Archives quotidiennes : 19 février 2015

Le diable a inventé internet, et je le prouve

Ce bon Edmund Burke, qui n’était pas la moitié d’un koala galeux disait, à chaque fois qu’il avait un peu trop picolé que « il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe ».

Or aujourd’hui plus personne ne fait rien. Nous faisons tous des études qui ne servent à rien et qui nous amènent à des boulots qui n’ont aucun sens et où on ne fait rien de réel. On se contente de manipuler des chiffres, des notions, des idées, d’émettre des hypothèses, d’un côté mes couilles ont chaud mais de l’autre si je les aère ma voisine de bureau va défaillir de désir et ainsi de suite.

La seule action que nous faisons dans une journée normale est de taper sur des petits morceaux de plastiques qui par une sorte de magie font apparaitre des signes sur des écrans lumineux.

Quand nous ne sommes pas occupés à ça, on se branle sur des horreurs dignes de films de vivisections sans anesthésie (mais pourquoi mesdames ? pourquoi ?)sur internet tout en se prenant en selfie à l’aide du dernier bâton fait pour ça. Puis on poste ça sur facebook. Eventuellement les plus chanceux iront boire un canon avec des copains pour terminer la journée.

Arrivés à 40 piges, on se met comme objectif de courir un marathon, ou un trek, ou de s’acheter une décapotable mais surtout on continue à ne rien à faire. Quand le pourrions-nous ? Des écrans nous volent tout notre temps. Un statut facebook ou un tweet sont devenus l’équivalent d’un geste de solidarité. Je like les chatons mais je dis que l’état islamique c’est vraiment du caca pourri et puant, puis je retourne rire bêtement en regardant une blonde agresser un koala parce que son sébum est la meilleure des recettes anti-rides.

D’ailleurs moi-même, au lieu de construire des catapultes graissées aux résidus de cheveux gras de barbus qui crucifient des gamins, je suis là, assis sur mon cul à écrire, j’ai tant à perdre vous comprenez… L’emprunt, l’enfant, le boulot et tout ça. La force de caractère nécessaire pour s’extirper des fausses sollicitations du monde moderne est devenue quasiment impossible à rassembler.

Le mal est en train de gagner, parce que plus personne ne fait rien et à force nous sommes en train de désinventer la roue comme c’est déjà le cas dans une partie du monde qui grandit chaque jour.

Vivement que ravage de Barjavel devienne la réalité. Je ne vois pas d’autre chance pour nous de nous remettre à faire des choses et à vaincre le mal.