Archives quotidiennes : 24 novembre 2016

De la normalité des anormaux

L’excellent Didier Goux dans son dernier billet se demande si la dernière campagne de « lutte contre le sida qui peut tuer tout le monde mais par pure homophobie préfère quand même liquider les gays » est réellement efficace.

Elle me fait plutôt me demander pourquoi les franges de la société désirent devenir sont centre.

Ayant grandi au cours des années 80, j’ai toujours connu les punks qui rejetaient la société, les homos qui formaient un genre de communauté secrète, les terroristes très méchants et bien entendu les provinciaux aux mœurs si délicieusement exotiques.

A part les terroristes, aucun de ces groupes ne désiraient imposer son mode de vie à la société dans son ensemble puisqu’ils la refusaient. Ils étaient mieux qu’elle, ils avaient tout compris et ils laissaient les nazes gâcher leurs vies pendant qu’eux vivaient à fond (sauf les provinciaux bien entendu).

Aujourd’hui, tous ces anormaux, au sens premier du terme, veulent que la société reconnaisse et valide leurs choix de vie. Non seulement ça, mais qu’en plus elle les subventionne et les présente comme étant la norme en mieux. Bref, la rébellion tout confort, avec chaussons chauffés, bidons bien remplis et gaz à tous les étages.

Les punks doivent pouvoir être comptable et les pédés curés!

Je dois avouer ne pas bien comprendre. Quand on veut une vie « alternative », pourquoi chercher des justifications de petits épiciers?

Quelque chose m’échappe. A moins que… les seules personnes que je connaisse avec de tels désirs de normalité malgré leur folie absolue sont les enfants. De là à dire que ces rebelles en peau de lapin trempée dans une fosse à purin seraient un peu immature, il y a un pas que je ne franchirais bien entendu pas. L’alternative serait de dire qu’ils ont des mentalités de terroristes, ce que je ne me résoudrais pas à faire non plus.