Archives quotidiennes : 14 février 2017

Guerre civile et joie mauvaise

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Quand j’entends parler des émeutes, quelque chose en moi se réjouit toujours. C’est on ne peut plus malsain. Des gens risquent de mourir et voient leur propriété être détruite par une bande de décérébrés incultes.

Est-ce parce que j’envie ceux qui osent passer à l’acte? Est-ce parce que j’espère que ça mettra enfin le feu aux poudres? Est-ce parce que je suis heureux de voir que « j’avais raison! »? Est-ce parce que ça m’emmerderait que tout se passe bien? Difficile à dire. C’est un peu honteux en tout cas., mais je fais avec.

En un temps où on veut emmurer la tour Eiffel pour mettre les touristes à l’abri pendant que tout ceux qui sont en dehors des bons cercle continuent à risquer leur vie en prenant le métro ou en se promenant dans la rue, on sait que tout va mal se finir et il est rassurant de voir que les choses se déroulent selon une certaine logique.

Je ne pense pas que la plupart des gens désirent plus ou moins consciemment la guerre civile parce qu’ils se voient comme des guerriers de l’espace capables de bouter l’allogène hors de France telle une Jeanne d’Arc 2.0 mais en moins pucelle parce qu’il ne faut pas déconner non plus. Je crois que la guerre civile à ceci de positif qu’elle fait sortir de nouveaux talents. On peut penser ce qu’on veut de Robespierre ou de Danton mais ils étaient d’illustres inconnus avant de prendre le pouvoir.

Nous le savons au fond de nous. Nous sommes dans le mur et attendre que le conducteur nous autorise à donner notre avis avant de torcher le cul de son remplaçant désigné avec n’est plus tout à fait satisfaisant.

Face au ramassis de nullités crasseuses et vaporeuses qui nous sont présentées comme les seuls choix possibles, la guerre civile semble être l’unique moyen d’avoir de nouvelles têtes par lesquelles nous nous ferons tromper avec la joie et l’excitation de la nouveauté.

Bref, comme Drogo nous attendons comme des glands. La différence avec lui c’est qu’en théorie nous sommes encore en théorie assez libres pour agir sur le monde. Dommage que nos vies soient si confortables.