Archives quotidiennes : 5 mars 2015

Kipling contre les pédagogues

En matière d’éducation, comme ailleurs du reste, on nous vend avec force propagande culpabilisatrice, que lever la main sur son enfant cémal, que donner des ordres à son gamin cémal, voir même que le consoler (si, si je l’ai lul) cémal. Le principe étant, comme toujours, de prôner des relations « horizontales » d’égalité et de bisous mais attention à ne pas manipuler l’enfant avec trop de bisous hein en remplacement des relations « verticales » de hiérarchie et d’autorité.

C’est absurde et abject.

C’est absurde parce qu’on ne sait absolument pas ce que donne ce genre d’expérimentation. C’est absurde parce que les méthodes d’éducation traditionnelles n’ont jamais empêché les gens à forte personnalité de s’exprimer, de marquer leur désaccord ou de faire de grandes choses. Elles marchent et l’ont prouvé pendant des siècles. Si ce n’est pas cassé, il ne faut pas le réparer toussa. C’est absurde, parce que croire qu’un enfant peut tout comprendre est parfaitement injuste puisqu’il n’a pas l’expérience nécessaire pour cela et que son cerveau n’est pas fini. Un enfant accorde une confiance absolue aux adultes et il est donc de leur devoir de les guider, comme ils peuvent, de leur montrer le bien et le mal et parfois de faire rentrer certaines leçons de manière à ce que les petits s’en souviennent. Si votre gamin veut aller foutre les doigts dans la prise à 8 mois, vous pouvez lui expliquer que l’électricité ça fait très bobo, que c’est issu de la fission d’atomes et ainsi de suite, ou vous pouvez lui mettre une tape sur la main quand il s’approche d’une prise. On peut faire un test et voir qui a les meilleurs résultats.

Ensuite c’est abject parce que le monde dont nous héritons n’est pas un monde de câlins, de discussions et de communication. Quand un terroriste musulman ou un koala enragé veut vous arracher la tête, vous pourrez toujours discuter avec lui, il n’empêche que vous finirez en plusieurs morceaux. Le monde est en guerre. Il est dur. Il est de notre devoir de préparer nos enfants à cette dureté pour qu’ils ne soient pas désemparés quand ils prendront leur premier coup dans la tronche ou qu’ils devront obéir aux ordres pour des raisons de vie ou de mort.

Dans son poème « Si », Kipling énumère les qualités nécessaires à la construction d’un empire et à la création d’un « homme ». On sait que ça a marché, pourquoi catapulter des méthodes si nobles et efficaces ?