Archives mensuelles : février 2017

Munich 2017

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Nous avons abandonné notre capacité à choisir. Ce n’est évidemment pas arrivé d’un seul coup alors qu’on graissait nos catapultes ou que l’on brossait nos koalas. Non ça a été bien plus insidieux. Un doigt bien graissé après l’autre plutôt que la matraque dans le fion d’un seul coup.

Depuis les fameuses trente glorieuses, nous avons cru que l’essor de la technique nous mettrait à l’abri des problèmes et qu’une bande d’experts pourraient nous emmener vers les champs de la félicité sans que nous ayons le moindre effort à faire. Laissons faire les spécialistes et récoltons les fruits. Comme si mettre une blouse blanche à un tocard en faisait un médecin digne de la plus haute confiance. Nous pensions être les maquereaux d’une belle bande de putains motivées, affamées et bigrement douées.

Nous commençons seulement à réaliser que c’est notre cul qui est loué pour subvenir à leurs besoins et qu’ils nous menacent d’abattage dès que nous nous montrons un peu récalcitrant pour cause d’hémorroïdes ou de fatigue. Et puis nous avons aussi droit au « de quoi est-ce que vous vous plaigniez alors qu’on en fait venir de nouveaux pour faire ce que vous ne voulez plus faire? ». C’est vrai après tout, on n’est pas les plus mal lotis alors on peut s’en contenter pas vrai?

Le problème c’est que dans notre cave, la nuit, les nouveaux s’enhardissent. Ils savent bien qu’ils peuvent encore grimper un échelon s’ils nous plantent leurs crampons au bon endroit. Il serait absurde de leur en vouloir. Ils obéissent à leur nature alors que nous avons fait tellement d’effort, à grand renforts de psys, d’écoles, de télé, de magazines féminins et d’agenouillements pour oublier la notre.

Nos experts, eux sont au chaud et en sécurité. Ici, ailleurs, peu leur importe puisqu’ils ont un confort supérieur au notre et les moyens d’aller là ou l’herbe est juste un peu plus verte.

Les 30 deniers de Judas über alles et pour toujours. Il ne faut pas leur en vouloir non plus. C’est aussi dans leur nature. A nous d’apprendre à les remettre à leur place.

Ne vous y trompez pas, ils ont le déshonneur mais nous aurons la guerre.

Guerre civile et joie mauvaise

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Quand j’entends parler des émeutes, quelque chose en moi se réjouit toujours. C’est on ne peut plus malsain. Des gens risquent de mourir et voient leur propriété être détruite par une bande de décérébrés incultes.

Est-ce parce que j’envie ceux qui osent passer à l’acte? Est-ce parce que j’espère que ça mettra enfin le feu aux poudres? Est-ce parce que je suis heureux de voir que « j’avais raison! »? Est-ce parce que ça m’emmerderait que tout se passe bien? Difficile à dire. C’est un peu honteux en tout cas., mais je fais avec.

En un temps où on veut emmurer la tour Eiffel pour mettre les touristes à l’abri pendant que tout ceux qui sont en dehors des bons cercle continuent à risquer leur vie en prenant le métro ou en se promenant dans la rue, on sait que tout va mal se finir et il est rassurant de voir que les choses se déroulent selon une certaine logique.

Je ne pense pas que la plupart des gens désirent plus ou moins consciemment la guerre civile parce qu’ils se voient comme des guerriers de l’espace capables de bouter l’allogène hors de France telle une Jeanne d’Arc 2.0 mais en moins pucelle parce qu’il ne faut pas déconner non plus. Je crois que la guerre civile à ceci de positif qu’elle fait sortir de nouveaux talents. On peut penser ce qu’on veut de Robespierre ou de Danton mais ils étaient d’illustres inconnus avant de prendre le pouvoir.

Nous le savons au fond de nous. Nous sommes dans le mur et attendre que le conducteur nous autorise à donner notre avis avant de torcher le cul de son remplaçant désigné avec n’est plus tout à fait satisfaisant.

Face au ramassis de nullités crasseuses et vaporeuses qui nous sont présentées comme les seuls choix possibles, la guerre civile semble être l’unique moyen d’avoir de nouvelles têtes par lesquelles nous nous ferons tromper avec la joie et l’excitation de la nouveauté.

Bref, comme Drogo nous attendons comme des glands. La différence avec lui c’est qu’en théorie nous sommes encore en théorie assez libres pour agir sur le monde. Dommage que nos vies soient si confortables.

 

Flics ou Théo?

place vendome paris

                                         Je suis l’anus de Théochose

D’abord et avant tout, je trouve répugnant et grotesque que Théo ne soit connu que sous ce nom. Parce que ça veut dire Dieu et que ce jeune homme ne ressemble pas exactement à un dieu sous nos latitudes. Ensuite parce que cette infantilisation du monde qui consiste à nommé tout le monde par son prénom comme si on avait peigné les girafes ensemble devrait rendre hystérique toute personne même vaguement normale.

Poursuivons, on a un type dont on ne sait rien, à part que son trou de balle a été limé à la matraque à ressort et que ce n’est pas suffisant pour le rendre a priori moins antipathique, et des flics dont on ne sait rien non plus si ce n’est qu’ils ont une tendance à tabasser les gens en visant l’entrefesse et qu’ils sont au service d’un gouvernement et d’un état hostiles à leur population ce qui ne les rend pas particulièrement sympathiques non plus. Entre les deux mon cœur ne balance nullement. Je suis à la fois contre l’un et contre les autres.

Je trouve tout aussi un peu dégoutant ceux qui prennent la défense de celui qui est présenté comme une victime que ceux qui se rangent du côté de la police qui a toujours montré qu’elle ne serait jamais avec nous.

On veut nous forcer à faire des choix en permanence. Théotruc ou flic. Fillon ou Canard Enchainé. Francis ou l’Eglise. Compassion ou haine. Porno ou abstinence. Poire ou fromage. On veut nous faire croire qu’accepter l’un et l’autre ou refuser l’un ou l’autre serait une incohérence.

Pourtant, je vous le dis, certains d’entre nous ont assez de haine pour tous. Dans cette affaire, je suis avec eux. Qu’ils aillent tous s’asseoir sur des tonfas à picots.

Les fascistes le font mieux

Hier j’ai découvert le concept de « véganohobie ». D’après ce que j’ai compris c’est, comme toutes les phobies de type modernes, le fait de manifester un désaccord avec quelque chose qui vous tient vraiment vraiment à cœur.

Vous ne voulez pas chanter « qui ne saute pas n’est pas djihadiste »? Vous êtes islamophobe. Vous rechignez à l’idée de vous faire enfiler le troufignon par un beau black? Vous êtes homophobe et mélanophobe. Vous ne pensez pas que tout, tout le temps à rapport au sexe? Vous êtes lgbtqitpznfphobe.

Cela rend les progressiste particulièrement répugnants. Ils passent leur temps à se prendre pour Jean Moulin, Martin Luther King, Mandela, Gandhi passés au mixer et recomposés en homoncules antiphobes dûment subventionnés par les impôts de ces sales mâles blancs hétéros et cis.

La position de victime manque diablement de distinction. Elle donne envie de rouler sur les gens avec un rouleau compresseur jusqu’à ce que leurs intestins leurs ressortent par la bouche.

La moindre contradiction est pour eux une agression équivalente à un coup de matraque dans l’oignon façon Théo, qui ne peut être pardonné que si, volontairement, vous vous chiez dans les mains puis vous mettez à applaudir frénétiquement à toutes leurs fantaisies qui vont tellement plus loin que la parodie que les personnes normales ne savent plus quoi en dire.

Les seules personnes vraiment discriminées systématiquement que je connaisse sont les fascistes. Se reconnaitre comme tel est l’équivalent d’une mort sociale certaine. Pourtant je n’en ai jamais entendu un s’en plaindre. C’est sans doute parce qu’ils essaient d’honorer l’une de leurs devises: « Molti nemici, molto onore. »

C’est quand même nettement plus élégant.