Comment le communisme a fait le lit de la dégénérescence moderne

Il semblerait donc qu’il me faille encore une fois, ou pour la première fois seuls les gens avec le pouvoir et le courage de fouiller dans mes archives pourront peut-être un jour le savoir, j’expose en quoi le communisme à pavé la route de ce que le tout-venant internétique semble désigner sous l’appellation d’ultra-libéralisme.

Alors donc revenons aux origines de tout cela. Les marxistes qui ont inventé le politiquement correct voulaient transformer la culture. Dans leur vision des choses, le blanc hétérosexuel travailleur c’était caca alors que le mélanofavorisé, l’homosexuel, la femme etc et avec possibilité de combinaisons gagnante c’était youpi youpi. C’est alors qu’a commencé un long travail de sape des structures traditionnelles. Il a fallu détruire la morale, la famille, la sexualité, le sens de l’esthétique, l’élitisme, la religion et ainsi de suite pour faire de la place pour l’homme nouveau toussa. C’est à cette fin que les universités américaines et anglaises ont été noyautées par des communistes. Ben oui, il ne faut vraiment n’avoir jamais foutu les pieds dans un campus américain pour croire que l’académie de ce pays-là est de droite. C’est faits sont aujourd’hui avérés. La chute de l’URSS et l’ouverture des archives a permis de découvrir que ce complot existait pour de vrai.

Donc tout cela a fait son bonhomme de chemin… Puis le communisme s’est effondré, mais comme une morsure de varan de komodo, le monde était inoculé par une maladie devenue indépendante et sans rien pour la canaliser. Dans le même temps, nos grands penseurs ont cru que ce que voulais tous les humains de toutes les races étaient de vivre avec un écran plat crachant les choses les plus sordides passant par les cerveaux malades de marketeux défoncés à la coke en devenant doucement obèse dans une abondance obscène de bouffe frelatée. S’ajoute à cela que le capitalisme est une modèle économique qui se contente de vendre ce que les gens veulent acheter et en aucun cas une morale ou une façon de se comporter et tada ! Nous avons le monde moderne.

Donc je récapitule, le communisme, via le politiquement correct aussi appelé marxisme culturel, détruit ce qui faisait que la société occidentale était cohérente et solidaire et que ceux qui abusaient était au minimum ostracisé et parfois pire, puis le capitalisme s’engouffre dans la brèche créée dans ces « protections sociales traditionnelles » et transforme la brèche en grande porte avec chambranle en or et serrure en pierres précieuses blablabla.

C’est plus clair comme ça ?

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86 réponses à “Comment le communisme a fait le lit de la dégénérescence moderne

  1. Je crois que vous vous offrez quelques beaux raccourcis, quand même, tout en ratant le seul vrai point commun entre communisme et libéralisme, à savoir l’idée de société d’abondance et, en fin de compte, le matérialisme.

    Il est tout de même étrange que l’URSS n’ait pas légiféré en faveur du « mariage pour tous », si l’on suit votre logique.

    Ce que vous décrivez comme le communisme ou le marxisme c’est plutôt l’esprit de mai 68 et ses suites « gender » et « queer ». On dirait que pour vous le mot « communiste » est une insulte permettant de décrire tous ceux que vous n’aimez pas. Songez qu’un Daniel Cohn Bendit, par exemple, n’a jamais été communiste.

    Quant au capitalisme, je ne crois pas qu’il se contente de vendre ce que les gens veulent acheter. Tout l’art est de leur refourguer aussi ce qu’ils ne veulent pas. Il y a une différence entre vouloir et désirer. Dire que le capitalisme est moralement neutre est un peu facile, en tout cas c’est très discutable, et discuté.

    • Si vous ne vous donnez pas la peine de me lire, je ne vois pas bien pourquoi je me donnerai la peine de vous répondre… Donc encore une fois, je parle bien de communisme, avez vous lu mon lien sur le politiquement correct? Il y a bien eu une offensive culturelle communiste. L’esprit de 68 n’existe pas sans l’école de Francfort (je me rends compte que lien à sauté, je le remets) et sans que les cocos prennent le pouvoir à l’éduc nat. Puis le communisme s’est effondré et comme il n’y avait plus personne pour donner des instructions de manières centralisée, l’idéologie est passé du communisme au modernisme.

      Pour ce qui est du capitalisme, oui il fait de la vente forcée mais c’est justement, selon moi, uniquement possible par ce que j’ai expliqué ci-dessus.

  2. Plutôt bien résumé, en quelques lignes ! Pas d’accord sur le capitalisme : s’il n’élabore aucune morale ou doctrine particulière, il est fondé sur l’idée que seule la consommation importe, ce qui est une morale en soi, si faible et creuse soit-elle.

  3. Dans cette analyse, il reste à bannir l’emploi du mot ultra-libéralisme, qui, comme vous venez de le démontrer, inverse les responsabilités selon la bonne vieille méthode communiste — brillamment reprise par Poutine, d’ailleurs.

    Accuser un ultra-libéralisme imaginaire revient à exonérer le vrai responsable : le communisme, et à faire porter la faute sur l’anti-communisme et plus précisément sur le libéralisme, qui n’y sont pour rien.

    Vous affirmez que le capitalisme s’engouffre dans la brèche. Le capitalisme ne s’engouffre dans rien du tout. Ce qui a été saboté par le communisme, c’est, en gros, la morale. Mais l’absence de morale n’a rien à voir avec le capitalisme, qui est simplement un mode d’organisation de la production. Un monde amoral peut exister aussi bien dans une société capitaliste que dans une société communiste, ou dans une société fasciste-mafieuse comme la société russe actuelle.

    Rien ne dit qu’une fois la morale enlevée, une société capitaliste soit plus néfaste qu’une société communiste ou fasciste-mafieuse. Ou, d’ailleurs, qu’une société féodale-paysanne, ou théocratique, ou primitive, etc.

    Bien au contraire. Une société communiste, ou fasciste-mafieuse comme la Russie de Poutine, bloque durablement toute possibilité de sortir de l’amoralité. Alors que le capitalisme en lui-même ne bloque rien du tout : Internet, pour prendre ce fruit caractéristique du capitalisme contemporain, permet certes de diffuser de la pornographie aux enfants de onze ans, mais il permet aussi d’organiser la Manif pour tous et le soulèvement de Maidan.

    Il n’y a aucun lien, par exemple, entre le capitalisme et l’abêtissement tendanciel des populations occidentales par un système éducatif aberrant. Le capitalisme peut parfaitement coexister avec une école et une université vertueuses, il peut même les favoriser ; comme il peut coexister avec une école où l’on n’apprend rien et une université où l’on apprend le néo-marxisme.

    La rage des rouges-bruns à confondre la morale et le mode d’organisation politique et économique de la société est, justement, un fruit de la mentalité communiste, ou fasciste. Cette dernière postule que l’Etat peut tout, et surtout qu’il doit tout faire. Par conséquent, si ça foire au rayon de la morale, eh bien c’est qu’on n’a pas choisi le bon régime politique : il faut être communiste, ou mariniste, ou royaliste, ou papiste, ou poutiniste, enfin quelque chose de ce genre. Surtout pas libéral. Et là, soudain, le parti communiste, ou le Roy de Frônce, ou Jeanne d’Arc, ou Poutine, feront claquer leur gros fouet et la morale régnera enfin.

    Ce mode de pensée est simplement une façon de refuser la responsabilité. C’est la personne qui est responsable de sa propre moralité, pas la société. Pour le dire autrement, l’homme est libre d’être un pécheur. Ou pas. Personne n’oblige qui que ce soit à se conduire de façon immorale en régime capitaliste et libéral. Je dirais même qu’il est plus facile d’être moral dans une telle société que dans une société tyrannique : si l’on vous oblige, sous peine d’être envoyé en Sibérie, à dénoncer vos voisins parce qu’ils ont dit du mal de Staline, eh bien ça devient nettement plus difficile de garder un comportement correct. La moralité ordinaire se met à ressembler à la sainteté.

    En revanche, « ne pas acheter d’écran plat » est tout ce qu’il y a de plus facile en société capitaliste : il suffit de le décider. (Je prends cet exemple parce qu’à lire certaines récriminations mille fois répétées, l’achat d’écrans plats est l’un des vices les plus odieux qu’il se puisse imaginer.) De façon symétrique, le capitalisme fonctionne mieux lorsqu’il se développe dans une société structurée par la morale. François Michelin est un patron moral (c’est même un fervent chrétien), et sa société se porte à merveille. Bernard Madoff est un patron immoral, et il a été condamné à mourir en prison.

    Les gens sont angoissés parce qu’ils n’entrevoient pas de recette pour rétablir la moralité dans la société. Mais c’est parce qu’il n’y en a pas. Il n’y a pas de façon simple d’instituer des règles qui dépendent, en dernière analyse, du bon vouloir de chacun et non de la contrainte.

    Alors on se réfugie dans les « ismes ». Un tel va se prétendre royaliste (à rebours de toute vraisemblance), un autre va se tourner vers Poutine « gardien des valeurs morales de l’Occident », etc. Chacun cherche l’homme providentiel, ou le « modèle » de société qu’on peut acheter en kit chez Ikea. Désolé de vous décevoir, mais ni l’un ni l’autre n’existent.

    Une fois de plus, la vérité est dans ce que l’on peut appeler (très grossièrement) le libéralisme. Autrement dit (pardon d’enfoncer des portes ouvertes, mais elles sont tellement verrouillées ces temps-ci…) : la liberté. Le libéralisme, qui, d’ailleurs, découle directement de la philosophie chrétienne : Dieu aime l’homme mais ne lui interdit pas de se conduire comme un gros cochon, s’il y tient.

    Le christianisme, ce n’est pas comme le Port-Salut : ce n’est pas parce que c’est marqué dessus que c’en est. J’en veux pour preuve les déclarations du père Vsevolod Chaplin, un proche du patriarche Kirill, chef de l’Eglise orthodoxe russe, laquelle se comporte de plus en plus comme une courroie de transmission de la dictature de Poutine. Chaplin prétend que « les valeurs de la civilisation orthodoxe sont supérieures aux valeurs uniquement humaines et uniquement chrétiennes ». D’après lui, « l’individu n’a aucune importance, et le plus grand honneur pour lui est de mourir pour la civilisation orthodoxe ».

    Voilà qui se trouve à l’opposé du libéralisme, mais aussi du christianisme. En fait, cela rappelle furieusement l’islam. D’ailleurs, il n’est pas rare que les jeunes nationaux-bolcheviques, qui font partie de l’opposition à Poutine mais empruntent largement à son idéologie, se convertissent à l’islam.

    http://www.interpretermag.com/moscow-patriarchates-backing-of-russian-aggression-undermining-russian-orthodox-church-everywhere

    • Nous disons donc, à la louche, à peu près la même chose.

    • J’approuverais volontiers l’argumentation très pouinienne de Robert, mais je pense qu’il y a une nuance à y apporter justement au sujet de Poutine. Que la corruption florisse en Russie est indéniable, mais cela ne lui est pas propre. Les anciennes dépendances de l’URSS sont toutes plus ou mins concernées par ce problème qui est en partie le résultat de 45 à 70 ans d’économie socialiste. Dans le cas de la Russie acetuelle, ce qui est inétressant est que Poutine prend une posture conservatrice extrêmement classique (discours de Vaïdar pour le plus récent, mais pas que). Dans ses réactions à l’affaire ukrainienne, il y a clairement affiché un refus de se laisser subvertir, de rejeter les méthodes d’influence du marxisme culturel que l’URSS s’était bien gardée de s’appliquer. On sent l’apprenti sorcier qui cherche à échapper au retour de flammes, et c’est en cela que son cas est intéressant.

      • Robert Marchenoir

        Je suis tout à fait d’accord que la corruption touche aussi, par exemple, l’Ukraine. La différence est que les Ukrainiens ont décidé de s’en débarrasser, alors que Poutine la met en oeuvre et la cultive à son profit. Et c’est bien ça qui embête Poutine dans la révolution ukrainienne ! C’est justement que les Ukrainiens, et le nouveau gouvernement qu’ils se sont donnés, libéré de la tutelle russe, ait pour objectif prioritaire d’éradiquer la corruption ! C’est bien pour ça qu’ils ont fait une révolution anti-Poutine !

        L’une des premières motivations de Poutine pour annexer la Crimée et envahir l’Ukraine, ce n’est pas la géopolitique : c’est la crainte que l’exemple ukrainien ne fasse contagion en Russie même. C’est que les Russes, enhardis par leurs voisins, puissent choisir la liberté. C’est pourquoi il est crucial pour lui, non pas forcément de soumettre l’Ukraine, mais d’y créer des désordres suffisamment graves et durables pour qu’une démocratie libérale, pacifique et prospère ne puisse pas s’y implanter.

        Et c’est pourquoi Poutine, loin d’être « l’homme d’Etat soucieux des intérêts de son peuple » et « le joueur d’échecs avec toujours un coup d’avance » que les collaborateurs occidentaux nous présentent, est un gros con : en annexant et en envahissant l’Ukraine, en y faisant 4 000 morts et en torturant les populations, il a garanti que le réveil patriotique des Ukrainiens serait définitif. Il a solidement arrimé les Ukrainiens aux valeurs européennes, occidentales et libérales. Il n’y a même pas un siècle que les Ukrainiens ont vu certains de leurs enfants, délibérément affamés par la tyrannie russe, se faire dévorer vivants par d’autres enfants pendant qu’eux-mêmes mangeaient leur propre chair. J’aime mieux vous dire qu’un peuple qui a traversé ce genre d’épreuves ne l’oublie pas, et qu’une fois qu’il s’est levé, il va être difficile de l’arrêter.

        Quant au discours de Valdaï (et non de Vaïdar), il est comme celui de tous les dictateurs qui prennent la parole pour pérorer interminablement : Fidel Castro, Hugo Chavez… Il faudrait être bien naïf pour prendre au pied de la lettre les rares passages qui peuvent sembler raisonnables et conciliants. On se demande bien par quel miracle des gens qui ne croient pas un mot des discours de Sarkozy accordent la moindre crédibilité aux paroles d’un dictateur, qui a prouvé qu’il passait son temps à mentir et à renier ses promesses. Un homme politique, et a fortiori un dictateur, se juge à ses actes, non à ses paroles.

        D’ailleurs, rien que dans ce discours, il se contredit lui-même. D’un côté, il fait l’éloge du nationalisme, de l’autre il affirme que c’est la pire des choses. Evidemment, le nationalisme est bon quand il est russe, et mauvais lorsqu’il est ukrainien (ou tatar, ou tchétchène, ou azerbaïdjanais, ou géorgien, ou kazakh, ou estonien, ou polonais…).

      • Poutine ne craint absolument pas que l’exemple ukrainien fasse école en Russie, vous connaissez décidément bien mal ce pays La plupart des russes (70%) soutiennent Poutine puisque que cela vous plaise ou non, beaucoup d’entre eux sont nostalgiques des époques tsaristes et soviétiques, synonyme (a tort ou a raison c’est une autre affaire) de grandeur passée et de paradis perdu De plus, les opposants les plus sérieux a Poutine ne sont pas les démocrates occidentalisés a la Kasparov, méprisés par le peuple, mais les ultranationalistes a la Limonov Les ukrainiens a contrario, qui ont été victime d’une occupation et d’un génocide, ont toutes les raisons d’hair les russes y compris leurs compatriotes russophones et russophiles de l’est qui ne sont a leurs yeux que des traitres et des ennemis de l’intérieur, des souvenirs d’un passé peu glorieux a oublier d’urgence Les russes ne choisiront pas la liberté ou tout du moins le libéralisme politique et économique de sitot, le souvenir d’eltsine, le hollande russe, est encore trop vivace Sous son règne, la Russie est passée de deuxième puissance mondiale a pays du tiers-monde Poutine l’autoritaire a fait bien mieux que lui Il vrai que c’était difficile de faire pire que eltsine le libéral grand ami des z’américains Et justement les ukrainiens ne sont pas devenus pro-américains et pro-européens par amour de la liberté mais par désir de vengeance Meme sans Poutine, les américains et les pays d’europe de l’est seraient férocement anti-russe, le régime politique ne change rien a l’affaire Par exemple la corée du sud et le japon sont deux démocraties mais elles se regardent en chiens de faience a cause des exactions japonaises commises dans la péninsule coréenne lors de la seconde guerre mondiale De toute façons il n’y a pas trente six solutions pour résoudre la crise ukrainienne En gros soit on accorde l’indépendance aux régions séparatistes, soit on déporte la quasi totalité des russophones en russie ou en crimée Et sinon ce n’est pas Poutine qui a attaqué le premier mais c’est porochenko dès que les premiers séparatistes se sont révoltés contre le projet d' »ukrainisation » de l’est de l’ukraine (interdiction d’enseigner le russe ou de le parler dans la fonction publique, loi votée au parlement puis abrogée peu après, trop tardivement) Porochenko et son gouvernement auraient pu au lieu de jeter de l’huile sur le feu, choisir l’apaisement Ils ont fini par lacher du lest bien trop tard (projet d’autonomie pour les régions russophones alors que la guerre est deja bien entamée et que les russophones n’ont plus aucune confiance envers les « ukrainiens de souche » Et vos grands démocrates ukrainiens occidentalisés ont interdit le parti communiste ukrainien, juste parce que celui ci a osé soutenir publiquement les séparatistes pro-russes

      • Robert Marchenoir

        Ca vous trouerait le cul, « Antigauchisme », de faire des paragraphes de temps à autre, et de mettre des points entre les phrases ? Ca prétend changer le monde, et ça n’a même pas la politesse élémentaire de se rendre lisible aux autres.

        Je connais la Russie bien mieux que vous. Tenez, la preuve :

        Vous prétendez que les Russes soutiennent Poutine à 70 %. C’est faux. Ils le soutiennent à 100 %. Tel en effet est le résultat d’un sondage d’opinion publié il y a quelques jours. Evidemment, la presse française, noyauté par les réseaux pro-russes, s’est soigneusement abstenue de faire écho à ce sondage. Ca fait un peu désordre. Même dans les dictatures africaines ou latino-américaines, les scores ne vont pas au-delà de 99 %, histoire de garder un cache-sexe démocratique.

        Alors on se contente de répercuter les sondages donnant « seulement » 70 % ou 80 % de popularité à Poutine, ce qui permet (aux malhonnêtes et aux écervelés) de prétendre que les Français, eux aussi, doivent soutenir Poutine.

        Excusez-moi, mais je ne vois pas le rapport. Jusqu’à présent, la France n’est pas une possession russe. Même si le Front national semble le regretter.

        En fait, ces sondages montrent, soit que la Russie est une dictature, où la propagande et la peur obligent les gens à déclarer leur soutien au Führer — et alors c’est une bonne raison pour la France de ne pas soutenir la Russie ; soit que les Russes sont des gros cons qui soutiennent effectivement un impérialiste, un militariste qui viole les frontières internationalement reconnues, s’empare par la force de territoires qui ne lui appartiennent pas, et envahit un pays souverain qui ne l’a nullement agressé — et alors c’est une bonne raison pour la France de ne pas soutenir les Russes et la Russie.

        La réalité est que ces deux propositions sont vraies.

        Vous ne connaissez rien à la Russie. Vous ignorez qu’il y a quelque temps, existait en Russie une possibilité de vote qui s’appelait « contre tous », et qui a réuni jusqu’à 10 % des suffrages. Vous ignorez que Poutine a supprimé le vote « contre tous », qui lézardait la propagande du « peuple uni derrière son Führer ». Vous ignorez que la Russie est peut-être l’un des seuls pays du monde où des « opposants » se présentent à l’élection présidentielle en faisant campagne… pour le président en place. Mascarade qui a été reproduite dans les élections illégales du Donbas. Vous ignorez les innombrables autres façons dont Poutine a truqué le système électoral pour réduire à néant toute opposition.

        D’ailleurs, je trouve que ce serait une excellente idée de l’instaurer en France, ce vote « contre tous ». Ce serait bien plus parlant que le vote blanc ! Voilà bien l’un des rares points sur lesquels nous devrions nous inspirer de la Russie…

      • Robert,
        Désolé pour la mauvaise désignation du discours de Poutine.

        Vous avez quand même une vision assez manichéenne avec les bons maffieux corrompus sur les bords du Dniepr et les mauvais sur ceux de la Moskva. Les évènements en Ukraine étaient courus d’avance et prévisibles en lisant les télégrammes diplomatiques. A priori, celui-ci https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html n’est pas arrivé jusqu’à son destinataire ou n’a pas été transmis à l’Union Européenne.

        Et on a même ce genre de chose pour essayer de comprendre la position russe http://www.theamericanconservative.com/dreher/moscow-mcfaul-remnick-putin-dugin-russian-hezbollah/ .

      • Robert Marchenoir

        Mais Naïf, je n’ai pas dit que les corrompus russes étaient mauvais, et les ukrainiens bons ! La corruption en Ukraine est épouvantable, au-delà de tout ce que l’on peut imaginer en France.

        Je vais à nouveau donner un exemple que j’ai déjà donné. Dans des pays « normalement » corrompus (c’est à dire très corrompus), en Afrique par exemple, la policiers et les douaniers arrêtent les gens pour les rançonner, afin de compléter leur salaire.

        En Ukraine, c’étaient les dirigeants du gouvernement pré-Maidan qui ordonnaient aux douaniers de rançonner les voyageurs, pour leur propre bénéfice ! (Et j’ignore si cela continue. La corruption n’a évidemment pas disparu du jour au lendemain sous prétexte que le gouvernement a changé… Mais Poroshenko est tellement résolu à l’éradiquer, qu’il vient de proposer le recrutement d’un étranger pour diriger l’agence anti-corruption… Ce qui évidemment va permettre au FSB de nous expliquer derechef que Kiev est une marionnette des Occidentaux !)

        Donc ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Au demeurant, la responsabilité de la corruption en Ukraine appartient clairement à la Russie, qui était (les pro-Poutine nous l’ont suffisamment rappelé) le maître du pays sous l’URSS, et qui n’a toujours pas renié ces pratiques, bien au contraire.

    • Vous m’avez convaincu : je vais de ce pas acheter un téléviseur à écran plat. Mais alors, là, plat d’chez plat, tu vois ?

  4. Et juste pour rigoler : le drapeau du parti national-bolchevique russe…

    http://en.wikipedia.org/wiki/File:National_Bolshevik_Party.svg

  5. Francis Journot, membre des associations « Vêtements made in France » et « Rendez-nous notre industrie » s’alarme de l’implantation prochaine de plusieurs milliers d’entreprises chinoises en Indre et en Moselle.

    http://fortune.fdesouche.com/363725-nouvelles-villes-chinoises-en-france-un-scandale-industriel-annonce

    Franchement, je ne vois pas de quoi on se plaint : un pays communiste investit dans un autre pays communiste, quoi de plus normal ?

    La Grèce est incapable de développer sa propre industrie, la Chine se propose de le faire à sa place ; l’Afrique est incapable de développer sa propre industrie, la Chine se propose de le faire à sa place. Dans les deux cas, les Chinois parviennent à des résultats auxquels les indigènes ne sont jamais parvenus. Ce sera la même chose avec la France. Quand on a tout fait pour devenir un pays du tiers-monde, il faut être modeste.

    • Cela dit, je n’ai pas remarqué que la Chine ait proposé à la Suisse de développer son industrie à sa place. Mais j’ai pu rater un truc, hein. N’hésitez pas à me faire part de vos informations éventuelles.

  6. Moi j’ai mis les pieds à Stanford et je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler…

  7. Le capitalisme est-il moralement neutre ? La société dans laquelle on vit ne Joue-t-elle aucun rôle dans la moralité de l’individu ?
    Problème passionnant.

    Il est important de maintenir l’individu dans ses responsabilités. Oui, nous avons tous le choix entre le bien et le mal, et aucune contrainte sociale ou politique ne peut nous conduire inexorablement au mal. Dans le pire des cas nous avons même toujours le choix de nous suicider pour éviter de faire le mal qu’on nous ordonne de faire.

    Mais attention : il est très malhonnête de prétendre que cette vision de la liberté et de la responsabilité est exprimée politiquement par le seul libéralisme. On la trouve chez Socrate ou chez Descartes, chez saint Thomas d’Aquin aussi, et bien d’autres philosophes qui ne risquaient pas de se définir comme « libéraux ». Socrate n’était même pas très démocrate, Descartes se moque de la politique et Thomas d’Aquin est à la racine de la doctrine sociale de l’Eglise qui n’est pas libérale, qui condamne le libéralisme politique fondé sur les droits de l’individu.

    Dire que l’homme est libre et que la liberté est une belle chose ce n’est pas être libéral. Ni politiquement, ni économiquement.
    C’est un premier point.

    Sur la question de fond maintenant.
    Il me semble que rien n’empêche de maintenir la responsabilité de l’homme et en même temps de montrer l’importance de la société sur ses choix. C’est même une évidence : pourquoi ferait-on de la politique si la forme de la société n’avait aucun impact sur la morale des individus ? Imaginons un monde sans école, sans livres, sans savoirs, quelque chose comme le monde de Cro-Magnon : l’individu y a-t-il les mêmes chances de succès intellectuel que dans notre France d’aujourd’hui ? Nous sommes donc bien aussi le produit de notre époque et de notre société. Il faut garder ensemble les deux bouts de la chaîne : la société nous façonne et pourtant nous sommes responsables de ce que nous sommes, au sens où l’on peut se laisser façonner ou lutter contre ce façonnage, par exemple.

    Le capitalisme n’est pas seulement un mode d’organisation de la production. Le capitalisme façonne la société et façonne en partie les individus qui y vivent. D’abord il ne s’agit pas seulement de produire, il faut écouler la production. Une société capitaliste est donc nécessairement une société de consommation. Pour que vive le capitalisme il faut que la société s’adapte à lui, par exemple que les hommes acceptent de changer de téléphone portable tous les ans, et si possible tous les six mois, sans quoi l’industrie du portable s’effondre. Il faut donc que les hommes acceptent de voir leur mode de vie changer, premièrement en adoptant le téléphone portable, deuxièmement en s’obligeant à suivre la mode des gadgets qui nous incite à en changer régulièrement. Bien entendu vous pouvez, individuellement, ne pas avoir de portable (c’est mon cas), et donc nous restons libres, mais en même temps l’incitation est forte et elle n’est pas loin d’être irrésistible chez les jeunes.

    Là encore, donc, forte pression sociale et liberté. Mais liberté pour qui ? Pour les plus armés intellectuellement, ceux qui sont capables de résister à la pression psychologique. Imaginez que ceux-là soient majoritaires, et c’est tout le système qui s’effondre. Non, ce qu’il faut à une société de consommation ce n’est pas des intellectuels, mais des consommateurs. Une économie capitaliste a au moins tendance à produire une société qui lui convient, c’est-à-dire une société de consommateurs.

    Ce n’est pas parce que les gens ne vont plus à la messe qu’ils deviennent des consommateurs effrénés ; c’est parce qu’ils vivent dans l’idéal de la consommation que toute transcendance leur paraît grotesque. La façon dont nous consommons le monde matériellement influence notre spiritualité. Nous sommes ce que nous mangeons, dit un slogan (un peu vague), qui peut se comprendre de la manière suivante : si mon seul but dans la vie est d’acheter des trucs et des machins (par exemple un écran plat), je ne risque pas de me mettre subitement à penser, de même qu’un enfant qui a le ventre vide ne risque pas de se mettre à philosopher (remarque de Sartre, je crois).

    Tout cela pour dire que la vie est un tout, et que les conditions matérielles d’existence induisent certaines formes de pensée, comme le disait Marx. Son seul tort à mon avis est d’avoir absolutisé ce qui n’est qu’un facteur parmi d’autres, en niant, finalement, la liberté humaine. Mais l’erreur symétrique serait de nier la puissance de ce facteur matériel.

  8. Exemple de dégénérescence moderne : les mensonges de Florian Philippot aujourd’hui. Normalement, les valeurs traditionnelles imposent d’avoir un minimum de respect pour la vérité et de ne pas se foutre ouvertement de la gueule du monde.

    Pas pour l’énarque Philippot, qui met au service du Front national la même science de la langue de bois à laquelle les politiciens « du système » nous ont habitués.

    Interrogé sur le fait de savoir si emprunter de l’argent à une banque russe ne mettait pas le FN dans une situation d’allégeance vis-à-vis d’une puissance étrangère, il a répondu successivement :

    1) Qu’il fallait bien que le FN trouve de l’argent,
    2) Qu’une banque russe c’était pareil qu’une banque suisse ou américaine,
    3) Que de toutes façons c’était une banque tchéco-russe,
    4) Que c’était ridicule d’affirmer que le FN était le parti de l’étranger parce que si on demandait aux gens dans la rue ils diraient que le FN est le parti de la France,
    5) Et qu’en tous cas ce qui était sûr c’était que le FN n’était pas le toutou de Washington.

    Quatre mensonges, donc, sur cinq assertions.

    Donc si je comprends bien, la preuve que le FN n’est pas à la botte de Poutine, c’est qu’il est rabiquement anti-américain.

    Les mots ne veulent plus rien dire, et ce n’est pas la faute du capitalisme.

  9. Et bien sûr, le (grand) journaliste qui l’interrogeait a fait preuve, avec lui, de la même complaisance qu’avec les autres représentants du « système ». Il ne l’a pas relancé, par exemple, sur les 140 000 euros reçus par le député européen FN Schaffauser à titre de commission sur ce prêt.

    Mais on sait que Philippot avait sa réponse toute prête, puisqu’il l’a déjà donnée ailleurs : Schaffauser n’était pas encore député quand il a palpé l’argent russe, donc ça compte pas.

    Et d’ailleurs ça représente un an de travail (fous-toi de ma gueule), donc 11 000 euros par mois c’est « normal ».

    Le moulin à paroles se déroule imperturbablement, personne ne suspend Philippot aux réverbères. Il est « brillant », comme Alain Juppé.

    Toujours la faute à la société de consommation, bien sûr.

  10. Herman Van Rompuy will be paid more than £500,000 by the EU to do nothing

    Generous golden goodbye and pension means the retired former EU president will earn £578,000 over the next three years.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/11266362/Herman-Van-Rompuy-will-be-paid-over-500000-by-the-EU-to-do-nothing.html

    Ah, évidemment, si les gens ne changeaient pas de téléphone portable tous les six mois (voire — soyons fous — si les gens se privaient volontairement de téléphone portable), des scandales pareils n’arriveraient pas.

    D’ailleurs, si l’on remplaçait le capitalisme par le descartisme ou le socratisme, Herman Van Rompuy ne serait pas payé à rien foutre.

  11. C’est quoi ce petit jeu à la con avec les « pouces » ? On essaie de penser, merde, pas de gagner des « points ».

  12. Les pouces ?

    Oh, moi vous savez, Polo, je ne pense pas, je me contente d’être un toutou de Washington qui régurgite la vulgate ultra-libérale. Je laisse la pensée aux penseurs professionnels comme vous.

    J’apprends donc que ce qui détruit les valeurs morales traditionnelles, c’est le téléphone portable. Se priver de portable serait un signe de vertu. C’est intéressant. J’aimerais bien savoir à quelle page, dans quel chapitre de la « doctrine sociale de l’Eglise » il est jeté l’anathème sur le téléphone portable. J’ai relu les Dix commandements, je n’ai rien trouvé sur le sujet. Bon, il faut dire que les Dix commandements, c’est un peu juif. On ne se méfie jamais assez.

    Cela dit, la doctrine sociale de l’Eglise, hein… Le pape François vient de nous expliquer qu’il fallait laisser l’Europe se faire submerger par les immigrés. On me permettra d’être critique vis-à-vis de toute doctrine, même « sociale » (surtout sociale !), même « de l’Eglise ».

    Mais une question m’angoisse : a-t-on le droit, maintenant, d’acheter des écrans plats ? Le téléphone portable les a-t-il remplacés dans la liste des péchés mortels ? Ou bien s’y ajoute-t-il ? Les « anti-consuméristes » ont-ils fini par découvrir qu’il n’y avait plus d’écrans cubiques, et que, mon Dieu, si l’on voulait acheter un écran, il serait forcément plat ? Ou bien la platitude de l’écran est-elle, en elle-même, une offense à la divinité ?

  13. Ben oui, les « pouces », levés ou baissés, qui signifient que n’importe quel con peut vous infliger une admonestation ou des félicitations sans même se donner la peine d’écrire un seul mot. A la limite il peut même ne pas savoir lire.

    C’est un vrai sujet.

    Depuis qu’on cherche à « évaluer » les profs de fac en comptabilisant leurs articles dans des revues « à comité de lecture », ceux-ci n’écrivent plus de livres, ils se contentent de publier des variantes d’articles dans les revues idoines. Comme un livre n’a pas de « comité de lecture », cela ne sert plus à rien professionnellement.

    « L’évaluation » des choses intellectuelles, quelle connerie sans nom !

    • Depuis qu’on cherche à « évaluer » les profs de fac en comptabilisant leurs articles dans des revues « à comité de lecture », ceux-ci n’écrivent plus de livres, ils se contentent de publier des variantes d’articles dans les revues idoines.

      Parlez pour vous. Moi, des livres écrits par « des profs de fac », j’en lis tout le temps. Il faut dire qu’ils sont, en général, anglais, américains ou… israélien. Je n’invente rien, c’est ma liste de lecture dernièrement.

      C’est sûr que les livres écrits par « les profs de fac » français, ils sont d’un niveau nettement, nettement inférieur. Mais ça doit être la faute à la mondialisation et à l’ultra-libéralisme.

      Aux téléphones portables, aussi.

      • J’imagine que vous lisez des livres dans tous les domaines du savoir, philosophie, économie, médecine, mathématiques, littérature, sociologie, ethnologie, etc., pour vous autoriser un jugement si catégorique.

    • Non Polo, contrairement à vous, moi je ne prétends pas être omniscient. Et je ne prends position que sur des sujets que j’ai étudiés. En revanche, je « généralise », oui, j’espère bien. Quand j’observe la réalité, je fais le lien entre ce que je vois et j’en tire des conclusions. Sans attendre de connaître l’intégralité de la réalité, que personne ne connaît, vous pas plus qu’un autre.

    • Ah, merci pour l’indication sur les pouces. Je n’avais pas vu. Marchenoir a gagné quelques points avec moi; il est toujours aussi lucide et c’est un plaisir de le lire.

  14. Dans ma longue réponse je cite incidemment les écrans plats, comme il se doit.
    L’écran plat est un élément de mesure de la modernité, comme le portable et le canapé en cuir. Tout le monde rêve ou a rêvé d’avoir un écran plat (géant) à l’époque où ils sont apparus, et un canapé en cuir, bien entendu pour regarder la télé confortablement. Et ce que les gens veulent surtout regarder sur leur grand écran plat, bien calés dans le canapé, c’est le match de foot, bien sûr.

    Le problème c’est que ce n’est pas tellement caricatural, ce que je viens de dire.
    L’écran plat est donc une sorte de symbole de l’avilissement du peuple.

    C’est même plus que cela. C’est l’exemple même de l’influence de la matière sur l’esprit. Il est hors de doute que la télévision a changé le rapport des hommes au monde.

    C’est la même chose avec le téléphone portable, qui change de façon profonde notre rapport aux autres, ceux-ci étant dès lors disponibles à tout moment. Il faut voir les élèves se précipiter sur leur portable à la fin des cours pour comprendre le bouleversement anthropologique provoqué par la chose. On pourrait aussi voir le portable comme le « gestell » ultime dont aurait pu parler Heidegger : le « dispositif » qui met la nature et l’homme même « à disposition », qui transforme tout en choses et en produits consommables, qui nous somme de nous livrer à l’exploitation. Il n’y a plus rien de sacré, puisque tout est disponible.

    L’abolition des distances reste cependant un leurre : ce que l’on reçoit de l’autre, à tout instant, n’est que sa surface communicante, et jamais les hommes n’ont été si éloignés les uns des autres que depuis qu’ils peuvent se « parler » à tout moment.

    Je dirais donc qu’en effet le portable est un phénomène majeur de la modernité, qui transforme les rapports humains, et pas vers le mieux (c’est du moins mon avis).

    Quant au Pape, j’attends de vérifier ses dires. A-t-il vraiment incité l’Europe à accueillir « toute le misère du monde » ? C’est possible, mais il a pu se contenter d’affirmer que la Méditerranée ne pouvait devenir un cimetière (phrase vraiment prononcée, d’après ce que j’ai vu), et là c’est autre chose. Cependant il faut évidemment conserver un regard critique, y compris à l’égard du pape.

    La doctrine sociale de l’Eglise est une belle chose, qui subordonne l’économie au « bien commun », c’est-à-dire à la juste et profitable organisation sociale, celle qui vise non à rendre l’homme plus riche mais plus apte à développer sa spiritualité. L’économie est une chose annexe, voilà le grand oubli de la « politique » actuelle. Le but de la vie ne peut pas être d’augmenter son « niveau de vie ». Les preuves sont nombreuses d’ailleurs. Les gens n’ont jamais été aussi riches qu’aujourd’hui, même les pauvres, qui possèdent plus de biens que les riches du Moyen Âge, mais, bizarrement, personne n’est rassasié, tout le monde en veut encore plus. La quête matérialiste n’a pas de fin ; on n’a jamais fini d’augmenter le « niveau de vie ». C’est bien la preuve que ce projet ne mène nulle part.

    Ce qu’il faut aux hommes c’est un « niveau de vie » décent, sans doute, mais surtout des raisons de vivre qui les élèvent au lieu de les rabaisser.

    • Oui, le portable et l’écran plat sont peut être des « symboles » de je ne sais quelle société de consommation (quelle société n’est pas « de consommation » ? La Corée du Nord ?) mais prendre cela comme base du problème me semble largement exagéré et surtout faux.

      Oui le portable est un phénomène de modernité important mais je ne crois pas que ce soit ça qui change les rapports humains à ce point.

      La déliquescence de l’École, la nullité de l’université Française, la pauvreté intellectuelle de ceux sensés nous gouverner, l’égalitarisme en remplacement de l’égalité, la fonctionnarisation de l’Etat, la boulimie administrative, ce dogme de règles, de lois et de normes toutes plus ubuesques les unes que les autres, la faiblesse de la parole politique, l’abandon d’un sentiment patriotique (et pas nationaliste) remplacé par un multiculturalisme quasi religieux et une ode à la « diversité » comme avenir obligatoire et souhaitable, etc… Tout cela me semble infiniment plus important que n’importe quelle envie d’écran plat.

      S’arrêter au portable ou à la télévision c’est à peine gratter la surface, ce n’est rien comparé à la profondeur intellectuelle et idéologique du mal.

      • « quelle société n’est pas « de consommation » ? La Corée du Nord ? »

        Allez demander à vos ancêtres de 1750 s’ils vivaient dans une société de consommation. La consommation telle qu’on la pratique est un phénomène nouveau et seul Marchenoir est capable de nous expliquer que c’est Jésus qui l’a inventée (on espère quand même qu’il rigole, là).

        Continuez à négliger l’impact des transformations matérielles si vous voulez, vous ne ferez pas que le train et la voiture n’aient point changé radicalement nos vies.

      • Je ne néglige rien Marco Polo, je dis simplement que l’impact ces transformations matérielles est faible par rapport aux transformations politiques, sociétales et idéologiques.

    • L’économie est une chose annexe. — Polo

      Pour un fonctionnaire français qui a le frigo plein, la garantie de l’emploi et une retraite assurée, peut-être. Pour les hommes normaux, non.

      Pour un Russe qui a risqué sa vie pour son pays, qui reçoit une retraite de 30 euros par mois, et qui est obligé d’acheter ses médicaments au marché où on lui refile des pilules contrefaites et empoisonnées à cause du « grand homme d’Etat Poutine qui défend les intérêts de son peuple », l’économie est une chose très importante.

      Pour un jeune Français qui entre sur le marché du travail, envoie des centaines de CV sans réponse, ne trouve que des stages gratuits, et se voit demander la caution de la Banque de France pour louer un studio où il ne faut pas se retourner trop vite si l’on ne veut pas se cogner dans les murs, l’économie n’est pas une chose annexe, non.

      C’est marrant, cette façon de débattre en disant qu’il y a un truc qui est important à l’exclusion de tous les autres (et ce qui compterait, ce serait de choisir son truc). Il y a des millions de trucs qui sont importants.

      Je ne sais pas trop ce qu’est cette « doctrine sociale de l’Eglise », qui me paraît surtout être la doctrine de l’Eglise socialiste. On a l’air d’y trouver tout et son contraire.

      Je me méfie de ce fameux « bien commun » qu’on nous ressort à chaque tournant dans le réaco-milieu depuis quelque temps. J’aimerais savoir qui décroche le droit de définir ce qu’est ce bien commun, et qu’est-ce qu’on fait si les gens sont en désaccord sur ce qui constitue le bien commun (ce qui est l’état normal des choses). J’aimerais être sûr que le bien commun n’est pas le bien communiste. J’ai comme un doute quand j’entends des gens avec une carte officielle de catholique nous dire que tel ou tel point « n’est pas négociable ». Je trouve que cela augure assez mal de ce que serait le « bien commun » si ces gens parvenaient au pouvoir. M’est avis que le caractère commun de ce bien serait assez douteux.

      Je ne sais pas bien ce que dit « la doctrine sociale de l’Eglise » sur le sujet (doctrine que je ne me souvient pas d’avoir signée, d’ailleurs), mais je sais que pour le Christ, l’économie était très importante : c’est lui qui a multiplié les pains et les poissons. Il n’avait pas l’air de penser que la rareté des biens comparée aux besoins (réalité humaine éternelle qui fonde l’économie) était un problème secondaire.

      Et puis je ne me souviens pas d’avoir lu l’expression « bien commun » dans la Bible.

      • Et puis je ne me souviens pas d’avoir lu l’expression « bien commun » dans la Bible.

        « A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun. » (Saint Paul, 1 Co 12,7)

        Je vous renvoie aussi au passage des Actes des apôtres sur la première communauté chrétienne, au sein de laquelle tout était commun :

        « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun. Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d’une grande faveur. Aussi parmi eux nul n’était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins. » (Actes, 4, 32-35)

        Pas sûr que le Christ et ses disciples soient de grands libéraux (au sens économique du terme).

      • Robert Marchenoir

        D’accord, Sébastien. Je repose ma question : dans l’ordre temporel, qui définit le bien commun et qui l’impose aux autres ?

        La réponse des catholiques intégristes anti-libéraux est : l’Eglise, et l’Eglise doit interdire l’expression des opinions qu’elle réprouve. C’est pas un truc qu’ils crient sur les toits, mais c’est marqué noir sur blanc.

        Ma réponse est : vous pouvez toujours vous brosser.

      • C’est la théologie (avec l’aide de la philosophie) qui définit ce qu’est le bien commun. Ainsi, saint Thomas d’Aquin est l’inventeur de ce concept qu’il a développé dans sa Somme théologique :

        http://www.boson2x.org/spip.php?article146

        Ensuite, c’est au pouvoir séculier de l’appliquer. Je vous ferai remarquer que l’Antiquité connaissait l’idée de bien public (bonum publicum). La théologie est l’héritière de la philosophie classique.

      • Robert Marchenoir

        « La théologie », ce n’est pas une personne. Vous êtes en train de nous dire que les gouvernements devraient appliquer aveuglément un truc qui est marqué dans un vieux grimoire. C’est de la superstition, de la bigoterie, de l’obscurantisme.

        Et d’ailleurs ça ne peut pas marcher, car on n’applique pas « ce qu’il y a marqué dans un bouquin ». Personne n’est jamais d’accord sur la version du bouquin à choisir, l’interprétation à lui donner, etc.

        En sorte que votre idée donne le pouvoir absolu au pape et aux évêques, puisqu’il faut bien quelqu’un pour trancher. En somme, c’est bien ce que je disais : vous préconisez une théocratie.

        Je vous ferais remarquer que c’est explicitement contraire à la doctrine chrétienne. En revanche, c’est assez proche de ce qui se passe en Russie actuellement, où le patriarcat orthodoxe de Moscou n’est autre qu’une branche de l’administration poutinienne, et se mêle ouvertement du gouvernement civil — avec des tendances dictatoriales, naturellement.

        Je comprends donc mieux l’attirance suspecte d’une certaine frange de catholiques français pour la tyrannie russe, tout à fait comparable à la fascination malsaine du gouvernement socialiste pour le communisme chinois.

        Toujours cette haine bien française de la liberté, énoncée explicitement ici :

        http://www.christ-roi.net/index.php/Libéralisme

        La sagesse impose au contraire de séparer l’Eglise et l’Etat. C’est d’ailleurs ce que prescrit la sagesse chrétienne, bien dévoyée par les papes cités dans ce manifeste anti-libéral du Christ-roi.

  15. C’est marrant, aussi, cette haine contemporaine de l’abondance. Il y a des gens qui prennent la plume pour s’indigner sérieusement de ce que l’on trouve un trop grand nombre de modèles de yaourts dans les supermarchés. Ils doivent penser que ça réchauffe la couche d’ozone ou que ça troue le changement climatique — whatever.

    Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons.Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.

    Autrement dit, Jésus a inventé le gaspillage alimentaire. Non seulement il donne à bouffer à tout le monde, mais en plus il y en a en trop ! Jésus, premier consumériste de l’humanité ! En voilà un qui n’a pas dû lire la doctrine sociale de l’Eglise !

  16. Le christianisme ne se réduit pas à la Bible, en tout cas le catholicisme. Et heureusement, dans la mesure où bien des questions ne sont pas abordées dans les évangiles. Par exemple celle de l’avortement. Il est donc nécessaire de réfléchir, en catholique, à ces questions.

    La notion de bien commun (bonum commune) a été théorisé par Thomas d’Aquin. C’est tout à fait clair et pas du tout communiste. L’idée de propriété privée est présente, évidemment.

    Il faut nécessairement une idée du bien commun, dans une société, à moins de faire voter tout le monde tout le temps à propos de toutes les questions qui se présentent. Ce qui est évidemment impossible. Donc il faut fixer un cadre. Et puis la démocratie totale ne sera pas satisfaisante si l’on estime que certaines choses n’ont pas à être « négociées ». C’est bien le problème de l’euthanasie, par exemple. Qu’elle soit « voulue » par une majorité en fait-il quelque chose de bon ?

    Dire que l’économie n’est pas la chose la plus importante politiquement ne signifie pas qu’il faille laisser les gens crever de faim. Il est malhonnête de m’opposer cette remarque démagogique, surtout dans la mesure où personne ne crève de faim en France.

    Il ne s’agit pas non plus de dire qu’il y a une seule chose importante (autre que l’économie). Faire un petit effort pour ne pas consciemment mal interpréter un propos devrait être à la portée de tout le monde, ici. Il s’agit seulement d’établir un ordre de priorité, une hiérarchie. Par exemple, il est naïf de penser que la délinquance baisse quand le chômage régresse. Les années Jospin nous ont prouvé le contraire. Donc oui, bien sûr, l’économie ne doit pas prendre toute la place, et sans doute pas la première, car l’homme ne se nourrit pas que de pain.

    • « il est naïf de penser que la délinquance baisse quand le chômage régresse.  »

      Non, mais ça aide d’avoir peu de chômage quand vous voulez faire baisser la délinquance. Un type qui a un boulot est en général moins tenté de braquer une banque.

       » C’est bien le problème de l’euthanasie, par exemple. Qu’elle soit « voulue » par une majorité en fait-il quelque chose de bon ? »

      Non, mais ça en fait quelque chose de démocratiquement choisi.

      • « Un type qui a un boulot est en général moins tenté de braquer une banque.  »

        Non, Skandal. Ca semble du bon sens, je le sais bien, mais en réalité on ne constate pas de corrélation entre niveau du chômage et délinquance.
        Le problème de cette idée, c’est que c’est fondamentalement une idée d’honnête homme, et que les voyous ne sont pas des gens honnêtes.

  17. Personne ne crève de faim en France.

    C’est sûrement pour ça qu’il y a des « banques alimentaires » et des « restaurants du coeur » partout. C’est sûrement pour ça qu’il y a tant de gens autour des poubelles des supermarchés. D’ailleurs le monde se limite à la Frônce. Si les étrangers crèvent de faim, c’est leur problème, après tout.

    Donc il faut fixer un cadre.

    Ah, tiens. Et qui le fixe, ce cadre ? C’est vous ?

    Personne n’a jamais dit que seule l’économie était importante. C’est un homme de paille. Vous attribuez aux gens des opinions qu’ils n’ont pas. C’est malhonnête.

  18. Bon, moi j’arrête. Les gros cons qui mettent des pouces positifs à Marchenoir et des négatifs à Marco Polo (ou l’inverse), sans avoir rien à dire, ça me fait chier.
    Tchao les gars.
    Montez-vous le bourrichon sans moi.

    • Marco Polo, cela fait des mois que les « pouces » sont présents sur ce blog. Quand on discute en public, il me semble intéressant de savoir comment réagit l’auditoire. Si ça vous défrise les moustaches, pas de bol.

    • Je comprends Marco Polo; les pousses, ça donne un petit côté école des fans un peu débile (sans déconner, qu’est-ce qui a vous pris Woland de dégrader cet excellent blog avec des conneries pareilles?).
      Certes, « l’auditoire réagit », mais le fait t-il par affinités particulières, après lecture et évaluation des idées exprimées dans un commentaire ?
      On a un début de réponse un peu plus bas.

      • « les pouces »…

        (je précise qu’il m’est également arrivé de foutre des pouces à la tête du client, avant de finir par trouver ça un peu couillon… je me range donc dans le troupeau des semi-mongoliens qui portent des t-shirts « I coeur Marchenoir ou M.Polo »)

  19. Marco, vous valez bien mieux que de perdre votre temps sur blogqui se sent le caca.

    • Taper sur une idéologie qui a fait plus de morts que le nazisme et la fascisme réunis et plus de pauvre que n’importe quelle catastrophe naturelle devrait être déclaré d’utilité publique.

  20. Histoire de faire avancer le débat, voici un professeur britannique qui est d’accord avec le titre de ce billet (c’est bien le communisme, ou l’idéologie de gauche, qui a fait le lit de la dégénérescence moderne), mais qui affirme : le communisme n’est qu’une conséquence. Il y a un facteur plus fondamental qui le précède.

    http://charltonteaching.blogspot.fr/2014/12/although-proximate-agent-of-destruction.html

    Et il propose deux hypothèses pour ce facteur :

    La première est biologique. La sélection naturelle ne fonctionne plus. Les Occidentaux sont de moins en moins adaptés, génétiquement parlant. Ils savent de moins en moins ce qu’il faudrait faire, dans leur propre intérêt, pour assurer leur avenir.

    La seconde, celle qu’il privilégie, est religieuse et englobe la première : nous approchons de la fin des temps, au sens chrétien du terme. L’homme occidental se désadapte génétiquement des conditions de sa survie et de son développement à long terme, parce qu’il s’est détourné de Dieu.

    Ce qui suggère aussi une solution.

    Voilà qui devrait nous permettre de sortir cinq minutes des écrans plats (et même des téléphones portables).

  21. Bon, j’ai mis des pouces verts à tous les commentaires de Robert (sans même les lire) et des pouces rouges à tous les commentaires de Marco (sans même les lire) et évidemment des pouces verts à tous mes commentaires (sans même les lire non plus).

    Oui, je suis très fière de moi !

  22. Marchenoir soit vous êtes payés pour commenter autant soit vous êtes à la retraite et un peu dingue, je ne vois pas d’autre explication :s

    • Il y a une troisième explication : j’ai raison et ça vous emmerde de l’admettre.

      Toujours le vieux fonds de sauce communiste qui remonte à la surface, hein, Buck ? Voilà qui fait partie de « l’identité française », même à l’exrême-droite ! J’ai rien à dire et je suis trop fatigué ou trop con pour participer à un débat, proposer des faits et des arguments, je suis jaloux de ceux qui ne sont pas dans ce cas, et hop ! une bonne vieille calomnie des familles.

      « J’ai beaucoup de mal avec les Français, je n’ai jamais vu un peuple aussi arrogant, suffisant, menteur et hypocrite. » — Emmanuel Petit, joueur de foute qui n’a pas qu’une paire de jambes.

      • J’ai beaucoup de mal avec les commentateurs qui s’appuie sur les propos d’un joueur de foot, aussi talentueux soit-il. Pourquoi pas citer Yannick Noah, tant qu’on y est ?

        En plus, cet imbécile de sportif justifie la triche. En l’occurrence la main de Thierry Henry contre l’Irlande. Bel esprit.

        J’aime mieux Pierre Desproges qui haïssait les footballeurs.

      • Robert Marchenoir

        Quand un joueur de foute dit la même chose que moi, il convient de louer sa clairvoyance. Vous êtes raciste, Stéphane ? Vous êtes joueurdefoutophobe ?

      • Je m’appelle Sébastien, merci de ne pas écorcher mon prénom.

        Oui, j’ai une certaine allergie à l’égard des sportifs, surtout quand ils s’expriment en dehors de leur spécialité. C’est pareil avec les fonctionnaires.

      • Vieux fonds de sauce communiste. Vous me faites vraiment marrer Marchenoir. Vous êtes binaire. Je ne suis pas libéral, je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point (alors que l’on se retrouve sur le conservatisme), donc je suis un « communiste ». Voilà une accusation qui ferait mourir de rire tous mes amis, tous mes proches, toute ma famille, m’enfin bref…

        Si j’étais à la retraite je pourrais aussi passer ma vie à pondre des pavés pour vous répondre.

        Je relève simplement que vous postez toute la journée, des textes énormes, et ce de façon inépuisable. A vrai dire si l’argumentation ne me convainc pas, j’admire en revanche votre énergie.

        Citer Emmanuel Petit, grand philosophe, qui nous explique que Thierry Henry serait davantage admiré si les Allemands nous avaient envahis. Effectivement avec de tels soutiens, je suis sans réponse, sans voix.

        Mais enfin il y a quelque chose qui me gène chez vous, c’est vraiment ce côté binaire qui côtoie pourtant une grande intelligence. Soit on est avec vous soit on est réduit adstalinum. Comme s’il n’y avait aucune position intermédiaire.

        Vous êtes vraiment un anglo-saxon ou un allemand dans l’âme pour avoir une telle vision du monde. Ça explique votre haine de la France, des Français, de l’identité française et de sa particularité. Du destin de la France d’être autre chose qu’une colonie américaine ou russe. Votre étalage anti-russe, souvent hors sujet ne cache que cela d’ailleurs. Vous essayez de réduire toute position qui se veut indépendante de l’atlantisme comme une soumission à la Russie parce que ce que vous haïssez encore plus que les Russes c’est la France.

        Je remarque d’ailleurs que c’est une caractéristique commune à tous les libéraux, qu’ils partagent d’ailleurs avec les gauchistes, ils détestent la France, et leur sport favoris c’est de dénigrer la France.

      • « Je remarque d’ailleurs que c’est une caractéristique commune à tous les libéraux, qu’ils partagent d’ailleurs avec les gauchistes, ils détestent la France, et leur sport favoris c’est de dénigrer la France. »

        C’est faux. Ce que les libéraux dénigrent c’est l’Etat Français, le gouvernement Français, l’administration Française et une partie des Français (les fonctionnaires privilégiés et la caste politico-syndicale).

        Mais les libéraux ne dénigrent pas la France.

        Alors que les gauchistes adorent l’Etat français, l’administration française et une bonne partie des français (ceux qui votent « comme il faut », les fonctionnaires et les syndicats) mais détestent la France.

        Quand à Emmanuel Petit, qui n’est peut être qu’un joueur de foot mais qui connait certainement le monde infiniment mieux que n’importe quel politicien du gouvernement, je suis d’accord avec lui.

        « Quand Brandao prend un mois de prison pour un coup de tête, Cahuzac est encore en liberté, Thévenoud siège toujours à l’Assemblée nationale. Et on ne parle que de ceux qui ont été pris la main dans le sac »

        Il a parfaitement raison.

        Et puis au moins, Emmanuel Petit a réussi dans le foot alors que nos politiciens qui parlent politique (et qui sont sensés être intelligent d’après je ne sais qui) échouent en politique.

        Oui les Français sont arrogants, suffisants, menteurs et hypocrites et ils sont parfaitement représentés par leur gouvernement.

        C’est très simple à démontrer, si nous n’étions pas si arrogants, si menteurs, si hypocrites et si suffisants la France, avec toutes ses richesses intellectuelles et matérielles, ne serait pas dans cette état, nous n’aurions pas de repris de justice au gouvernent, les syndicats seraient représentatifs (et ils ne voleraient pas l’argent des français), nous ne serions pas aussi mal classé dans les enquête sur la corruption ou dans le classement PISA etc…

        On peut aussi être réaliste sur le fonctionnement de son pays sans pour autant le dénigrer, encore faut il sortir de temps en temps de chez soi…

      • Vous êtes bien drôle Skandal. Vous commencez par me dire « Non ! non ! les libéraux ne détestent pas la France ! C’est faux » Puis vous reprenez à votre compte les propos d’Emmanuel Petit qui conchie ouvertement la France et son peuple.

        Assumez un peu vos idées.

        Le « french bashing » est le marotte préférée à la fois des libéraux et des gauchistes style LCR, NPA, assoc antiracistes, intellos de gauche, ect. La France c’est de la merde, et les Français c’est des connards. Mais rassurez vous on aime la France, à condition qu’elle change.

        Vous aimez la France à condition qu’elle ne soit plus Française, c’est tout simplement une hypocrisie. Tous les libéraux qui écrivent sur la toile ont à l’égard de la France et des Français le même sentiment qu’Emmanuel Petit, que vous, que Marchenoir, que Hashtable, que Contrepoints, et l’on peut même ajouter BFM TV ou Eric Brunet sur RMC. Si on ajoute l’autoflagellation gauchiste anti française des radios d’Etat, le bilan est complet.

        En réalité vous vous détestez tous vous même, vous êtes des névrosés. Il serait temps de vous réconcilier avec vous-même et avec votre histoire pour aller de l’avant, plutôt que de se cracher dessus à longueur de temps et de vouloir devenir américains, suisses, allemands, anglais ou autres.

        Et quant à votre commentaire sur sortir de chez soi, vous pouvez vous le garder, je ne suis même pas né en France et je passe la moitié de mes vacances à l’étranger. C’est d’ailleurs ces expériences qui me font tant aimer mon pays, la France.

      • Robert Marchenoir

        @ Buck

        Vous êtes vraiment un anglo-saxon ou un allemand dans l’âme pour avoir une telle vision du monde.

        Ca doit vraiment être terrible, ça. Allemand ou anglo-saxon ? Dans l’âme, en plus ? Mais quelle horreur ! Comment peut-on être allemand ou anglo-saxon ? En somme, comment peut-on ne pas être français ? Goethe ? Shakespeare ? Mais quels trous du cul !

        Certes, nous sommes bien conscients qu’il doit exister des peuplades arriérées autour de nous ; il paraît qu’il existe des gens au-delà des frontières de l’Hexagone ; mais enfin, ce sont assurément des races inférieures. Si on peut parler de races. Disons plutôt des animalcules intempestifs.

        Ça explique votre haine de la France, des Français, de l’identité française et de sa particularité. Du destin de la France d’être autre chose qu’une colonie américaine ou russe. Votre étalage anti-russe, souvent hors sujet ne cache que cela d’ailleurs. Vous essayez de réduire toute position qui se veut indépendante de l’atlantisme comme une soumission à la Russie parce que ce que vous haïssez encore plus que les Russes c’est la France.

        Mais bien sûr, Buck. Vous représentez l’identité française. Vous définissez ses « particularités ». Quand on n’est pas d’accord avec vous, on est anti-français. Vous prétendez être anti-communiste, mais vous avez les mêmes réflexes sectaires que Staline. En URSS, quiconque n’avait pas les bonnes opinions politiques était un ennemi du peuple.

        Je constate qu’il en va de même en France, et en particulier dans la réacosphère, qui couine pourtant depuis des lustres qu’elle est une victime de « l’anti-racisme » et du politiquement correct. Pourtant, elle pratique pour son compte son propre politiquement correct, son propre sectarisme. Chacune des sous-sous-chapelles qui la composent n’admet pas la moindre critique de sa vulgate, de ses croyances.

        En somme, l’important n’est pas de rechercher la vérité et d’exercer la raison critique, mais de prendre sa carte d’adhérent à telle ou telle communauté, dont il s’agit d’avaler le credo sans discuter.

        Interdit de critiquer l’immigration chez les libertariens, l’anti-sémitisme chez les anti-sémites, Poutine chez les poutinolâtres, le fonctionnarisme chez les fonctionnaires et j’en passe.

        Alors les gens dans votre genre s’en sortent avec des accusations grotesques, du style : je serais anti-français, ou anti-russe. Bizarrement, être anti-américain n’est jamais considéré comme infamant. C’est le réglage normal, je dirais même que c’est une exigence de base.

        Si vous n’êtes pas anti-américain, vous êtes pour la soumission à l’Amérique. De même, un anti-sémite ne peut pas imaginer que vous ne soyez pas anti-sémite. Soit vous l’êtes, soit vous êtes juif, ou payé par les Juifs.

        Les mêmes types qui se plaignent d’être menacés des tribunaux lorsqu’ils sont accusés de racisme ou d’islamophobie sortent la carte de la haine de la France lorsqu’on a le front de critiquer ce qui se passe en France. Plus précisément, lorsqu’on fait, de la France, une critique différente de la leur. Parce qu’eux, il ne se privent pas de la critiquer, la France et les Français ! Mais eux, c’est différent : ils en sont propriétaires…

        Vous mentez outrageusement lorsque vous prétendez que je souhaite pour la France d’être une colonie russe, alors que c’est précisément ce que je dénonce au Front national et chez une bonne partie du réaco-milieu. Et je ne me contente pas de le dénoncer : je le prouve.

        Du coup, c’est « hors-sujet ». Tout ce qui ne se conforme pas à l’idéologie de monsieur Danny est « hors-sujet ». Il est interdit d’en parler. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça.

        Bien entendu, ce n’est pas différent à gauche — c’est même de là que ça vient. C’est pareil dans les corporations, les métiers, tout ce que vous voulez. Si vous critiquez la couleur du cendrier sur le bureau du notaire, alors vous voulez tuer le notariat, et tuer le notariat c’est assassiner l’âme de la France.

        Je n’invente rien. Lors du récent mouvement de protestation des notaires, on a vu des études afficher des calicots géants dénonçant « le libéralisme anglo-saxon ». Le notariat, l’une des professions où l’on se gave le plus de pognon sans effort, l’archétype littéraire de la rapacité et de la domination sociale, prend des poses gauchistes et ouvrières ! On aura tout vu…

        Donc, oui, tout ça, ça pue. Un peuple qui se vautre dans l’asservissement, qui hait la liberté, s’essuie les grolles sur le visage des Ukrainiens torturés par les mercenaires russes, et pour quoi ? Pour satisfaire son confort moral. Pour mieux dormir la nuit. Pour exciter sa Schadenfreude (pardon pour cet emprunt à « l’âme allemande ») à l’encontre des Etats-Unis tant haïs. Si ça fait chier les Américains, c’est que c’est bon à prendre.

        Pas que ça change quoi que ce soit, à leur sort, à celui des Américains, non : juste pour faire chier.

        Approuver l’asservissement et l’assassinat de deux peuples, le russe et l’ukrainien, juste pour faire chier, pour mieux faire glisser le côtes-du-rhône du soir.

        Et ceux qui prennent la défense des Russes, les accuser d’être « russophobes ».

        Oui, ça pue.

      • Je ne fais que constater que vous bavez à longueur de temps sur la France, les Français, l’esprit français.

        Que géopolitiquement vous défendez systématiquement et sans critique des positions atlantistes.

        C’est probablement ce que vous appelez mon sectarisme. Moi je dirais plutôt : Assumez vos idées et vos propos, plutôt que de vous dérober comme vous le faites systématiquement et de cacher les failles et contradictions de votre raisonnement par la diffamation et l’insulte.

        Oui je répète que vous avez l’âme d’un anglo-saxon ou d’un allemand, pour avoir un tel mépris pour la France. Après, que selon une technique digne de vos soi-disant ennemis gauchistes, vous déformiez cela pour me reprocher un racisme anti-allemands et anti-anglais est du dernier ridicule.

        C’est tout à fait digne et respectable d’être anglo-saxon ou allemand dans l’âme, mais simplement quand on ne s’aime pas soi même et que l’on veut être un autre, l’on est pas le mieux placé pour défendre son pays puisqu’on ne croit pas en lui.

        Je préciserais simplement que c’est vous qui insultez la France et les Français en les traitant d’arrogants, menteurs et prétentieux. Moi je n’ai écrit nulle part du mal des anglais, des américains, ou des allemands.

        Mais bon ça colle avec votre esprit binaire. J’aime la France, son esprit, sa culture et même disons le ses défauts, je suis donc dans votre esprit un raciste anti anglo-saxons et anti allemands.

        C’est vous qui êtes sectaire avec votre réduction du débat politique à un choix entre libéralisme et communisme. Alors votre pleurniche sur le fait que personne ne cherche sincèrement la vérité me fait bien rire.

      • Robert Marchenoir

        Je critique la France parce qu’elle le mérite, Buck. C’est un processus intellectuel tout naturel qui semble vous échapper. Comme d’innombrables Américains critiquent les Etats-Unis parce qu’ils le méritent, des Anglais critiquent la Grande-Bretagne parce qu’elle le mérite, des Algériens critiquent l’Algérie parce qu’elle le mérite, etc.

        Ca s’appelle la capacité à porter un regard critique sur soi, le recul, l’usage de la raison, la science, enfin tout ce qui a fait la force de la civilisation occidentale… et française, d’ailleurs, depuis deux mille cinq cents ans. C’est un peu ce qui sépare l’homme de la bête, voyez ?

        Prendre le micro pour jouer les petits coqs de basse-cour, comme vous le faites en réponse à une telle démarche, c’est grotesque. C’est du chauvinisme bas du Front. Cela montre à la fois votre insécurité et le fait que vous êtes, en réalité, étranger à la civilisation française.

        Etre français, ce n’est pas réagir comme un musulman quand on critique l’islam. C’est être capable d’avoir une réflexion sur les choses. Les plus grands penseurs français, de Marine le Pen (ironie) à Tocqueville, ont passé leur temps à critiquer la France et les Français. D’ailleurs vous-même vous passez votre temps à le faire. A votre manière. Avec vos critiques, qui certes ne coïncident pas entièrement avec les miennes. Mais vous n’assumez pas.

        En fait, plus j’y pense, plus votre attitude ressemble à celle des musulmans. Non seulement parce qu’il est interdit d’avoir un regard critique sur l’islam dans le monde musulman, mais aussi parce ce dernier est caractérisé par la fitna : périodiquement, chaque musulman se proclame meilleur musulman que tous les autres, et fustige le voisin parce que lui ne serait pas un bon musulman. Résultat : les perpétuels massacres de musulmans au nom de l’islam, le bordel et l’arriération généralisés.

        En fait, nous ressemblons de plus en plus à ceux qui nous colonisent. La question de savoir qui fait l’oeuf et qui fait la poule n’est pas encore tranchée.

        Vous vous défendez d’être communiste, mais c’est vous qui utilisez à tout bout de champ le mot atlantiste. L’atlantisme n’existe pas, pas plus que le racisme, l’islamophobie, l’homophobie et toutes ces sortes de choses. Atlantiste est une insulte communiste, inventée par le parti communiste « français » au lendemain de la Seconde guerre mondiale, pour détourner les accusations justifiées de soumission à Moscou. Procédé de projection typique du communisme, de l’idéologie de gauche et de ses dérivés, comme le poutinisme.

        L’Atlantie n’est pas un pays. Personnellement je connais les Etats-Unis, la Mongolie, le Monomotapa… mais pas l’Atlantie.

        D’ailleurs il est assez comique, pour vous et d’autres, d’invoquer les Etats-Unis à chaque fois que je critique la Russie. Les méfaits de la Russie sont de la responsabilité de la Russie. Ne changez pas le sujet. De même que lorsque les Noirs s’illustrent de façon disproportionnée dans la criminalité, c’est de leur responsabilité. Pas de celle des Français (ou des Américains) qui ont pratiqué l’esclavage.

        Responsabilité : le mot que ne comprennent pas les anti-libéraux.

        Vous me reprochez d’être binaire, mais c’est vous qui mettez dans un gros sac marqué « libéralisme » et « atlantisme » tout ce que vous n’aimez pas, jusqu’à l’absurde, jusqu’à écrire des pamphlets pour fustiger le libéralisme où vous vous dites « modérément libéral ». Une telle confusion mentale mériterait, de votre part, un peu plus d’auto-examen et un peu moins de chauvinisme.

        Contrairement à vous, moi je ne suis pas binaire. Je me détermine en fonction de la réalité. Je suis parfaitement capable de défendre le Front national pour toute une série de raisons, et malgré un certain nombre d’erreurs (son anti-libéralisme), et de l’attaquer lorsqu’il fait la connerie de trop, celle qui met en danger tout le reste (se mettre en position de soumettre la France à la Russie, lorsqu’il accepte l’argent de Poutine tout en prétendant au pouvoir).

        Je suis parfaitement capable de défendre la France tout en critiquant ses vices et ses faiblesses. De même que le sursaut de patriotisme ukrainien, auquel nous venons d’assister, n’exclut pas la critique des vices (profonds) de la société ukrainienne. C’est même celle-ci qui justifie celui-là.

        Cela vous ferait le plus grand bien de fréquenter des équivalents anglais ou américains de ce blog, ou de la réacosphère française de façon générale. Vous y verriez à quel point on y considère naturel de critiquer son pays dans les termes les plus vifs, sans que des petits flics du patriotisme ne se sentent obligés de réclamer sans cesse des certificats de civisme aux uns et aux autres.

        Je vous parle là de pays civilisés, naturellement. Pas de la Russie, de la France ou du Pakistan.

      • Mais oui faites l’idiot Robert. Faites croire que j’interdit de façon fanatique toute critique du système français ou de la France.

        Il y a une différence entre critiquer légitimement son pays pour ses défauts et ses dérives et le mépriser pour ce qu’il est en substance.

        Quand on écrit ce genre de choses :

        « Je vous parle là de pays civilisés, naturellement. Pas de la Russie, de la France ou du Pakistan. »

        C’est qu’on déteste la France, pas qu’on est en train de développer une critique constructive de celle-ci.

        J’aimerais bien que vous me montriez un américain ou un anglais qui se permettrait de critiquer son pays d’une telle façon en le qualifiant de non civilisé et en l’assimilant au Pakistan.

        En plus vous remarquez vous même qu’à ma façon je critique la France tout en me reprochant plus loin de soi-disant vouloir interdire de critiquer la France.

        Premièrement il y a une distinction entre critiquer son pays pour son bien et parce qu’on trouve qu’il n’est pas au niveau de ce qu’il devrait être et passer son temps à l’insulter et à le rabaisser. Moi je suis dans la première attitude, vous dans la seconde.

        Deuxièmement, je n’ai aucunement l’intention d’interdire à qui que ce soit d’insulter la France ou de la mépriser. C’est votre droit le plus strict. Le problème c’est que vous n’assumez pas.

        La vérité c’est que vous vous foutez bien de notre gueule Robert et que lorsque l’on vous prend en défaut ça vous fait sortir de vos gonds.

        Maintenant vous me traitez de musulman.

        Je voudrais pas dire mais celui qui ressemble le plus ici à un barbu excité et jetant des anathèmes et des insultes à la gueule de l’autre : « communiste ! menteur ! arrogant ! hypocrite ! ignare ! musulman ! » c’est vous Robert, c’est pas moi.

  23. Tout ça pour ça…

    « J’ai beaucoup de mal avec les Français, je n’ai jamais vu un peuple aussi arrogant, suffisant, menteur et hypocrite. »
    qui venait peu après le:
    « Parfois, je me dis qu’en ayant été envahis par les Allemands, on serait mieux dirigés aujourd’hui.»

    pour finir par nous chier, la queue entre les jambes, un:
    « Je m’excuse auprès du peuple juif mais aussi auprès de tous ceux qui ont connu la guerre. Ma référence est déplacée.» et « L’Allemagne que j’aime, c’est celle d’aujourd’hui » (celle des kebabs?, des écolos pédophiles?, de la repentance éternelle?).

    Signé, donc, Emmanuel Petit, pousse ballon et ultime référence « tendance » pour qui souhaite chier à peu de frais sur le cadavre d’une vieille pute en décomposition, la France, pauvre pays de mes aïeux.

    • Je pense, mais peut être suis je optimiste, que Petit préfère l’Allemagne d’aujourd’hui à l’Allemagne du IIIème Reich…

      C’est marrant, mais moi aussi… Et je ne suis même pas joueur de foot…

    • Oui, Skandal, jusque là j’avais compris…

      Mis à part une poignée de nostalgiques (vous en croisez beaucoup des bistrots nazis en ville, avec plein de nazis en terrasse entrain de boire des cocktails nazis dans des chopes à croix gammées?), tout le monde se réjouit de ne pas être né sous le IIIème Reich.
      C’est même le mode de pensé le plus consensuel en occident depuis 75 ans.
      Vous ne seriez pas entrain de nous dire que vous aussi craignez le retour dezeurléplusomb et qu’il est urgent de placer des systèmes d’alarme à travers tout le tissus social, y compris sur des blogs de mangeurs d’enfants?

      • Mais je crains le retour des HLPSDNH !!

        Oui, oui, j’ai peur du retour des communistes… ;)

      • Robert Marchenoir

        Mis à part une poignée de nostalgiques (vous en croisez beaucoup des bistrots nazis en ville, avec plein de nazis en terrasse entrain de boire des cocktails nazis dans des chopes à croix gammées?).

        Oui, bien sûr. Plein. Il est frappant de constater à quel point la politique économique menée par Hitler rappelle la politique portée aux nues par le gouvernement socialiste français, par la gauche française, et par… l’extrême-droite française.

        Faut-il rappeler à quel point ça c’est mal terminé ? Et ce n’était pas à cause de la guerre. La guerre a été une conséquence des conceptions économiques de Hitler.

        Evidemment, pour comprendre ça, il faut sortir un peu du folklore des croix gammées. Ce n’est pas parce que vous portez une croix gammée que vous êtes national-socialiste ; c’est l’inverse.

      • « Oui, bien sûr. Plein »
        Ah. Vous, ça va beaucoup mieux à ce que je vois.

        Si dans ce pays il est interdit d’avoir un débat serein sur l’invasion migratoire que nous subissons, cela n’a bien entendu rien avoir avec le fait que des cons, des traitres, des idiots utiles ou des collabos (au choix) nous projettent sans cesse à travers la gueule le III ème Reich, le retour.
        C’est bien, continuez.

      • Robert Marchenoir

        Si je vous comprends bien, Anton, pour vous il serait interdit d’étudier le nazisme et d’en parler, sous prétexte que certains l’utilisent malhonnêtement pour justifier l’immigration de masse.

        Désolé, mais sans moi. Je n’accepte aucun terrorisme intellectuel, ni de droite, ni de gauche. Dans peu de temps, on va nous expliquer non seulement que les chambres à gaz n’ont pas existé, mais que Hitler lui-même n’a pas existé.

        D’ailleurs je vous signale qu’il est assez difficile d’être à la fois pro-Poutine et de jouer les dégoûtés quand il est question d’Hitler : l’utilisation de la victoire contre le nazisme à toutes les sauces est un élément essentiel de la propagande nationaliste et impérialiste de Moscou. Le suprémacisme russe s’appuie largement sur le mythe que l’URSS serait seule responsable de la chute de Hitler. Ce ne m’étonnerait pas s’il se trouvait, dans l’arsenal russe réprimant la liberté d’expression, une loi interdisant de remettre en cause le rôle de la glorieuse URSS dans la Seconde guerre mondiale.

        Bien sûr qu’il est essentiel d’étudier le nazisme pour comprendre l’histoire contemporaine !

      • A un moment, Marchenoir, faut peut-être arrêter de prendre les gens pour des cons.
        Personne n’interdit à qui que ce soit d’étudier le nazisme. C’est même devenu « le sujet » politique et historique le plus traité et le plus débattu en Occident depuis plus d’un demi-siècle. N’inversez pas les rôles.

        Et, il y a une sacrée marge entre « étudier le nazisme pour comprendre l’histoire contemporaine » (comme c’est mignon), et déterrer à longueur de journée les cadavres de l’histoire pour alimenter sa propre petite propagande. Vous savez très bien ce que vous faites.

        (et où avez-vous vu que j’étais pro-Poutine, dugenoux?, vous êtes en boucle, z’en rendez compte au moins?)

      • Robert Marchenoir

        Ah, bien, bien, Anton. Nous sommes donc d’accord.

        J’ai votre bénédiction, votre imprimatur — que dis-je : votre Ausweis, pour évoquer, sur ce blog, les conceptions économiques de Hitler et tracer le parallèle qui s’impose avec les conceptions économiques du parti socialiste et du Front national.

        C’est bien cela ? Puis-je, Maître ? Je m’en voudrais de parler sans votre permission.

  24. Moi, je trouve que si Marco n’est plus là pour donner la réplique à Robert, ces discussions n’ont plus aucun intérêt.

    • C’est vrai qu’un tel Titan de la pensée nous manque.

      Je vous ferais remarquer qu’il nous a déjà fait part de sa décision irrévocable de se retirer de cette arène qui n’est pas digne de lui (deux fois).

      • Vous m’en voyez navré. Je l’apprécie beaucoup. J’espère qu’on pourra quand même continuer à lire des argumentaires de lui, ailleurs.

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