iPhone, leur barbecue du week-end et leur semaine de vacances sous les tropiques? Que personne ne peut les juger, que la société est responsable de leur fournir le confort de vie dans lequel ils évoluent en le méprisant?
      L’égalitarisme dans la consommation effrénée reste l’égalitarisme. Vous trouvez qu’elle n’a vraiment rien à voir avec le communisme, cette société consumériste où deux jeunes Français sur trois clament leur ambition de devenir fonctionnaire et d’avoir un plan tiré devant eux jusqu’à leur mort?

      Vous ne croyez pas si bien dire avec Soljenitsyne. Les pays qui n’ont pas expérimenté le communisme dans leur chair, si je puis dire, conservent cette tentation de glisser vers un socialisme radical qui s’en rapproche, même si l’expression qu’il prend ne sera jamais vraiment identique au communisme du XXe siècle. La France, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis n’ont pas franchement viré à droite, ces dernières décennies. Et le « consumérisme » entretient une illusion d’abondance qui n’est pas loin d’être le seul rempart des régimes de plus en plus totalitaires sous lesquels nous vivons.

      • Naith :
        D’accord avec vous sur la parenté entre communisme et consumérisme. Marx et Engels basaient leurs vues sur la possibilité d’une société d’abondance (obtenue grâce au capitalisme). C’est bien d’ailleurs ce qui fait de Soljenitsyne un dissident sérieux, puisqu’avec son principe d’auto-limitation il s’opposait aux deux doctrines sœurs en même temps.

        Mon but était seulement de ne pas reconduire l’opposition à mon sens stérile entre un monde communiste mauvais et un « monde libre » bon.

        Un petit détail : il ne me semble pas que deux jeunes sur trois rêvent encore de devenir fonctionnaires. En tout cas ils ne rêvent plus de devenir profs. Tout change. Cela dit ce « rêve » n’a rien de scandaleux. En 1900 déjà les familles paysannes rêvaient de voir un de leurs enfants devenir instituteur, et c’était une époque de méritocratie assez efficace, pas d’assistanat et de farniente. Aujourd’hui, dans un monde où le chômage de masse perdure, il est assez logique d’espérer un emploi stable (sauf si c’est dans l’enseignement, donc).

  6. Après le néon, le néant.

    Me demande bien quels messages citoyens pourraient apparaître sur ces affichages…

    « Concentrez-vous sur la conduite. »

    « N’oubliez pas de respirer. »

    « Les produits laitiers, c’est pas pour les veaux. »

    Etc…

  7. Ah, revoilà l’increvable escroquerie intellectuelle du « consumérisme »…

    Le consumérisme n’existe pas. Pas davantage que n’existent le fascisme ou le racisme, quand ces mots sont détournés par les communistes pour calomnier leurs adversaires.

    Il est particulièrement malhonnête de mettre en parallèle le communisme et le consumérisme, mais cela présente l’avantage de révéler au grand jour ce qui n’est d’ordinaire que suggéré par l’emploi de ce concept frelaté : la réhabilitation sournoise du communisme, le tout se vaut, la condamnation en paroles du communisme aussitôt contrebalancée par l’assertion que le libéralisme est tout aussi nocif.

    Le consumérisme n’existe pas. Il n’y a pas de théoricien du consumérisme, pas de traité du consumérisme, pas d’enseignement du consumérisme à l’université, pas de parti qui se proclame consumériste, pas de programme consumériste, pas de chefs politiques qui revendiquent et appliquent le consumérisme.

    En revanche, il y a tout cela, et plus encore, pour le communisme. Le communisme a fait 100 millions de morts. Le « consumérisme » (autrement dit la prospérité et l’abondance permises par le droit de propriété et le marché libre) aurait sauvé de la mort les 5 à 10 millions d’Ukrainiens délibérément exterminés par la faim sur ordre de Staline.

    Les Ukrainiens qui sont à nouveau, aujourd’hui, affamés par Poutine dans le Donbas auraient le droit, eux, de fustiger le « consumérisme ». Bizarrement, ils ne le font pas. Ils sont trop occupés à chercher comment se nourrir pour le lendemain, après que les bandits locaux et les soldats russes ont volé leurs biens et détruit l’économie de leur région.

    Mais il est tout à fait indécent pour un fonctionnaire franchouillard repu, qui n’a pas le moindre souci du lendemain, de fustiger un « consumérisme » dont il est le premier à profiter sur le dos de ses concitoyens. Tout ça pour faire oublier qu’il est le premier bénéficiaire du communisme de fait qui règne en France : 30 % de la population « active » étant fonctionnaire de droit ou de fait, sachant que la population active comprend… les chômeurs ; c’est donc peut-être 35 ou 40 % des gens qui « travaillent » qui sont payés par l’Etat… et donc exploitent leurs compatriotes.

    Une situation pas très différente, finalement, de celle qui prévaut en Russie, où les fonctionnaires sont eux aussi les rois du monde, et tiennent le pays entier par l’arbitraire et la corruption.

    Pas étonnant que les mêmes qui dénoncent le « consumérisme » en France mouillent leur culotte en entendant pérorer Poutine.

  8. Les ravages du « consumérisme » en France :

    L’absentéisme pour raison de santé a bondi de 18 % en 6 ans dans les collectivités locales

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/25/20002-20141125ARTFIG00252-l-absenteisme-pour-raison-de-sante-a-bondi-de-18-en-6-ans-dans-les-collectivites-locales.php

    C’est pas bien, de « consommer » des vacances frauduleuses obtenues illégalement, et payées par les impôts de ceux qui travaillent dans le privé. C’est tout à fait contraire au « bien commun », à « l’altruisme », à la « solidarité », au « mépris des biens matériels », enfin à toutes ces merveilleuses qualités dont les « anti-consuméristes » sont dotés en abondance.

    • Le privé, c’est pas comme le consumérisme, ça existe, ça, le privé. Par exemple les médecins, c’est le privé, c’est une profession libérale. Les notaires aussi. Eh bien ils sont exploités par des salauds de fonctionnaires genre balayeurs municipaux.

      Dans le monde de Marchenoir il y a les travailleurs, les « gens du privé », et les profiteurs, les « gens du public ». C’est simple.
      Il y a les gentils : les Américains, et les méchants : les Russes. Et ce sera ainsi pour l’éternité. C’est simple aussi.

      Un type qui vend des aspirateurs de merde fabriqués en Chine à des pauvres gens dans un supermarché, en leur racontant des bobards, c’est un mec bien qui gagne sa vie honnêtement. Il est « dans le privé ». Un type qui pour 2000 euros essaie de mettre quelque chose dans le crâne de gamins qui lui crachent à la gueule, c’est un salaud qui profite du système, c’est la « ponction publique ».

      Une pute qui travaille pour son compte, « dans le privé », est parfaitement respectable. Un professeur d’université est un nanti qui vit avec l’argent des autres.

      Etc., etc.

      Visiblement, l’idée que la distinction privé/public ne soit pas très pertinente ne vient pas à l’esprit de tout le monde. Peut-être parce que le but n’est pas de comprendre la réalité, mais de se victimiser et de trouver un bouc-émissaire.

      Les chialeries anti-fonctionnaires sont d’une bêtise et d’une tristesse absolues. Ceux qui s’y livrent sans limites sont des imbéciles gorgés de ressentiment et de haine, souvent des ratés qui veulent se chercher des excuses.

      Les vrais penseurs et les simples gens honnêtes remettraient en question le fonctionnariat, le système ; les aigris s’en prennent aux fonctionnaires, aux hommes et aux femmes, parce qu’ils se foutent de décrire une situation et de réfléchir à une solution, ce qu’ils veulent c’est seulement se faire plaisir, se soulager.

      Quand Marchenoir parle des fonctionnaires, on dirait qu’il pète. On devine qu’il doit vraiment se sentir mieux après.

  9. Le consumérisme existe, mais certains, qui vivent dans la forêt depuis des siècles, ne l’ont pas encore rencontré. Ils n’ont pas compris que la seule chose qui motive les gens aujourd’hui c’est de pouvoir s’acheter des choses aussi indispensables que le dernier iPhone ou un écran plat géant pour regarder des Noirs jouer au ballon. Accessoirement, ils croient que le communisme est à nos portes et qu’il menace le monde libre. Ils croient même que l’URSS est en train, en 2014, d’affamer les Ukrainiens.

    Qu’est-ce qu’on se marre.

    Evidemment, dans cette drôle de logique, critiquer la société de consommation c’est faire sciemment le jeu du communisme.

    Avec Marchenoir on a vraiment l’impression de vivre en 1952.

  10. Tomber dans le panneau…de la définition du « consumérisme »
    Wiki dixit :
    Le mot « consumérisme » a plusieurs sens :
    – un sens courant dans la vie sociale qui définit l’« action concertée de consommateurs » face aux entreprises;
    – un sens étymologiquement erroné mais répandu en sociologie qui définit un « mode de vie lié à la consommation » ;
    – une théorie qui considère que l’augmentation de la consommation des biens fournit un bénéfice économique.
    Il est à mon avis à noter que la théorie économique n’est pas forcément explicité mais en revanche l’anti-consumérisme fait partie des chevaux de bataille d’auteurs comme Emmanuel Todd ou d’associations comme ATAC…

    Quand Michel-Edouard Leclerc « défend le consumérisme » il fait référence à la première acception.
    Les deux autres acceptions sont un peu des notions « coucou », comme l’oiseau du même nom qui pique le nid des autres.

  11. C’est rigolo de parler de communisme, de capitalisme et toussa à propos de Grenoble où à été inventé la copropriété…
    Ils vont être contents les contribuables grenoblois : les pubs sur le domaine public doivent rapporter pas mal de fric à la collectivité (taxes, droits & cie) tout en faisant vivre beaucoup de monde des entreprises locales ou pas de pub qui sont aussi des consommateurs et des contribuables. La pub sur le domaine privé devra être aussi interdite et tant pis pour le beurre des épinards de certains asociaux libéraux.
    Heureusement, il y aura une augmentation générale de taxes et d’impôts locaux pour compenser tout ce manque à gagner à jamais perdu.
    Bref, Grenoble redevient enfin une ville de province, sinistre, désertées, bourgeoise et fermée comme elle le fut longtemps, du reste.
    Chicago sur Isère.
    Oui, ce pays est…
    Bien à vous.

  12. Et rat homme : lire : « où la copropriété a été inventée ». Désolé.

  13. Nous en avons maintenant la preuve : le fameux argument « Il faut livrer les Mistral à la Russie, parce que sinon l’Inde risque de ne pas nous acheter les Rafale » est un mensonge pur et simple.

    Curieusement, cet argument est répété jusqu’à la nausée, aussi bien par les blogueurs « anti-système » que par les « journalistes », les commentateurs et les « experts » qui s’expriment sur les grands médias… qui, eux-mêmes, font partie du « système ».

    Avez-vous remarqué ? Tout le monde répète ce qu’a dit le voisin, mais personne ne se donne la peine de recueillir l’avis des seuls qualifiés à s’exprimer sur la question, à savoir… les Indiens.

    Un blogueur l’a fait. Sans surprise, non seulement les autorités indiennes ne sont nullement inquiètes de la non-livraison des Mistral à la Russie (quel rapport ?), mais elles sont pressées de conclure le contrat d’achat des Rafale :

    http://cestpassecretcestdisret.blogspot.fr/2014/11/impact-de-la-suspension-de-la-livraison.html

    Ce n’était pas bien compliqué. A l’heure d’Internet, toutes ces informations sont accessibles à n’importe qui. Il faut simplement travailler un peu pour les obtenir.

    La conclusion est simple : vu que cet argument a été diffusé par d’innombrables personnes (hommes politiques, syndicalistes, journalistes, commentateurs, blogueurs anonymes…), et que son apparition est massive et simultanée, c’est qu’il a été délibérément injecté dans l’espace public par les services secrets russes, spécialistes de ce genre de désinformation depuis les tsars en passant par le KGB.

    Ce mensonge est rentré comme dans du beurre, car il existe en France un fort réseau d’agents d’influence pro-russes, qui mêle hommes d’affaires défendant leurs intérêts financiers en Russie (feu Christophe Margerie, PDG de Total, Philippe de Villiers avec son Puy du Fou qu’il a vendu à Poutine, etc), hommes politiques plus ou moins corrompus par l’argent russe (comme le Front national vient de l’avouer en ce qui le concerne), « intellectuels » dont l’audience académique et les revenus dépendent du Kremlin (Jacques Sapir…), idiots utiles et naïfs, trop englués dans le provincialisme français pour aller vérifier leurs informations à l’étranger (Eric Zemmour), complexe militaro-industriel mû à la fois par ses intérêts financiers et un fort anti-américanisme, sites Internet de la mouvance rouge-brune qui trouvent en Russie un modèle pour leur idéologie, et plus généralement le fort contingent de crypto-communistes qui sont tout heureux de se retrouver dans le national-bolchevisme russe, maintenant que, l’URSS étant tombée, les crimes du communisme sont oubliés sans jamais avoir été reniés par Poutine — bien au contraire.

    En ce sens, on peut dire des Français ce qu’Anna Politkovskaïa dit des Russes : ils ont un âme d’esclave, et sont prêts à se soumettre au premier dictateur venu. Pas étonnant que la désinformation russe ait un tel succès en France, à droite comme à gauche.

    • Qu’est-ce que vous attendez pour partir en Suisse, Marchenoir ? Je ne sais pas ce que vous faites en France, tellement vous tapez sur notre pays. J’ignore si les Français ont une âme d’esclave, ce qui est sûr c’est que vous avez une mentalité de chien de garde du capitalisme. Un bon toutou doit toujours rester près de son maître et non pas aboyer chez le voisin.

      • Robert Marchenoir

        Mais c’est vous qui êtes un chien de garde, Sébastien. Moi, je suis un homme libre, pas un rebelle de théâtre comme vous. Je n’attends après personne pour me dire quoi penser. Je ne cherche pas un chef auquel me soumettre.

        Merci cependant d’avoir une fois de plus donné dans le panneau, et d’avoir trahi votre véritable nature de petit flic communiste : comme d’habitude, les gens dans votre genre veulent expulser à l’étranger ceux ont le front de ne pas penser pas comme eux. Et dire que ça prend des poses contre le politiquement correct ! Dire que ça se prétend « anti-système » !

        Je crois qu’il n’y a qu’en France que ce que vous venez de dire passe pour un argument admissible dans une conversation politique. Même en URSS, seules les autorités expulsaient les dissidents. Il n’y avait pas de mouvement d’opinion populaire réclamant leur exil ; bien au contraire…

        La liberté, c’est un mot que vous comprenez ? La liberté d’expression, ça vous parle, Sébastien ? Ou bien vous êtes né dans un uniforme nazi, et vous avez l’intention d’y passer votre vie ?

        Je suis français, Sébastien, et je vous emmerde. La France ne vous appartient pas. J’ai l’intention de rester ici toute ma vie, et de continuer à dire la vérité, que cela vous plaise ou non. La France communiste s’écroulera un jour, comme se sont écroulés tous les régimes communistes. Le mensonge, le vol et l’oppression ne sont pas éternels. Profitez-en bien tant que ça dure, puisque vous avez l’air d’aimer ça…

  14. De mieux en mieux :

    Jean-Marie Le Pen a aussi reçu de l’argent russe

    Cotelec, une association de financement présidée par Jean-Marie Le Pen, a reçu en avril 2 millions d’euros d’une société chypriote détenue par un Russe, ancien membre du KGB, a révélé samedi Mediapart. Le site d’information avait déjà révélé récemment que le parti d’extrême droite avait contracté fin septembre un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB).

    Le 18 avril, c’est l’association Cotelec, présidée par M. Le Pen, qui a reçu 2 millions d’euros d’une société chypriote, Vernonsia Holdings Ltd, via un compte ouvert à la banque Julius Baer, en Suisse. Cette société chypriote est détenue, selon Mediapart, par Yuri Kudimov, ancien du KGB reconverti dans la banque d’État VEB Capital. Le président d’honneur du FN a confirmé à Mediapart cette information, assurant qu’il s’agissait d’un « prêt », dont il n’a pas précisé le taux d’intérêt.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/29/97001-20141129FILWWW00144-jean-marie-le-pen-a-aussi-recu-de-l-argent-russe.php

    La banque Julius Baer en Suisse… Fleuron de la banque privée helvétique, tant prisée des « capitalistes mondialisés » que le Front national passe son temps à vouer aux gémonies…

    Finalement, Jean-Marie le Pen, c’est comme François Hollande : pour lui, l’ennemi, c’est la finance… quand il s’agit des finances des autres.

  15. Voilà à quoi ressemble un traître à la nation :

    http://www.realpolitik.tv/2014/11/ukraine-reglement-impossible-sans-un-compromis-avec-la-russie/

    Notez que si Aymeric Chauprade était citoyen de cette Russie à laquelle il fait allégeance, et qu’il soit allé à l’Assemblée nationale française prononcer un discours équivalent à celui qu’il vient de prononcer à la Douma russe, il aurait eu de la chance si, à son retour, il avait été condamné à seulement dix ans de travaux forcés en Sibérie.

    Il y aurait eu beaucoup plus de chances qu’il soit « mystérieusement » assassiné dans un hôtel parisien.

    Même dans le droit français, nettement moins sévère que le droit poutinien, je suis persuadé qu’il y a tout ce qu’il faut pour envoyer en cabane un député européen qui va, de son propre chef et sans la moindre autorité légale ou constitutionnelle, saboter la politique étrangère et de défense de la France devant un parlement étranger.

    Bon, le Front national et Jean-Marie le Pen ont touché leurs millions russes ; maintenant, il faut bien qu’ils fournissent en échange, à Poutine, la marchandise qu’il attend d’eux… le renvoi d’ascenseur n’a pas tardé !

    Comment disaient-ils, déjà ? Le Front national, le parti qui a les mains propres ?

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