tu connais celle de l’histoire de l’image Mahomet, de Jésus et de Yahvé?

La fausse phrase de Voltaire selon laquelle « je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrais jusqu’au bout pour que vous ayez le droit de le dire » était ridicule mais elle faisait que celui qui la prononçait se sentait bien et résistant dedans. Elle est en train de se transformer en « je ne suis pas d’accord avec vous mais je vous accorde le droit de le dire tant que ça n’a aucune conséquences nulle part ». C’est plus raisonnable. Plus répugnant aussi. C’est la différence entre le type qui se vante d’avoir pécher une baleine de 19086 kg avec un cure dent, du fil dentaire et exactement 3 croquettes pour chat et celui qui quitte le bar où cette rodomontade est prononcée au cas où greenpeace viendrait demander des comptes au pécheur en le décapitant un peu (ben oui je ne voudrais pas amalgamer et laisser entendre que seuls les islamistes qui ne sont pas musulmans sans le savoir décapitent à tort et à travers).

Je l’ai dit 12509 fois déjà, mais la liberté d’expression si elle ne choque potentiellement personne n’est pas la liberté d’expression. Il n’y pas de liberté à se conformer à ce qui peut être dit sans provoquer la moindre ride à la face du lac sombre que le monde est en train de devenir. Les crevures de rats d’égouts génétiquement modifiés du Morvan le plus velu qui nous expliquent que la liberté d’expression est ce qui est autorisé par la loi ont déjà perdu puisque n’importe quel législateur peut décider à tout moment d’interdire de prononcer le mot « pot de chambre », puis par extension « jules » et ainsi de suite par exemple.

Que cela soit clair, ce qui ne peut être formulé ne peut être pensé. Attaquer la liberté d’expression c’est réduire le champ de la liberté de penser et donc de l’intelligence. C’est supprimer tout débat et donc toute possibilité d’avancée mentale en étant convaincant. C’est la fin de la maïeutique. La supériorité de notre civilisation tient entièrement là-dedans, la possibilité de se libérer des tabous et des fétiches, la liberté de critiquer les dogmes et ainsi d’envisager les problèmes sous un nouvel angle et de pouvoir les résoudre. Si on vous coupe votre queue qui sent le fromage à chaque fois que vous vous demander si 2 et 2 font réellement 5, vous n’arriverez jamais à comprendre qu’en fait non, ça fait 4. Limiter la liberté d’expression revient à nous abrutir profondément afin qu’aucune tête du troupeau ne dépasse. Sans liberté de parler, nous sommes rabaissés au rang des animaux les plus imbéciles.

Il est particulièrement insupportable de vois ce gland de Pape du camp des saints expliquer les limites de la liberté d’expression en des termes parfaitement fallacieux. Si je critique sa mère et qu’il me met la main dans la gueule cela veut dire qu’il y a des conséquences à mon discours, pas qu’il est limité par autre chose que la peur et ou éventuellement la bonne éducation. La liberté elle demeure, j’assume le choix d’en user ou pas mais ce choix m’appartient.

C’est une manifestation de plus de l’Etat grand utérus qui veut notre sécurité et notre bien malgré nous. Comme le ballon du prisonnier qui nous ramène toujours au bercail sans heurt et sans haine. Tout cela ne me donne qu’une envie, sortir un couteau bien aiguisé et m’avorter moi-même afin de m’extirper de ce ventre aussi stérile et sec que le vagin d’un squelette de koala à Alice Springs.

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14 réponses à “tu connais celle de l’histoire de l’image Mahomet, de Jésus et de Yahvé?

  1. A reblogué ceci sur No One Is Innocent…et a ajouté:
    La liberté d’expression si elle ne choque potentiellement personne n’est pas la liberté d’expression.

  2. « Je l’ai dit 12509 fois déjà, mais la liberté d’expression si elle ne choque potentiellement personne n’est pas la liberté d’expression. Il n’y pas de liberté à se conformer à ce qui peut être dit sans provoquer la moindre ride à la face du lac sombre que le monde est en train de devenir. Les crevures de rats d’égouts génétiquement modifiés du Morvan le plus velu qui nous expliquent que la liberté d’expression est ce qui est autorisé par la loi ont déjà perdu puisque n’importe quel législateur peut décider à tout moment d’interdire de prononcer le mot « pot de chambre », puis par extension « jules » et ainsi de suite par exemple.

    Que cela soit clair, ce qui ne peut être formulé ne peut être pensé. Attaquer la liberté d’expression c’est réduire le champ de la liberté de penser et donc de l’intelligence. »

    Yes !

    Vous avez raison de le dire. Car il faut le dire et le redire !

  3. Néanmoins, il faut aussi regarder la face pile de cette pièce… Songez seulement à cela : une nation qui censure les choses qui peuvent se dire et se penser (alors qu’elle punit à peine certains actes criminels), est une nation qui finalement accorde davantage d’importance à ce qui est dit et pensé que les autres, qui ne le font pas.

    La censure, c’est encore un coup de projecteur accordé aux idées… une crispation collective contre certaines vérités, est paradoxalement le signe de ce que cette collectivité possède des vérités communes, qui lui sont chère… cette crispation autour des fruits de l’intelligence, c’est encore le signe de l’existence d’une civilisation autour des fruits en question c’est la preuve qu’il existe un arbre autour du fruit ^^). Car ce qu’une civilisation a de plus sacré, on le sait, ce sont ses tabous… Dis-moi qui tu hais, je te dirai qui tu es.

    [De même, un fond-diffus de racisme ou de xénophobie est le signe-même de l’existence d’un peuple en tant qu’entité distincte, possédant son corps-propre – et donc son propre système de défense immunitaire. Les étrangers qui nous reprochent notre racisme, en réalité nous reprochent notre prétention inouïe, sacrilège, à ne pas en avoir – pour des peuples plus primitifs, une telle prétention équivaut à l’übris le plus forcené… c’est un peu pour eux comme si nous leur disions que nous sommes des Dieux, mais que nous leur interdisions de dénoncer la chose… Ils nous haïssent, du coup, comme c’est pas permis, et c’est bien compréhensible ma foi. ^^]

    Ces vérités bien-évidemment, on ne peut jamais les dire – et moins encore à l’étranger qu’en France, car avant que d’énoncer certaines vérités, si l’on veut qu’elles soient comprises dans leur densité initiale, il faut avoir des bases communes, c’est-à-dire des tabous communs.
    Ou plutôt, ces vérités, vous pourrez sans danger les énoncer hors de votre nation, et vous serez fort bien accueil, on vous dira même que vous êtes spirituel : mais le fait-même que l’étranger puisse accueillir avec un sourire détendu les vérités que vous avez abreuvées de votre sang quand vous étiez dans votre pays, montre qu’elles ne sont pas des vérités pour lui au même titre (avec la même densité sentimentale) que pour vous.

    C’est encore une fois la rencontre des interdits qui justifie la liberté d’expression – ce sont les interdits qui engendrent les libertés. Et c’est vous-mêmes qui l’expliquez dans votre texte ! Mais les implications dernières de tout cela, quasi personne n’est vraiment prêt à les entendre, même pas vous. Et c’est bien normal. Nous ne sommes que des êtres humains après tout. ^^

  4. oui mais pipi-caca-Islam.

    Voila je me suis exprimé.

  5. Pingback: Déçue mais pas surpris | No One Is Innocent…

  6. « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »
    Phrase apocryphe.
    Elle a été employée pour la première fois en 1906 dans The Friends of Voltaire, livre anglais d’Evelyn Beatrice Hall écrivant sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, pour résumer la position de Voltaire : « ‘I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it’, was his attitude now » d’après Wikipedia..
    Pour une étude critique de Voltaire lire le professeur Xavier Martin et Marion Sigaut.
    Naïvement Voltaire croyait favoriser l’introduction de la monarchie parlementaire à l’anglaise en vantant la physique anglaise(sic) mais il ne comprenait pas que les fonctions trigonométriques n’étaient pas linéaires !

    • @ Weil, merci. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans l’expression « la fausse phrase de Voltaire »?

      • @Woland

        Installé à la frontière suisse, il n’était pas prêt à se battre jusqu’à la mort !
        pour quelque cause que ce soit . Ce qui détruit « la fausse phrase de Voltaire ». L’aurait-il prononcée, l’aurait-il écrite, il n’aurait jamais respecté son engagement.
        Esclavagiste il reprochait aux moines de Saint Claude d’avoir encore des serfs.
        Voltaire était un monstre de mauvaise foi, et Frédéric II le ridiculisa.

  7. Dans le même ordre d’idée, Diogène qui aimait se moquer de Platon aurait dit: « Mérite-t-il le nom de philosophe celui qui a parlé de philosophie si longtemps sans jamais déranger personne? ».

  8. Dans un autre ordre d’idée, on prête à Socrate, voyant passer Platon dans une petite tunique légèrement transparente, le fameux »Tiens, je me ferais bien sucer ». Mais rien n’est moins sûr.

  9. Presse & parutions: Liberté d’expression, oui; liberté d’insulte, non.
    Ou sinon on autorise à nouveau les duels.

  10. Bien qu’habitant le Morvan… enfin, pas très loin… je suis en accord presque total avec votre article.
    s.

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