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Rêves de puissance

Je l’ai dit et je le répète, le fait de faire des affaires avec les chinois, les indiens, les arabes, affaires dans lesquelles on leut cède de la technologie contre un peu de blé est proprement scandaleuse. C’est une faute morale, une traitrise vis à vis de notre passé et de notre avenir. Le fait de prévilégier le court terme sur le long terme est la tare des ventres trop bien nourris. En attendant, c’est comme si on se collait une bastos dans la calebasse, performant sur nous même une trépanation arrachant le seuil de reception de la douleur au passage. Ca fait qu’on se sent bien malgré notre espérance de vie amputée de sa moitiée.
 
Certes.
 
Que faire alors? On ne va quand même pas rester dans un coin de la salle comme la fille moche et boudeuse qui garde le sac à main de ses copines qui se frétillent frénétiquement sur la piste de danse en fantasmant sur le plaisir qu’elles auront à se faire enfiler et à se sentir bien remplies sans se soucier de la sensation de courant d’air froid qu’elles subiront au moment du retrait.
 
Et bien voila ce que je propose pour à la fois profiter du court terme et du long terme: « mettre du lait dedans des enfants » comme disait Churchill. La puissance d’un pays et d’une culture est liée à sa démographie. Il faut des jeunes qui ont la dalle et qui sont prêts à prendre des risques. Donc on prend le blé des étrangers et on réinvestit tout ça dans une politique nataliste à fond les ballons (qui en bénéficiera est un autre problème bien entendu). On supprime l’avortement et on créée des orphelinat s’il le faut. On forme les jeunes têtes de nouveau blondes pour leur donner envie d’êtres autres choses que des fonctionnaires. On leur vante les mérites d’une pognée de conquistadors qui ont réussi à foutre à genoux un continent enkysté dans une civilisation de sauvagerie, on les rend fiers d’eux-mêmes et on les envoie à la reconquête d’un monde qui nous échappe car ne vous leurrez pas, soit on sera les chefs, soit on sera les domestiques, il n’y aura jamais de collaboration créatrice d’un enrichissement mutuel.
 
Le choix est simple et parfaitement exprimé par Raspail: « apprendre le courage résigné d’être pauvre ou retrouver l’inflexible courage d’être riches. »