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Pompidou ou la modernité en marche

On célèbre aujourd’hui le centième anniversaire de la naissance de Pompidou et il est terriblement amusant de lire des billets de modernes comme celui-ci lui en voulant pour ce qu’il a fait en termes d’aménagement du territoire comme on dit dans les backs rooms administratifs où on déroule de l’euphémisme dénué de sens comme d’autres déroulent les tuyaux des plombiers au cours d’après-midi d’ennui.

Pompidou était un fruit de son époque où l’on pensait que le progrès et le modernisme étaient les seuls horizons humains, la seule joie, la seule voie. En leurs noms, on a défiguré des villes entières parce que dans les fantasmes des architectes de l’époque et des cocos, qui étaient souvent les mêmes, la maison individuelle n’était qu’un idéal bourgeois à éradiquer. On a parqué des milliers de gens en leur expliquant doctement que les grandes barres d’immeubles étaient une évolution objectivement meilleure de la qualité de vie de chacun. Les experts s’occupaient de tout, et les gens devaient les remercier de les forcer à l’ouverture envers l’autre, quand bien même, vu la promiscuité mise en place, la moindre ouverture risquait de se retrouver combler fort rapidement.

Ce fut globalement une catastrophe organisée par ce premier grand socialisme capitaliste qu’on appelait le Gaullisme.

Enfin remarquez, quand je parle au passé, j’ai sans doute tort.